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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Saint Amour" : que dire, que dire ????

Le film de Benoit Delépine et Gustave Kervern est plébiscité par France Inter et Télérama !

Je n'avais personnellement pas très envie de le voir mais à force d'entendre des critiques positives, j'ai décidé d'aller vérifier par moi-même...

Hélas, trois fois hélas... Heureusement que Gérard Depardieu est là pour remonter le niveau général de ce road movie œnologique mais surtout éthylique...

Je ne vous raconterai pas l'histoire, tout le monde en parle...

Le seul élément intéressant de mon point de vue est l'illustration du mal être des agriculteurs et des éleveurs, sujet très tendance en ce moment !

Misère sexuelle, absence de liberté, solitude.. le décor est planté !

A noter également une interprétation plutôt réussie de Vincent Lacoste en chauffeur de taxi puceau et de Céline Sallette en Vénus Centaure en mal d'enfant !

Benoit Poelvoorde est certes parfait en beauf mais son personnage n'est pas assez subtil pour nous inspirer de la tendresse...

Un film franchouillard, balourd avec toutefois quelques moments de tendresse filiale !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Les Cavaliers" : une plongée réussie dans l'univers de Kessel

Après deux années de succès au off du festival d'Avignon, Eric Bouvron s'installe au théâtre de La Bruyère et nous offre un spectacle poétique et envoûtant librement adapté du livre de Joseph Kessel ...

Le spectateur qui pénètre dans la salle est tout de suite dans le bain : fumée d'encens, percussion vocale et décor évocateur et minimaliste...

Nous voici immédiatement plongés dans les steppes de l'Afghanistan aux côtés du jeune et orgueilleux Ouroz et de son fougueux étalon Jehol qui participent au tournoi le plus important et le plus violent du pays : le Bouzkachi du roi, où l'on doit récupérer une tête d'animal et la jeter dans un cercle !

Mais Ouroz échoue et se blesse gravement à la jambe !

Nous le suivons à l'hôpital où il refuse de se laisser soigner par une femme européenne puis dans son long périple de retour dans le froid des montagnes vers les terres de son père, le terrible Toursène dont il craint le jugement !

Accompagné par son fidèle serviteur Mokkhi auquel il a promis de donner son précieux cheval s'il venait à mourir...

Extraordinaire de présence, Eric Bouvron incarne alternativement l'humble Mokkhi et le redoutable Toursène...

Benjamin Penamaria qui remplaçait ce soir là Grégori Baquet (récompensé aux Molières 2014 après 27 ans de carrière pour un précédent spectacle) n'est pas tout à fait convaincant...

A noter surtout le formidable talent du chanteur et musicien Khalid K, qui micro et petite console noire à la main, tour à tour bruiteur et beatboxer, troubadour et soufi donne son âme arabisante au spectacle !

A voir pour le dépaysement assuré !

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Publié le par Avarap
Publié dans : #expos
"Questions of forgiveness" : très jolie expo de Gideon Rubin

La galerie Karsten Greve logée dans un très bel hôtel particulier au 5 de la rue Debelleyme dans le 3e arrondissement offre un bel écrin aux œuvres récentes de Gideon Rubin, peintre né en 1973 à Tel Aviv qui vit et travaille à Londres...

Les toiles tirent leur inspiration de clichés d'inconnus figurant dans d'anciens albums photos, journaux ou magazines tel que l'emblématique "Life". Les images originelles sont retravaillées afin d'évincer les signaux et marqueurs temporels. Suivant ce procédé, le spectateur est laissé libre de repenser les histoires de ces personnages sans visage.

De ses débuts hyperréalistes, Gideon Rubin a conservé les teintes sable, les bleus gris et les blancs cassés qu'il applique avec de larges coups de pinceau. Il aime utiliser la toile ou le lin nus et laisse souvent des pans entièrement vacants de manière à ce qu'ils deviennent partie intégrante de l'oeuvre...

Appelé à s'attarder sur ces visages "miroirs", le spectateur est comme happé par le mouvement qui se dégage des corps et plus particulièrement des nuques !

