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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Projeté en salles mais visible en replay sur Arte, le documentaire de  David Borenstein et Pavel Talankin nous plonge de façon poignante dans la réalité de la propagande face à "l'opération militaire spéciale" menée par l'armée russe en Ukraine !

Salarié de l'éducation dans une petite ville russe, Pavel Talankin a filmé pendant deux ans la mise en oeuvre du programme militaire et nationaliste imposé dans les écoles après l’invasion de l’Ukraine. 

À Karabach, petite cité industrielle de l’Oural victime d'une pollution très élevée, Pavel (ou “Pacha”) Talankin s’épanouit en tant que coordinateur des activités pédagogiques dans l’école qui l’a vu grandir.

A partir de février 2022, il assiste au déploiement d’un nouveau programme gouvernemental guerrier dont le menu comprend des récitation de poèmes patriotiques, la création d’un mouvement de jeunesse nationaliste, la rédaction de lettres aux soldats, les défilés militaires et un entraînement des enfants au maniement des armes...

Chargé de filmer les opérations, Pacha décide, après avoir songé à démissionner, de se servir de sa mission pour documenter cette propagande à marche forcée. Mais tandis que d’anciens élèves sont mobilisés et que la guerre endeuille peu à peu les familles des enfants comme du personnel éducatif, le jeune homme, opposant assumé à Poutine, se voit de plus en plus isolé. 

À l’été 2024, après la cérémonie annuelle de remise des diplômes, il se résout à fuir la Russie, emportant clandestinement les vidéos qui constituent la matière première de ce documentaire...

Durant 90 minutes, le téléspectateur français assiste fasciné et désespéré au lavage des jeunes cerveaux imposé par le régime russe actuel pour légitimer la soi-disant "dénazification" de l'Ukraine et remercie Pacha pour son courage et sa clairvoyance ! 
 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Jean-Paul Salomé a décidé de nous raconter l'histoire incroyable mais véridique de Jan Bojarski qui a fait trembler la Banque de France ! 

Jeune ingénieur polonais, il se réfugie en France pendant la guerre et utilise ses dons pour fabriquer des faux papiers pendant l’occupation allemande.

Après la guerre, son statut d'apatride l’empêche de déposer les brevets de ses nombreuses inventions (dont la machine à café à dose), aussi est-il contraint d'occuper des petits boulots mal rémunérés pour faire vivre sa femme Suzanne (délicieuse Sara Giraudeau) dont il est très amoureux !

Lorsqu'il rencontre un gangster qui lui propose d’utiliser ses talents exceptionnels pour fabriquer des faux billets, il crée dans un atelier secret toutes les machines (presse, plaques, mélangeur...), le papier et les encres pour fabriquer dès 1950 des billets de 1000 francs "Minerve et Hercule" puis à partir de 1958 contrefait des billets de 5 000 francs "Terre et mer" réputés infalsifiables...

En 1962 il abandonne la contrefaçon des billets de 5 000 francs pour celle des récents billets de 100 nouveaux francs type "Bonaparte", tellement parfaits que des caissiers habiles à repérer les faux sont incapables de les différencier des vrais...

Heureux de pouvoir faire vivre correctement sa famille, il se heurte néanmoins aux questionnements et à la perspicacité de son épouse et surtout fascine l'inspecteur Mattei (interprété par un Bastien Bouillon toujours aussi formidable), qui délaisse les honneurs de sa carrière de meilleur flic de France pour se consacrer à débusquer ce faussaire génial qui n'hésite pas à le provoquer...

Le spectateur suit avec passion durant 2 heures cette aventure incroyable dont les rebondissements nous font chavirer comme dans un polar !

Je ne vous raconterai pas la fin mais les dernières images collectées par un journaliste suisse passionné par Bojarski nous permettent de découvrir des photos et des plans de son atelier !

Surnommé le "Cézanne de la fausse monnaie", il faut aller voir ce film pour faire la connaissance de cet homme hors du commun ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos
Artiste aujourd’hui méconnu et mécompris, Jean-Baptiste Greuze fut pourtant en son temps acclamé par le public, adulé par la critique et recherché des plus grands collectionneurs. Il est assurément l’une des figures les plus importantes et les plus audacieuses du XVIIIe siècle français.

À l’occasion du 300e anniversaire de sa naissance, le Petit Palais rend hommage à ce peintre de portraits et de scènes de genre qui sut traduire plus que tout autre l’âme humaine. Cette exposition propose de redécouvrir l’œuvre de Greuze au prisme d’un thème central dans sa peinture : l’enfance.

