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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"American sniper" : un film coup de poing !

Clint Eastwood signe un film de guerre qui fait débat !

Est-ce un film anti-militariste ou belliciste à la gloire de l'Amérique en guerre contre l'Irak ?

Rarement un film nous aura autant embarqué sur le champ de bataille !

Nous sommes dans la jeep de Chrys Kyle (impressionnant Bradley Cooper), tireur d'élite envoyé sur le terrain pour protéger ses camarades GI... sur le toit où il s'installe pour viser... dans les maisons dévastées où il traque les insurgés...

Clint Eastwood nous raconte l'histoire vraie de ce sniper, surnommée "La légende" qui au nom de l'Amérique a tué au moins cent soixante personnes...

Chrys Kyle dans le film nous est présenté de façon plutôt sympathique... alors que dans la vraie vie c'était un redneck tout à fait infréquentable ?!

Initié par son père à la chasse dès son plus jeune âge, il fait partie de ces adolescents et jeunes adultes qui ne vivent que pour leur plaisir immédiat : bières, matchs à la TV, filles faciles et petites combines...

La vision de l'explosion des deux tours jumelles le 11 septembre 2001 va agir sur lui comme un révélateur : il décide de s'engager dans les Navy Seal, en bave durant toute l'instruction (scènes déjà vues du sous off qui mate les durs à cuire) et se retrouve parachuté en Irak...

Les premières images de combat sont très fortes : dans son viseur apparaissent une femme et son enfant... sont-ils innocents ou des meurtriers en puissance ?

La scène se déroule comme au ralenti : le spectateur vit son dilemme de bleu... Le sniper nous est présenté comme un élément sensible et responsable ?

Il rentre au pays, rencontre une charmante demoiselle, l'épouse puis repart au combat... puis rentre de nouveau chez lui pour découvrir son 1er enfant, puis repart au combat... puis 2ème enfant...

Le tireur s'endurcit et développe peu à peu un sentiment de surpuissance : il est le sauveur de l'Amérique... Il n'arrive plus à communiquer avec sa femme et repart à chaque fois se battre comme en apnée !

Son dernier engagement, bien que victorieux, ayant failli lui être fatal, il semble enfin prendre conscience qu'il flirte avec la mort et décide de rentrer chez lui... mais une fois rapatrié, il n'arrive pas à se réadapter à la vie civile...

Le film est captivant de bout en bout mais ne considère le conflit que du côté américain : à aucun moment, le réalisateur ne se et ne nous pose la question de la cause irakienne ?!

L'Amérique a raison sur toute la ligne même si au final, les soldats de l'oncle Sam rentrent tout cassés dans leur tête ?!

En conclusion un film à voir pour se forger sa propre opinion !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Kingsman" : un divertissement haut de gamme

Le réalisateur du film Matthew Vaughn s'est visiblement fait plaisir en détournant avec talent les codes du film d'espionnage !

Impossible de s'ennuyer durant les 2h09 du film tant les rebondissements, les clins d’œil aux cinéphiles et les trouvailles d'effets spéciaux nous réjouissent !

L'élite des services secrets britannique est à la recherche de sang neuf pour remplacer un de leurs agents tué dans l'exercice de ses fonctions !

Les poulains amenés par les membres les plus éminents de Kingsman doivent subir un entraînement de haut vol pour décrocher le job rêvé !

La plupart des postulants appartiennent à la gentry à l'exception d'un jeune voyou Gary, surnommé Eggsy (excellent Taron Egerton) - parrainé par l'aristocratique Harry Hart (époustouflant Colin Firth) !

Autre bon point du film : la présente pétillante d'une jeune femme Roxy (ravissante Sophie Cookson) parmi les candidats !

Enfin comme dans tous les James Bond, il y a bien évidemment un méchant Richmond Valentine incarné par un épatant Samuel L Jackson à la prononciation zozotante ! Assisté par une créature brune chaussée de prothèses ultra-coupantes !

A voir sans plus attendre pour passer un joli moment de cinéma !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Bons à rien" : une comédie italienne comme on les aime !

Télérama fait la fine bouche mais on s'en fout un peu !

Gianni Di Gregorio, à la fois réalisateur, scénariste et acteur se met en scène dans les aventures d'un sexagénaire dans une Rome ocrée !

