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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Dans l'ombre de Mary" : supercalifragilisticexpialidocious !

A aller voir de toute urgence... pour les amoureux de Mary Poppins et pour tous les autres !

John Lee Hancock signe un film délicieux sur l'histoire du tournage du film qui enchante petits et grands depuis 50 ans !

Nous sommes à Los Angeles en 1961 !

Walt Disney se désole depuis 20 ans de ne pas réussir à porter à l'écran les aventures de l'héroïne préférée de ses filles : Mary Poppins

L'auteure Pamela Lyndon Travers (formidable Emma Thompson) qui vit à Londres, résiste de toutes ses forces à la machine holywoodienne : elle déteste les comédies musicales et les dessins animés !

Confrontée à l'érosion des ventes de ses livres, Pamela se rend pourtant à Los Angeles pour infléchir l'élaboration du script à ses desiderata... avant d'envisager de céder les droits de son personnage !

Son arrivée dans le temple du cinéma est un morceau d'anthologie car tout l'agresse : le soleil, la familiarité de ses interlocuteurs qui insistent pour l'appeler Pamela, les gâteaux qui encombrent les tables de réunion...

Toute l'équipe, Walt Disney y compris (excellent Tom Hanks) se met en quatre pour la satisfaire et pourtant rien n'y fait ! Pamela Travers est intraitable !

Les protagonistes : secrétaires, assistantes, compositeurs sont tous excellemment campés ! Une mention spéciale pour le chauffeur Ralph (Paul Giamatti)

Le film qui dure 2 heures nous plonge dans l'atmosphère de l'époque et glisse en flash backs subtils sur le passé de Pamela Travers...

Nous comprenons au fil des scènes habilement amenées que Pamela n'a toujours pas fait le deuil de son enfance ni surtout du décès de son père (troublant Colin Farrell) - figure que l'on retrouve dans le personnage de Monsieur Banks !

C'est l'américain Walt Disney qui va réussir à infléchir l'anglaise... en partageant avec elle les douleurs et les joies de sa propre enfance !

Le film est très joliment troussé et vous ne pourrez qu'être émus face à cette femme qui s'est cadenassée pour ne pas pleurer son enfance enfuie avec les désillusions d'un père amoureux de sa fille !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Un weekend à Paris" : dommage que l'amertume l'emporte sur l'acidité

Les femmes de 60 ans sont décidément dans l'air du temps !

Roger Michell nous raconte l'histoire d'un couple britannique qui vient fêter ses 30 ans de mariage à Paris...

Meg (gracieuse Lindsay Duncan) et Nick (grognon Jim Broadbent) s'aiment toujours mais Meg ne comprend plus son mari !

Pour lui faire plaisir, il l'invite à passer le weekend dans un petit hôtel qui a abrité leurs jeunes années ! Las l'hôtel a changé et n'est plus qu'un minable établissement glauque de seconde zone !

Désespérée Meg s'enfuit... bientôt rattrapée par Nick et les deux sexagénaires s'installent dans un palace proche de la place de l'Alma avec vue imprenable sur la tour Eiffel !

Le couple arpente les rues de la capitale et se délecte dans des petits restaurants typiques ... mais l'incompréhension demeure et le ton léger du film est gommé par les remarques acerbes échangées !

Meg et Nick vont rencontrer un ex collègue universitaire de Nick, Morgan (Jeff Glodblum), jeune remarié et futur nouveau père qui les invite à fêter la sortie de son nouveau livre...

Meg va rencontrer un homme jeune.. elle se rassure sur son sex appeal... Nick, jaloux, déballe son mal être devant les invités ébahis et gênés...

Dur, dur de continuer une vie à deux quand le désir a foutu le camp et que ne restent que les souvenirs d'un pas de danse dans un bistrot parisien !

A ne voir qu'avec un moral à toute épreuve... du temps !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Déçue par "The grand Budapest hotel"

J'avais envie de voir un film léger, joyeux, dépaysant, aux antipodes des sujets actuellement brossés par le cinéma français !

Encensé par Télérama, le film de Wes Anderson nous entraîne dans un palace excentrique des années 1930 aux frontières orientales de l'Europe obscurcies par la montée du nazisme !

Le concierge de l'hôtel Monsieur Gustave, interprété par le délicieux Ralph Fiennes, est tout entier dévoué au maintien d'un certain art de vivre dans ce palace à l'ancienne... jusqu'à coucher avec Madame D. (étonnante Tilda Swinton), vieille cliente fortunée pour lui apporter l'affection que son fils rapace lui refuse !