En écho aux préoccupations des philosophes Diderot, Rousseau ou Condorcet, l’artiste invite à méditer la place de l’enfant au sein de la famille, la responsabilité des parents dans son développement et l’importance de l’éducation pour la construction de sa personnalité.

Avec empathie, l’artiste questionne la place de l’enfant au sein de la société du XVIIIe siècle, son devenir, son émancipation. Il se fait le miroir des grands enjeux de son époque. Il interroge aussi le basculement dans l’âge adulte et la naissance du sentiment amoureux.

Avec les codes de son temps, il aborde le thème du consentement, d’une saisissante actualité aujourd’hui.

Cette exposition, qui réunit une centaine de peintures, dessins et estampes provenant du monde entier, offre l’opportunité de redécouvrir l’œuvre singulière de cet artiste majeur du siècle des Lumières.

L'exposition se termine dimanche 25 janvier mais il faut aller admirer ses portraits d'enfants et ses sanguines saisissants de modernité - J'avoue avoir moins apprécié les "scènes de genre" qui, comparativement, paraissent datées

Portrait du couple Greuze et de leurs deux filles
Portrait du couple Greuze et de leurs deux filles
Portrait du couple Greuze et de leurs deux filles
Portrait du couple Greuze et de leurs deux filles

Portrait du couple Greuze et de leurs deux filles

Portraits d'enfants
Portraits d'enfants
Portraits d'enfants
Portraits d'enfants
Portraits d'enfants
Portraits d'enfants
Portraits d'enfants
Portraits d'enfants
Portraits d'enfants

Portraits d'enfants

Portraits d'un jeune berger et de jeunes filles - et sanguines
Portraits d'un jeune berger et de jeunes filles - et sanguines
Portraits d'un jeune berger et de jeunes filles - et sanguines
Portraits d'un jeune berger et de jeunes filles - et sanguines
Portraits d'un jeune berger et de jeunes filles - et sanguines
Portraits d'un jeune berger et de jeunes filles - et sanguines
Portraits d'un jeune berger et de jeunes filles - et sanguines

Portraits d'un jeune berger et de jeunes filles - et sanguines

Thème du consentement avec pour symbôles la cruche cassée et l'oiseau mort
Thème du consentement avec pour symbôles la cruche cassée et l'oiseau mort
Thème du consentement avec pour symbôles la cruche cassée et l'oiseau mort

Thème du consentement avec pour symbôles la cruche cassée et l'oiseau mort

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Projeté en première mondiale au festival d'Angoulême fin août, le second long métrage d'Abd al Malik a réuni un public très nombreux au festival international du film de Saint Jean de Luz en octobre dernier où il a longtemps été applaudi pour la force de son message......

Passionné d'écriture et de littérature, le réalisateur français,  fils d’un haut fonctionnaire congolais, a étudié la philosophie et les lettres classiques. Sur les bancs de l’université, il a formé le collectif N.A.P (New African Poets), avec lequel il signe trois albums puis se sépare du groupe en 2004, pour lancer sa carrière solo. Son second disque Gibraltar (2007) lui a permis de décrocher avec mérite une Victoire de la musique.

Musicien mais également écrivain engagé, Abd al Malik a publié plusieurs ouvrages. Le premier, Qu'Allah bénisse la France, manifeste d’une France cosmopolite et tolérante, mêlant autobiographie et fiction, est adapté au cinéma en 2014 par le rappeur lui-même...

Âgé aujourd'hui de 50 ans, Abd al Malik est un amoureux de la France en ce qu'elle est pour lui un pays de "Droit" : il reconnait que la situation est loin d'être parfaite mais il suggère d'oublier les ratés de l'intégration à la française et de se concentrer sur l'esprit des Lumières qui a fait de la France un modèle de référence...

Maniant avec dextérité la langue française, il nous offre un film fort dans lequel on parle pour la première fois des heures sombres de l'esclavagisme pratiqué par la France dans ses colonies et plus particulièrement dans l'île Bourbon (rebaptisée aujourd'hui île de La Réunion)...

