Samuel Courtauld, grand industriel du textile d'origine française, a construit sa collection entre 1923 et 1929 avec la complicité de son épouse Elizabeth...
C'est grâce à la fermeture temporaire pour rénovation de l'Institut et de la Galerie Courtauld, que nous pouvons admirer cette exposition qui réunit quelque cent dix peintures et œuvres graphiques dont 10 aquarelles acquises par le frère de Samuel, Stephen...
Manet, Cézanne, Seurat, Monet, Renoir, Degas, Toulouse Lautrec, Van Gogh, Gauguin, Modigliani, Turner... sont offerts à nos yeux dans 8 salles de la fondation Vuitton !
Après l'exposition Klimt, la formidable équipe de l'Atelier des Lumières réitère son exploit en nous plongeant dans l'univers de Van Gogh et ses plus fameux tableaux dont La nuit étoilée, L'église d'Auvers sur Oise, Amandiers en fleurs, Chambre à coucher à Arles, Les mangeurs de pommes, Bouquet d'iris, Tournesols, L'oliveraie...
Puis immersion dans le Japon rêvé avec notamment la fabuleuse Vague d'Hokusai !
Un spectacle à voir absolument avec les petits et les plus grands (jusqu'au 31 décembre) !
L'exposition numérique "Van Gogh, la nuit étoilée" est présentée du 22 février au 31 décembre 2019. Réalisation : David Coignoux Captations : Métaphore productions
La foule se presse pour admirer l'oeuvre de cette figure de la Belle Epoque....
De l'artiste tchèque (1860-1939), le public connait surtout les jeunes femmes, lianes rêveuses posant parmi les fleurs pour les affiches publicitaires de l'époque...
Alphonse Mucha accède à la célébrité en 1895 à Paris avec Gismonda, sa première affiche pour Sarah Bernhardt...
Son style incarnera bientôt le mouvement émergeant dans les arts décoratifs, l'Art nouveau !
Si ses affiches font sa renommée et sont régulièrement copiées, Mucha est en réalité un artiste polyvalent : peintre, sculpteur, photographe, décorateur et professeur...
Mais ses convictions politiques et humanistes vont l'amener à renoncer progressivement à cette veine décorative pour s'initier à l'occultisme, puis de retour dans son pays en 1910, pour se consacrer à son grand oeuvre L'épopée slave....
Mucha est persuadé que l'art peut rapprocher les peuples et favoriser la paix...
Ainsi lorsque le 15 mars 1939 les allemands font leur entrée dans Prague, la Tchécoslovaquie perd son indépendance et l'artiste personnalité en vue et franc maçon est l'un des premiers à être arrêté par la Gestapo. Découragé et malade, Mucha décède le 14 juillet 1939...
Une exposition à voir malgré l'affluence qui ne favorise pas la prise de photos !
Grâce à des prêts exceptionnels, le musée présente la genèse (esquisses, études) et la communication (articles, ouvrages, revues) autour de quelques tableaux estampillés chefs d'oeuvre tels les Arlequin ou les Baigneuses...
Une salle est également consacrée à la Chèvre... et la fin de l'exposition illustre la fascination éprouvée par l'artiste espagnol face à l'oeuvre de Rembrandt...
Enfin les collections permanentes nous permettent de revoir avec le plus grand plaisir des portraits de femmes et d'enfants réalisés par Picasso tout au long de sa vie...
Arlequin, Baigneuses, Portaits de femmes et de Maya à la poupée, Collage Femmes à leur toilette, La danse
Le plus grand centre d'art numérique mondial a ouvert ses portes le 13 avril dernier dans les 3 300 m2 d'une ancienne fonderie du XIe arrondissement !
140 vidéo projecteurs habillent les murs et le sol de l'atelier pour plonger le visiteur dans l'oeuvre de 2 grands artistes de la Sécession Viennoise : Gustav Klimt et Friedensreich Hundertwasser
Au son d'une musique enveloppante, trois expositions numériques immersives sont diffusées en continu : 35 minutes pour redécouvrir les figures iconiques de l'oeuvre de Klimt et quelques tableaux d'Egon Schiele, 15 minutes pour s'inviter dans l'univers coloré d'Hundertwasser et 15 minutes pour voyager dans une création contemporaine qui fait appel à l'Intelligence Artificielle
Une expérience unique qui réunit petits et grands !
A voir absolument, réservation conseillée tant le bouche à oreilles semble avoir déjà fonctionné !