Le spectateur est invité à suivre les tribulations de Monsieur Gustave et de son groom préféré prénommé Zéro qui se rendent aux obsèques de Madame D. qui lui a légué un tableau fameux ! au grand dam de son fils !

Les images du film sont très élégantes, le rythme est trépidant, les situations toutes plus cocasses les unes que les autres mais on se lasse vite de cette BD aux effets spéciaux cartoonesques !

Un film à voir pour les amoureux du burlesque sur grand écran !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Gloria" : le cinéma s'intéresse enfin aux femmes qui abordent la soixantaine...

Le jeune cinéaste chilien Sebastian Lelio a décidé de rendre hommage aux femmes investies dans leur vie personnelle et professionnelle qui se retrouvent seules à l'aube de la soixantaine...

Le film se déroule à Santiago mais il pourrait très bien avoir été tourné en France... mise à part la superbe bande son latino qui donne son tempo électrisant à la vie de Gloria...

L'héroïne magnifiquement interprétée par Paulina Garcia est une femme de 58 ans, divorcée qui partage sa vie entre son boulot, ses grands enfants et les dancings de la ville où elle s'étourdit...

Après avoir élevé longtemps seule ses enfants, Gloria veut bien donner un coup de main à son fils divorcé pour garder le petit mais elle veut vivre sa vie !

Quand elle rencontre Rodolfo (Sergio Hernandez), elle imagine pouvoir vivre une ultime histoire d'amour mais les familles s'évertuent à s'inviter dans leur duo !

Et plus particulièrement la femme et les filles de Rodolfo qui ne peuvent vivre sans lui !

Le film mérite d'être vu pour le personnage de Gloria mais à vouloir trop coller au quotidien de sa vie, il s'apparente presque à un documentaire sur le sujet ! Dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Monuments men" : un film historique de George Clooney

J'ai eu la chance de voir le film au Québec : il sort le 15 mars en France

Un casting d'enfer réunit George Clooney, Cate Blanchett, Matt Damon , Bill Murray, Jean Dujardin et beaucoup d'autres très bons acteurs...

C'est l'histoire d'un groupe d'une douzaine d'hommes, trop âgés pour faire la guerre, qui, avec l'accord du président Roosevelt, décident de se jeter au cœur du conflit mondial dans les semaines qui suivent le débarquement en Normandie, au péril de leur vie...

Réunis par leur amour de l'art, les "Monuments men" qui sont directeurs et conservateurs de musées, artistes, architectes, historiens d'art, américains, français et anglais mêlés... décident d'aller sauver les plus belles œuvres d'art volées par les nazis aux collectionneurs juifs et aux musées européens...

Le scénario nous entraîne aux côtés de ces héros pas si ordinaires qui partent à la chasse au trésor après une courte période d'entrainement militaire (jubilatoire !), aidés dans leur recherche par une brillante conservatrice française Claire Simone (très convaincante Cate Blanchett dans un rôle de vieille fille un peu aigrie et résistante jusqu'au bout des ongles)

A voir pour partager ce morceau d'Histoire, pour vibrer avec les personnages magistralement interprétés, pour se régaler d'émotions culturelles puisque qu'une grande partie de ces œuvres ont pu être sauvées - alors qu'Hitler avait donné l'ordre de tout faire sauter au moment de la débâche de l'armée allemande et que l'arrivée des russes sur le sol germain laissait craindre second pillage en règle !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Ida" : un beau film classieux en noir en blanc

Merci Adeline de m'avoir recommandé le film de Pawel Pawlikowski qui se déroule dans la Pologne des années 60 !

C'est l'histoire d'Anna, une jeune orpheline élevée dans un couvent qui est sur le point de prononcer ses vœux...

La mère supérieure recommande à Anna (lisse Agata Trzebuchowska) de rencontrer sa tante Wanda (incandescente Agata Kulska) qui n'est jamais venue la voir...

La rencontre des deux femmes donne le ton au film : face à la paisible Anna que rien ne semble devoir déstabiliser, Wanda s'impose comme une femme passionnée qui brûle sa vie au feu de la vodka, de la cigarette et des hommes

Très vite, elle jette à la figure de sa nièce qu'elle est juive, qu'elle s'appelle Ida et que ses parents ont été tués durant la guerre par une famille qui les cachait... Elle Wanda a été Wanda la rouge, procureur général qui a fait pendre des ennemis du peuple...

