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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Rentrée cinématographique avec "Jeune et jolie"

Dernier film de François Ozon encensé par la critique et notamment par Télérama !

Je rentre de vacances et déjà je ne suis pas d'accord avec Télérama !

"Jeune et jolie", c'est le récit de 4 trimestres de la vie d'une jeune fille de 17 ans, Isabelle, incarnée par Marine Vatch !

Les premières images du film donnent le ton décalé de la suite : Isabelle en maillot de bain sur une plage du sud de la France est espionnée par son frère pré-pubère, Victor !

Victor s'intéresse de très près aux premiers émois de sa sœur aînée qui n'hésite pas à se confier à lui...

Toute la famille, très bobo parisienne, la mère (Géraldine Pailhas), le beau-père (Frédéric Pierrot) et le frère sont des ardents promoteurs du petit ami allemand d'Isabelle !

Et ce qui devait arriver, arrive ! Et c'est un flop total !

Isabelle rentre à Paris où elle est lycéenne à Henri IV : avec ses copines, elle traîne son ennui de vivre... et décide de répondre positivement aux sollicitations d'un homme qui l'arrête dans la rue !

La suite est convenue, gratuite, décousue et sans passion !

Isabelle se prostitue pour de l'argent alors qu'elle ne manque de rien, n'éprouve aucun désir ni plaisir !

C'est la mort d'un de ses clients qui mettra la police sur les traces de la jeune fille !

La mère découvre toute l'histoire, s'émeut... mais les scènes entre la mère et la file ne sont pas crédibles... le beau-père s'en mêle peu... mais semble s'intéresser, le temps d'une soirée, au physique très avantageux de sa belle-fille !

La caméra est amoureuse d'Isabelle mais Isabelle ne ressent rien et les spectateurs non plus !

Le film ne fait qu'effleurer le sujet de la prostitution qui est assimilée à une sortie "banale" d'adolescence ! Pouah !!!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Pour une femme" : Diane Kurys continue à nous inviter dans son roman familial

Une dernière critique avant les vacances !

Après "Diabolo menthe" (1977) et "Coup de foudre" (1983), Diane Kurys évoque à nouveau le souvenir de ses parents...

Anne (Sylvie Testud) découvre à la mort de sa mère dans les années 80 une ancienne photo de cette dernière en compagnie de sa sœur enfant et d'un bel inconnu...

Flash back à Lyon en 1945, ville dans laquelle Lena (Mélanie Thierry) et Michel (Benoit Magimel), un jeune couple de juifs russes rescapé des camps de la mort réapprend à vivre...

Michel est tailleur et membre du parti communiste... Lena met au monde une jolie petite fille blonde prénommée Tania...

Jean, le jeune frère de Michel que ce dernier croyait mort, s'installe chez eux et la vie prend un tout autre tournant, révélant les failles et les manques de chacun...

Tout sonne juste dans ce film : les acteurs, les époques...

Nous ne quittons pas des yeux Mélanie Thierry dont la belle présence illumine le film !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"La fille publique" un film autobiographique de Cheyenne Caron

Ce film constitue une curiosité dans le paysage audiovisuel français, même s'il est un peu long comme beaucoup de films récents : 2h12 minutes !

Un "petit" film, un sujet difficile : les enfants de l'Assistance publique, des acteurs inconnus tous parfaits : Doria Achour interprète Yasmeen, Anne Lambert la mère et Joël Mavon le père...

C'est l'histoire de Yasmeen qui a été recueillie à 3 mois avec sa sœur - par un couple qui héberge, nourrit et accompagne l'épanouissement de tous ces "oiseaux à la patte cassée" que sont les enfants de l'Assistance publique...

Aujourd'hui Yasmeen a 17 ans et bientôt elle pourra être officiellement adoptée par le couple... quand elle est rattrapée par son passé... Une femme qui prétend être sa mère la poursuit dans la rue en lui demandant de l'écouter !

Mais Yasmeen ne veut rien entendre... sa mère c'est Agnès, celle qui l'a élevée...

Yasmeen est en colère contre l'administration qui est trop lente, contre sa sœur qui ne veut plus être adoptée, contre l'école où elle s'ennuie... Et Yasmeen commence à faire les 400 coups....

Nous suivons Yasmeen dans sa révolte adolescente mais surtout identitaire, nous souffrons avec les parents qui ne savent plus très bien comment la suivre entre fugues et demande de câlins, nous essayons de comprendre cette mère qui essaie de reconquérir l'amour de ses filles en jouant la victime...

Un petit bijou d'authenticité !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Déçue par "Les beaux jours" de Marion Vernoux

Je me réjouissais à l'idée de revoir Fanny Ardant et de poursuivre notre relation cinéphile après notamment "La femme d'à côté", "Vivement dimanche"... deux superbes opus de François Truffaut...

Hélas, trois fois hélas !!!

