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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après le succès de Snow Therapy, le réalisateur suédois Ruben Ostlund a remporté la Palme d'or l'été dernier avec "The square"qui sort cette semaine sur les écrans français...

Je n'ai pas du tout aimé ce film mais ce qui est intéressant c'est de se poser la question de la raison du vote du jury cannois en faveur de ce film face à 120 battements par minute par exemple...

Christian (intéressant Claes Bang), le héros de "The square" , père divorcé et conservateur d'un musée d'art contemporain réputé, est l'archétype du bobo : très aisé, il prête néanmoins attention aux mendiants dans la foule et aux appels de détresse d'une inconnue... il roule en voiture électrique et organise une exposition The square qui incite les visiteurs à l'altruisme et leur rappelle leurs devoirs à l'égard de leurs prochains...

Mais les circonstances - le vol dont il est la victime et la campagne de promotion scandaleuse de la future exposition, qu'il a omis d'étudier sérieusement avant de donner son accord, vont rapidement révéler la lâcheté ordinaire du personnage...

A vouloir décortiquer pour mieux dénoncer les travers de la société occidentale actuelle : les ghettos de riches, la peur du "pauvre", l'irresponsabilité des media, la vacuité du sexe facile, l'admiration ridicule pour les "performances" de certains artistes contemporains... Ruben Ostlund n'arrive pas à réellement nous interpeller en étirant son film sur 2h30 et en le chargeant exagérément...

Vous me direz ce que vous en pensez !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Tonie Marshall a eu l'idée il y a 6/7 ans de réaliser une série sur les réseaux de femmes d'influence...

Seule Arte ayant manifesté un intérêt pour son projet, la réalisatrice a du toutefois renoncer car la chaîne franco-allemande diffusait alors Borgen !

La série s'est donc métamorphosée en film...

On ne peut que se réjouir que le sujet du plafond de verre soit enfin traité au cinéma mais on peut également regretter le format de la série qui aurait mieux permis d'installer les archétypes ! 

En effet la réalisatrice nous offre une brochette de personnages tout à fait intéressants et remarquablement interprétés mais le format accentue l'aspect caricatural des figures de style...

Le film nous raconte l'histoire d'Emmanuelle Blachey, ingénieure talentueuse qui a gravi tous les échelons d'un géant français de l'ingénierie jusqu'au comité exécutif... Emmanuelle Devos est immédiatement et incroyablement crédible en femme cadre sup ! Tout comme Tonie Marshall, elle a rencontré des femmes de pouvoir et a même commencé à apprendre le chinois qu'elle parle à la perfection dans le film lorsqu'elle mène avec succès une négociation avec des cadres chinois qu'elle séduit par son approche à la fois pragmatique et sensible des dossiers !

Approchée par un réseau de femmes d'influence et notamment par sa brillante dirigeante Vera Jacob (formidable Suzanne Clément) et par la responsable d'une agence de communication interprétée par une Anne Azoulay plus vraie que nature, Emmanuelle va se voir proposer le poste de PDG d'un groupe du CAC 40 dont le patron est très malade...

D'abord réticente, Emmanuelle va accepter le défi et se heurter alors aux conflits inévitables que génère sa candidature : conflits sur le plan professionnel notamment avec son concurrent Jean Beaumel (Richard Berry un peu univoque), coaché par un homme d'influence Marc Ronsin (excellent Benjamin Biolay) et débats plus intimes avec son père (Sami Frey touchant) et son conjoint dont la carrière bascule...

Le film est foisonnant, haletant et aussi passionnant que Margin Call dans sa description de l'univers des grandes entreprises !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur d'"Entre les murs" poursuit son ambition de parler des jeunes, de les écouter sans les juger...

Il nous emmène à La Ciotat où Olivia, une écrivaine de polars reconnue, a décidé d'animer un atelier d'écriture pour des jeunes en réinsertion...

L'opposition sociologique entre la "parisienne" et le groupe des blacks/blancs/beurs locaux est immédiatement posée et longuement développée !

