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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"En solitaire" : je ne suis pas d'accord avec Télérama

Le film raconte le tour du monde d'un skippeur Yann Kermadec (François Cluzet) qui doit remplacer au pied levé un navigateur plus chevronné qui s'est cassé la cheville (Guillaume Canet)

Le scénario alterne des scènes à terre plutôt plates : coups de téléphone avec sa compagne et sa fille, mésentente cordiale avec le malheureux estropié... avec des scènes en mer résolument convenues : alternance de gros temps et de petite houle, rencontre avec une baleine, passage au large d'un iceberg, couchers de soleil magnifiques qu'il photographie avec son IPad...

Christophe Offenstein, réalisateur débutant a tricoté une intrigue autour de l'irruption sur le bateau d'un jeune réfugié mauritanien (Samy Seghir) qui a profité d'une escale technique forcée....

Pour gagner le Vendée Globe, Yann Kermadec doit être seul à bord car il s'est mis dans la tête d'étonner tout le monde en finissant premier... et il y arrive malgré les avaries de son bateau ?!

Le film se joue surtout autour de l'évolution de la relation entre ce marin pas commode... mais au grand cœur et cet adolescent aux yeux de biche qui découvre la vie à bord d'un voilier de haute technologie relié électroniquement au monde extérieur !

De belles images, quelques jolis dialogues mais des acteurs très mauvais dans un jeu caricaturé de baroudeur pour François Cluzet et de boudeur patenté pour Guillaume

Canet

A voir si vous aimez la voile !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Quai d'Orsay" : un film aussi jubilatoire que la BD

Bertrand Tavernier s'essaye à la comédie à 72 ans et réussit son examen de passage haut la main !

Thierry Lhermitte nous séduit immédiatement dans son interprétation vibrionnante de Villepin croqué dans la BD éponyme !

Nous plongeons dans l'atmosphère stressée du ministère des affaires étrangères où les conseillers travaillent jour et nuit pour préserver l'équilibre de nos relations diplomatiques avec les pays les plus improbables et à travers des crises aussi atypiques que la guerre du hareng !

Raphaêl Personnaz partage la vedette du film avec Thierry Lhermitte : délicieux ingénu, il est la jeune plume engagée par le ministre pour rédiger ses discours qu'il lui fait refaire au gré de son humeur et de l'avancée de sa lecture des mémoires d'Héraclite dont il demande que l'on reprenne des extraits dans ses interventions !

Niels Arestrup, à contre emploi par rapport aux personnages qu'il interprète d'ordinaire, est formidable dans son rôle du directeur de cabinet flegmatique et insubmersible d'un ministre qu'il connait par cœur !

On ne se lasse pas des feuilles qui s'envolent chaque fois que Villepin alias Alexandre Taillard de Worms dans le film, pénètre dans le bureau de ses collaborateurs !

Allez voir ce film intelligent et amusant (mais si cela existe !) qui se termine sur le magnifique discours de Villepin à l'ONU, qui a permis à la France de briller sur la scène politique internationale !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Violette" un film à la hauteur du talent injustement oublié de Violette Leduc

Après Séraphine de Senlis, peintre méconnue, Martin Provost s'attache à réhabiliter la mémoire de Violette Leduc !

Martin Provost, de toute évidence, aime les laides, les écorchées, les mal aimées, les génies que l'on enferme en asile ou sous camisole chimique pour étouffer leur talent qui dérange la bonne société !

Violette Leduc, née bâtarde en 1907 trouvera sa liberté par l'écriture grâce à l'amitié indéfectible de Simone de Beauvoir qui a la certitude d'avoir entre les mains la destinée d'un écrivain hors norme

Rien ne rapproche a priori les deux femmes à part l'écriture et pourtant leurs destins seront liés dans le Saint-Germain de l'après guerre

Sandrine Kiberlain est Simone de Beauvoir, époustouflante de cérébralité et de solitude malgré la gloire et les prix qui reconnaissent très vite son oeuvre...

Emmanuelle Devos est Violette Leduc, cette femme lourde qui ne s'aime pas et vit dans une chambre sinistre qu'elle partage de temps en temps avec Berthe, sa mère haïe et adorée (magistrale Catherine Hiégel)

En 1944, Violette découvre "L'invitée" de Simone de Beauvoir et, immédiatement subjuguée, décide de lui présenter son premier manuscrit : "Asphyxie"

Séduite par le ton "vrai" de l'ouvrage, Simone de Beauvoir va le promouvoir auprès de Gaston Gallimard et d'Albert Camus qui vient de lancer une nouvelle collection au sein de la prestigieuse maison !

