Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir Emmanuelle Devos dans "Le temps de l'aventure"

Le film de Jérôme Bonnell est entièrement suspendu au jeu d'Emmanuelle Devos qui nous entraîne dans Paris au gré de son désir et des improbables aller retour liés à l'exercice de son métier d'intermittente du spectacle !

Car Alix est comédienne dans le film comme Emmanuelle dans la vraie vie !

Elle rencontre dans le TGV matinal Calais / Paris un bel inconnu incarné par un acteur irlandais Gabriel Byrne ! Très vite les deux personnages à demi ensommeillés s'attachent l'un à l'autre par un échange de regards... qui se fait de plus en précis jusqu'à l'arrivée en gare où l'homme fait le premier pas en lui demandant comment se rendre à l'église Sainte Clotilde... Avant d'avoir pu trouver la réponse, elle se fait "coiffer" par un quidam "singe savant" qui s'interpose pour le renseigner !

Alix reprend donc le métro seule et se rend à son domicile où elle constate l'absence de son compagnon... qu'elle va chercher à joindre toute la journée...

Car le film s'inscrit dans l'unité de temps d'une journée off qui s'étire entre moments de bonheur suspendus et accélération des minutes qui s'égrènent inexorablement quand se rapproche pour Alix l'heure de repartir à Calais après son casting parisien - délai qu'elle repousse constamment en décidant au dernier moment de prendre le train suivant !

Sur un coup de tête Alix décide de se rendre à Saine Clotilde où elle retrouve son bel inconnu qui est venu à Paris pour les funérailles d'une ancienne condisciple : il est professeur de littérature à Londres ! Elle le suit dans son hôtel... pour le quitter tout de suite après...

A court d'argent liquide - sa carte est bloquée - la jeune femme, comme aspirée dans une spirale qui s'apparente à un jet lag, se rend au domicile de sa soeur qui habite les beaux quartiers mais la rencontre ne fait qu'exacerber leur conception antagoniste de la vie et de l'amour !!! Et Alix reprend le métro encore plus sonnée !

La seule héroïne de l'histoire c'est Alix car Gabriel Byrne qui incarne "l'homme" - il n'a même pas de prénom, a un jeu tout en retenue qui étonne et peut agacer mais fait de lui le point fixe du film, exerçant sur Alix un pouvoir centripète !

La journée d'Alix c'est le résumé de la femme trentenaire d'aujourd'hui qui veut tout : le plaisir, la tendresse, l'épanouissement professionnel, la difficile indépendance financière et la maternité ?....

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"La belle endormie" de Marco Bellochio ne fait pas l'unanimité

Difficile de se prononcer définitivement sur ce film complexe !

De belles images, plusieurs histoires qui s'entremêlent, de bons acteurs, un thème intéressant puisqu'il s'agit de la Vie... mais pourtant la magie n'opère pas !

Le spectateur reste spectateur de cette fresque politico-médiatique qui se déroule en Italie fin 2008 !

Le contexte et le prétexte du film est le suivant : le père d'Eluana Englaro vient d'obtenir l'autorisation de "débrancher" sa fille qui est dans le coma depuis 17 ans !

Défenseurs du droit à la vie et partisans de l'euthanasie s'affrontent dans les media, au Sénat et dans la rue !

Nous suivons Maria interprétée par Alba Rochwacher, militante du Mouvement pour la Vie et son père sénateur interprété par Toni Servillo qui s'apprête à monter à Rome pour voter une loi contre la décision de justice et hésite devant la conduite à tenir : obéissance au Parti de Berlusconi ou recentrage sur ses valeurs personnelles !

Maria qui manifeste devant une clinique tombe amoureuse d'un jeune homme dont le frère bipolaire l'agresse en lui jetant un verre d'eau à la figure !

Nous accompagnons Maria dans ses tribulations présentes et passées puisque nous comprenons très vite que le sujet de l'euthanasie l'a déjà opposée à son père il y a quelques années !

Tout le monde suit ?!

La seconde histoire est celle de Rossa interprétée par Maya Sansa, superbe actrice qui incarne l'Italie à elle toute seule !

Rossa s'est endormie sur les bancs d'une église... à son réveil elle décide de fracturer le tronc de l'église car elle est en manque !

Elle s'enfuit poursuivie par les fidèles ! et va traîner sa fatigue sa mine décavée aux pieds d'un hôpital où elle demande de l'argent à un médecin pour son petit déjeuner ! Elle s'empare de la liasse de billets qu'il sort de sa poche mais alpaguée par le service de sécurité, elle s'ouvre les veines et se retrouve très vite en camisole chimique !

