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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir "Joli Mai" pour le charme de Paris en 1962

Le documentaire de Chris Marker a été remastérisé pour le plus grand bonheur des amoureux de Paris !

Mai 1962 : Chris Marker et Pierre Lhomme baladent leur caméra dans les rues de Paris et de sa proche banlieue et confient le micro à Yves Montand qui nous berce de sa voix !

Mai 1962 : les accords d'Evian marquent la fin de la guerre d'Algérie, au cinéma on joue L'année dernière à Marienbad et Cléo de 5 à 7...

Au fil des rencontres, les réalisateurs abordent tous les sujets des plus légers aux plus graves ; on parle de politique et d'amour, de bonheur, de misère et de progrès...

On parle également de la météo, déjà pas fameuse, du prix des pommes de terre et des premières divagations de la Bourse !

Paris est beau en noir et blanc et même si la vie est dure, les personnes interviewées nous séduisent par leur authenticité et la lumière si particulière que l'on voit dans les yeux des titis natifs et immigrés...

Le ton est gouailleur, les trognes natures et les propos éloignés de la langue de bois du XXI siècle !

J'ai souri en écoutant les amoureux qui veulent se marier pour la vie...j'ai admiré cette femme qui se réjouit d'être relogée dans une tour moderne, elle qui tentait de faire vivre ses cinq enfants et la petite cousine adoptée dans une pièce d'un taudis à Aubervilliers... j'ai admiré ce prêtre ouvrier qui a choisi de rester parmi ses frères d'usine... j'ai entendu ce jeune algérien qui raconte le début de sa vie professionnelle et dans quelles circonstances il a failli devenir raciste... j'ai frémi devant les images d'archives du métro Charonne....

On sort de ce documentaire (un peu long : 2h15 très denses), ragaillardis par l'énergie de tous ces humbles qui croient en l'avenir et font des rêves pour leurs enfants !

Le film n'est pas nostalgique car il est tourné vers des lendemains qui seront meilleurs... Nos politiques seraient bien avisés d'écouter la parole des commerçants, des ouvriers, des architectes... des femmes et des hommes qui font que Paris sera toujours Paris !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Ginger & Rosa" : le passage à l'âge adulte dans les early sixties

Un joli film de Sally Potter avec deux adolescentes Ginger incarnée par Elle Fanning, la rousse boudeuse et Rosa la brune délurée interprétée par Alice Englert (fille de Jane Campion)

Nous sommes dans le Londres conservateur des années 1960 secoué par la libre pensée et les jeunes gens en colère de Carnaby Street... en pleine crise des missiles de Cuba...

Les deux inséparables sèchent l'école pour manifester contre le nucléaire... et oui déjà !

Entre premières cigarettes et baisers volés, elles entrent en rébellion contre leurs mères qu'elles accusent pour l'une de ne pas avoir su garder son homme, pour l'autre de mal vivre mal sa relation avec un compagnon volage...

Ginger et Rosa, c'est l'histoire de la perte de l'innocence de l'enfance lorsque l'irruption de la réalité des trajectoires adultes va progressivement séparer les deux amies !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Gatsby le magnifique" revoir le film de 1974 avec Robert Redford !

Baz Luhrmann s'est largement inspiré de la mise en scène de 1974 avec Robert Redford et Mia Farrow mais y a introduit la 3D et une surenchère au niveau des fêtes réalisées dans la superbe résidence de Jay Gatsby... au point de nous donner mal au cœur tant les images et le son nous agressent !

Certains pourraient préférer Leonardo di Caprio à Robert Redford mais le premier en fait des tonnes alors que Robert Redford traduisait par son élégance toute la dualité du personnage !

Quant à Carey Mulligan qui incarne Daisy Buchanan l'ex petite amie de Gatsby que celui-ci souhaite séduire à nouveau, son jeu équivaut à celui de Mia Farrow, la nostalgie en moins ?!

Les deux versions sont aussi longues l'une que l'autre : 2h20 minutes, alors n'hésitez plus !

"Gatsby le magnifique" revoir le film de 1974 avec Robert Redford !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Song for Marion" : so deliciously british !

Le film de Paul Andrew Williams nous plonge dès les premières images dans l'Angleterre de nos étés adolescents : une rue de coquettes petites maisons en brique précédées de leurs jardinets verdoyants avec quelques marches qui incitent à entrer...