"En ce moment, je trouve que mon œuvre se situe convenablement dans cet environnement fait de questions en suspens, lorsqu’une image se retrouve à mi-chemin entre la représentation et l’abstraction. Les nouvelles œuvres réalisées pour cette exposition doivent se lire comme un journal, sans ordre chronologique spécifique. Le temps et la mémoire se mêlent de façon fluide tandis que mon obsession habituelle pour l’imagerie du début du XXème siècle tend légèrement vers un passé plus récent, celui des années cinquante, soixante et soixante-dix."

Exposition à voir avant le 5 mars !

Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve
Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve

Gideon Rubin : exposition galerie Karsten Greve

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos
Daido Moriyama et Fernell Franco à la Fondation Cartier !

La photographie est à l'honneur à la Fondation Cartier pour l'Art contemporain !

Au rez-de chaussée, l'exposition Daido Tokyo nous fait découvrir les dernières œuvres d'une figure centrale de la photographie japonaise : Daido Moriyama !

L'artiste qui photographie la ville de Tokyo et plus particulièrement son quartier de Shinjuku, capture au hasard de ses déambulations et sans se servir du viseur de son appareil photo, des visages noyés dans la ville, des murs recouverts de vieilles publicités, des caniveaux et des tuyaux...

Le numérique lui permet dès le début des années 2000 de réaliser une multitude de clichés qu'il convertit ensuite en noir et blanc..

Il nous propose ici des assemblages de photos laissées en couleurs, sans véritable parti pris esthétique ?!

Au sous sol, l'exposition Cali clair-obscur, une très belle rétrospective du photographe colombien Fernell Franco !

Rassemblant des photographies issues de 10 séries réalisées par l'artiste entre 1970 et 1996, elle ouvre sur le Groupe de Cali, une communauté artistique qui s'imposa en Colombie au début des années 1970 en s'emparant d'un espace culturel alternatif baptisé Ciudad Solar !

C'est dans le Barrio Obrero, quartier populaire de Cali et berceau de la salsa calena que Fernell Franco s'installe et crée des œuvres "vivantes" choisissant d'accentuer les contrastes dans la chambre noire, expérimentant le collage ou rehaussant ses photographies aux crayons de couleur, à la peinture ou à l'aérographe...

Un court métrage passionnant sur la vie de l'artiste nous permet de mieux comprendre son oeuvre et de remettre les séries présentées en perspective avec l'évolution urbaine de la Colombie en proie aux violences liées au trafic de drogue : Demoliciones (bâtiments en ruines), Pacifico (paysages portuaires), Amarrados (ballots ligotés), Billares (salles de billards), Prostitutas...

Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama
Daido Moriyama

Daido Moriyama

Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco
Fernell Franco

Fernell Franco

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Le jour où j'ai rencontré Franz Liszt" : un spectacle enchanteur au théâtre du Ranelagh !

Après le succès de son précédent spectacle du Pianiste aux 50 doigts, Pascal Amoyel nous raconte l'extraordinaire destinée de Franz Liszt...

Né en 1811 en Hongrie dans un milieu mélomane, Franz Liszt est repéré à l'âge de 7 ans !

Son père Adam Liszt, qui a servi comme second violoncelle dans l'orchestre Esterházy, décide de prendre la carrière du jeune prodige en mains !

Grâce au soutien financier de quelques nobles hongrois, la famille Liszt s'installe à Vienne où Franz suit les cours de piano de Carl Czerny et les cours de composition d'Antonio Salieri... Il donne son premier concert public à la Landständisch Saal le 1er décembre 1822 !

Pascal Amoyel qui, pour sa part, a débuté ses études de piano à l'Ecole Normale de Musique de Paris à l'âge de 10 ans et fut l'élève de Georges Cziffra, nous fait partager sa passion du pianiste virtuose qui fut adulé à travers toute l'Europe mais se retira à 35 ans en pleine gloire pour pouvoir se consacrer à la composition !.

