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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Retour chez ma mère" : une comédie plaisante

Eric Lavaine fait appel à trois actrices de talent pour interpréter cette allègre comédie familiale : Stéphanie, 40 ans (Audrey Lamy, très nature) est obligée de retourner vivre chez sa mère Jacqueline (Josiane Balasko, très à l'aise dans le rôle d'une sexagénaire) - car sa société a fait faillite...

Stéphanie est secrètement jalousée par sa sœur Carole (excellente Mathilde Seignier dans un rôle de femme blessée)...

Quant au frère Nicolas (Philippe Lefebvre), sa principale excuse pour sa faible participation à la vie de famille est son éloignement géographique...

Jacqueline décide de réunir ses trois enfants pour leur présenter Jean (délicieux Didier Flamand), l'homme qu'elle aime !

Bien évidemment le dîner ne se passera pas du tout comme prévu !

L'histoire est filmée avec une certaine tendresse pour les personnages qui se débattent dans des problèmes très actuels : la recherche d'emploi, les rapports entre frères et sœurs adultes, la difficile cohabitation des générations, les secrets de famille...

Mais rassurez-vous, nous sommes dans une comédie, tout est bien qui finit bien !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos
"Paul Klee : l'ironie à l'oeuvre" au Centre Pompidou

Première grande rétrospective consacrée à Paul Klee en France depuis 1969, l'exposition rassemble près de 230 œuvres (dessins et peintures) de l'artiste allemand né en Suisse (1879-1940)...

Angela Lampe, commissaire de l'exposition, aborde l'oeuvre difficilement classifiable de Paul Klee à travers le prisme de l'ironie romantique qui permet de l'appréhender dans toute sa diversité...

L'ironie romantique définie au XIXe siècle par le philosophe allemand Friedrich Schlegel, désigne l'ensemble des procédés de renversement employés par un artiste pour tenter de dépasser sa situation limitée dans un monde fini (sic)...

Beaubourg nous dévoile, en 7 sections thématiques, la manière dont Klee est parvenu à dénoncer les normes et les dogmes établis par ses contemporains, depuis ses débuts satiriques jusqu'à son exil à Berne, en passant par ses années d'enseignement au Bauhaus...

Les débuts satiriques, Klee et le cubisme, théâtre mécanique, Klee et les constructivismes,regards en arrière, Klee et Picasso et années de crise...

Un parcours savant pour mieux tenter de comprendre un artiste qui a hésité entre 2 métiers ; musicien et peintre, qui peignait de la main gauche et écrivait de la main droite et déclarait "servir la beauté en dessinant ses ennemis (caricature et satire)" !

Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee
Paul Klee

Paul Klee

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"De douces paroles" : une fratrie à la recherche de ses racines !

Le réalisateur Shemi Zahrini nous parle de religion, de famille, de deuil et de quête identitaire à travers l'histoire de Dorona (belle et impétueuse Rotem Zissman-Cohen) et de ses deux frères : Natanel, juif traditionaliste (Roy Assaf) et Shaï, le petit frère sensible à la sexualité complexe (Assaf Ben-Shimon)..

Nous faisons leur connaissance à Jérusalem où ils entourent leur mère (délicieuse Levana Finkelstein) qui doit se faire opérer d'une tumeur...

Le père (Sasson Gabaï), remarié à une jeune chanteuse, est tenu à l'écart par ses trois enfants...

Dorona, qui n'arrive pas à avoir d'enfant, est en perpétuelle révolte : elle rejette son mari, son père, rabroue ses frères...

Le décès de la mère et l'exhumation d'un secret de famille va rebattre les cartes entre tous les personnages...

C'est Shaï le timide qui prend les choses en main et les emmène en France, à Paris puis à Marseille sur les traces du passé de leur mère...

Le film est tendre, lumineux à l'image de Dorona, parfois cocasse, parfois inspiré...

Le film ressemble à une famille avec ses moments de joie, ses disputes et ses réconciliations...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Julieta" : Almodovar au sommet de son art !

Après Les amants passagers, Pedro Almodovar retrouve la veine de ses grands films et gagne en maturité...

Il s'inspire de trois nouvelles d'Alice Munro qu'il a mises bout à bout et qu'il a transposées à Madrid pour nous raconter une histoire de transmission...

Nous découvrons Julieta (formidable Emma Suarez), une belle femme dans la cinquantaine qui s'apprête à quitter Madrid pour suivre son compagnon au Portugal...

Elle rencontre dans la rue Béa (Michelle Jenner), une jeune femme qui fut l'amie de sa fille Antia, disparue de sa vie depuis des années...