Le livre sera publié mais n'aura aucun succès ; par contre il lui permettra de gagner l'estime des grandes plumes de l'époque : Jean Genet (Jacques Bonaffé), Jean Cocteau, Jean-Paul Sartre...

Découragée par cet échec et par l'attitude de Simone de Beauvoir qui lui offre son amitié mais refuse son amour, Violette manque très vite tragiquement d'argent (elle a en effet cessé son trafic de marché noir pour se consacrer à l'écriture...)

Simone de Beauvoir l'encourage à parler de ses expériences personnelles : sa passion charnelle pour Isabelle une amie de collège, son premier mariage, son avortement, sa relation avec l'homosexuel Maurice Sachs en lui faisant comprendre qu'elle sera la première à parler de "ces choses là", qu'elle va déranger mais qu'elle fera la "différence" dans un milieu germanopratin issu de la bourgeoisie intellectuelle

En 1947, Violette va rencontrer, grâce à Jean Genet, Jacques Guérin (Olivier Gourmet), grand industriel et mécène des artistes qui va la soutenir en lui offrant son amitié durant 17 ans... Son amitié car lui aussi est homosexuel et ne peut pas plus que Simone répondre au désir de Violette qui sombre peu à peu dans la dépression...

Simone de Beauvoir, par le truchement de Gallimard lui fera verser une pension jusqu'à son succès littéraire en 1964 avec "La Bâtarde"...

Car au fil des années, Violette, femme de chair, va se "trouver" en découvrant la lumière du Lubéron qui va lui permettre de s'ouvrir à sa sensibilité propre et de s'accepter dans sa laideur et son infamie de bâtarde...

Un très grand film servi par des interprètes au sommet de leur jeu !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Inside Llewin Davis" : les frères Coen aiment la folk music et nous aussi

Joel et Ethan Coen ont écrit ce film en s'inspirant de la vie du chanteur de folk music Dave van Ronk, incarnation des "puristes" des années 1950

Nous sommes en 1961 à New York Greenwich Village et c'est Oscar Isaac qui interprète le rôle et chante les morceaux en son direct...

Llewin Davis, gallois par sa mère, traîne sa guitare d'une crèche à une autre et tente de vivre de sa musique...

La neige accompagne toutes ses déambulations dans les rues et le métro de New York et nous avons froid avec lui car Llewin Davis n'a même pas de quoi acheter un manteau...

Nous le découvrons dans une cave, le Gaslight Cafe où la magique interprétation de sa cafardeuse chanson "Hang me, o hang me" laisse les spectateurs de glace... appelé au dehors par un inconnu qui souhaite lui parler, il se fait casser la gueule sans comprendre ce qui lui arrive...

Résigné, Il reprend sa guitare et se réfugie dans un bel appartement que lui prête un de ses copains... au petit matin il s'engouffre dans le métro pour aller voir son agent mais laisse malheureusement échapper le chat de la maison... qu'il va d'abord miraculeusement récupérer.. puis qu'il va reperdre car le chat est malicieux...

Nous apprendrons plus tard que ce chat s'appelle Ulysse... LLewin et le chat partagent le destin d'errance du héros de la mythologie grecque à la différence qu'Ulysse finit par revenir à Ithaque où l'attend Pénélope !

Mais personne n'attend Llewyn qui se fait repousser par son ancienne petite amie Jean (Carey Mulligan), qui lui reproche de lui avoir fait un enfant ; Jean a décidé de vivre avec Jim (Justin Timberlake) et demande à Llewin de lui payer l'avortement... Il apprendra par la suite qu'il y a peu de chance que l'enfant soit de lui car le directeur de la cave lui expliquera que le public vient écouter chanter Jean dans l'espoir de pouvoir la sauter et que lui même d'ailleurs ne s'en est pas privé...

Dindon de toutes les farces, Llewin n'en continue pas moins à courir le cachet, se faisant rabrouer par sa soeur qui a honte de lui et dédaigner par son père devenu aphasique... Llewin ira même jusqu'à Chicago pour tenter de séduire un gros ponte qui écoute sa chanson "La reine Jeanne" avec pitié en concluant que ce n'est pas avec cela qu'il va faire du fric...

Llewin ne se défend pas et retourne à New York où un petit nouveau à la voix nasillarde mais aux textes plus "commerciaux" va lui ravir la vedette : j'ai nommé Bob Dylan !

