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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"The place beyond the pines" un très beau film actuel sur la filiation

Deuxième film de Derek Cianfrance après Blue Valentine (2010) avec Ryan Gosling motard de fête foraine, Eva Mendes dont le destin a croisé le sien pour le meilleur (son fils) mais surtout le pire et Bradley Cooper jeune flic qui s'illustre par un acte héroïque dans cette petite ville de Schenectady (état de New York) où les puissants se tiennent la barbichette...

Le film est classique en ce sens qu'il fait se croiser les histoires de vie de deux hommes : le flic et le motard et de leurs deux fils... Le portrait des autres personnages : le copain du motard, la mère et le nouveau compagnon de la jeune femme, l'épouse et le père du flic sont tous très justes mais au service du propos principal : l'engagement d'un homme dans la paternité choisie ou non...

Car Luke le motard découvre par hasard qu'il a un enfant de cette jeune femme rencontrée un an plus tôt... il décide alors de quitter son métier pour s'occuper de l'enfant et lui apporter du bonheur à travers sa présence et des cadeaux... à noter une très jolie scène où Luke offre à son fils Jason sa première ice cream...

Mais Luke doit très vite trouver des moyens de subsistance et s'engage aux côtés d'un ami rencontré et dont il partage le garage et la caravane de se lancer dans le braquage de banques... mais l'élève dépasse très vite le maître et Luke se retrouve bientôt seul pour un braquage qui va mal tourner... et qui va décider des vies mêlées des personnages...

De très beaux moments de fragilité masculine et un ruban de type Möbius qui sur le tempo de la répétition dirige les personnages vers leur destinée... jusqu'à la très belle scène finale où le fils qui a enfin découvert qui était son père, reprend la route de Luke sur une moto qui va l'emmener au delà des pins (nom iroquois de la ville)

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Allez voir "L'artiste et son modèle" pour Jean Rochefort

Un film de Fernando Trueba avec Jean Rochefort qui incarne le sculpteur Marc Cros, Aîda Folch son modèle et Claudia Cardinale sa femme, son ancien modèle dont aucun corps n'équivaut le sien...

Une très belle chronique en noir et blanc sur la fatigue de vivre, la panne d'inspiration...

Nous sommes à l'été 43 dans la France occupée non loin de la frontière espagnole;;; la vie coule dans une campagne bucolique et les bruits de la guerre sont loin de ce coin de nos belles provinces où il fait toujours bon vivre malgré les privations ...

Une jeune fille qui dort dans la rue - les jambes écorchées par les ronces (elle a fui l'Espagne où elle était emprisonnée dans un camp), est recueillie par la femme du sculpteur qui, après l'avoir longuement observée, lui propose de l'héberger si elle devient son modèle...

S'ensuit le récit de la relation qui s'installe entre ses deux êtres réfugiés dans leurs intériorités : le sculpteur se remet à créer, la jeune sauvageonne s'ouvre à l'art...

Un film à voir pour les lumières de l'atelier du sculpteur, pour la nature omniprésente (le maquis qui cache un déserteur et un américain parachuté et l'eau où le modèle baigne sa nudité)... et pour Jean Rochefort qui étonne et émeut par son jeu sans cabotinage...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir "Les équilibristes" belle chronique du nouveau cinéma réaliste italien

Film de Ivano de Matteo avec Valerio Mastandrea et Barbora Bobulova

Ce n'est pas le film le plus gai de la saison mais c'est un très beau film actuel sur la chute d'un homme divorcé dans la précarité !

Giulio travaille comme fonctionnaire à la mairie de Rome, il est marié et a deux beaux enfants ! Le tableau a l'air parfait... mais nous surprenons vite sa femme en pleurs dans la salle de bains... et bientôt le couple se dispute devant les enfants...il faut dire que les cloisons sont bien minces dans ce petit appartement à la frontière de la Rome touristique...

Sa femme qu'il a trompée pour une collègue, le met dehors et Giulio, d'abord reccueili par un ami dévisse : à l'hôtel minable, succède la pension de famille puis sa voiture !

Car Giulio peine à payer toutes les factures : son fils a besoin d'un appareil dentaire, comment refuser à sa fille, jeune adolescente qui travaille bien en classe, un voyage à Barcelone avec son lycée...

Il essaie les petits boulots en plus de son emploi mais il n'a plus trente ans et son copain le remercie assez sèchement... Il découvre l'aide sociale, les restaurants où l'on sert des plats chauds aux indigents, le Noël organisé par le prêtre et les laïques de la paroisse voisine...

Au début Giulio continue à passer du temps avec ses enfants mais l'usure de la précarité l'isole peu à peu de sa famille...

Tout sonne juste dans ce film, le désespoir silencieux d'un homme, l'indifférence de sa femme en réponse à son sentiment d'avoir été bafouée, le petit garçon qui ne comprend pas que son père ne puisse l'emmener avec son copain dans un parc où les attractions sont à 3 euros, la jeune fille qui voyant son père s'éloigner ne sait plus quelle attitude adopter à son égard...et passe de la compassion à la colère...