Ce médecin qui se révèle être un psychiatre interprété par Michele Rondino va s'attacher à cette belle inconnue au point de ne plus quitter sa chambre pour éviter qu'elle n'attente de nouveau à ses jours !

Troisième histoire parallèle, celle d'Isabelle Huppert, actrice à succès qui a renoncé à sa carrière pour s'occuper de sa fille Rosa qu'elle maintient dans le coma dans sa chambre de petite fille très riche !

A vouloir exposer tous les points de vue du débat tant du côté des protagonistes que de la société civile dans toutes ses institutions : police, hôpital, sénat, église, Marco Bellochio démontre plutôt qu'il ne séduit !

A voir uniquement en VO pour le charme de la langue italienne !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Mariage à l'anglaise" à fuir sauf si vous avez aimé "Borat"

Ce film n'est malheureusement pas, malgré son titre, dans la veine de "Quatre mariages et un enterrement" de Mike Newell et de "Coup de foudre à Notting Hill" de Roger Michell !

Réalisé par Dan Mazer et interprété par Rose Byrne, Nat ; Anna Faris, Chloe ; Rafe Spall, Josh et Simon Baker, Guy, "I give it a year", in english dans le texte, est une comédie dans l'air du temps certes mais lourdingue dans ses dialogues vachards et gratuite dans ses scènes trash !

C'est l'histoire d'un coup de foudre entre Nat et Josh qui se marient très vite devant un pasteur qui est pris d'une quinte de toux et d'une série d'éternuements au moment de l'échange des consentements !

Amis et familles leur prédisent que leur mariage ne tiendra pas une année et effectivement si les débuts sont idylliques, très classiquement les difficultés se présentent et culminent pour savoir qui va descendre la poubelle ! Et oui, le ton est donné !

Nat va se rapprocher de Guy, play boy américain rencontré dans sa sphère professionnelle et Josh va revoir son ancienne petite amie Chloe !!! Et devinez ce qui va se passer ? Non je ne vais pas vous raconter la fin, vous l'avez devinée !

Entre temps le spectateur devient voyeur devant une triplette grotesque, une approche convenue sur un canapé entre le témoin meilleur ami du marié et Chloe, des disputes de couples amis qui s'injurient pour mieux s'aimer !!! Au secours ! C'est nul !

Pour une fois, je suis encore plus négative que Télérama !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir "Effets indésirables" pour la collusion entre l'argent et la psychiatrie

Le dernier opus de Steven Soderbergh est un film poupées russes qu'il est possible de regarder au premier degré mais qu'il est intéressant de décrypter au regard du mélange des genres actuel entre grandes puissances : dans l'affaire Cahuzac argent et pouvoir politique dénoncé par les media, dans l'affaire Taylor argent et monde médical dénoncé par l'appareil judiciaire américain...

Il était une fois une jeune femme Emilie Taylor (interprétée par Rooney Mara, actrice au talent très subtil) mariée à un jeune prodige de la finance Martin Taylor (interprété par Channing Tatum) : nous découvrons Emilie dans sa voiture où elle se remaquille avant d'aller rendre visite à son mari qui a été emprisonné pour un délit d'initié...

Les deux jeunes gens sont visiblement ravis de se revoir, d'autant que Martin va bientôt sortir de prison...Nous les accompagnons tous les deux dans leur retour à la vie normale et nous sommes très vite témoins de la fragilité d'Emilie... La famille parle de dépression et l'explique par le fait qu'elle a du se résoudre à quitter Greenwich Village pour un petit appartement au centre de New York, qu'elle a du trouver un travail pour assurer son quotidien puis celui du couple... Le film s'emballe quand Emilie fonce dans le mur du parking au volant de sa voiture !

Elle se retrouve en observation à l'hôpital et passe un deal avec le Dr Jon Banks, psychiatre de son état, interprété par Jude Law qui ne convainc guère dans son rôle : trop univoque, un petit côté business man clean... à vous d'en juger !

Emilie peut rentrer chez elle à condition qu'elle prenne des antidépresseurs et suive une cure analytique avec le Dr Banks, ce qu'elle accepte... Le psychiatre apprend qu'Emilie a déjà souffert de dépression et a été soignée par le Dr Victoria Siebert, interprétée par Catherine Zeta Jones, encore plus improbable dans son rôle de psychiatre !