Le film est une ballade de "juif errant", un hymne à l'authenticité face à la facilité incarnée par son rival Jim, qui interprète avec succès un tube ridicule "Please Mr Kennedy"

Un film d'hiver en ces temps d'automne pour se laisser bercer par la sublime et poignante musique de l'échec assumé !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Blood ties" : je suis d'accord avec Télérama :(

Guillaume Canet a tourné son premier film "américain" avec ce remake des "Liens du sang", qu'il avait interprété en 2008 avec François Cluzet.

Le scénario de James Gray est un melting pot de tous les clichés supposés de l'american urban way of life !...

Soit un délinquant cinquantenaire : Chrys (Clive Owen un peu à contre emploi), relâché pour bonne conduite et recueilli par Franck (Billy Crudup totalement coincé), son petit frère, flic à la carrière prometteuse !

Frank est secrètement jaloux de son frère, beau gosse qui fait tomber toutes les femmes... dans la prostitution... et qui surtout est le préféré de leur père Léon (James Caan)

Le film se passe en 1974 à Brooklyn, dans un New York dont les rues sont livrées aux filles et à leurs souteneurs... et aux ordures ! Les flics patrouillent mais les voyous font la loi !

Le spectateur suit les différents protagonistes de cette histoire sans surprise : Chrys va retomber dans la délinquance et Franck va lui tourner le dos... et cela dure 2h24 !!!

Chaque personnage est campé dès le début du film et aucun d'eux n'évolue ni dans un sens ni dans un autre... il n'y a pas de rédemption possible dans cet univers où les cartes sont distribuées dès la naissance (leur père a chassé leur mère qui bien sûr était une "bitch" !)

Même Marion Cotillard, seule actrice française, qui interprète Monica l'ex femme de Chrys, retombe dans la prostitution et la drogue... Il faut dire qu'elle traverse le film complètement shootée comme si elle se demandait ce qu'elle faisait là !

"Blood ties" à ne voir que s'il pleut beaucoup... ou que vous avez un bon souvenir de "Ne le dis à personne" et que voulez encourager Guillaume Canet ?! à tourner à nouveau dans le milieu hippique !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Un château en Italie", un film bancal et attachant

Tout comme sa réalisatrice qui est décrite ainsi par Louis Garrel son (ex) compagnon à la ville et dans le film : Valeria Bruni Tedeschi se tord constamment les chevilles sur ses talons aiguilles et c'est agaçant !

Valeria se met en scène pour la troisième fois : elle est Federica, pauvre petite fille riche dans "Il est plus facile pour un chameau", Marcelline, la comédienne en déroute d'"Actrices" et ici Louise, l'héritière sans travail, sans homme et sans enfant !

Je ne sais pas si elle aussi paumée dans la vie que dans ses scénarios mais elle ne donne pas envie d'être riche !!!

"Un château en Italie" c'est l'Italie décadente d'aujourd'hui avec ses anciens riches obligés de vendre leurs Brueghel et leurs châteaux, entourés par des serviteurs trop lucides pour les aimer, dont les fils meurent du sida et les filles n'arrivent pas à avoir d'enfant !

Valeria Bruni Tedeschi est égale à elle-même : c'est une femme défaite, déjantée, dépassée... qui n'a plus que très rarement des moments de grâce... où sa beauté éclipsait celle de sa célèbre sœur...

Louis Garrel est égal à lui-même, sombre, boudeur avec son œil charbonneux et sa barbe de trois jours !

La mère de Valeria, Marisa Borini, qui joue son propre rôle est plus une grande pianiste qu'une actrice ! A noter que la bande son vaut le déplacement...

Le film a été tourné à la mémoire du frère de Valeria et de Carla mort du sida et l'acteur qui l'incarne Filippo Timi est tout simplement magique ! En effet si la vie se retire en lui, il n'en reste pas moins la figure masculine qui aide les femmes de sa famille à tenir debout...

Un film à voir ne serait-ce que pour la scène magnifique où le fils fait danser dans sa chambre d'hôpital, la jeune femme qu'il vient d'épouser, sa mère et sa sœur !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir ou ne pas voir "Prisoners" that is the question !

Et je n'ai pas la réponse !

Convaincue par une amie, je suis allée voir le film du canadien Denis Villeneuve tourné dans une bourgade américaine moyenne...