Bouleversée par cette rencontre, Julieta décide de ne plus partir et d'écrire à sa fille tout ce qu'elle lui a tu jusqu'à ce jour...

Le film nous ramène dans le train où Julieta (délicieuse Adriana Ugarte) a connu Xoan (séduisant Daniel Grao), le futur père d'Antia...

Le scénario brillant nous dévoile scène après scène, flash back après flash forward l'histoire de ces trois-là qui avaient tout pour être heureux jusqu'à la disparition de Xoan en mer alors que sa fille était en colonie de vacances...

Le mensonge par omission, la culpabilité, les non dits, les secrets, les rancunes tricotent et détricotent les magnifiques personnages de femmes qui habitent ce film : Julieta à 30 ans et Julieta à 50 ans, Ava (magnifique Inma Cuesta), l'amie sculptrice de Xoan, Béa et Antia amies inséparables depuis cette fameuse colonie de vacances, Marian (extraordinaire Rossy de Palma), gouvernante au grand cœur qui veille jalousement sur Xoan...

Le film est élégant, intelligent, grave, tendre, presque suave...

Almodovar, comme apaisé, nous fait aimer ces femmes et les hommes qui gravitent autour d'elles pour mieux les magnifier dans leur écrin de féminité...

A voir et à revoir !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Joyeuse fête des mères" : un film anti-morosité !

Garry Marshall, réalisateur du cultissime Pretty Woman, réunit une pléiade d'acteurs pour célébrer les mères...

En couple ou séparées, courageuses, maladroites et touchantes, toutes les mères se réjouissent et appréhendent le jour ô combien particulier de la fête des mères !

Sandy (Jennifer Aniston) ne veut pas partager sa journée de fête des mères avec Tina (Shay Mitchell), la nouvelle jeune épouse de Henry (Timothy Oliphant) son ex-mari !

Bradley (Jason Sudeikis), veuf et père de deux adolescentes ne veut pas marquer le jour de la fête des mères car il ne se remet pas de la mort de son épouse en service commandé...

Jesse (Kate Hudson) ne veut pas appeler sa mère à laquelle elle a caché son mariage avec un médecin indien dont elle a eu un enfant !

Gabi (Sarah Chalke), la sœur de Jesse, a également caché à ses parents texans traditionnels son mariage avec une jeune femme !

Quant à Kristin (Britt Robertson), elle ne veut pas épouser Zack (Jack Whitehall), le père de sa petite fille car elle est une enfant adoptée et redoute de rencontrer sa mère biologique... incarnée par Miranda (Julia Roberts), vedette d'une émission commerciale qui vend des bijoux !

Le film est américain en diable avec des enfants rois qui jouent au football, des soirées karaoké, des visites au supermarché...

Tout ce petit monde n'a pas de problème d'argent, habite de belles maisons et conduit des 4x4...

Mais le film est bien fait, pose mine de rien les bonnes questions et la magie des réconciliations traitées avec beaucoup d'humour opère souvent !

A voir pour passer un bon moment de cinéma !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos
Seydou Keïta : un portraitiste de génie !

Le Grand Palais nous transporte au Soudan dans les années 1950 et nous fait découvrir l'oeuvre incomparable d'un photographe autodidacte : Seydou Keïta !

Son oncle, qui lui a offert avant-guerre un appareil Kodak brownie, a déclenché sa vocation !

Autodidacte, il bénéficie des conseils de son voisin Mountaga Dembélé, photographe et instituteur malien de l'entre deux-guerres et de la fréquentation du magasin-studio photo de Pierre Garnier...

Le "studio" de Seydou Keïta se compose de sa pièce de vie d'une vingtaine de mètres carrés et de la cour attenante où il réalise la plupart de ses prises de vue à la lumière naturelle !

Ses portraits saisissants de vie séduisent très vite la jeunesse urbaine de Bamako qui devient sa principale clientèle...

Keïta devient célèbre grâce à son sens de la mise en scène, de la pose et à la qualité inouïe de ses tirages !

Il réalise l'essentiel de ses portraits en une seule prise, à la chambre 13x18, qu'il développe par contact au même format...

Le succès de ses portraits vient également également des nombreux accessoires mis à disposition de ses clients : costumes européens, chapeaux, cravates, montres, bijoux, Vespa et même sa 203 dont il était très fier ...

Les clichés de Seydou Keïta marquent la fin de l'époque coloniale où les "indigènes étaient représentés comme des "échantillons anthropologiques" et ouvre l'ère d'une photographie africaine qui tient à affirmer son identité et sa modernité - en présentant ses modèles de trois- quarts !