Peu tentée par le sujet : une femme chirurgien dentiste se retrouve à la retraite sans véritablement de projet... ni par le héros de l'histoire Laurent Lafitte, j'ai quand même sauté le pas...

L'histoire entre Fanny Ardant et Laurent Lafitte, animateur d'un club pour retraités auquel elle finit par se rendre pour combattre son désœuvrement, est indigente : le spectateur n'y croit pas plus que les protagonistes !

Tous les grands sujets du film ne sont que superficiellement abordés : la perte de statut social, la relation au sein d'un couple qui fête ses 35 printemps, la relation mère filles adultes, la possibilité d'être grand-mère...

Pourtant tout n'est pas à jeter dans "Les beaux jours" : Patrick Chesnais, qui incarne le mari de Fanny Ardant, est magnifique de sobriété masculine !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"La grande bellezza" : un film réservé aux inconditionnels de Rome

L'Ulysse de Télérama aime passionnément.le film.. je ne suis pas totalement d'accord avec Ulysse !

Paolo Sorrentino (à l'exception de son film sur Giulio Andreotti) ne filme que des lâches et des las d'une vie de vains et vides loisirs !

Nous sommes invités par Jap Gambardella (Toni Servillo) qui fête ses 65 ans sur la terrasse de son superbe appartement avec vue sur le Colisée... Les invités dansent, dansent, extatiques, exténués, souriants, grotesques et le spectateur se dit qu'il ne va pas pouvoir supporter les 2h20 du film...

Et pourtant la magie du cinéma opère peu à peu et l'ombre de Fellini plane sur cette Rome décadente mais si belle au soleil levant !

Les déambulations dans la ville nous hypnotisent peu à peu et le film se transforme ; sans perdre de son ironie il évolue de la démesure à la retenue, du profane au spirituel...

Car l'Eglise, ses sœurs et ses cardinaux s'invitent à chaque détour du scénario et tous les fantoches proches du néant qui l'entourent (quelques portraits savoureux d'anges déchus de leur beauté), semblent s'effacer devant une vieille religieuse sans âge qu'il est chargé d'interviewer !

Le film est difficilement racontable... il faut s'immerger et se laisser gagner par la langueur d'une ville qui a su garder sa beauté classique dans ses perspectives architecturales !

Et s'émerveiller d'une rencontre nocturne incongrue mais délicieuse avec Fanny Ardant que le héros salue et à qui il souhaite une bonne nuit !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir "Joli Mai" pour le charme de Paris en 1962

Le documentaire de Chris Marker a été remastérisé pour le plus grand bonheur des amoureux de Paris !

Mai 1962 : Chris Marker et Pierre Lhomme baladent leur caméra dans les rues de Paris et de sa proche banlieue et confient le micro à Yves Montand qui nous berce de sa voix !

Mai 1962 : les accords d'Evian marquent la fin de la guerre d'Algérie, au cinéma on joue L'année dernière à Marienbad et Cléo de 5 à 7...

Au fil des rencontres, les réalisateurs abordent tous les sujets des plus légers aux plus graves ; on parle de politique et d'amour, de bonheur, de misère et de progrès...

On parle également de la météo, déjà pas fameuse, du prix des pommes de terre et des premières divagations de la Bourse !

Paris est beau en noir et blanc et même si la vie est dure, les personnes interviewées nous séduisent par leur authenticité et la lumière si particulière que l'on voit dans les yeux des titis natifs et immigrés...

Le ton est gouailleur, les trognes natures et les propos éloignés de la langue de bois du XXI siècle !

J'ai souri en écoutant les amoureux qui veulent se marier pour la vie...j'ai admiré cette femme qui se réjouit d'être relogée dans une tour moderne, elle qui tentait de faire vivre ses cinq enfants et la petite cousine adoptée dans une pièce d'un taudis à Aubervilliers... j'ai admiré ce prêtre ouvrier qui a choisi de rester parmi ses frères d'usine... j'ai entendu ce jeune algérien qui raconte le début de sa vie professionnelle et dans quelles circonstances il a failli devenir raciste... j'ai frémi devant les images d'archives du métro Charonne....

On sort de ce documentaire (un peu long : 2h15 très denses), ragaillardis par l'énergie de tous ces humbles qui croient en l'avenir et font des rêves pour leurs enfants !

Le film n'est pas nostalgique car il est tourné vers des lendemains qui seront meilleurs... Nos politiques seraient bien avisés d'écouter la parole des commerçants, des ouvriers, des architectes... des femmes et des hommes qui font que Paris sera toujours Paris !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Ginger & Rosa" : le passage à l'âge adulte dans les early sixties

Un joli film de Sally Potter avec deux adolescentes Ginger incarnée par Elle Fanning, la rousse boudeuse et Rosa la brune délurée interprétée par Alice Englert (fille de Jane Campion)

Nous sommes dans le Londres conservateur des années 1960 secoué par la libre pensée et les jeunes gens en colère de Carnaby Street... en pleine crise des missiles de Cuba...