Ils sont sympathiques, elle est prévisible, autoritaire, assez binaire !

Interprétée par une Marina Foïs pas franchement à l'aise ni subtile dans le rôle, le personnage montre vite ses faiblesses et se révèle beaucoup moins adulte que ses élèves... 

Elle s'oppose très rapidement à un "petit blanc" : Antoine (excellent Matthieu Lucci) qui flirte avec les idées d'extrême droite et n'est pas sans avouer une certaine admiration pour les auteurs de l'attentat du Bataclan...

Olivia fascinée par Antoine, va tenter de le faire adhérer à la trame du sujet choisi par le groupe pour le livre qu'ils doivent écrire : en vain !

Olivia va tenter de le faire parler pour comprendre ses "motivations" : en vain !

Olivia va tenter de l'utiliser pour son propre livre en panne : Antoine repère la ficelle et prend le pouvoir dans la relation !

S'ensuivent des scènes assez glauques, sans aucun rapport avec le sujet du film, qui démontrent la vacuité et la lâcheté d'Olivia !

A vouloir mener de front plusieurs batailles, Laurent Cantet réalise un film bancal qui dérape dans la complaisance ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

 

Le cercle Guimard se démène depuis des années pour remettre sur le devant de la scène l"oeuvre un peu oubliée d'Hector Guimard (1867-1942), architecte et designer de l'Art Nouveau, principalement connu pour ses entrées du métro parisien !

Leur ténacité a payé puisque, jusqu'au 9 décembre, sont ouvertes les portes de l'hôtel Mezzara (60 rue La Fontaine Paris 16), construite pour un magnat de l'industrie textile...

La villa de 1910 est restée dans son esprit d'origine... même si la visite est un peu décevante car trop succincte si l'on se réfère à la maison Horta à Bruxelles !

En effet on ne visite que le bas de la maison et seule la salle à manger est meublée...

Une initiative à encourager toutefois si l'on souhaite que Paris arrive à se doter d'un véritable parcours Art Nouveau / Art Déco à l'instar de Bruxelles et de Barcelone...

 

 

"Hector Guimard, précurseur du design" : un futur musée à l'hôtel Mezzara ?
"Hector Guimard, précurseur du design" : un futur musée à l'hôtel Mezzara ?
"Hector Guimard, précurseur du design" : un futur musée à l'hôtel Mezzara ?
"Hector Guimard, précurseur du design" : un futur musée à l'hôtel Mezzara ?
"Hector Guimard, précurseur du design" : un futur musée à l'hôtel Mezzara ?
"Hector Guimard, précurseur du design" : un futur musée à l'hôtel Mezzara ?
"Hector Guimard, précurseur du design" : un futur musée à l'hôtel Mezzara ?
"Hector Guimard, précurseur du design" : un futur musée à l'hôtel Mezzara ?
"Hector Guimard, précurseur du design" : un futur musée à l'hôtel Mezzara ?
"Hector Guimard, précurseur du design" : un futur musée à l'hôtel Mezzara ?
"Hector Guimard, précurseur du design" : un futur musée à l'hôtel Mezzara ?

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

La première décennie de la carrière d'André Derain est fondamentale dans son oeuvre : il engage alors un dialogue avec Vlaminck, Matisse, Braque et Picasso...

Le parcours chronologique de l'exposition retrace les grands jalons de cette période, du fauvisme au cublsme, jusqu'au réalisme magique...

J'avoue avoir été particulièrement intéressée par sa période fauve lorsqu'il il rejoint Matisse lors d'un séjour à Collioure en 1905...

Influencé par la lumière méditerranéenne et fasciné par Van Gogh, Derain favorise l'emploi des couleurs vives et pures jusqu'à les transposer à Londres !