Keïta, qui a réalisé plusieurs milliers de photos, est aujourd'hui considéré comme l'un des grands portraitistes de la seconde moitié du XXe siècle...

Il a pris sa retraite en 1977, après avoir été nommé photographe officiel du gouvernement du Mali devenu indépendant en 1962 !

L'oeuvre de Seydou Keïta est exposée pour la première fois à Paris en 1994, dans le cadre du "Mois de la photo" à la fondation Cartier !

Cette exposition présente pour la première fois un important ensemble de tirages argentiques modernes - réalisés de 1993 à 2011 et signés par Keïta ainsi que des tirages argentiques d'époque retrouvés en plus ou moins bon état, et pour certains colorisés !

Un film témoignage complète le parcours et nous fait découvrir l'artiste dans son studio !

A voir pour être totalement subjugués par ce photographe qui eut six épouses et vingt et un enfants !!!

Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta
Seydou Keïta

Seydou Keïta

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Café Society" : quand Allen fait du Woody !

Woody Allen retrouve avec ce film l'ADN jazzy new-yorkais qu'il avait abandonné dans son dernier opus L'homme irrationnel !

Le film est élégant, brillant, sophistiqué...

Le jazz des années 30 est planant...

Le nouveau clone de Woody : Jesse Eisenberg (Bobby) joue à merveille de sa fausse naïveté...

La nouvelle égérie d'Allen : Kristen Stewart (Vonnie) est délicieuse...

Café Society se laisse regarder sans déplaisir comme un livre d'images sépia mais on regrette la force et le brio d'un Blue Jasmine !

J'espère Woody que tu feras un effort l'année prochaine pour que j'ai encore plus envie d'aller te voir l'année suivante !

Sans rancune !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Un homme à la hauteur" : un joli film sur le droit à la différence

Je craignais le pire mais j'ai été conquise par ce film sans prétention réalisé par Laurent Tirard !

Le réalisateur nous raconte l'histoire d'amour improbable entre Diane, une avocate de 1m75 et Alexandre, un riche et bel architecte de 1m36 !

Les acteurs sont sobres, sensibles et excellents : Virginie Efira, Jean Dujardin et Cédric Kahn (l'ex mari de Diane)...

L'intrigue avance sur un scénario bien construit auquel viennent se greffer de vraies trouvailles de situation tragico-comiques !

Le spectateur passe un bon moment même s'il se demande durant tout le film si une idylle comme celle-là serait possible dans la vraie vie !

Mais c'est justement tout le charme du cinéma de savoir nous étonner !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Ma loute" : à fuir absolument :((((

Mais que sont allés faire dans ce film complètement glauque, les grands acteurs que sont Fabrice Luchini, Juliette Binoche et Valeria Bruni Tedeschi ???

Dès les premières images, le ton est donné : les personnages sont outrés, grotesques, inintéressants... les relations entre eux sont ridicules, les scènes sont pathétiques...

Bruno Dumont, nouvelle coqueluche des média qui a, parait-il, découvert la farce dans sa série Le P'tit Quinquin, a réalisé un film qui se veut burlesque mais qui n'est pas drôle du tout !

Au secours, fuyons ! Je suis pour ma part partie au bout d'une heure !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Money monster" : un bon thriller d'investigation signé par Jodie Foster

Avec ce film, Jodie Foster propose sa vision sur les liens consanguins entre la "méchante" finance et les média !

Professionnelle jusqu'au bout des ongles, la réalisatrice fait monter le suspense pour mieux nous scotcher à nos fauteuils de spectateurs critiques ! C'est redoutablement bien ficelé !

Lee Gates (formidable George Clooney) est l'animateur de Money Monster, un show télévisuel financier... Il traite l'information comme un entertainment, n'hésitant pas à entrer sur le plateau déguisé en boxeur !

Petty Fenn (formidable Julia Roberts) est la productrice de l'émission dans laquelle elle coache avec plus ou moins de succès son poulain qui cabotine...

La belle mécanique se grippe lorsque le plateau est envahi par Kyle (tout aussi excellent Jack O'Connel), petit porteur ruiné par les conseils de Lee, qui vient réclamer justice : il veut savoir ce qui s'est passé au-delà du bug informatique derrière lequel se cache le patron de la grande compagnie dont les actions se sont effondrées...

Le film est passionnant car il nous montre comment sous pression, les différents personnages quittent leurs masques pour redécouvrir la ténacité et les valeurs du journalisme d'investigation !

A voir absolument !

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