Une histoire du XXIe siècle dans la langue de Dante !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Jappeloup : un biopic fidèle à l'histoire du petit cheval rebelle qui a permis à la France de gagner les JO de Séoul

Film de Christian Duguay sur un scénario de Guillaume Canet avec Guillaume Canet (Pierre Durand), Daniel Auteuil (son père), Marie Bunel (sa mère), Marina Hands (sa femme), Lou de Laâge le groom de Jappeloup et son père Jacques Higelin...

L'affiche est belle, l'histoire aussi et le film est fidèle à l'épopée du couple homme/cheval !

Le film, un peu long une fois de plus (2h10), est classique et élégant ; il nous fait pénétrer dans les coulisses des paddocks et les arcanes du sport équestre français !

On pouvait craindre que le film ne soit gnangan à l'image des "Petits mouchoirs" mais ce n'est pas le cas ; d'ailleurs Guillaume Canet n'épargne pas Guillaume Canet qui est décrit comme un cavalier buté, manquant de confiance en lui et rejetant sur les autres : son père, sa femme, son cheval... ses différents échecs avant de finir par écouter la jolie Raphëlle qui a vu naître Jappeloup et accompagne sa destinée dans toutes les compétitions

Le cheval a le beau rôle, les compétitions sont très bien filmées et au suspens de ces moments forts s'intercalent quelques jolis dialogues entre le cavalier et son père qui a consacré toute sa vie à la carrière de son fils, le cavalier et sa femme qui a abandonné sa carrière au profit de la sienne...

A voir même pour les non amateurs de sport hippique !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Déroutant et délicieux ce dernier Jaoui Bacri !

Pour aller "Au bout du conte", il faut vraiment se laisser mener par l'histoire imaginée par Agnès Jaoui qui incarne dans le film, une actrice ratée qui anime des ateliers dans une école primaire où elle essaie tant bien que mal de faire jouer des enfants dans une pièce où le crapaud se transforme en prince sous le baiser de la princesse incarnée par une petite fille angélique qui, lors des répétitions, refuse de se laisser embrasser !

Le ton est donné ! L'héroïne Agathe Bonitzer, comme toutes les jeunes filles, rêve du grand amour et croit le trouver en Arthur Dupont, jeune musicien pauvre à l'allure de berger ! Ces deux-là tombent amoureux et annoncent très vite leurs fiançailles à leurs parents, couples séparés de rigueur, lors d'une scène d'anthologie !

Car Agnès Jaoui se moque gentiment de tous ses personnages et y compris d'elle-même, femme mûre qui pensait conquérir sa liberté en se séparant de son conjoint : son ex mari se moquait d'elle au volant, aujourd'hui sa voiture rouille dans le jardin de sa maison de conte de fée !

Béatrice Rosen incarne une mère accro à la chirurgie esthétique qui, sous certains lumières, parait la moitié de son âge.

Jean Pierre Bacri, toujours grognon, voit approcher angoissé le jour de sa mort annoncé 40 ans plus tôt par une cartomancienne : il demande à son médecin, qui se révèle être podologue, comment se débarrasser de cette idée fixe !

Le film fourmille d'anecdotes et de réparties savoureuses très actuelles sur la difficulté d'être parent, d'être soi, de trouver l'amour... !

Et cerise sur le gâteau, Benjamin Biolay en séducteur un peu mystérieux et vénéneux est excellent !

A voir pour ceux qui ont su garder un regard d'enfant !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Un biopic sympa : "Weekend royal"

Un film de Roger Michell avec Bill Murray en Franklin D. Roosevelt, Laura Linney en sa cousine-maîtresse, Samuel West en roi George VI (toujours bégayant !) et Olivia Coman en reine Elisabeth (so british !).

Le scénario raconte la visite officielle des jeunes souverains britanniques dans la maison de campagne du président américain à Hyde Park on Hudson, weekend qui scella, hypothèse du film, la décision des USA d'entrer en guerre deux ans plus tard aux côtés des Alliés !

Le film oppose les américains décontractés, aux moeurs libérées et aux coutumes alimentaires étranges : le couple royal est invité à un pique nique où il est prévu que soient servis des hot dogs ! aux britanniques guindés, symboles d'une vieille Europe, la tête haute, la taille guindée mais le pied si près du gouffre...

Dommage que la narratrice soit cette cousine godiche et niaise dont Franklin D. Roosevelt s'est entiché et qui croit au grand amour !

Bill Murray campe un président décontracté et séduisant qui trouve les mots pour mettre le roi George VI à l'aise et révéler l'homme sous le poids non désiré mais assumé de sa couronne : le dialogue des deux hommes est savoureux ! et l'affirmation du roi face à son épouse, lors du fameux pique nique, est très finement mise en scène !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Möbius or not Möbius ?

Le nouveau film d'Eric Rochant avec Jean Dujardin et Cécile de France divise les critiques ! Un peu moins long que les films américains mais long quand même : 1h45 mn !

L'histoire est tirée par les cheveux et le spectateur, fatigué par sa semaine de boulot a du mal à suivre ! Qui travaille pour qui ? Il y a des agents russes et des agents américains, la brigade financière, des traders !