Je n'ai pas vu les deux premiers opus ("Le déjeuner du 15 août" et "Gianni et les femmes") mais j'ai bien aimé cette histoire qui met en scène la vie quotidienne des "petites gens" !

Gianni occupe un emploi cool dans une administration italienne : il va au bureau en musardant au hasard des rues et des ruines et commence sa journée de travail par la lecture des journaux et le petit café du matin !

Gianni se réjouit de bientôt partir en retraite mais son patron le convoque pour lui expliquer que les règles ont changé et qu'il va devoir travailler trois ans de plus - et qui plus est au siège en grande banlieue !

Dès lors sa vie bascule : il doit faire face à une vraie organisation du travail, son ex femme et ses enfants se liguent pour récupérer son appartement en centre ville...

Heureusement il sait saisir les mains tendues : Marco (Marco Marzocca), un collègue au grand cœur l'aide à faire des tableaux excel et surtout son médecin traitant le met en garde contre les méfaits de l'excès de gentillesse : il doit apprendre à dire non !

Le spectateur suit avec amusement les tribulations de ces pieds nickelés italiens qui vont reprendre le contrôle de leur vie par de petits actes fondateurs et bien évidemment trouver l'amour !

Un film à voir pour sa petite musique à part !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Papa ou maman" : une bonne idée de départ !

Dans les divorces d'aujourd'hui, le papa et la maman se déchirent pour avoir la garde des enfants !

Dans le film de Martin Bourboulon, les parents rivalisent en scénarios improbables pour ne pas avoir la garde des enfants !

Florence (Marina Foïs) et Vincent (Laurent Lafitte) sont le symbole même de la réussite : elle est ingénieur en chef sur des chantiers éoliens, lui est obstétricien - Ils ont trois enfants et habitent une belle maison moderne et confortable ! Ils font l'admiration de tous leurs amis et quand au détour d'une conversation, Florence annonce qu'ils vont se séparer, leur entourage a du mal à les croire et continue à les admirer dans leur gestion de crise !

Mais cette indiscrétion les oblige à annoncer leur décision à leurs enfants et la belle image sur papier glacée se lézarde... d'autant que le sort s'en mêle en leur offrant à tous les deux une promotion pour elle, un vieux projet humanitaire pour lui !

Dès lors, ils vont retrouver leurs comportements de jeunes adultes, le début du film ayant donné le ton !

Florence et Vincent vont tenter de se faire détester par leurs enfants, allant jusqu'à les mettre en danger physiquement ?!

Les personnages secondaires : la jeune maîtresse de Vincent et le patron de Florence servent de faire valoir dans ce duel qui les laissent souvent échevelés et/ou assommés !

Le film ne manque pas de rebondissements et si l'on se surprend à rire tant les situations sont "énaurmes", on ne manque pas de s'interroger sur ce qu'aurait donné cette bonne idée de départ entre les mains d'un réalisateur tel que Francis Veber ???

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Le souper" : une reprise toute en finesse !

Au théâtre de la Madeleine, Daniel Benoin s'attaque à un texte rendu mythique par l'interprétation géniale de Claude Brasseur et Claude Rich dans "Le Souper" de Jean Claude Brisville en 1990 !

Niels Arestrup (Talleyrand) et Patrick Chesnais (Fouché) interprètent les deux célèbres protagonistes de ce souper qui, le soir du 6 juillet 1815, décidèrent du sort de la France et des français !

Après la défaite de Waterloo et l'exil de Napoléon, Wellington et ses troupes sont dans Paris !

La révolte gronde dans les rues de Paris et jusque sous les fenêtres du diable boiteux !

Les deux adversaires négocient à fleurets mouchetés l'avenir de la France et nous font entendre une superbe langue : le français !

Fouché avec ses amis jacobins souhaite une république, Talleyrand veut le retour des Bourbons avec le gros Louis XVIII, frère de Louis XVI !

Les deux personnages se distinguent par leur origine sociale mais se ressemblent dans leur soif du pouvoir et d'honneurs !

Ils apprécient la douceur de vivre à la française et plus particulièrement la bonne chère mais leur ascension est jalonnée de meurtres !

Aucun des deux ne peut agir sans l'autre et ce souper est l'occasion de trouver, malgré tout ce qui les oppose, une position commune !

