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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Mère et fils" le cinéma roumain nous avait habitués à mieux !

La mère c'est Cornelia (Luminita Gheorgiu), riche sexagénaire, architecte de son état qui évolue dans le milieu des nouveaux riches de Bucarest...

Mère possessive, elle se désole que Barbu (Bogdan Dumitrache), son quadragénaire de fils ne l'appelle jamais !

Quand Barbu renverse et tue un jeune garçon d'une dizaine d'années, Cornelia se saisit de l'affaire qui risque d'envoyer son fils chéri en prison et fait jouer ses relations...

La caméra de Calin Peter Netzer nous fait vivre le drame dans tous les détails du quotidien, nous montrant tour à tour la mère au visage fermé et à l'allure décidée, le fils renfrogné et veule, le père dans l'ombre de sa femme, la belle fille Carmen (Ilinca Goia) triste et résignée !!!

Le film, ennuyeux au possible, ressemble plus à un documentaire sur "comment fait-on en Roumanie aujourd'hui pour échapper à la conséquence de ses actes devant la justice" !

Les personnages sont trop univoques et même la fin, où Barbu finit par s'intéresser un tant soit peu à la famille de sa victime, laisse le spectateur indifférent !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"L'amour est un crime parfait" : un film loin d'être parfait

Et pourtant l'affiche est tentante !

Les frères Arnaud et Jean Marie Larrieu adaptent le livre "Incidences" de Philippe Djian

Mathieu Almaric incarne un professeur, Marc qui enseigne la littérature à l'université de Lausanne à de jolies nymphettes ; il vit avec sa sœur Marianne (Karin Viard) dans un chalet isolé au milieu d'un paysage de neige inviolée où seules sont visibles quelques empreintes d'un loup gris qui ressemble un peu à Chaussette de "Danse avec les loups"...

Marc est un tombeur invétéré et un fumeur compulsif : ses étudiantes sont prêtes à tout pour passer une nuit avec lui, au grand dam de sa sœur avec laquelle il a des rapports ambigus et même carrément incestueux

Le film démarre un soir très tard, sur une route en lacets : à peine arrivés, Marc et sa nouvelle conquête titubent vers le lit king size et le plaisir qui les attend...

Le lendemain matin, Marc ne se souvient plus de son prénom : s'ensuit une scène assez hilarante où il essaye tous les prénoms pour réveiller la belle puis finit par renoncer pour aller travailler...

Mais la belle ne réapparaît pas et Marc est plus ou moins suspecté par tout le monde sauf par la police : sa sœur, le recteur de l'université (Denis Podalydès) qui est amoureux de ladite sœur...

Marc va trouver le réconfort auprès d'Anna la belle-mère de la disparue dont il tombe éperdument amoureux... à sa grande surprise et au grand dépit de sa sœur qui rode toujours autour de lui...

L'histoire est un peu embrouillée, les personnages pas vraiment attachants...

Hésitant entre le polar, la comédie dramatique et la promotion pour la Suisse et ses somptueux paysages, le film a du mal à trouver son rythme et le spectateur ressort de la projection avec un léger mal de cœur car l'intrigue est tout de même carrément malsaine !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir les "Cadences obstinées" pour l'univers de Fanny Ardant

Il faut aller voir le deuxième long métrage de Fanny Ardant qui, malheureusement, n'est distribué que dans quatre salles à Paris !

La réalisatrice nous emmène dans son univers si particulier où la beauté est plus forte que le temps qui passe !

Elle filme Margo ( Asia Argento) une femme qui lui ressemble et les hommes qui l'entourent : Furio (Nuno Lopes), son mari qu'elle aime à la folie et qui ne l'aime plus, Mattia (Ricardo Pereira) son amant occasionnel et Gabriel (Tudor Aaron Istodor), le jeune artiste qui restaure une toile dans l'église du père Villedieu (Gérard Depardieu)

Margo a renoncé à sa passion, la musique pour suivre Furio sur le chantier de rénovation d'un hôtel dans un village latin qui se fond dans des ocres délavés et dans lequel seul le vent semble encore vivant

"Tu es déjà mort" dit Margo à Furio qui, par orgueil et par virilité, ne sait pas l'aimer !

Margo concentre tous les regards de ces hommes, si beaux et si sombres, voyous sur les bords qui la repoussent et la recherchent, elle l'artiste qui fait frissonner les plus cadenassés au son pur et envoûtant de son violoncelle !

Un film d'atmosphère, un film lent, un film passionné pour raconter l'histoire immuable d'une femme qui se perd dans l'amour d'un homme !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Voir ou ne pas voir "A touch of sin" that is the question

Jia Zhang-Ke emmène le spectateur dans la Chine profonde ravagée par le libéralisme sauvage et la corruption

Le film raconte l'histoire de quatre personnages qui, exploités par leur environnement, vont tour à tour sombrer dans la violence et recourir soit au meurtre soit au suicide pour tenter de s'en sortir !