La première réaction de Wanda est de renvoyer sa nièce, trop pure pour elle... mais prise de remords elle va la chercher à la gare où Anna/ida attend le car pour retourner au couvent...

Les deux femmes partent alors en road movie au fin fond de la campagne polonaise pour retrouver la ferme où l'histoire de leur famille s'est arrêtée... et prennent en auto-stop Lis (Dawid Ogrodnik), beau joueur de saxophone qui va rejoindre son groupe dans l'hôtel où elles doivent descendre...

Le scénario entremêle savamment les relations qui se tissent aujourd'hui avec celles qui ont implosé par le passé sous les coups de butoir de la "haine ordinaire" du peuple polonais pour les juifs...

Wanda va refaire tout le chemin de sa vie en affrontant son passé alors qu'Anna/ida, imperméable à tout ce qui l'entoure, se nourrit des autres sans rien livrer d'elle-même...

Un seul regret en sortant de ce film poignant : le personnage d'Ida dont l'étude de caractère est intéressante mais qui aurait sans doute gagné à être plus vivant, plus sensible...

Mais le film semble défendre la thèse qu'il est difficile de se construire en dehors de son histoire familiale !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Dallas Buyers Club" : un Oscar pour le premier rôle masculin !

Matthew Mac Conaughey n'en finit pas de se révéler de film en film !

Après "Mud", il incarne Ron Woodroof, un cowboy texan très hétéro et très séropositif qui a défrayé la chronique au milieu des années 80

Le réalisateur Jean Marc Vallée nous transporte au Texas chez les as du rodéo qui vivent pour leur passion et carburent au sexe et aux drogues dures...

Les premières scènes très crues sont difficiles à supporter... mais nous ne sommes pas sur la côte est...

Rod traîne sa dégaine maigrissime des chantiers où il gagne sa vie comme électricien en partouzes arrosées... Les réveils sont de plus en plus difficiles de jour en jour... je vous épargnerai les détails... jusqu'à ce qu'il soit diagnostiqué séropositif !

Le médecin de l'hôpital lui annonce qu'il n'a plus que 30 jours à vivre...

Révolté contre son sort lui qui, comme ses copains avinés, déteste les homosexuels, Ron va passer par tous les stades de la colère, du désespoir au renoncement.. mais au bout de quelques jours il remonte en selle pour se battre...

Et c'est son combat que nous décrit le film : combat pour bénéficier du meilleur traitement, l'AZT qui se révèle plus destructeur qu'efficace sur des organismes délabrés, combat pour trouver des solutions alternatives qui sont dispensées dans d'autres pays comme le Mexique si proche mais si différent dans son approche du traitement de la maladie, puis le Japon, Israël...

Combat contre l'establishment médical et surtout contre la redoutable FDA qui interdit l'utilisation et encore plus l'importation de ces médicaments car non content de se guérir lui-même, Ron entreprend de guérir les déshérités en montant une officine parallèle aux portes de l'hôpital...

Aidé par le docteur Eve Saks (délicieuse Jennifer Garner) qui assiste d'abord éberluée à sa guérison puis très vite convaincue... et un travesti Rayon (Jared Leto), Ron se transforme au fil du récit, s'ouvre aux arcanes judiciaires et aux lois capitalistes et s'éloigne de ses compagnons de rodéo restés figés dans leur machisme primaire !

Le film nous raconte l'histoire vraie de Ron Woodroof qui vécut 7 ans et non 30 jours, beau pied de nez à la médecine officielle !

Il faut aller voir Matthew Mac Conaughey qui est éblouissant dans son interprétation !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Lulu femme nue" : Karin Viard s'offre à nous, visage nu

Un joli petit film avant de partir au Québec !

Solveig Anspach nous fait sourire aux aventures de Lulu (lumineuse Karin Viard)

Le thème du film : la fugue d'une femme au bout du rouleau est le même que dans "Elle s'en va" avec Catherine Deneuve mais la ressemblance s'arrête là car le scénario est autrement bien troussé

C'est l'histoire d'une femme mariée qui décide de se remettre à travailler après avoir élevé ses trois enfants : une grande fille au bord de l'adolescence et deux jumeaux

Malheureusement elle n'a pas les qualités requises pour le monde du travail d'aujourd'hui et elle se fait humilier par un recruteur encore plus misogyne que son garagiste de mari : "vous avez pensé à faire le secrétariat de votre mari ?"