Passant de la vacherie à la confidence sur leurs enfances malheureuses, savourant tous deux le saumon et la bombe glacée à la fraise, ils ne se mettront pas d'accord sur la meilleure façon de boire le cognac mais trouveront un arrangement à la hauteur de leurs ambitions !

Le texte, 200 ans après les faits, raisonne étrangement dans notre actualité ! La France vaincue avait en son sein des génies politiques qui l'ont sortie du chaos !

Difficile pour le spectateur de ne pas comparer les deux acteurs à leurs brillants prédécesseurs !

Niels Arestrup et Patrick Chesnais sont moins puissants mais plus doucereux et l'alchimie se met en place implacablement jusqu'au final réjouissant : le vice appuyé sur le bras du crime !

"Tout à coup, une porte s'ouvre: entre silencieusement le vice appuyé sur le bras du crime, Monsieur de Talleyrand soutenu par Monsieur Fouché."

A voir donc sans tarder sachant que la pièce se joue pratiquement à guichets fermés !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"L'enquête" :  un excellent film !

Vincent Garenq se saisit de l'affaire Clearstream qui a défrayé la chronique judiciaro-policière de 2001 à 2006 !

Tous les acteurs de l'histoire sont présents : le journaliste et essayiste Denis Robert (Gilles Lellouche excellent), le juge van Ruymbeke (Charles Berling formidable), le financier Imah Lahoud (Laurent Capelluto très crédible), le grand patron d'industrie Jean Louis Gergorin (Eric Naggar torturé à souhait), le général Rondot (Gilles Arbona très secret défense), l'auditeur d'Arthur Andersen licencié Florian Bourges (Antoine Gouy plus vrai que nature)...

L'affaire des frégates de Taïwan fait rage... Un contrat d'armement signé en août 1991 prévoyait la vente par des industries françaises (menées par Thomson CSF) de six frégates devant servir à la marine taïwanaise. A cette occasion, plus de 500 millions de dollars furent versés sous la forme de commissions aux autorités chinoises et taïwanaises alors qu'elles étaient explicitement interdites dans le contrat de vente... Parmi celles-ci une partie est revenue à la France sous forme de rétrocommissions où une enquête fut ouverte puisqu'elles sont interdites par la loi... mais les juges se sont vus opposer le secret défense...

Chirac est président de la République, deux candidats se déchirent en vue de la prochaine échéance électorale ; Sarkozy et de Villepin...

Clearstream, chambre de compensation internationale située au Luxembourg, spécialisée dans l'échange de titres et doublée d'une banque est au cœur des premières grandes révélations d'opacité financière de la fin du XXe siècle...

Le film est passionnant de bout en bout, les acteurs sont excellents...

L'enquête n'aboutit pas, Clearstream ne fut pas condamnée et les dérives financières et les techniques de blanchiment d'argent continuent à prospérer au bénéfice de quelques pourris du système économico-politico-financier !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Voyages avec ma tante" : une pièce très divertissante !

Nicolas Briançon met en scène le roman éponyme de Graham Greene (écrit en 1969) au théâtre de la Pépinière...

Quatre excellents acteurs se partagent avec brio une vingtaine de rôles, jeune fille en fleur, agent secret américain, voleur argentin, générale allemande, trafiquant d'art italien, vieille anglaise, et même un chien et un perroquet !

Claude Aufaure, Jean Paul Bordes, Dominique Daguier et Pierre Alain Leleu incarnent tour à tour Henry Pulling, vieux garçon, employé de banque à la retraite, amateur de poésie lyrique et de dahlias !

Quand Tante Augusta, 70 ans, vieille dame excentrique, charmante et carrément olé olé surgit à l'enterrement de sa mère... elle entraîne Henry dans un tourbillon d'aventures exotiques et romanesques qui vont les faire voyager dans une Amérique du sud d'opérette...

Henry se déniaise petit à petit aux côtés de cette femme au parfum de scandale que ses parents ne tenaient pas à beaucoup fréquenter ! Et pour cause !

Le spectateur se trouve embarqué dans le tourbillon des rencontres improbables et hautes en couleur du couple au départ mal assorti.. Il n'a pas le temps de s'ennuyer même si l'entrain des premières scènes cède vite le pas à une réflexion plus mélancolique sur le sens de la vie et les mystères de la filiation...