Pascal Amoyel se fait l'interprète de Liszt mais également de ses illustres maîtres : Mozart, Bach, Beethoven et de ses contemporains : Czerny, Chopin, Wagner...

Mêlant musique, récit et quelques tours de magie, le spectacle captive durant 1 heure et 20 minutes les mélomanes et les amateurs de qualité théâtrale !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Nahid" : un très beau portrait de femme iranienne !

Ida Panahandeh dénonce dans son film la condition féminine en Iran qui veut qu'une femme divorcée doit choisir entre demander la garde de son enfant (habituellement confié au père) ou renoncer à sa vie de femme !

Nahid (ravissante et déterminée Sareh Bayat) a promis à son bon à rien d'ex mari, chômeur et héroïnomane, de ne pas se remarier !

Elle se bat au quotidien pour gagner de l'argent afin de pouvoir payer un collège privé à sa mauvaise graine de fils de 10 ans, qui s'empresse de faire l'école buissonnière !

Elle est aimée de Massoud (excellent Pejman Bazeghi), homme moderne, propriétaire d'un hôtel au bord de la mer Caspienne, qui la presse de devenir sa femme !

Pour mieux appuyer sa démonstration, la réalisatrice nous fait vivre le quotidien de cette femme soumise à la loi des hommes : maris, fils, frères, propriétaires...

Pour s'en sortir, Nahid a recours à la ruse et au mensonge puisqu'elle n'a jamais pu établir un vrai dialogue dans son couple et/ou dans sa famille et belle famille !

Le spectateur ressort du film glacé par les paysages désolés et assommé par la pesanteur patriarcale qui pèse sur les destinées victimaires de ces femmes et de ces hommes !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #voyages
Paris 3e arrondissement : des quartiers à redécouvrir !

Promenade à la frontière des quartiers des Archives, de Saint Avoye, des Enfants Rouges et des Arts et Métiers - au gré des ruelles bordées d'hôtels particuliers et de magasins de gros et demi-gros (chemises et bijoux), de passages et de galeries...

La large et un peu ingrate rue de Turenne nous invite à découvrir les voies perpendiculaires qui la traversent...

Rue Saint Gilles (28), une boutique de bonbons à l'enseigne "Chez Hélène" nous offre des gourmandises colorées, des guimauves, du chocolat, des confitures et des gâteaux aux bonbons personnalisés pour les pots d'entreprise et les goûters d'enfants !

https://fr-fr.facebook.com/chezheleneparis

Rue Saint Claude (26), la galerie du Cinéma rend jusqu'au 12 mars un hommage à Kate Barry en exposant des extraits des différentes séries "Wild Grass", photos étrangement prémonitoires d'une jeune femme en rouge de dos qui regarde une fenêtre murée, des « Actrices », ainsi que quelques clichés inédits et un court métrage, Tears !

http://sortir.telerama.fr/evenements/expos/kate-barry-photographies,210205.php

Rue de Poitou (46), la galerie de l'Instant expose jusqu'au 1er mars la série "Favorite(s)" de Yvan Lemoine - à laquelle succédera à partir du 11 mars une exposition Serge Gainsbourg !

Rue Chapon (5), la galerie Christophe Gaillard expose les gigantesques tableaux d'un jeune peintre Julien des Monstiers pour lequel tous les critiques crient au génie ?

Les lanternes rouges accrochées aux lampadaires de la rue des Gravilliers nous rappelle que c'est dans ce quartier que s'est installée en 1954 la plus ancienne communauté chinoise de Paris, essentiellement constituée d'émigrés de la région de Wenzhou !

Dans le passage de Gravilliers, une ancienne ferronnerie est transformée en galerie d'art !

Une fois la rue de Turbigo traversée, le passage du Grand Cerf nous transporte dans le quartier Montorgueil...et dans le 2e arrondissement !

Paris est une fête à ciel ouvert !