Dépitée, elle se rend à la gare pour reprendre le train d'Angers... mais ne monte pas dans le train...

Elle s'installe dans une chambre d'hôtel à Saint Gilles Croix de Vie où elle s'observe longuement dans la glace de la salle de bains, se remémorant la dernière phrase du recruteur sur le palier : "la prochaine fois, soyez attentive à votre tenue"

Car Lulu n'est pas jolie, c'est une femme toute simple, un peu lourde, marquée par la vie qui n'a jamais pris le temps de s'occuper d'elle...

Et là justement, sans vraiment se le formuler, elle décide de prendre le large...

Elle délègue la gestion de son foyer à sa sœur, efface les messages du mari d'abord inquiet puis très rapidement en colère... et offre son visage nu au vent du large sur la plage déserte...

Elle promet de rentrer mais ne le fait pas... comme délestée petit à petit du lot d'obligations sans reconnaissance qui constituent son quotidien....

La caméra la suit affectueusement dans ses pérégrinations et ses rencontres qui vont de nouveau lui permettre de savourer des moments de bonheur et surtout d'échanges avec des inconnus généreux : un homme en peu en marge (touchant Bouli Lanners) puis une vieille dame (délicieuse Claude Gensac) !

Les personnages sont attachants, l'histoire pourrait être celle de notre voisine de palier et malgré quelques scènes un peu caricaturales, la fin du film laisse la porte ouverte au bonheur !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Cinéma : classement 2013

A la demande générale, voici mon classement - évidemment très subjectif, des films projetés sur les écrans français en 2013 !

1. Mud : un film d'initiation dans le delta du Mississipi... Magique !

2. Django Unchained : un western époustouflant, un grand Quentin Tarantino ! 4 300 000 spectateurs

3. Blue Jasmine : un Woody Allen très actuel avec une Cate Blanchett au sommet de son interprétation ! 1 435 000 spectateurs

4. Les garçons et Guillaume à table : Guillaume Gallienne aime les femmes et nous le dit si joliment ! 2 460 000 spectateurs

5. The lunchbox : un petit bijou qui réconcilie l'Inde traditionnelle et l'Inde moderne !

6. Sur le chemin de l'école : à voir absolument avec tous les enfants, petits et grands !

1 043 000 spectateurs

7. Sugar Man : Sixto Rodrigues, la révélation musicale de l'année !

8. 9 mois ferme : Sandrine Kiberlain et Albert Dupontel sont épatants !

9. Quai d'Orsay : le film est aussi drôle que la BD éponyme avec un excellent Thierry Lhermitte !

10. The place beyond the pines : un séduisant Ryan Gosling écartelé entre virilité et fragilité

... Et encore par ordre antichronologique : Frances Ha, Tel père tel fils, Inside Llewin Davis, Majordome, Sous surveillance, Alceste à bicyclette...

Cinéma : classement 2013
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Cinéma : classement 2013
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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Séance de rattrapage pour "Frances Ha"

Profitant du festival Télérama, je suis allée voir "Frances Ha" que j'avais laissé de côté !

Le film de Noah Baumbach est délicieusement dans l'air du temps de ces fameux trentenaires qui impressionnent tant de pellicules !

Le scénario joliment troussé réussit à nous rendre attachante cette grande fille toute gauche Frances (Greta Gerwig) qui veut devenir chorégraphe et semble à première vue assez mal engagée dans son projet !

Elle nous entraîne en petites foulées d'entraînement dans les rues de New York où elle zigzague entre les voitures et les piétons, vibrante d'enthousiasme juvénile malgré les déboires de sa vie personnelle : "incasable" comme le souligne un de ses copains; elle se fait de surcroît larguer par sa meilleure amie Sophie (Mickey Summer) avec laquelle elle partageait un appartement dans un joyeux bordel !

Nous la suivons dans ses différents squats tous plus folkloriques les uns que les autres, dans lesquels elle tente de plaire aux amis de ses amis et de s'intégrer avec une maladresse touchante à la Woody Allen ! "Incasable" décidément !!!

L'image noir et blanc ajoute une touche classieuse à ce portrait vitaminé !

On en ressort avec la pêche ! Le futur est à portée de rêve des audacieux !

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