En 1918 le peintre Marc Chagall est nommé commissaire des beaux arts de sa ville natale, Vitebsk, située aujourd'hui en Biélorussie
Il donne vie à un grand projet : créer une école populaire, gratuite et ouverte à tous et demande à Lissitzky de le rejoindre comme enseignant
A travers un ensemble inédit de 250 oeuvres et documents, le Centre Pompidou retrace l'histoire de cette période de fébrilité artistique durant laquelle l'école de Vitebsk se mue en laboratoire révolutionnaire
A l'écart des métropoles russes, au lendemain de la Révolution d'Octobre, se joue un véritable projet de société
Alors que Chagall rêve de faire coexister dans l'école un "art de gauche" fondé sur une pluralité de tendances, de l'art figuratif à l'abstraction, il est rapidement écarté par Malévitch, architecte de formation et maître d'atelier, qui a créé un collectif Ounovis dont les formes suprématistes (le carré, le rond...) infusent toutes les sphères de la vie sociale : "usines, tramways et tribunes rayonnaient alors de leurs peintures"
Une exposition rare, de magnifiques tableaux de Chagall, une vidéo très instructive pour mieux comprendre ce qui s'est joué à Vitebsk, ville où en 1918 les juifs étaient assignés à résidence...
Le peintre tchèque Frantisek Kupka (1871-1957), intellectuel pacifiste et féru de philosophie conjugue avec bonheur, tout au long de son parcours artistique, histoire et modernité...
La rétrospective propose de suivre, à travers près de 300 oeuvres, le cheminement du peintre vers l'abstraction, dont il est l'un des pères fondateurs avec Kandinsky et Malevitch...
Après des études aux Beaux Arts de Prague, le jeune artiste originaire de Bohême débarque à Montmartre en 1896...
Après un détour par le symbolisme et la caricature de presse pour gagner sa vie, Kupka se remet à la peinture et s'interroge dans la série des "Gigolettes" sur la question de la représentation...
Entre 1907 et 1911, l'évolution du style de Kupka est fulgurante : sans abandonner la couleur qu'il affectionnera toute sa vie, il opte pour une forme de représentation fondée sur l'autonomie de la couleur et amorce son évolution vers la transcription du mouvement : La Baigneuse, La gamme jaune (autoportrait en jaune) et La petite fille au ballon constituent les oeuvres majeures de cette période
A partir de 1911, Kupka passe par une recherche proche du fauvisme à travers deux tableaux emblématiques : Portrait de famille et Grand nu puis adopte la division du fond en aplats avec Femme dans les triangles, Portrait du musicien Follot et Le miroir ovale...
Passionné de sciences, le peintre décide de rompre avec le mimétisme et créer une nouvelle réalité picturale avec Les disques de Newton et Amorpha, fugue à deux couleurs, et Amorpha chromatique...
A partir de 1912, il organise l'espace de ses tableaux au moyen d'éléments formels, telles les lignes, les verticales, les diagonales ou encore les courbes
Dans les années 20, fasciné par l'architecture ascensionnelle et le constructivisme, il réalise des toiles au message spirituel faisant référence aux vitraux gothiques
Après un passage par le "Machinisme", il renoue dans les années 30 avec l'abstraction et les combinaisons de figures géométriques mais n'abandonne jamais la couleur
Une magnifique exposition pour célébrer ce peintre en recherche permanente, au carrefour de tous les mouvements de la moitié du XXe siècle !
Avant le tournant de 1911 : L e bibliomane, Autoportrait, Madame Kupka, La Baigneuse, Etude pour la petite fille au ballon, Autoportrait en jaune, La petite fille au ballon, Rouge à lèvres, Gigolettes , Les touches de piano, Le mec, Lo la vache, Le ruban bleu
Fauvisme : Grand nu et Portrait de famille puis divisions en aplats : Etudes pour femmes cueillant des fleurs, Femme dans les triangles, Le miroir ovale, Madame Kupka dans les verticales, Portrait du musicien Follot, Amorpha
Etudes pour Amorpha et Amorpha, les Disques de Newton, Etudes pour le langage des verticales
1911-1913 : recherche autour d'éléments formels
1920 : Etudes autour d'un point et Recherche sur la verticalité, Vermillon, Fleur, Contrastes gothiques
Foujita (1886-1968), peintre japonais naturalisé français en 1955 est un jeune prodige de la peinture...