Chez Hélène, Kate Barry exposée galerie du Cinéma, galerie de l'Instant, Julien des Monstiers, passages de Gravilliers et du Grand Cerf,
Chez Hélène, Kate Barry exposée galerie du Cinéma, galerie de l'Instant, Julien des Monstiers, passages de Gravilliers et du Grand Cerf,
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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"The revenant" : une recommandation négative :-(

Je ne serai pas très prolixe dans l'exercice critique car je dois avouer que j'ai quitté mon siège au bout d'une heure de projection, n'envisageant pas de continuer à subir ces images sombres et violentes durant l'heure et demi restante !

Alejandro Gonzalez Inarritu nous raconte l'histoire d'un groupe de trappeurs menés par Hugh Glass (Leonardo DiCaprio), qui sont attaqués par des Indiens dans des décors sauvages et désolés où règnent le froid, la neige, l'eau et la boue...

Forcés d'abandonner leur bateau, ils s'enfoncent dans la forêt hostile dans laquelle Hugh Glass est attaqué par une ourse et laissé pour mort par ses "charmants" compagnons...

Décidé à se venger, notre héros mi-homme mi bête à la gorge tranchée, sale et couvert de sang et de boue, grogne, halète, rampe... se lance dans un périple de 300 kms pour retrouver l'homme qui l'a trahi et abandonné !

Je ne vous en raconterai pas plus car je me suis arrêtée là !

Lassée par ce "film de survie extrême" qui, de mon point de vue se complaît dans les gros plans sanguinolents et s'apparente à un banal fait divers !

A éviter donc à moins que vous ne soyez un(e) inconditionnel(le) de Leonardo DiCaprio dont l'interprétation est certes "impressionnante" mais pas très subtile ?!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Une fois n'est pas coutume, mais plutôt d'accord avec Télérama, je relaie la chronique de Fabienne Pascaud brillante plume critique de l'hebdomadaire !

"Daniel Auteuil cabotine, Florian Zeller en pilotage automatique"...

"Au théâtre, les comédies fades sont de sortie"

Heureusement que le petit Montparnasse programme Jacques Mougenot : voir critiques de Le cas Martin Piche et l'Affaire Dussaert !

La Chronique théâtre de Fabienne Pascaud - Publiée le 26/02/2016.

"L'envers du décor", "Rumeurs," et "Une famille modèle", trois comédies convenues et sans âme, posent cette question : faut-il que le public ait désespérément envie de rire pour saluer si pauvres prouesses ?

Dur métier que celui de directeur de théâtre privé ! Dur métier que d'être obligé d'anticiper les succès publics à venir, histoire de tenir et de faire vivre sa maison, faute de subventions publiques... Au Théâtre Edouard-VII, Bernard Murat y est passé maître, choisissant ses auteurs avec flair, réglant lui-même des mises en scène au cordeau, y programmant de grands comédiens populaires au triomphe garanti (entre autres, l'ami Pierre Arditi). S'ils rêvent de l'imiter, ses confrères n'ont pas toujours ses riches intuitions.

Overdose de Florian Zeller

Ainsi tirent-ils à l'excès sur la corde, Florian Zeller, jeune dramaturge à la mode (36 ans), plutôt inspiré lorsqu'il imite Guitry, Pinter, Nathalie Sarraute ou Yasmina Reza, mais bâclant désormais des comédies à la chaîne ; concoctant à la demande du « prêt-à-jouer » pour comédiens avides de revenir sur les planches, quand le grand écran les a floués.

Daniel Auteuil est de ceux-là, dans le dérisoire Envers du décor qu'il monte et interprète lui-même avec la toujours inventive et audacieuse Valérie Bonneton, heureusement là ! Comme tous les manipulateurs et menteurs professionnels, Florian Zeller est avide de cette « vérité », qu'il décline ou fustige sur tous les tons dans les titres mêmes de ses spectacles : La Vérité, Le Mensonge, etc. Celle du couple quinqua intello fatigué de vivre ensemble — elle est prof, il est éditeur — qu'il prétend décrypter dans L'Envers du décor, à l'occasion d'un dîner entre amis, est affligeante de banalité et de vulgarité.