Il dénonce la souffrance abominable que ce système d'exploitation d'êtres humains a produit (certaines images sont à la limite du supportable, d'autant qu'il a demandé au héros du film et à ses malheureux compagnons d'infortune de porter de vrais fers)... mais surtout il nous rappelle avec talent que des hommes courageux, blancs et noirs, ont lutté ensemble dans les prétoires pour abolir l'esclavage rétabli par Napoléon ! 

Durant 1h40, nous suivons la destinée, inspirée d'une histoire vraie, de Furcy, qui à la mort de sa mère en 1817, découvre des documents qui pourraient faire de lui un homme libre. Rare esclave à savoir lire et écrire, il se lance, avec l’aide d’un procureur abolitionniste dans une bataille judiciaire pour la reconnaissance de ses droits.

Le scénario est incarné par de talentueux acteurs : Makita Samba dans le rôle de Furcy, Romain Duris dans le rôle du procureur/avocat de Forcy, Vincent Macaigne dans le rôle de Lory, "gentil" colon "propriétaire" de Forcy, André Marcon dans le rôle de l'avocat de Lory...

Un film à voir absolument ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Le film de la réalisatrice allemande Mascha Schilinski a été récompensé par le Prix du Jury au festival de Cannes 2025 (ex aequo avec Sirat d’Oliver Laxe)
Il s’agit du deuxième long-métrage de la cinéaste après Dark Blue Girl, sorti en 2017 mais inédit en France. 
L'objectif très ambitieux du scénario est de nous faire partager en 2h30,  100 ans de la vie d'une ferme et de ses habitants successifs dans l'Allemagne du nord (côté RDA).
Le parti pris original est de nous présenter l'histoire du point de vue de 4 fillettes ou adolescentes.
Les vies d'Alma, Erika, Angelika et Lenka qui ont vécu dans cette maison au fil du siècle semblent étrangement se répondre à travers les expériences qu'elles ont vécues...
Peu de dialogues, des bruits inquiétants, des récits crus, des portraits cruels... 
Tous, adultes, enfants et servantes sont cernés par la violence physique et psychique, la mutilation, la mort par accident ou suicide, réelle ou fantasmée...
Malgré quelques scènes plus légères de promenade dans les champs ou de baignades dans la rivière, qui généralement se terminent mal, le spectateur perdu entre les différentes périodes qui s'entremêlent, cherche à retenir qui est qui et ressort de la projection avec un sentiment de mal être poisseux...
Je ne recommande pas ce film malgré le prix qu'il a remporté et la critique dithyrambique de Télérama, même s'il est certainement représentatif de l'époque qu'il décrit, tant il est traumatique !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sous-estimé par la critique, le film du réalisateur allemand Fatih Akin, émeut par son sujet : les soubresauts de la fin de la guerre en Allemagne et la justesse de jeu de son héros de 12 ans qui se débat dans un douloureux conflit de loyauté...

Nous sommes au printemps 1945, sur l’île d’Amrum, au large de l'Allemagne où s'est réfugiée la famille de Nanning, qui pêche de nuit et travaille à la ferme voisine pour aider sa mère à nourrir ses frères et sœurs. 

Les paysages sauvages de l’île apportent une authenticité brute et poétique qui sert de toile de fond parfaite pour mieux nous faire comprendre les tourments de Nanning qui a suivi les pas de son père théoricien du nazisme et engagé sur le front, en adhérant aux Jeunesses hitlériennes...

Depuis la maison où règne sa mère qui repeuple l'Allemagne d'enfants d'aryens, le préadolescent découvre au fil des jours que les habitants de l'île se réjouissent de la capitulation de l'Allemagne, que les enfants réfugiés qui ont fui les villes bombardées ne sont pas méprisables et que l'histoire du conflit que l'Europe vient de traverser est beaucoup plus complexe que celle qu'on lui a enseignée...

Malgré une image un peu trop sage et une description du village et de ses habitants un peu trop sommaire, le film vaut vraiment la peine d'être vu pour se mettre à la hauteur d'un jeune garçon allemand dont l'intelligence s'est développée grâce à la justesse de son regard ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Le Funambule Montmartre ne cesse de nous étonner par la qualité de sa programmation...

Au diner, ce soir, deux couples que tout sépare ont rendez-vous avec leurs enfants respectifs qui souhaitent qu'ils fassent connaissance...

Maureen et Richard, les parents de la jeune femme, respectivement femme au foyer et chirurgien dentiste attendent Laura et Paulo, les parents du jeune homme qui finissent par arriver en accusant les embouteillages...