Encouragé par son général et médecin de père qui le déclare "peintre de la famille" à 4 ans, il voit l'un de ses dessins sélectionné pour l'exposition universelle de Paris alors qu'il n'avait que 14 ans...
Soutenu par son père très ouvert aux idées progressistes de l'Occident, il prend des cours de français à 17 ans et réussit 3 ans plus tard à convaincre son père de lui payer le voyage vers la France !
Trop âgé pour s'inscrire aux Beaux Arts, il prend une carte de copiste au Louvre et rencontre très rapidement le tout Montparnasse de la peinture et des lettres dont Picasso, Modigliani, Soutine et Desnos...
Evoluant entre deux cultures, son oeuvre fait la synthèse entre le classicisme des grands maîtres occidentaux et ses illustres prédécesseurs japonais tel Hokusai qui, comme lui maniait le pinceau avec virtuosité...
Le trait de Foujita se révèle d'une sûreté infaillible et ses lignes d'une finesse calligraphique exemplaire avec l'utilisation du sumi (encre noire japonaise), autant sur le papier que pour ses huiles ; il laisse à la couleur un rôle secondaire mais décisif, faisant par exemple ressortir la magnifique chevelure dorée de sa femme Youki sur un décor de draps blancs...
Véritable figure des années folles, il connait très vite le succès et se spécialise dans des thèmes récurrents qui le rendent définitivement singulier : femmes, chats, natures mortes, enfants et autoportraits...
"Artiste total", il ne cesse de travailler et confectionne ses costumes, crée sa vaisselle, filme et photographie...
En tout cas, un très grand artiste à découvrir ou à redécouvrir dans l'écrin du musée Maillol !
Autoportraits dont un autoportrait réalisé alors qu'il n'avait que 7 ans
Femmes : nus, portraits dont celui de Kiki de Montparnasse et conversations entre amies
Chats et enfants dont l'étonnant portrait de Gérard Oury à 8 ans
Eventail aux chats, natures mortes et autres tableaux dont son atelier et la place du Tertre
Jacopo Robusti naît à Venise en 1518 ou 1519 dans une famille d'artisans, d'un père teinturier. Ses origines sociales et sa petite taille lui valent le surnom de Tintoretto, littéralement "le petit teinturier", francisé sous le nom de "Tintoret".
il se forme au métier de peintre auprès de Bonifacio de' Pitati et en janvier 1538, c'est déjà un maître indépendant disposant de son propre atelier !
L'exposition du musée du Luxembourg met à l'honneur les 15 premières années du Tintoret marquées par la volonté de se faire connaître dans une ville où affluent artistes et intellectuels de l'Europe entière et d'égaler voire de surpasser le Titien, son aîné et premier peintre de Venise...
Les oeuvres réparties en 7 sections : "Prendre son envol", "Orner les salons", "Capter le regard", "Partager l'atelier", "Mettre en scène", "Observer la sculpture", "Peindre la femme" permettent au public de mieux comprendre la place qu'occupe Tintoret dans l'histoire de la peinture : contemporain de Raphaël et de Michel Ange, il fait la jonction entre la Renaissance du XVIe siècle avec les prémices de la perspective et l'ère baroque du XVIIe siècle...
J'ai pour ma part particulièrement apprécié les portraits d'hommes dont cet autoportrait qui nous interpelle par son audace esthétique et la fierté du regard !
L'exposition s'achève en 1555 au seuil de la gloire de Tintoret lorsque les commandes affluent pour la Madonna dell'Orto, la Scuola Grande di San Rocco et le palais des Doges !
Jésus parmi les docteurs, Portraits d'hommes, La Sainte famille, Autoportrait
Mary Cassatt (1844-1926) est l'unique figure américaine du mouvement impressionniste
Repérée par Edgar Degas en 1874, elle exposera ensuite régulièrement aux côtés du groupe et incitera ses proches à acheter des toiles de ses amis
Mary Cassatt qui a vécu 60 ans en France, est connue pour ses portraits de famille dans l'intimité et surtout pour son approche moderne du sujet traditionnel de la mère et de l'enfant...
L'exposition réunit une cinquantaine d'oeuvres, huiles, pastels, dessins et gravures...
Les photographies étant strictement interdites (tout contrevenant est raccompagné à la sortie du musée), je n'ai donc pu voler que quelques photos !
Une jolie exposition qui donne envie d'aller au MET à New York qui a prêté les plus belles toiles de l'exposition !