Des allées qui n'en finissent plus... bordées de maisons individuelles à bardeaux plus ou moins défraîchis... et devant chaque maison des pick ups boueux...

Nous sommes dans "le trou du cul" de l'Amérique avec ses personnages poisseux, bruts de décoffrage...

Un père revient en voiture de la chasse avec son fils... son fils vient de tuer un chamois à la grande fierté de son père... son père en profite pour lui livrer sa philosophie de la vie, héritée de son propre père gardien de prison... le ton est donné car ce père va être le "héros" de la suite de l'histoire mais il ne le sait pas encore...

Retour à la vie de famille... le père : Keller (saisissant Hugh Jackman) se rend avec sa famille chez des voisins à l'autre bout de la rue pour fêter Thanksgiving...

L'ambiance est joyeuse... les deux petites filles des deux couples : Anna la blonde et Joy la black échappent à la surveillance de leurs parents... et disparaissent !

Fascinant d'observer la réaction des quatre parents : le père d'Anna, Keller, se situe tout de suite dans l'agressivité, quant à sa mère elle ne pense qu'à dormir pour oublier, gavée d'anxiolytiques...

Les parents de Joy sont moins manichéens : en effet si son père se révèle très vite veule et mou, sa mère ne cesse de nous étonner par son sang froid !

Le jeune inspecteur qui mène l'enquête (avisé Jake Gyllenhall) essaie de faire face à l'absence d'indices, à la fureur de Keller et à la solitude dans laquelle le laisse son chef ! Inquiétant portrait de la police américaine !

Rien n'a été remarqué de suspect ce jour-là à part la présence d'un camping car un peu déglingué qui est resté stationné quelque temps dans la rue, non loin de la maison où les deux fillettes se sont volatilisées...

Le conducteur est vite localisé par la police et arrêté pour délit de fuite... Alex (troublant Paul Dano), un faible d'esprit aux lunettes de hibou qui vit chez sa tante, entre en scène...

Le film bascule dans la violence, quand Keller, rendu fou furieux par la relaxe du suspect, décide d'agir dans son coin en père justicier d'une noble cause... et pour ce faire enlève Alex, le séquestre et le torture... S'ensuivent des scènes insupportables à regarder et qui ne rajoutent rien à ce drame qui embourbe tous les protagonistes : parents, voisins et forces de l'ordre...

Le film avance de rebondissement en rebondissement jusqu'à une fin étonnamment heureuse... mais si... qui laisse néanmoins pas mal de zones d'ombre face aux différentes pistes ouvertes dans le scénario...

Je crois que j'aurais préféré lire cette histoire et me construire moi-même les images dans la tête : le film aurait été plus court et moins teinté de nauséabonde bondieuserie !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Le coeur des hommes 3" : un film pour les vacances de Toussaint

Il était une fois 4 copains Alex (Marc Lavoine), Antoine (Bernard Campan), Manu (Jean Pierre Darroussin) et Jeff (Gérard Darmon)... mais Jeff est parti aux USA...

Dans l'opus n°3 de Marc Esposito, le quatuor se reconstitue avec Jean (Eric Elmosnino), patron d'Antoine passé de la cour de récréation au ministère de la jeunesse et des sports...

La saga s'embourgeoise un peu : les qiuatre nouveaux copains font du jogging au parc Monceau, Jean les impressionne au départ car il est polytechnicien et énarque... mais sympa quand même...

Le scénario, un peu décousu, nous parle de ces quatre quadras si actuels dans les hauts et les bas de leur vie privée : Manu, à la tête d'une famille recomposée est très amoureux de sa nouvelle compagne atteinte d'un cancer, Antoine, tout juste séparé de sa femme, passe d'une aventure à l'autre avant de retomber amoureux d'une collègue de bureau (elle aussi énarque), Alex découvre qu'il a fils de 10 ans, fruit d'une liaison avec son assistante, Jean essaie de gérer la dépression de la mère de sa fille...

Le film gentillet, flirte un peu trop avec l'esprit potache qui siège en dessous de la ceinture mais se laisse regarder... en espérant que la suite soit un peu plus qu'un épisode de série franchouillarde !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"La vie d'Adèle" : l'initiation sexuelle d'une jeune fille d'aujourd'hui

Le film d'Abdellatif Kechiche a tellement fait parler de lui, depuis sa palme d'or à Cannes jusqu'aux polémiques qui ont précédé sa sortie, que je ne savais plus si je devais aller le voir ou non ?!