A voir pour passer un excellent moment et se régaler de la liberté de ton de la littérature britannique ! So british !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Snow therapy" : quel ennui !

Encouragée par Mariana, je suis allée voir le film de Ruben Östlund que je n'ai pas aimé du tout...

Les personnages : un couple et leurs deux enfants sont tout sauf attachants...

Les paysages sont glaçants au sens propre et au sens figuré...

Les situations sont téléphonées, appuyées, diluées...

Le temps s'arrête sur les images de portes de chambres d'hôtel, de coursives où veille un étrange homme de ménage...

Quel ennui ! Le ciel est tout cotonneux de neige poisseuse, les tire fesses et les cabines de téléphérique n'en finissent pas de monter...

"Snow therapy" est l'histoire d'un jeune couple suédois bobo qui passe ses vacances dans un hôtel de luxe d'une station des Alpes françaises...

Comme le dit Ebba (intéressante Lisa Loven) à une compatriote, ils sont là pour que Tomas (médiocre Johannes Bah Kuhnke) passe des vacances reposantes avec ses enfants...

Quand une vraie avalanche survient et menace de submerger la terrasse où ils déjeunent, l'image parfaite de la petite famille se lézarde, révélant les failles de chacun...

Dommage qu'un scénario paresseux traite si mal d'un sujet très actuel : la place du père dans la cellule familiale !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"La fin du monde est pour dimanche" : déçue par François Morel

Au théâtre du Rond Point, la salle était pleine... et pourtant je l'ai sentie moins frémissante que devant Patrick Timsit !

A la différence de ce dernier (voir ma critique), François Morel nous joue une petite musique intemporelle alternant sketchs réussis : la fille du métro, le cirque, la nativité et moins réussis : l'amoureux de Claire (une huître !), le grand père qui explique la vie à son petit fils...

La mise en scène est inventive, le piano qui joue tout seul est assez bon mais, en ce qui me concerne, le charme n'a pas opéré...

Si Patrick Timsit ose flirter avec l'actualité brûlante dans ses références à "Je suis Charlie", autant le comédien qui est entré dans la troupe de Jérôme Deschamps en 1993 puis a incarné Monsieur Morel dans les Deschiens de 1993 à 2000, nous parait étrangement suranné !

Aucune modernité dans ce spectacle, aucun mordant non plus...

Autant revoir Raymond Devos pour sourire à ses jeux de mots savants et saluer l'artiste au rire gargantuesque !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Imitation Game" : un film passionnant à la gloire des Mathématiques !

Morten Tyldum nous raconte l'histoire vraie du génie britannique Alan Turing, qui décrypta les codes nazis et sauva ainsi des millions de personnes d'une guerre qui aurait pu durer deux ans de plus...

Interprété par un Benedict Cumberbatch habité par le rôle (il vient d'être nommé à l'oscar pour sa composition), le jeune mathématicien réussit à concevoir la machine ancêtre de nos ordinateurs pour lutter contre Enigma et donc briser le code des transmissions allemandes !

Comme beaucoup de génies, Alan Turing a beaucoup de mal à nouer de vraies relations avec son entourage et les responsables de l'armée britannique et du MI6 aimeraient bien se débarrasser de cet odieux personnage mais...

Et c'est le mais qui est intéressant car l'équipe avec laquelle Alan travaille va finir par l'adopter, plus ou moins..., Joan, une jeune femme aussi ravissante qu'intelligente (délicieuse Keira Knightley) va réussir à faire baisser le système de défense de l'homosexuel torturé façonné par les collèges britanniques, plus ou moins...

Le film pêche un peu par ses flash backs un peu laborieux sur l'adolescence douloureuse d'Alan tant le propos est clair et le jeu de l'acteur fascinant !

Les personnages secondaires sont également extrêmement bien campés... Les décors sont british à souhait.. Une immersion totale saupoudrée d'humour britannique...

Alan Turing fut condamné en 1952 à la camisole chimique et se donna la mort un un plus tard !

En 2009 Gordon Brown présenta des excuses au nom du gouvernement britannique pour la manière dont Alan Turing fut traité !

En 2013, la reine lui exprima un pardon posthume !

Les archives de la seconde guerre mondiale enfin accessibles nous font revivre l'épopée de ces héros de l'ombre pas si ordinaires !

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