A voir jusqu'au 29 janvier

"André Derain 1904-1914, la décennie radicale" : le cofondateur du fauvisme au centre Pompidou
"André Derain 1904-1914, la décennie radicale" : le cofondateur du fauvisme au centre Pompidou
"André Derain 1904-1914, la décennie radicale" : le cofondateur du fauvisme au centre Pompidou
"André Derain 1904-1914, la décennie radicale" : le cofondateur du fauvisme au centre Pompidou
"André Derain 1904-1914, la décennie radicale" : le cofondateur du fauvisme au centre Pompidou
"André Derain 1904-1914, la décennie radicale" : le cofondateur du fauvisme au centre Pompidou
"André Derain 1904-1914, la décennie radicale" : le cofondateur du fauvisme au centre Pompidou
"André Derain 1904-1914, la décennie radicale" : le cofondateur du fauvisme au centre Pompidou

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Le Centre Pompidou célèbre ses 40 ans avec le peintre David Hockney qui fête ses 80 ans...

Avec plus de 160 peintures, photographies, gravures, installations vidéos, dessins et ouvrages, incluant les tableaux les plus célèbres, l'exposition retrace l'intégralité du parcours de l'artiste !

Le visiteur peut admirer 60 années de travail, depuis ses premières oeuvres jusqu'aux monumentales compositions en "Joiners" (panneaux patchwork) qu'il réalise dans son atelier...

Le talent prolifique de cet artiste ne se limite pas à sa vision "pop" d'une Californie hédoniste ni à ses célèbres "Pool paintings" qui évoquent irrésistiblement l'univers d'Edward Hopper !

David Hockney s'intéresse en effet depuis de nombreuses années aux outils techniques de production et de reproduction moderne des images dans une entreprise de réconciliation de la peinture et de la photographie !

Une exposition passionnante à voir avant le 23 octobre !

 

"David Hockney" : une superbe rétrospective au Centre Pompidou
"David Hockney" : une superbe rétrospective au Centre Pompidou
"David Hockney" : une superbe rétrospective au Centre Pompidou
"David Hockney" : une superbe rétrospective au Centre Pompidou
"David Hockney" : une superbe rétrospective au Centre Pompidou
"David Hockney" : une superbe rétrospective au Centre Pompidou
"David Hockney" : une superbe rétrospective au Centre Pompidou
"David Hockney" : une superbe rétrospective au Centre Pompidou
"David Hockney" : une superbe rétrospective au Centre Pompidou
"David Hockney" : une superbe rétrospective au Centre Pompidou
"David Hockney" : une superbe rétrospective au Centre Pompidou
"David Hockney" : une superbe rétrospective au Centre Pompidou
"David Hockney" : une superbe rétrospective au Centre Pompidou
"David Hockney" : une superbe rétrospective au Centre Pompidou

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Le musée célèbre avec faste l'anniversaire des 70 ans de la création de la maison Christian Dior en nous présentant une sélection éblouissante de 300 robes de haute couture conçues de 1947 à nos jours, auxquels s'ajoutent des accessoires et des documents : photos et vidéos  !

L'exposition nous plonge avec ravissement dans l'univers du fondateur et des couturiers de renom qui lui ont succédé : Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et Maria Grazia Chiuri !

Pour cet ambitieux projet, la plupart des œuvres présentées sont issues du fonds Dior Héritage, le plus souvent jamais vues à Paris, auxquelles s’ajoutent les prêts exceptionnels provenant des collections du musée des Arts décoratifs et de l’Union française des Arts du costume, du Palais Galliera, du Costume Institute au Metropolitan Museum of Art de New York, du Victoria and Albert Museum de Londres, du De Young Museum de San Francisco, de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, du Museum of London, du musée Christian Dior de Granville, ainsi que des œuvres d’art prestigieuses, de tout temps et de toute époque, provenant des collections du musée du Louvre, du musée d’Orsay et du musée de l’Orangerie, du Château de Versailles, du Centre Pompidou, du musée des Arts décoratifs et de nombreuses collections particulières.

Retenez vos places pour la visite car le succès est au rendez-vous  !

A voir jusqu'au 7 janvier 2018

Un conseil : gardez du temps pour admirer la nef, clou de l'exposition, avec son parcours chronologique qui mériterait d'être vu au début de l'exposition et non à la fin pour mieux comprendre la logique des filiations du couturier du rêve !  