Emilie ne supporte pas bien son traitement et va petit à petit adopter un nouvel antidépresseur que le Dr Banks a accepté de tester sur ses patients moyennement finances ! Les effets secondaires se multiplient jusqu'au jour où Emilie appelle la police à son domicile puisqu'elle a trouvé à son réveil son mari baignant dans son sang, un couteau planté dans le dos !

La machine judiciaire se met en marche, révélant et broyant les individus : le Dr Banks va se retrouver lâché par ses associés et son épouse, vilipendé par les media... Il décide de se battre et c'est son combat contre l'innocente ? Emilie que le film nous permet de suivre pas à pas !

Je ne vous en dirai pas plus pour vous inciter à plonger dans les névroses d'Emilie !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
A voir : "Quartet" le premier film de Dustin Hoffman

Le quartet est interprété par Maggie Smith dans le rôle de Jean Horton, Tom Courtenay dans le rôle de Reginald son ex mari, Billy Connolly dans le rôle de Wilfred et Pauline Collins dans le rôle de Cissy...

Les trois derniers, ex gloires de l'opéra résident depuis quelques années à Beecham House, maison de retraite anglaise haut de gamme réservée au beau monde de la musique

Ces toujours passionnés répètent le futur gala organisé pour l'anniversaire de la mort de Verdi en vue de renflouer les caisses de Beecham House... Le manoir résonne d'arias, de notes de piano et les pensionnaires égayent de leurs chicaneries les salons et le magnifique parc de la propriété...

Tout ce petit monde est en effervescence car ils attendent l'arrivée d'une personnalité de la scène musicale... qui se révèle être Jean Horton au grand dam de Reginald qui n'était pas au courant !

L'ancien quartet de Rigoletto va toutefois se reconstituer après moult rebondissements délicieux...

Les quatre principaux acteurs interprètent très joliment leur partition et sont entourés par d'excellents seconds rôles en la personne d'authentiques anciennes stars du London Symphony Orchestra !

So british !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Perfect Mothers", un film parfait ?

Anne Fontaine a filmé Naomi Watts et Robin Wright et leurs deux fils dans une baie paradisiaque d'Australie où elles vivent depuis leur enfance !

Deux magnifiques maisons au bord d'une plage sauvage léchée par la grande bleue...

Dans ces maisons vivent deux femmes avec leurs fils... elles travaillent mais passent beaucoup de temps à nager et à se bronzer au soleil en échangeant des confidences...

Les maris sont absents : l'un est décédé, l'autre part à Sydney...

Les deux mères s'émerveillent devant la beauté de leurs fils qui sont des dieux du surf... un blond, un brun aux corps déliés, musclés par la natation...

Les quatre partagent des repas joyeux et animés jusqu'au jour où tout bascule : le fils de l'une séduit la mère de l'autre... le brun, pour se venger décide de faire la même chose mais les relations se compliquent quand l'amour s'invite...

Un nouvel équilibre s'établit entre les quatre personnages qui s'épanouissent dans ces relations pas très conformes... ils semblent hors du temps dans un paradis au bout de la terre, aux frontières de la mer omniprésente...

Les fils se marient, ont à leur tour deux filles qui jouent ensemble comme l'ont fait leurs mères... mais leur passé ne les lâche pas...

Je ne vous raconte pas tout, allez prendre un bon bain de mer !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Et préférez "La religieuse" de Guillaume Nicloux

Avec Pauline Etienne dans le rôle de la religieuse, adapté du roman de Denis Diderot, Louise Bourgoin dans le rôle d'une mère supérieure tortionnaire et Isabelle Huppert dans le rôle d'une mère supérieure qui aime de trop près chaque nouvelle novice !

Les critiques des spectateurs sont plus élogieuses que celles des journalistes qui se réfèrent à la précédente adaptation du roman par Jacques Rivette avec Anna Karina qui avait été censuré par le pouvoir de l'époque...

C'est l'histoire véridique de Suzanne Simonin qui à 16 ans, se voit obligée de prendre le voile, sous la pression de ses parents qui n'ont pas les moyens de marier leur troisième fille !

Mais Suzanne, contrairement à beaucoup de jeunes femmes livrées au même sort, se rebelle !

S'ensuivent des mauvais traitements dans le premier couvent où la mère supérieure qui l'avait écoutée et soutenue est remplacée par Louise Bourgoin, inquiétante de beauté sadique...