Nous voici dans le cottage de deux retraités londoniens Daisy (Vanessa Redgrave) et Arthur (Terence Stamp) qui ont une vie bien réglée autour de la chorale pour elle, du pub entre copains pour lui... Ils sont très unis même s'ils ne sont pas d'accord sur tout...

En effet si Daisy est très entourée par ses amis, son fils James (Christopher Eccleston) et sa pétillante petite fille Jennyfer... Arthur quant à lui ne vit que pour Daisy et a du mal à comprendre son engouement pour la chorale et la jolie jeune Elizabeth (Gemma Asterton) qui l'anime...

Les acteurs sont tous très justes et le film tout en délicatesse...

Nous admirons la force tranquille de Daisy, nous sourions devant la jeunesse d'Elizabeth, nous nous inquiétons avec James de savoir si son père va enfin lui faire confiance et surtout nous accompagnons pas à pas Arthur dans son ouverture aux autres...

Un bonbon anglais à sucer pour oublier la pluie de Paris et retrouver celle de Londres !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Le passé" un très beau film primé à Cannes

Après "La séparation", Asqhar Farhadi, nous invite à nouveau dans son thème de prédilection : la relation femme homme !

Marie (Bérénice Bejo) fait revenir d'Iran son mari Ahmad (Ali Mosaffa) dont elle est séparée car elle souhaite se remarier avec Amir (Tahar Rahim) !

Nous sommes en France, à Sevran pour être très précis, dans un pavillon de banlieue dont les fenêtres ouvrent sur les rails du RER... mais nous pourrions être en Iran, tant les personnages sont à la fois universels mais subtilement différents !

Bérénice Bejo interprète magnifiquement cette femme qui après avoir eu deux filles de ses premiers compagnons, se remet encore difficilement de sa rupture avec Ahmad même si elle a décidé qu'Amir serait le bon !

Nous sommes conviés dans la cuisine, la chambre à coucher, le jardin et la remise du pavillon où se retrouvent les différents personnages dans les circonstances de la vie de tous les jours : un dîner improvisé, un robinet qui fuit, un cauchemar d'enfant et plus grave une fugue adolescente...

Car Lucie, la fille aînée de Marie (prometteuse Pauline Burlet) ne veut pas que sa mère se remarie et multiplie les crises pour qu'on l'écoute !

Le petit garçon d'Amir ne sait plus où il en est et son visage tour à tour boudeur ou attendrissant traduit ses émotions à fleur de peau : doit-il encore aimer sa maman qui est dans le coma après une tentative de suicide ou doit-il adopter Marie, la jeune femme dont son père est amoureux !

L'arrivée d'Ahmad va renvoyer chacun des protagonistes à son passé... avec une question lancinante : doit-on tout comprendre du passé pour arriver à construire le futur ?

Un seul bémol à ce film un peu long : l'intrigue manque de moments de grâce où le spectateur pourrait se dégager de la gangue des sentiments !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Sous surveillance" un très bon Robert Redford

Robert Redford signe un très bon thriller politique comme on les aime !

Il nous replonge dans sa quête de la vérité et se met en scène sans complaisance !

Il incarne un avocat, Jim Grant qui, venant de perdre sa femme, s'investit à fond dans sa relation avec sa délicieuse petite fille de 11 ans

Au même moment, Sharon Solarz (Susan Sarandon), une ancienne militante de Weather Underground, mouvement protestataire apparu en 1969 dans le sillage des manifestations contre la guerre du Vietnam, décide de sortir de la clandestinité !

Ben Shepard (Shia LaBeouf), journaliste local s'empare de l'affaire au grand dam de son rédacteur en chef Ray Fuller (excellent Stanley Tucci, directeur artistique du "Diable s'habille en Prada") !

Le film mêle ensuite finement l'Histoire des Etats-Unis et du monde, à l'époque d'une jeunesse révoltée, et les destins individuels de ces jeunes gens, engagés dans une cause qu'ils estimaient justes mais qui se sont fait piégés - de près ou de loin, dans une opération qui s'est malheureusement soldée par un meurtre - meurtre d'un vigile dont le FBI recherche toujours les auteurs !

Jim Grant, démasqué par Ben Shepard, prend la fuite après avoir confié sa fille à son frère... il rencontre ses anciens compagnons de révolution pour retrouver la trace de celle qu'il a aimée Mimi Lurie (Julie Christie), puis quittée car elle avait décidé de continuer la lutte armée ! Elle seule, pense-t-il, pourra prouver son innocence...