"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs
"Christian Dior Couturier du rêve"  : une superbe exposition au musée des Arts Décoratifs

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

André Dussollier reprend avec bonheur le texte écrit par l'auteur italien Alessandro Baricco qui lui a valu le Molière du meilleur comédien en 2015, à 69 ans !

Accompagné par un talentueux quartet de jazz, il nous raconte la vie de Novecento, enfant abandonné en 1920 sur le piano d'un paquebot qui faisait la liaison entre l'Europe et New York...

Elevé par l'équipage, Novecento ne quitte pas le navire et devient bientôt un brillant pianiste...

André Dusssollier incarne un trompettiste, faisant partie de l'orchestre durant 6 ans, qui est devenu l'ami de Novecento...

Interprétant tour à tour plusieurs personnages, André Dussollier habite le plateau avec une énergie swingante communicative, chantant, dansant, jouant de la trompette et du piano, virevoltant avec une mine tantôt gourmande de musique, tantôt nostalgique au souvenir de son ami pianiste qui ne réussit jamais à quitter le navire tant le monde par définition infini lui paraissait effrayant !

Un spectacle magnifique qui révèle un André Dussollier humain, si humain que l'on aimerait qu'il s'invite à nos côtés pour continuer à nous raconter de belles histoires !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur d'Elena, Andréï Zviaguintsev nous emmène à Moscou dans l'intimité d'un couple qui se sépare après une douzaine d'années de mariage...

Relativement aisés, Boris (Alexeï Rozine) et Zhenya (Marianna Spivak) se déchirent et envisagent sans états d'âme de confier leur jeune fils Aliocha à une institution...

Ce dernier qui a surpris la conversation de ses parents, sanglote silencieusement derrière la porte puis disparaît sans que son père ni sa mère ne réagissent  immédiatement...

Les deux protagonistes ont en effet reconstruit une nouvelle histoire d'amour  : lui avec une jeune femme déjà enceinte à laquelle il a promis un amour éternel, elle avec un homme plus âgé et très aisé... 

 

Le policier auquel ils finissent par confier la recherche de leur fils baisse vite les bras et c'est une association de volontaires bénévoles, largement inspirée de l'organisation privée russe Liza Alerte, qui prend le relais...

A partir de ce moment-là, le récit alterne les scènes de recherche d'Aliocha menées par ce groupe concerné et professionnel et les scènes qui illustrent le vide abyssal des parents pour lesquels seuls comptent les signes extérieurs de richesse (le dernier smartphone, le bel appartement...)

Boris et Zhenya ne savent pas aimer leur fils mais à leur décharge, leurs propres parents ne les ont pas aimés non plus...

Les dernières images de ce film noir sont glaçantes et nous font nous interroger sur notre propre rapport au matérialisme car la Russie semble n'être qu'un miroir augmenté de nos dérives occidentales...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le premier film de Taylor Sheridan a remporté le prix de la mise en scène de la section Un certain regard à Cannes et c'est bien mérité...

Manifestant sa profonde empathie pour les Amérindiens, le réalisateur s'est immergé dans les réserves indiennes de Wind River au fin fond du Wyoming pour nous raconter l'histoire d'un pisteur Cory Lambert (excellent Jeremy Renner), appelé à la rescousse pour enquêter sur le viol et le meurtre d'une jeune amérindienne...

Aux côtés d'une agent du FBI magnifiquement interprétée par Elizabeth Olsen, le chasseur solitaire va démêler peu à peu les fils d'une tragédie ordinaire pour ce peuple oublié à la frontière nord des Etats Unis, qui lutte pour offrir à ses enfants un destin qui ne s'inscrive pas dans l'alcool ni la drogue...

Des paysages à couper le souffle, des personnages qui crèvent l'écran : le père de la victime mais également les prospecteurs isolés dans leur baraquement en pleine nature, la violence de la nature, les chevauchées sauvages en motoneige, le tendre respect qui s'installe entre les deux héros... Tout est superbement filmé dans Wind River !

 

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