C'est très actuel, les héros se baladent en avion ou en hélicoptère de Monaco à Moscou, d'un hôtel 5 étoiles à un yacht privé, d'un restaurant VIP à un immeuble de verre et d'acier...

Le spectateur a du mal à croire que Jean Dujardin est un vrai agent secret, russe de surcroit, langue qu'il récite comme une vache espagnole... Impossible de ne pas penser à son interprétation dans OSS 117 !

Seule Cécile de France nous étonne, trouvant dans ce rôle de froide trader qui tombe amoureuse de celui qu'elle prend pour un éditeur ! une féminité qu'elle n'ose que rarement dévoiler dans sa filmographie

A voir pour une scène déjà qualifiée d'anthologique dans un ascenseur ?

Le film se laisse regarder si l'on est sensible à l'atmosphère des films d'espionnage et d'agents doubles ! Mais donne envie de revoir le très beau film Espion, lève toi avec Lino Ventura !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Comme Gilles, aller voir "Happiness therapy"

Film de David O. Russel avec Bradley Cooper (nouvelle coqueluche d'Hollywood ?) et Jennifer Lawrence, les deux héros et Robert de Niro le père fan de football mais interdit de match car trop "explosif"

J'ai surtout aimé la fin, que je ne vous raconterai pas... car le film démarre laborieusement et s'étire sur plus de 2 heures !

C'est l'histoire de deux jeunes adultes (voir plus haut) qui sortent de l'hôpital psychiatrique : lui a été interné après avoir agressé l'amant de sa femme et elle noie sa dépression dans la nymphomanie (si !) après le décès "stupide" de son mari fauché par une voiture !

Encore jeunes mais déjà cabossés par la vie, ils se retrouvent chez leurs parents respectifs qui incarnent des américains moyens dont les névroses ordinaires font froid dans le dos ! Le film dégouline de guimauve du genre, pour t'aider, aide l'autre ! Sois positif, tu es "excelsior"...

Quand le rythme s'installe enfin et que les deux héros "se calment", nous pouvons suivre la relation cahotante qui les lie peu à peu tout en restant absourdis par l'ambiance hyper émotionnelle que déclenche chez tous les protagonistes chaque rencontre des Eagles et des Giants ! Ils sont fous ces américains, pourvu qu'ils ne déteignent pas trop sur les jeunes européens désoeuvrés par le chômage !

A voir quand même pour le joli happy end et la leçon de sociologie !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir "Flight", un bon divertissement pour un weekend neigeux !

A voir pour Denzel Washington que la caméra ne lâche pas pendant les 2h18mn que dure le film de Robert Zerneckis... et pour Kelly Reilly, la jolie rousse découverte dans l'Auberge espagnole !

C'est l'histoire d'un pilote de guerre, un as reconverti dans le civil, qui aujourd'hui carbure à la vodka et à la cocaïne... Et qui, malgré ses addictions, va réussir à faire atterrir sans trop de casse humaine un avion de ligne qui fonce en piqué vers des habitations...

Les media crient au héros mais le syndicat des pilotes veille : il y a quand même eu 4 morts parmi les passagers, qui va payer ? C'est donc l'histoire en coulisses d'un procès qui se prépare entre scènes alcoolisées et séquences romantiques ou nostalgiques... Tous les ingrédients étaient réunis pour faire un bon film si cette fichue morale américaine ne s'était pas invitée comme guest star ! Je ne vous raconterai pas la fin de Flight car j'aurais envie de la réécrire à l'encre noire, celle des vrais polars !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Les chevaux de Dieu", un film très instructif mais qui fait froid dans le dos

Si vous souhaitez tout savoir sur l'embrigadement des jeunes maghrébins, en l'occurence ici dans le film marocains, dans les mouvements islamistes radicaux, allez voir les Chevaux de Dieu de Nabil Ayouch avec deux frères dans la vie comme dans le film : Abdelakim Rachid et Abdellah Rachid

Le film commence sur un terrain vague où de jeunes garçons jouent au football ! Le plus jeune qui se rêve gardien de but en Europe, subit régulièrement les coups et les injures de l'équipe adverse qui le traite de pédé car il est d'un tempérament plutôt doux et ne se sépare que rarement de son meilleur ami. Son frère aîné qui a la castagne dans le sang, vole à son secours et les enfants se dispersent comme des moineaux dans la décharge qui jouxte leur bidonville dans la banlieue de Casablanca...

Pas de tourisme dans ce film, que la vie au quotidien de ces oubliés de l'expansion économique de leur pays qui survivent comme des gavroches ! les pères sont absents, seules les mères "courage" élèvent ces enfants sauvages et les repas les retrouvent devant la sacro sainte télévision qui les relie au monde extérieur !

Le frère ainé qui multiplie les bêtises se retrouve vite en prison dont il sort quelques années plus tard transformé ! Je vous laisse découvrir la suite !

Ce film s'inspire d'une histoire vraie : celle des terroristes dont les media nous ont parlé lors des attentats de Marakkech qui firent de nombreuses victimes dans toute la ville...

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