Dahaï, mineur exaspéré par les dirigeants de son village...

San'er travailleur migrant qui découvre que le recours aux armes est le meilleur moyen pour sortir de la pauvreté crasse dans laquelle il est englué...

Xiao Yu, hôtesse d'accueil dans un sauna qui essaie de résister aux assauts sexuels des riches clients de l'établissement...

Xiao Hui, jeune ouvrier qui ne supporte pas le travail en usine et va tenter sa chance ailleurs en croyant que sa jeunesse est un atout contre le marasme ambiant...

Les images sont belles et fortes, les acteurs sont tous excellents mais on ressort essoré de ces deux heures d'immersion : la Chine ne semble pas être l'avenir de l'Homme !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Jamais le premier soir" : à éviter soigneusement

Pour répondre à Adeline, voici une critique rapide du film qui d'ailleurs n'a même pas fait l'objet d'un article de Télérama qui l'a carrément ignoré !

Il était une fois trois amies trentenaires qui se cherchent sur le plan amoureux = premier cliché

Julie (Alexandra Lamy) se fait larguer par coursier par son petit ami : encore plus fort que sur Facebook !

Elle tombe aussitôt dans une profonde déprime = elle se vautre sur son canapé !

Ses amies Louise (Mélanie Doutey) et Rose (Julie Jerrier) tentent vainement de l'en sortir !

Julie achète chez son libraire Marc (Jean Paul Rouve) un livre de "développement personnel" intitulé "Le bonheur ça s'apprend"... = second cliché !

Elle passe alors de l'abattement le plus total à la zénitude prosélyte !

Son chemin vers le bonheur amoureux sera toutefois laborieux... comme celui de ses amies qui ne sont pas mieux loties !

Louise qui a une liaison secrète avec son patron se fera également larguer ou le larguera, je ne me souviens même plus ?!

Quant à Rose, elle semble au bout de son histoire avec son mec : elle le quitte donc... pour le redécouvrir au cours d'une soirée drague = énième cliché

Julie finira par trouver l'amour avec devinez qui, celui qui saura l'attendre, alors qu'elle aura épuisé tous les machos qui la trouvent irrésistibles depuis qu'elle est accro aux diktats du développement personnel !

Au secours ! Fuyez ! Les actrices ont l'air de s'ennuyer en attendant que le film se termine et que leur trio improbable se reconstitue malgré leurs divergences...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Philomena" : une histoire vraie et une interprète inspirée au service d'un bon film

Stephen Frears nous raconte à travers le destin de Philomena Lee et de son fils Anthony une page peu glorieuse de l'église catholique irlandaise

Judi Dench, grande actrice du théâtre anglais incarne une irlandaise qui n'en peut plus de pleurer le fils que les religieuses lui ont arraché...

Car dans les années 1950, Philomena a "fauté", aussi ses parents l'ont-ils confiée à un couvent qui va l'aider à cacher le fruit de sa honte...

Philomena qui a la "chance" de ne pas mourir en couche comme beaucoup de ses semblables, trime toute la journée dans la blanchisserie du couvent... et est autorisée à voir son fils une heure par jour...

Son univers bascule définitivement quand un couple de riches américains emmène, sans qu'elle en soit prévenue, son fils qu'ils ont "acheté" moyennant 1000 livres...

Devenue adulte, Philomena recherchera son fils en cachette jusqu'au jour anniversaire de ses 50 ans où elle craque devant se fille à laquelle elle avoue l'histoire de ce demi-frère !

Décidée à venir en aide à sa mère, Jane (sobre Anna Maxwell Martin), convainc Martin Sixmith (Steve Cogan), ex journaliste et ex dircom au chômage de participer à la recherche d'Anthony plutôt que d'écrire un livre sur l'histoire russe (qui n'intéresse aucun éditeur) !

Ce dernier accepte du bout des lèvres et les premières scènes en Irlande puis aux Etats-Unis nous montrent l'opposition classique entre deux mondes : celui de Philomena nourrie de romans roses et de séries TV et celui de Martin diplômé d'Oxford qui, malgré sa disgrâce, est persuadé d'avoir raison en tout !

Au-delà de l'excellente interprétation de Judi Dench, le film est passionnant quand il montre l'évolution des deux personnages qui vont se transcender chacun à sa façon dans cette quête qui devient complice !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Yves Saint Laurent" : le cinéma écrin du génie français

Le réalisateur Jalil Lespert, qui s'est fait connaître en tant qu'acteur et n'avait réalisé jusqu'ici qu'un seul long métrage (Des vents contraires), conduit le biopic du couturier français avec brio - aidé par deux comédiens brillantissimes : Pierre Niney est Yves Saint Laurent ; quant à Guillaume Gallienne, il incarne un Pierre Bergé plus vrai que nature !