Dès les premiers gestes quand Paulo se verse un verre de vin avant d'en proposer, dès les premières paroles où chacun se présente en attendant les enfants, la tension s'installe entre un couple "bourgeois" et un couple "bohême" qui se découvrent, se chamaillent à celui qui connaît mieux les personnages des Schtroumpfs...  Le ton se fait vite plus railleur d'un côté, plus condescendant de l'autre... et les enfants n'arrivent toujours pas...

Derrière les propos de comédie et l'apparente fable sociale, apparaissent les fêlures de chacun, les dissensions au sein de chaque couple...

Tout devient enjeu : qui est le parent qui connait le mieux son enfant, que désire-t-il vraiment pour elle / pour lui, de quelle nature sont les relations nouées entre les deux couples et leur enfant...

Les répliques fusent, les blessures apparaissent, les échecs se dessinent...

Quatre comédiens de grand talent nous renvoient à notre propre vécu de parents...

La salle rit beaucoup et la comédie aigre douce se termine par la célèbre chanson d'Adamo : "Vous permettez Monsieur que j'emprunte votre fille..."

A voir jusqu'au 1er février ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

En 1901, Berthe Weill ouvre une galerie au 25 rue Victor-Massé, dans le quartier de Pigalle. Elle choisit alors de s’engager aux côtés des artistes de son temps en contribuant à leur révélation puis à l’essor de leur carrière, malgré des moyens limités. Parmi eux, se trouvent certains des plus grands noms des avant-gardes, comme d’autres aujourd’hui moins en vue. Avec un enthousiasme et une persévérance sans faille, elle a été leur porte-voix et les a soutenus pendant près de quarante ans jusqu’à la fermeture de sa galerie en 1940, dans le contexte de la guerre et de la persécution des Juifs.
Dès 1933, elle avait publié ses souvenirs de trois décennies d’activité sous le titre « Pan ! Dans l’œil… », faisant œuvre de pionnière de ce genre littéraire.

Pourtant, la trajectoire de Berthe Weill, un temps presque effacée, n’est aujourd’hui pas encore inscrite au firmament des marchands d’art où figurent en bonne place Daniel-Henry Kahnweiler, Paul et Léonce Rosenberg, Ambroise Vollard et Paul Guillaume. L’exposition, organisée par le Grey Art Museum de New York, le musée des beaux-arts de Montréal et le Musée de l’Orangerie à Paris, a pour ambition de mettre en lumière un pan encore méconnu de l’histoire de l’art moderne.

Berthe Weill s’est engagée dès le commencement du siècle dans le soutien aux artistes sous le mot d’ordre de « Place aux jeunes » qui figure sur sa carte publicitaire. De Picasso – qu’elle contribue à vendre avant même l’ouverture de sa galerie – à Modigliani – dont elle organise la seule exposition personnelle de son vivant en 1917 –, elle prend part à la reconnaissance du fauvisme en présentant régulièrement des expositions du groupe d’élèves de Gustave Moreau réunis autour de Matisse.
Elle s’engage, un peu plus tard, auprès des cubistes et des artistes de l’École de Paris dans des batailles pour l’art, pour l’éclosion de ses nouvelles formes, mais aussi contre le conservatisme et la xénophobie. Malgré les vicissitudes, son intérêt pour les jeunes artistes n’a jamais failli et c’est ainsi qu’elle a défendu farouchement des figures très différentes, dont certaines n’appartenant à aucun courant précis, et leur a donné une chance en organisant une ou plusieurs expositions. Elle promeut, en outre, nombre d’artistes femmes, sans préjugés de sexe ou d’école, d’Émilie Charmy qu’elle expose régulièrement de 1905 à 1933 et qu’elle qualifie d’« amie d’une vie » à Jacqueline Marval, Hermine David ou encore Suzanne Valadon, alors très en vue.

En 1951, à sa disparition dans le plus grand dénuement, elle a présenté plus de trois cents artistes aux quatre adresses successives de sa galerie et a organisé des centaines d’expositions jusqu’à la fermeture définitive de sa galerie en 1940.

Une exposition foisonnante où l'on découvre les premières toiles de Pablo Picasso et certaines œuvres qu'on ne peut admirer qu'aux États-Unis !

A voir jusqu'au 26 janvier au musée de l'Orangerie, où pour une fois, il n'y a pas trop de monde ! 