" Daniel Auteuil cabotinant sans finesse"

Monsieur, en plein démon de midi, est soudain follement attiré par la jeune compagne de son meilleur ami ; se laisse aller à des plaisanteries de garçon de bain affolé. Madame, elle, fait résolument la gueule. C'est tout.
C'est rien. Le miracle est que ça marche. Le public applaudit à tout rompre un Daniel Auteuil hilarant dans une ou deux scènes, mais cabotinant sans âme, sans finesse. Et piètre metteur en scène d'une comédie vieillotte dont les seules originalités sont les... apartés ! Faut-il que le public ait désespérément envie de rire pour saluer si pauvres prouesses !

Patrick Chesnais s'est égaré

On ose à peine parler de celles de Patrick Chesnais dans Une famille modèle. Qu'est donc allé faire l'immense comédien dans ce médiocre sitcom théâtral d'Ivan Calbérac (45 ans), médiocrement mis en place par Anne Bourgeois ? Encore un couple mature — pour séduire le public, qui a les moyens de s'offrir les coûteuses places de ces théâtres-là ? —, et dont la sexualité flageolante — refus de madame, vidée de tout désir ; continuelle appétence de monsieur malgré l'andropause — cause soucis. Une bigamie tolérée par tous les personnages fera ici opportunément l'affaire. Mais une intrigue aussi mince peut-elle soutenir toute une représentation ? Non.
Même avec la réaction réac des deux grands fistons, peu aptes à supporter ce Jules et Jim carte vermeil. Vive l'audace des vieux ! Serait-ce le message de nos divertissements peu inspirés de ce début d'année, et dont les héros frisent — pour les plus jeunes ! — la cinquantaine quand ils avaient la trentaine, au plus, il n'y a pas si longtemps ?

"Rumeurs", jouée comme un pied

Drôle de monde fatigué, vieillissant, à l'image de notre société sclérosée. Fût-elle hystérique, telle celle des riches New-Yorkais souriants et narcissiques du Rumeurs de Neil Simon (88 ans). La comédie — une sorte de Feydeau revu par Woody Allen — a trente ans. Quand Jean Poiret l'avait traduite et l'interprétait en 1991, sous la houlette de Pierre Mondy, le spectacle rutilait de fine et caustique drôlerie. C'est peu dire que la troupe hurlante et jacassante du Théâtre Fontaine joue ici comme un pied, menée, ou plutôt malmenée, avec vulgarité par Eric Delcourt et Dominique Deschamps (qui signe de surcroît une désastreuse adaptation). Comment empêcher médisances et vilain buzz autour du premier adjoint du maire de New York qui semble avoir tenté de se suicider le jour du dixième anniversaire de son mariage ? Ses amis rivalisent de gaffes idiotes. Et le public rit, là encore. Est-il si malheureux à la maison, au travail, en amour pour se réjouir de telles bêtises ?

L'Envers du décor. Florian Zeller | 1h30 | Théâtre de Paris, Paris 9e.

Une famille modèle. Ivan Calbérac | 1h35 | Théâtre Montparnasse, Paris 14e,

Rumeurs. Neil Simon | 1h50 | Théâtre Fontaine, Paris 9e,

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Publié le par Hélène
Publié dans : #bonnes adresses
myCowork : un nouvel et bel espace de coworking dans le quartier Montorgueil

Situé au cœur de Paris, 54 rue Greneta dans le 2ème arrondissement, myCowork Montorgueil est un espace de coworking où il fait bon travailler : un cadre lumineux et verdoyant, café, thé ou eau à volonté, la presse du jour...

Et des tarifs plutôt doux :

- coworking : 4€ TTC / heure ou 20€ TTC / jour ou 300€ HT / mois

- bureaux privés : 3/4 p 1100€ HT / mois - 8/10 p 2400€ HT / mois

- salles de réunion : 8 personnes 20€ HT / heure ou 120 € HT / jour

Pour plus d'information : http://mycowork.fr/

myCowork : un nouvel et bel espace de coworking dans le quartier Montorgueil
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