Le réalisateur filme en gros plan durant 2h59 "son" actrice Adèle Exarchopoulos !

Adèle se dit épuisée du tournage et on peut la comprendre car elle ne s'économise pas !

Adèle est une nature avant d'être une actrice et la caméra la mange des yeux !

L’œil de la caméra zoome avant tout sur sa bouche, toujours à moitié ouverte sur ses deux incisives de lapin ; la bouche d'Adèle avale avec voracité tout ce qui passe à sa portée : les pâtes à la bolognaise de sa maman tout comme les lèvres d'Emma...

La vie d'Adèle Chapitres 1 et 2, c'est l'histoire d'une jeune fille de 17 ans sans histoire ; en 1ère L à Lille, elle adore lire et a un faible pour Marivaux qu'elle étudie en classe..

Pour être comme les autres, elle fait l'amour avec un garçon de terminale mais le corps n'y est pas... elle est obnubilée par une fille aux cheveux bleus qu'elle a croisée un jour dans la rue...

Adèle est troublée par une de ses amies qui lui avoue un jour que pour elle, elle est la plus jolie fille de la classe... et qui s'empresse de lui prouver en l'embrassant sur la bouche...

Le lendemain, l'amie qui a tout oublié, s'excuse devant le désir manifeste d'Adèle de poursuivre l'expérience...

Adèle décide alors de plaquer son petit ami et suit son ami et confident gay dans des bars spécialisés où elle rencontre la fille aux cheveux bleus (Léa Seydoux) qui, on l'apprend, est en 4ème année aux Beaux Arts...

Les deux jeunes femmes vont commencer à se voir en "camarades" mais les amies de classe d'Adèle ne sont pas dupes et lui reprochent très vite d'être une gouinasse sic !

Mais rien n'arrête l'attirance de ces deux jeunes femmes et Adèle va faire le premier pas lors d'un pique-nique au soleil !

S'ensuit la fameuse scène de sexe qui a fait couler tant d'encre journalistique, scène dans laquelle Adèle se donne à fond à son amante plus expérimentée !

Amoureuses l'une de l'autre, Adèle et Emma vont vivre pendant quelques années une liaison torride sur le plan sexuel mais inégale : Emma, claire avec elle -même, présente son amante à ses parents et ses amis ! Pour Adèle, c'est plus difficile... elle va mettre ses propres parents et ses amis en parenthèse pour vivre pleinement sa passion...

Adèle et Emma vivent dans deux milieux sociaux très différents... Adèle, la pragmatique devient institutrice en maternelle... Emma l'artiste, fréquente des philosophes et compte vivre de sa peinture...

Le film est intéressant par son analyse sociale : en effet, le spectateur voit Emma prendre petit à petit ses distances "intellectuelles" face à Adèle alors qu'Adèle est toujours farouchement et charnellement liée à Emma...

Leur histoire se termine dans le drame et il est impossible de ne pas s'interroger sur ce que va devenir Adèle qui reste fortement marquée par son initiation sexuelle : suite dans les prochains chapitres ?

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Malavita" : un non film de Luc Besson

J'y allais en toute confiance ! Un film de Luc Besson adapté du roman éponyme de Tonino Benacquista avec trois immenses vedettes Robert de Niro, Michele Pfeiffer et Tommy Lee Jones !

Hélas, trois fois hélas !!!

C'est l'histoire d'un repenti de la mafia : Giovanni Manzoni alias Fred Blake qui trouve refuge en France avec sa famille, dans un petit village normand, sous la protection du FBI...

Dès le départ les clichés gratuits s'accumulent : la maison n'a pas de numéro de rue (nous ne sommes pas à New York !), il n'y a pas la télé, il n'y a pas de beurre de cacahuètes dans le supermarché du coin (et donc Maggie Blake met le feu au magasin), l'eau du robinet est marron (et donc Fred Blake tabasse le plombier et fait sauter la turbine qui alimente la ville)...

Les deux enfants, dignes héritiers de leurs parents, à peine arrivés au lycée, mettent en place rackets et autres trafics...

Au grand étonnement du spectateur, tous les français de ce village, grands et petits parlent couramment anglais avec un accent frenchie à couper au couteau !

Et il ne se passe rien... jusqu'à la fin grand guignolesque où la famille Blake massacre la bande de mafieux qui bien sûr les a retrouvés... avant de repartir pour de nouvelles aventures sous un autre nom...

Ah ! j'oubliais, Malavita c'est le nom du chien de la famille Blake, passionnant non ?!

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