Pablo Picasso (5), Suzanne Valdon (3), Henri Matisse (2), Amedeo Modigliani (2), Raoul Dufy (2), Emilie Charmy (autoportrait et portrait de Berthe Weill),  Marc Chagall, André Derain, Diego Rivera, Maurice de Vlaminck, Henri de Toulouse Lautrec
Pablo Picasso (5), Suzanne Valdon (3), Henri Matisse (2), Amedeo Modigliani (2), Raoul Dufy (2), Emilie Charmy (autoportrait et portrait de Berthe Weill),  Marc Chagall, André Derain, Diego Rivera, Maurice de Vlaminck, Henri de Toulouse Lautrec
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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Le film de Kleber Mendonça Filho, présenté en Compétition au Festival de Cannes 2025, a remporté deux prix : celui de la mise en scène ainsi que le prix d’interprétation masculine pour Wagner Moura (prix amplement mérité pour cet acteur au regard magnétique) 
Brésil, 1977. Marcelo, un homme d’une quarantaine d’années fuyant un passé trouble, arrive dans la ville de Recife où le carnaval bat son plein. Il vient retrouver son jeune fils élevé par son grand-père et espère y construire une nouvelle vie. 
Avec ce film policier qui se déroule sous la dictature militaire, le réalisateur brésilien revient dans sa ville d'enfance Recife aux côtés de son héros Marcelo qui se réfugie dans la grande maison d'une vieille dame au caractère bien trempé !
Après une première scène angoissante dans une station service au milieu de rien, où des chiens sauvages s'attaquent à un cadavre que la police refuse de venir chercher, le scénario mélange le passé et le présent de Marcelo (prénom d'emprunt pour Armando), qui se sent menacé par tous ceux qu'il croise, englué dans la chaleur de la ville où les hommes arborent des torses poilus luisants de sueur...
Le film dure 2h40 et au bout d'une heure, le spectateur renonce à suivre le fil de l'histoire et ses différentes digressions pour se focaliser sur l'acteur qui interprète un universitaire déchu, dans le viseur du régime pour avoir déplu à l'industriel mafieux prenant le contrôle du secteur de la Recherche (merci Télérama, je n'avais pas tout compris !) 
Les critiques crient au génie : pour ma part, je ne sais pas trop quoi penser de ce film si ce n'est qu'il annonce l'ère Jeir Bolsonaro, l'Argentine de Javier Milei et les Etats-Unis de Donald Trump...
J'étais contente en sortant de retrouver les rues de Paris mises à mal par les travaux permanents de la municipalité actuelle :  les Champs Elysées et l'avenue Montaigne sont très beaux sous la lumière de leurs décorations festives ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film s’inspire du roman éponyme de Constance Debré, paru en 2020. La réalisatrice Anna Cazenave Cambet raconte avoir eu un "électrochoc" à sa lecture, qui s’est produite alors qu'elle venait elle-même de devenir maman. 

Le choix de Vicky Krieps pour incarner Clémence a été motivé par sa capacité à faire passer toutes les émotions sur son visage mais également par son charisme physique.

Une fin d’été, Clémence fait une annonce à son ex-mari Laurent (Antoine Reinartz très ambigü), avec lequel elle a réussi à établir une relation apaisée dans l'intérêt de leur fils Paul (adorable Viggo Ferreira Redier) : elle a des histoires d’amour avec des femmes.

D'abord étonné puis désorienté puis vaguement goguenard, Laurent semble a priori bien réagir mais ce n'est qu'une façade : profondément vexé, il change complètement d'attitude et décide de lui retirer brutalement la garde de son fils de 8 ans.

Nous suivons avec effarement et empathie le parcours de cette femme désireuse de rester mère tout en vivant sa vie de femme comme elle l'entend et le scénario nous ramène une fois de plus à la force du patriarcat et aux injonctions qui sont toujours faites aux femmes...

L'enfant otage de ce couple désuni est confronté à un conflit de loyauté qui le déséquilibre, d'autant que les services sociaux, censés aider le cercle familial  à retrouver un mode de fonctionnement favorable pour le petit garçon sont envahissants à force de s'interposer entre la mère "forcément coupable" puisqu'elle a dévié de sa trajectoire normative (elle était avocat et gagnait bien sa vie) pour devenir écrivain - et son enfant qui souffre physiquement d'être séparé de sa mère...

La fin du film est à la fois cruelle, étonnante et très belle mais je ne vous en dirai pas plus !  

A voir pour son actrice principale mais pas que !

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