Aidé par la fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent qui a soutenu le projet et donné accès aux somptueuses créations originales et aux lieux de travail et de vie des deux hommes à Paris et à Marrakech, le scénario nous plonge dans le bain de la haute couture française de 1957 (date de la 1ère collection d'Yves Saint Laurent qui coïncide avec sa rencontre avec Pierre Bergé) à 1976 !

Nous suivons le parcours de ce faon fragile au regard vacillant derrière ses lunettes sévères, couvé par sa mère à Oran puis par Pierre Bergé qui sera tout à la fois son amant, son frère aîné et son père quand le génie s'enfoncera dans l'alcool, la drague et la drogue pour oublier qu'il n'est qu'un homme maniaco-dépressif !

Le seul défaut de ce film est son côté un peu bling bling à l'image de la mode qu'il célèbre ; on aurait bien aimé voir un peu plus le travail du créateur... mais il ne faut pas bouder son plaisir quand la France excelle !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Le loup de Wall Street" : à voir si vous aimez Leonardo di Caprio

Le dernier film de Martin Scorsese est le biopic de Jordan Belfort, authentique trader de Wall Street !

Les acteurs sont excellents mais il est difficile de se passionner pour le héros Jordan (Leonardo Di Caprio), monstre de vulgarité et d'avidité, sinon de bêtise et ses complices tel celui interprété par son faire-valoir Jonah Hill !

Que dire devant l’écœurement que l'on ressent devant ces jeunes mâles cocaïnés et en rut perpétuel qui, "motivés" par leur patron, transforment leur vie professionnelle en une succession d'épisodes orgiaques !

Ce qui fait froid dans le dos, c'est que finalement rattrapé par le FBI, Jordan dénonce ses associés pour sauver sa peau et devient consultant à succès après trois petites années de prison où il fait beaucoup de sport !

A vous dégoûter à tout jamais du monde de la finance débridée et surpuissante !

Le film est certes un bel exercice de style certes mais il signe la faillite d'un système qui ne se régule plus !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Tel père tel fils" : un très joli film sur la difficulté de devenir le père de son enfant

Le film de Hirokazu Kore-Eda n'a rien à voir avec "La vie est un long fleuve tranquille" d'Etienne Chatiliez même si l'idée de départ est la même !

Deux bébés ont été intervertis à la maternité. Les familles : l'une riche et un peu coincée et l'autre pauvre et un peu bohème l'apprennent six ans après !

Le cinéaste nous montre avec tendresse et sans démonstration les conséquences psychologiques de cette révélation pour les deux couples et leurs enfants

Ryota architecte surbooké (interprété par la star Masaharu Fukuyama) a beaucoup de mal à aimer son petit garçon Keïta car il ne lui ressemble pas assez à son goût ?!

Ainsi lorsqu'il apprend la nouvelle, il est certes en colère mais il semble dans un premier temps presque soulagé : "tout s'explique donc" dit-il à sa douce épouse qui reçoit un second coup de poignard !

Les deux couples font connaissance, tentent de trouver une solution, les mères se rapprochent dans leur douleur, les pères en viennent presque aux mains ; quant aux enfants, ils constituent très vite une joyeuse bande façon famille recomposée...

La situation se corse lorsqu'ils décident de procéder à l'échange des deux petits garçons...

La mère de Keïta tangue du désespoir qu'elle n'arrive pas à faire partager à son mari...

Le père de Keïta se voit confronté à un petit garçon qui, au contraire de Keïta s'affirme, mais pour lequel il ne ressent rien, alors qu'il est la chair de sa chair !

Le couple de quincailliers accueille Keïta au milieu du capharnaüm chaleureux qui leur tient lieu de maison et le petit garçon trouve refuge sur les genoux du papa bricoleur !

Chaque scène nous parle joliment des parents que nous sommes ou que nous tentons plus ou moins maladroitement d'être car la vie de famille est une alchimie complexe qui marque à jamais enfants, mère et père dans une combinaison unique et mystérieuse !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"2 automnes 3 hivers" : préférez le printemps !

Le réalisateur Sébastien Betbeder nous livre dans ce film une vision très négative des trentenaires...

Après de longues études ou non, ils cuvent leur déprime post diplôme, si si !!!

Ils ne font rien de leur vie, se regardent le nombril, ont des histoires d'amour tirées par les cheveux et s'ils ne prennent pas un coup de couteau dans le ventre, ils sont victimes d'un AVC, si si !!!

Le film entièrement en voix off est consternant de lieux communs ou autres invraisemblances

A fuir donc !!! car les trentenaires sont autrement formidables !

Les acteurs Vncent Macaigne (Arman), Maud Wyler (Amélie), Bastien Bouillon (Benjamin) et Audrey Bastien (Katia) font ce qu'ils peuvent pour avoir l'air modernes : ils portent des tenues cool, une barbe de trois jours, ils boivent des bières mais leurs histoires nous laissent complètement indifférents ! Si au moins ils cherchaient du boulot !

Il ne suffit pas de filmer pour ressembler à Rohmer !

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