Les deux inséparables sèchent l'école pour manifester contre le nucléaire... et oui déjà !

Entre premières cigarettes et baisers volés, elles entrent en rébellion contre leurs mères qu'elles accusent pour l'une de ne pas avoir su garder son homme, pour l'autre de mal vivre mal sa relation avec un compagnon volage...

Ginger et Rosa, c'est l'histoire de la perte de l'innocence de l'enfance lorsque l'irruption de la réalité des trajectoires adultes va progressivement séparer les deux amies !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Gatsby le magnifique" revoir le film de 1974 avec Robert Redford !

Baz Luhrmann s'est largement inspiré de la mise en scène de 1974 avec Robert Redford et Mia Farrow mais y a introduit la 3D et une surenchère au niveau des fêtes réalisées dans la superbe résidence de Jay Gatsby... au point de nous donner mal au cœur tant les images et le son nous agressent !

Certains pourraient préférer Leonardo di Caprio à Robert Redford mais le premier en fait des tonnes alors que Robert Redford traduisait par son élégance toute la dualité du personnage !

Quant à Carey Mulligan qui incarne Daisy Buchanan l'ex petite amie de Gatsby que celui-ci souhaite séduire à nouveau, son jeu équivaut à celui de Mia Farrow, la nostalgie en moins ?!

Les deux versions sont aussi longues l'une que l'autre : 2h20 minutes, alors n'hésitez plus !

"Gatsby le magnifique" revoir le film de 1974 avec Robert Redford !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Song for Marion" : so deliciously british !

Le film de Paul Andrew Williams nous plonge dès les premières images dans l'Angleterre de nos étés adolescents : une rue de coquettes petites maisons en brique précédées de leurs jardinets verdoyants avec quelques marches qui incitent à entrer...

Nous voici dans le cottage de deux retraités londoniens Daisy (Vanessa Redgrave) et Arthur (Terence Stamp) qui ont une vie bien réglée autour de la chorale pour elle, du pub entre copains pour lui... Ils sont très unis même s'ils ne sont pas d'accord sur tout...

En effet si Daisy est très entourée par ses amis, son fils James (Christopher Eccleston) et sa pétillante petite fille Jennyfer... Arthur quant à lui ne vit que pour Daisy et a du mal à comprendre son engouement pour la chorale et la jolie jeune Elizabeth (Gemma Asterton) qui l'anime...

Les acteurs sont tous très justes et le film tout en délicatesse...

Nous admirons la force tranquille de Daisy, nous sourions devant la jeunesse d'Elizabeth, nous nous inquiétons avec James de savoir si son père va enfin lui faire confiance et surtout nous accompagnons pas à pas Arthur dans son ouverture aux autres...

Un bonbon anglais à sucer pour oublier la pluie de Paris et retrouver celle de Londres !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Le passé" un très beau film primé à Cannes

Après "La séparation", Asqhar Farhadi, nous invite à nouveau dans son thème de prédilection : la relation femme homme !

Marie (Bérénice Bejo) fait revenir d'Iran son mari Ahmad (Ali Mosaffa) dont elle est séparée car elle souhaite se remarier avec Amir (Tahar Rahim) !

Nous sommes en France, à Sevran pour être très précis, dans un pavillon de banlieue dont les fenêtres ouvrent sur les rails du RER... mais nous pourrions être en Iran, tant les personnages sont à la fois universels mais subtilement différents !

Bérénice Bejo interprète magnifiquement cette femme qui après avoir eu deux filles de ses premiers compagnons, se remet encore difficilement de sa rupture avec Ahmad même si elle a décidé qu'Amir serait le bon !

Nous sommes conviés dans la cuisine, la chambre à coucher, le jardin et la remise du pavillon où se retrouvent les différents personnages dans les circonstances de la vie de tous les jours : un dîner improvisé, un robinet qui fuit, un cauchemar d'enfant et plus grave une fugue adolescente...

Car Lucie, la fille aînée de Marie (prometteuse Pauline Burlet) ne veut pas que sa mère se remarie et multiplie les crises pour qu'on l'écoute !

Le petit garçon d'Amir ne sait plus où il en est et son visage tour à tour boudeur ou attendrissant traduit ses émotions à fleur de peau : doit-il encore aimer sa maman qui est dans le coma après une tentative de suicide ou doit-il adopter Marie, la jeune femme dont son père est amoureux !

L'arrivée d'Ahmad va renvoyer chacun des protagonistes à son passé... avec une question lancinante : doit-on tout comprendre du passé pour arriver à construire le futur ?

Un seul bémol à ce film un peu long : l'intrigue manque de moments de grâce où le spectateur pourrait se dégager de la gangue des sentiments !

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