Robert Redford va obliger ces hommes et ces femmes qui ont refait leur vie à sortir de l'ombre pour une rencontre en forme de bilan... Tous excellemment interprétés, chacun passe à Jim Grant l'information relais qui va lui permettre de déjouer le FBI !

Ben Shepard, comme happé par l'Histoire, poursuit sa quête de son côté, acquérant l'étoffe qui lui manquait pour se réaliser dans sa vie d'homme !

Le film se termine dans une cabane à la frontière du Canada mais je ne vous en dirai pas plus, allez-voir le film !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Mud" attention chef d'oeuvre !

Le troisième film de Jeff Nichols nous plonge dès les premières images dans le Sud profond des USA, sur un canot dans lequel embarquent deux gamins de 14 ans, Ellis et Neckbone qui vivent le long d'un bras du Mississipi où demeurent, séparés du monde, quelques familles pauvres logeant dans des maisons flottantes dévorées par la mangrove et menacées de démolition !

Nous débarquons avec eux sur une île du fleuve où ils découvrent un bateau bleu et blanc juché au sommet d'un arbre ! Ce bateau est à eux disent-ils... mais des traces de vie les ramènent sur la berge où un personnage de hors-la loi : Mud, incarné par Matthew McConaughey les embarque dans sa propre légende personnelle... Un revolver, un tatouage de serpent, une chemise blanche porte bonheur et des bottes laissant des empreintes en forme de croix sur le sable... Ellis, jeune garçon qui vit très mal les tensions entre ses parents, est immédiatement fasciné par l'histoire de cet homme qui aurait tué un autre homme par amour et se cacherait sur l'île en attendant de retrouver sa belle ! Il décide de l'aider coûte que coûte !

Le spectateur est invité dans le film aux côtés d'Ellis, interprété par Tye Sheridan, jeune acteur saisissant, de Mud qui se révèle de plus en plus ambigu et de sa blonde délurée Juniper interprétée finement par Reese Witherspoon !

Le film est le récit d'initiation d'Ellis qui veut croire à l'amour, fantasme celui de Mud au-delà de toute vraisemblance, flirte avec une adolescente qui l'adopte puis le jette, vole au secours de Juniper qui s'est réfugiée dans un motel de la route 61, chambre 210...cherche une figure paternelle auprès de Mud, de l'oncle fantasque de son ami, et de l'homme étrange au passé mystérieux qui a élevé Mud enfant (Sam Shepard) ! Il espionne et questionne ses parents : il veut comprendre ce qui se passe entre les hommes et les femmes !

Un très beau portrait d'enfant qui, sous les yeux de son ami qui l'observe sans toujours le comprendre mais qui toujours le suit et le soutient, fait bouger les adultes autour de lui !

Le film se termine sur une très belle scène sans parole : Ellis est prêt à accueillir les femmes dans sa jeune vie, il sait quelle place leur donner !

Le Mississipi est envoûtant comme le Mékong de Marguerite Duras et le parler limoneux de ces américains du Sud évoque étrangement le phrasé singulier de l'auteur du "Barrage contre le pacifique"

Laissez-vous emporter par cette ode à l'enfance qui réinvente le monde à la hauteur de la pureté de son ambition de vie !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir "La fleur de l'âge" pour Jean-Pierre Marielle

Le film de Nick Quinn nous procure le plaisir de voir Jean-Pierre Marielle qui se fait trop rare au cinéma !

Dans un rôle assez convenu de vieil homme bougon, contraint de quitter sa maison pour habiter chez son fils suite à une fracture du col du fémur, Jean-Pierre Marielle alias Hubert Dassonville reprend petit à petit goût à la vie grâce à son aide soignante Zana !

Cette dernière incarnée par une Julie Ferrier très inspirée réussit, avec l'air de ne pas y toucher - à rapprocher Hubert de son fils Gaspard interprété par Pierre Arditi !

En effet les deux hommes vivent chacun en égoïste ! Gaspard, producteur d'une émission de TV à succès papillonne d'une trentenaire à une autre sans jamais s'attacher : il vit seul et n'a pas d'enfant ! Hubert vit reclus dans sa maison de Sèvres depuis la mort de son épouse !

Gaspard embauche sur un coup de tête, un jour de blues, Zana, qui le séduit dans un moment suspendu à la grâce subtile !

Et Zana transforme la vie des deux hommes telle une fée Clochette qui les hypnotise avec son sourire de danseuse et ses petits gestes attentionnés avant de repartir sous d'autres cieux avec mari et enfants !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Hannah Arendt" un film incontournable ?

Difficile de ne pas aller voir le dernier film de Margarethe von Trotta que l'on a appréciée dans "L'honneur perdu de Katharina Blum" ou "Rosa Luxembourg" !

A force de vouloir ouvrir les yeux des allemands sur leur lourd passé, la réalisatrice signe un film didactique, qui paradoxalement ne fouille pas assez le lien controversé entre l'oeuvre d'Hannah Arendt, philosophe allemande née en 1906 - émigrée à New York en 1941 et naturalisée américaine en 1951, et la pensée de Martin Heidegger, son premier maître et amant !

Le film n'est pas un biopic mais raconte un épisode charnière de la vie de la philosophe entrecoupés de quelques flashbacks académiques.

Hannah Arendt, qui a déjà publié son oeuvre majeure "Les origines du totalitarisme", est envoyée par le New Yorker couvrir le procès d'Adolf Eichmann à Jérusalem en 1961.

Elle rend son article en mai 1962 après la pendaison d'Eichmann : dans un long texte, elle explique qu'elle s'attendait à voir le diable mais qu'elle n'a découvert, dans sa cage en verre, qu'un homme banal, un "falot", un homme dépourvu de "pensée" (la pensée étant associée dans son raisonnement à l'esprit critique), qui tout au long de son procès n'a cessé de se défendre en disant qu'il n'avait fait qu'obéir aux ordres !

Elle en tire un concept philosophique original "la banalité du mal" qui va faire scandale aux USA mais également et surtout en Israël !

La philosophe, interprétée par Barbara Sukowa, se retrouve rapidement isolée, ses amis lui tournant le dos d'autant qu'elle a soulevé en parallèle la question du rôle des Judenräts (conseils juifs) dans les déportations... Soutenue par son mari interprété par Axel Milberg, acteur tout en nuance, et par sa fidèle secrétaire qui dépouille les lettres d'injure qu'elle reçoit du monde entier, Hannah va se réfugier à la campagne pour se mettre à l'écriture de son livre "Eichmann à Jérusalem"...

Car Hannah nous est présentée dans le film comme une femme intransigeante, campant sur ses positions, refusant l'aspect "affectif" de la Shoah et des 6 millions de morts juifs !

Le personnage est effectivement courageux, sa thèse est "intéressante" mais elle doit être mise en regard avec des engagements politiques à première vue antagonistes : comment la femme qui, après la seconde guerre mondiale retourne en Allemagne et travaille pour une association d'aide aux rescapés juifs, peut-elle parallèlement témoigner en faveur d'Heidegger au cours de son procès en dénazification ?

Le film nous incite à lire ou à relire l'oeuvre d'Hannah Arendt dont la pensée a été influencée par Heidegger mais également Husserl et Karl Jaspers !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Relire "L'écume des jours" de Boris Vian en ce weekend chagrin

Désolée Michel Gondry, vous vous êtes donné visiblement beaucoup de mal pour adapter le chef d'oeuvre de Boris Vian, mais c'est complètement raté ! Et le film n'en finit plus !

Le spectateur se dit au départ que tout ce farfelu bricolé c'est une façon de nous faire avaler le générique pour rivaliser avec ceux de James Bond mais pas du tout... cela dure plus de 2 heures ! Pas une seule image sans un trucage ! C'est soûlant !

Impossible de ne pas être envahi par cet amas de de trouvailles comme le pianocktail sic qui nous détournent de l'oeuvre et des acteurs qui se démènent pour exister !

J'ai nommé Audrey Tautou qui interprète Chloé dont va tomber amoureux Colin (Romain Duris) qui habite un étrange appartement où il est servi par un maître d'hôtel stylé Omar Sy et entouré par un ami dévoué Chick (Gad Elmaleh) obsédé par la figure de Jean Sol Partre sic !

Ils tombent amoureux donc, se marient à l'église ! et font leur voyage de noces dans un nuage tenu au bout d'une grue au-dessus de Paris ! Très vite leur bonheur est entaché par un nénuphar qui se développe dans le poumon de Chloé !

Le film est tellement boursouflé que le spectateur se fiche comme d'une guigne du sort de cette jolie jeune femme soignée par un étrange médecin qui lui prescrit de drôles de petites pilules concoctées par une étrange pharmacienne ! - et de son compagnon qui est obligé de se mettre à travailler pour payer le traitement de sa belle épouse !

Vous me direz mais personnellement je n'ai pas du tout plongé dans la féerie du cinéaste !

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