Ce n'est pas un grand film mais un beau film de reconstitution d'une époque : les lumières du jour ou celle des bougies évoquent la peinture de Vermeer, les vêtements des soeurs sont raides d'amidon, les regards sous les cornettes se passent de paroles... difficile toutefois d'égaler Rivette !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Fuyez "Les amants passagers" de Pedro Almodovar

Hyper déçue par le dernier Almodovar qui a décidé de se passer de ses acteurs fétiches auxquels nous nous sommes attachés depuis le début de son oeuvre - Pénélope Cruz et Antonio Banderas n'apparaissent que quelques minutes en début de film avant que l'avion ne décolle...

Car tout le film ou presque se passe dans la carlingue de l'avion qui suite à un problème technique tourne au-dessus de Tolède au lieu de faire route vers le Mexique... on ne descend sur terre que pour quelques scènes avec deux des ex d'un des passagers embarqués...

Le capitaine, son second et les stewards décident d'occuper les passagers de première classe en attendant les autorisations de se poser en crash... car pour éviter tout débordement les passagers de la classe économique (vous et moi) et leurs hôtesses ont été délibérément drogués... nous ne sommes pas loin de l'opium du peuple... tandis que les riches s'amusent...

Enfin, si c'est comme cela que les riches s'amusent, je préfère appartenir au peuple !

Almodovar se renie sous nos yeux en nous infligeant cette vision manichéenne de la société d'aujourd'hui en panne comme l'économie espagnole...

En effet les trois stewards pédés comme des phoques offrent alcool, drogue et sexe aux passagers de première classe et aux pilotes.... et chacun se livre à quelque débordement au goût douteux... je ne suis pas bégueule mais quand même !

Nous assistons consternés au coming out des riches ! Tous ces personnages veules fuient leur passé et se racontent pour notre plus grand ennui !

J'ai le grand regret de vous annoncer que ce film est nul, une bacchanale démonstrative et lourdingue !!! J'attends les avis contraires !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Le premier homme" aurait pu être un beau film !

Gianni Amelio s'est emparé du dernier roman inachevé de Camus pour en faire un film qui n'en est pas vraiment un ! mais une série de photos même pas sépia !

Jacques Gamblin incarne Albert Camus en 1957, venant voir sa mère incarnée par Catherine Sola, à Alger pour tenter de la ramener en France ...

Les images de l'Algérie en état de guerre en 1957 s'entrecroisent avec celles de l'enfance du petit Albert en 1924 aux côtés de sa mère incarnée par Maya Sensa, de son instituteur Monsieur Bernard, incarné par Denis Podalydès et de ses camarades de classe européens et algériens...

Le problème est que le spectateur n'arrive pas à voir le Camus qu'il connait à travers ses livres, ses idées et ses combats dans le personnage interprété par Jacques Gamblin... Le spectateur voit Jacques Gamblin du début à la fin du film, le Jacques Gamblin qu'on aime bien mais qui visiblement soit ne connait pas cette époque, soit n'a pas lu Camus...

Si Jacques Gamblin se rendait en simple touriste dans l'Alger d'aujourd'hui, Jacques Gamblin aurait les mêmes expressions ou absence d'expression !

Dommage, dommage... à voir pour Alger la blanche qui mérite bien son nom !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Un bel été "Sous le figuier" avec Gisèle Casadesus

Je vous recommande ce film plein de tendresse de Anne Marie Etienne avec Gisèle Casadesus - Selma, Anne Consigny - Nathalie, Marie Kremer - Joëlle et Jonathan Zaccaï - Christophe

Une jolie maison dans les vignobles de la Moselle réunit un quatuor improbable : Selma 95 ans dont c'est le dernier été, Nathalie l'ancienne élève de son mari, Christophe le meilleur ami de Nathalie et Joëlle qui s'est attachée à Selma qui tire les tarots dans un restaurant de son quartier de Bruxelles... et quatre enfants espiègles qui observent leurs parents avec l’œil aiguisé de leur âge...

La veille dame pimpante est la plus vivante de tous ! Elle minaude, s'enthousiasme, se rappelle, fait l'école buissonnière... Le scénario n'a rien à voir avec celui d'amour : ici tout est évoqué jamais démontré... le rire perle à tous les instants !

Les trois "jeunes" sont tous en mal d'amour ; ils sont seuls et se cherchent... vont-ils renouer, se séparer, se préparer à vivre une autre histoire d'amour ?

Selma, sans avoir l'air d'y toucher, livre à chacun le secret de sa joie de vivre et ses petites recettes du bonheur à deux !

Voir les commentaires

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog