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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

 

 

Le Petit Palais présente pour la première fois une sélection de 150 pastels...

L'exposition permet d'admirer les chefs d'oeuvre de la collection : Berthe Morisot, Auguste Renoir, Paul Gauguin, Mary Cassatt, Edgar Degas mais également de découvrir des artistes symboliques tel Charles Léandre (voir affiche) ou plus mondains tels James Tissot, Victor Prouvé ou Pierre Carrier Belleuse...

La grande majorité des pastels datés entre 1850 et 1914 illustrent le renouveau du pastel à la croisée du dessin et de la peinture !

 

Berthe Morisot, Caroline Baily, Charles Léandre, Guillaume Roger, Iwill, James Tissot, Mary Cassatt, Paul Albert Bartholomé, Pierre Carrier Belleuse, Victor Prouvé
Berthe Morisot, Caroline Baily, Charles Léandre, Guillaume Roger, Iwill, James Tissot, Mary Cassatt, Paul Albert Bartholomé, Pierre Carrier Belleuse, Victor Prouvé
Berthe Morisot, Caroline Baily, Charles Léandre, Guillaume Roger, Iwill, James Tissot, Mary Cassatt, Paul Albert Bartholomé, Pierre Carrier Belleuse, Victor Prouvé
Berthe Morisot, Caroline Baily, Charles Léandre, Guillaume Roger, Iwill, James Tissot, Mary Cassatt, Paul Albert Bartholomé, Pierre Carrier Belleuse, Victor Prouvé
Berthe Morisot, Caroline Baily, Charles Léandre, Guillaume Roger, Iwill, James Tissot, Mary Cassatt, Paul Albert Bartholomé, Pierre Carrier Belleuse, Victor Prouvé
Berthe Morisot, Caroline Baily, Charles Léandre, Guillaume Roger, Iwill, James Tissot, Mary Cassatt, Paul Albert Bartholomé, Pierre Carrier Belleuse, Victor Prouvé
Berthe Morisot, Caroline Baily, Charles Léandre, Guillaume Roger, Iwill, James Tissot, Mary Cassatt, Paul Albert Bartholomé, Pierre Carrier Belleuse, Victor Prouvé
Berthe Morisot, Caroline Baily, Charles Léandre, Guillaume Roger, Iwill, James Tissot, Mary Cassatt, Paul Albert Bartholomé, Pierre Carrier Belleuse, Victor Prouvé
Berthe Morisot, Caroline Baily, Charles Léandre, Guillaume Roger, Iwill, James Tissot, Mary Cassatt, Paul Albert Bartholomé, Pierre Carrier Belleuse, Victor Prouvé
Berthe Morisot, Caroline Baily, Charles Léandre, Guillaume Roger, Iwill, James Tissot, Mary Cassatt, Paul Albert Bartholomé, Pierre Carrier Belleuse, Victor Prouvé

Berthe Morisot, Caroline Baily, Charles Léandre, Guillaume Roger, Iwill, James Tissot, Mary Cassatt, Paul Albert Bartholomé, Pierre Carrier Belleuse, Victor Prouvé

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film de Mohammad Rasoulof a été sélectionné à Cannes en 2017 pour le prix Un certain regard  mais il est interdit de projection en Iran !

Le courageux cinéaste dénonce à nouveau dans Un homme intègre après Au revoir (2011) et Les manuscrits ne brûlent pas (2013) la corruption généralisée du régime iranien...

De retour en Iran après un séjour aux Etats Unis, le réalisateur s'est fait confisquer son passeport en septembre 2016 et reste sous la menace d'une incarcération immédiate...

A travers l'histoire de Reza et de son épouse Hadis, le conte cruel dissèque sèchement le processus infernal qui interdit à tout iranien de se comporter en individu intègre...

La descente aux enfers de Reza nous glace tout autant que la morale de ce film qui est à la fois "jouissive" puisque le héros arrive à s'en "sortir" mais surtout désespérante ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Xavier Beauvois a choisi d'adapter le roman éponyme de Ernest Pérochon pour nous raconter l'héroïque implication des femmes restées à l'arrière des tranchées de la grande guerre...

Il a installé sa caméra dans la Haute Vienne dans le village de Montrol Sénard où rien ne semble avoir changé depuis 1915...

Trois femmes "courage" : Hortense la mère (Nathalie Baye vieillie pour le rôle), sa fille Solange (Laura Smet) et Francine une jeune ouvrière agricole (Iris Bry, une révélation) recrutée à l'assistance publique pour les aider, consacrent toute leur énergie à faire marcher l'exploitation alors que les hommes de la famille ont tous été mobilisés...

Le film couvre les quatre années de guerre et nous fait participer à tous les travaux de la ferme au rythme des saisons...

En plus de deux heures, Xavier Beauvois ne réussit pas vraiment à nous intéresser au destin de ses personnages à la Millet...

Le sujet est passionnant sur le papier, la reconstitution de l'époque est parfaite mais la réalisation trop linéaire manque totalement de relief...

Nathalie Baye et Laura Smet jouent bien mais elles jouent...

Seule Iris Bry nous convainc dans sa modernité en incarnant une très jeune femme qui assume ses choix avec une douce fermeté !

Dommage, Xavier Beauvois nous avait habitués à mieux ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Raymond Depardon a choisi de nous parler de la mise en application d'une loi de septembre 2013 qui prévoit qu'un patient hospitalisé sans consentement dans une unité psychiatrique soit présenté devant un juge des libertés et de la détention moins de 12 jours après son enfermement...

Le cinéaste filme 10 patients du Centre hospitalier Le Vinatier de Lyon face à leur juge et en présence de leur avocat...

Le psychiatre est physiquement absent pour que le patient puisse parler librement de son traitement mais la parole du médecin est toute puissante..

Face au défilé de misères humaines, le juge tente d'écouter l'individu qui lui fait face mais il se reconnait impuissant dans la décision finale : je ne suis pas médecin, répètent les 4 juges (2 hommes, 2 femmes) qui ont accepté d'être filmés...

On les comprend mais on comprend surtout que leur rôle est totalement théorique et ce même face au burn out généré par un harcèlement professionnel chez Orange...

Les patients aussi fous soient-ils sont tous touchants mais force est de reconnaître que notre société, tous pouvoirs confondus, est implacable ! Et donc pas magnifique !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Yasmina Reza nous donne à voir au théâtre du Rond Point des personnages de la petite bourgeoisie provinciale qui nous ressemblent dans leur réalité sociale...

Les personnages de Boris (Louis Do de Lencquesaing excellent) et d'Andrea (Emmanuelle Devos formidable) sont bientôt rejoints sur  le parking où ils se chamaillent au lieu de profiter de la soirée qu'ils ont volée - le premier à sa femme, la seconde à son enfant - par un trio venus fêter l'anniversaire d'Yvonne (Josiane Stoléru), la mère d'Eric (Micha Lescot très crédible dans son rôle de fils voulant faire plaisir à sa mère)...

La rencontre totalement fortuite de ces personnes qui pour la plupart ne se connaissent pas vraiment ou pas du tout, va révéler les failles et la solitude de chacun face aux différends qu'ils vont devoir affronter...

Une mise en scène quasiment cinématographique enrichie par des décors à la fois réalistes et hautement symboliques soulignent à merveille l'absurdité de cette soirée qui n'en est pas une...

Sans oublier le texte souvent très amusant tant il renvoie aux tics de notre époque !

A voir avant le 31 décembre ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Robert Guédiguian nous emmène à nouveau à Marseille avec sa troupe d'acteurs fidèles !

Quel plaisir de revoir Ariane Ascaride (Angèle), Jean Pierre Darroussin (Joseph) et Gérard Meylan (Armand) qui interprètent une fratrie revenue au chevet d'un père gravement malade...

Dans la calanque de Méjean surplombée par un immense viaduc, les cabanons sont vides... C'est l'hiver et seul le restaurant repris par Armand est ouvert...

La mer est immense et Marseille s'offre au loin aux regards de ces trois quinquagénaires abîmés par la vie...

Ils avaient des idéaux, ils étaient jeunes et beaux et leur retour ranime les souvenirs et les regrets...

Confrontés à la découverte de trois enfants migrants qu'ils vont secrètement héberger, la soeur et les deux frères vont réussir à faire le deuil de leur passé pour s'inventer à nouveau un avenir qui leur ressemble...

Des personnages magnifiques habitent cette histoire tel Robinson Stévenin qui incarne Benjamin, pêcheur et poète amoureux fou d'Angèle ou encore un couple de personnes âgées amies du père... 

Un beau film militant, émouvant et dans l'air du temps ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Gaël Morel a voulu dans ce film rendre hommage au monde ouvrier dont il est issu ainsi que Sandrine Bonnaire, principal personnage de Prendre le large...

L'histoire nous raconte le parcours d'Edith qui, à la surprise de tous, accepte un reclassement à Tanger où l'usine textile de Villefranche sur Saône où elle travaille, est délocalisée...

Edith nous est présentée comme une victime : du monde industriel qui l'exploite et lui a "pris" son mari décédé d'un cancer professionnel, du mouvement syndical qui n'a pas réussi à préserver son emploi et celui de ses camarades, mais également de l'indifférence de son fils qui est "monté" sur Paris pour vivre sa vie avec son compagnon...

Décidée à continuer à travailler coûte que coûte, Edith se heurte, dès son arrivée au Maroc, au racisme antifrançais et à la dure vie des ouvriers marocains...

Désireuse de faire table rase de son passé, elle tente de se construire une nouvelle vie auprès de Mina qui dirige la pension de famille où elle a atterri - et de son fils Ali qui lui rappelle  les jeunes années de son propre fils...

Tourné dans des lieux réels, le film est bien documenté sur la réalité de la vie ouvrière des deux côtés de la Méditerranée mais pêche par un scénario improbable qui nous empêche d'apprécier le talent de Sandrine Bonnaire, plus vraie que nature dans ce rôle...

Contrairement à l'affiche, Edith/Sandrine ne sait pas sourire à la vie et le spectateur ressort attristé par cette femme qui se fuit dans le malheur sans jamais se poser les bonnes questions...

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Stéphane et David Foenkinos avaient envie de réaliser un autre portrait de femme après La Délicatesse...

Ils ont choisi Karin Viard pour interpréter le rôle de Nathalie, prof en Khâgne, la cinquantaine divorcée et mère de Mathilde, une délicieuse jeune fille dont elle organise la fête anniversaire surprise pour ses 18 ans...

Tout semble bien aller entre Nathalie et sa fille...  Mais Nathalie regarde avec envie et bientôt avec jalousie la vie de sa fille à qui tout réussit...

Mathilde, interprétée par une vraie danseuse Dara Tombroff, est ravissante, Mathilde danse divinement bien, Mathilde est amoureuse d'un jeune homme qui la couve des yeux...

Une jalousie maladive s'empare de Nathalie qui ne supporte plus non plus le bonheur de sa meilleure amie Sophie (Anne Dorval à contre emploi), l'épanouissement de son ex mari avec une nouvelle compagne qu'elle juge idiote, le succès de Mélanie (Anaïs Demoustier) une de ses jeunes collègues...

Nathalie devient aigrie, injuste, méchante, pète les plombs professionnellement et va jusqu'à manquer de tuer sa fille en l'empoisonnant...  

Dommage que le personnage magnifiquement interprété par Karin Viard soit si peu nuancé... Le portrait est tellement caricatural qu'on finit par ne plus y croire...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Peter Landesman nous raconte l'histoire de l'informateur des deux journalistes du Washington Post qui ont fait éclater le Watergate en 1972 - et dont le nom n'a été révélé qu'en 2008...

En effet qui connait Mark Felt dit Gorge profonde, numéro deux du FBI aux côtés de Hoover, qui écœuré par l'attitude de la Maison Blanche qui intime au FBI de boucler l'enquête en 48 heures, prend sur lui de contacter la presse...

Mark Felt qui a travaillé 30 ans au FBI est l'exemple même de l'agent intègre, loyal et courageux qui se met en danger pour faire respecter la vocation d'indépendance du FBI ...

Le réalisateur a décidé de rendre hommage à ce premier lanceur d'alerte et a confié le rôle à un Liam Neeson sobre et sévère...

Le film est bien fait mais n'atteint pas la portée historique des Hommes du président d'Alan Pakula en 1976... 

Sans doute parce que les personnages secondaires ne sont pas assez creusés et notamment les plus proches collaborateurs de Mark Felt ni ses correspondants au Washington Post et au Times... Sans doute aussi parce que Peter Landesman a voulu traiter en parallèle le drame intime de Mark Felt dont la disparition de sa fille s'inscrit dans les mouvements pacifiques qui s'opposaient alors à la guerre du Vietnam...

A vouloir trop ancrer le film dans les années 70, la dénonciation du système perd de sa force et surtout de son actualité !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après le succès de son dernier opus Kingsman Secret Service, Matthew Vaughn nous plonge à nouveau dans l'univers so délicieusement british de ces supers agents secrets...

Après un début un peu poussif malgré une amusante poursuite en taxi londonien, le film prend son rythme quand le trio Eggsy (Taron Egerton), Galahad (Colin Firth) et Merlin (Mark Strong) se reforme pour aller combattre le cartel de la drogue dirigé par la méchante Poppy Adams (Julianne Moore qui visiblement s'amuse beaucoup)...

Aidés par des confrères américains so american avec chapeau et lasso, les trois compères jouent aux quilles avec leurs méchants adversaires...

Tout finit bien dans cette histoire pour rire mais le réalisateur nous livre tout de même une réflexion douce amère sur la lâcheté des dirigeants occidentaux...

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