L'exposition a démarré le 15 mars mais il y avait déjà un monde fou ce samedi au musée du Luxembourg, qui présente une exposition dédiée à Léon Monet (1836-1917), le frère oublié de Claude (1840-1926).
Premier fils d’Adolphe et Louise-Justine Monet, Léon Pascal Monet naît en 1836 au 39, rue de Caumartin dans l’ancien Ier arrondissement de Paris. Aux côtés de son frère Claude né en 1840, il grandit, sur la côte normande, dans la ville du Havre. Tous deux, plus tard, se côtoieront de nombreux étés chez la fameuse tante Lecadre à Sainte-Adresse.
En 1872, au moment où Claude, de retour au Havre, peint Impression, soleil levant, Léon fonde la Société industrielle de Rouen et décide d’apporter un soutien actif à son frère et ses amis impressionnistes.
Il achète plusieurs toiles à son frère, dont «Fleurs de printemps» (1864) ou «Adolphe Monet lisant dans un jardin» (1866) et l'incite à participer aux expositions de la ville de Rouen en 1864 et 1872.
Collectionneur averti, il possède des Renoir, des Sisley et des Pissarro et partage également, en amateur éclairé, le goût de son frère pour les estampes japonaises…
Entre 1879 et 1885, Claude Monet rend visite, à plusieurs reprises, à son frère qui réside en villégiature aux Petites-Dalles, une petite station balnéaire du pays de Caux qui inspira à l’artiste plusieurs tableaux !
L’exposition réunit une centaine d’œuvres, parmi lesquelles des peintures et des dessins de Monet, Morisot, Sisley, Pissarro et Renoir mais aussi des livres de couleurs, des échantillons de tissus, des estampes japonaises, des documents d’archives et de nombreuses photographies de famille. Le portrait énergique que Claude Monet fait de son frère ainé en 1874, témoignage vibrant de l’affection profonde qui unit les deux frères, y est présenté pour la toute première fois.
L’exposition inscrit définitivement Léon Monet dans la biographie de Claude et montre l’intérêt partagé des deux frères pour la couleur.
Une exposition plurielle donc mais un peu courte à mon goût : j'aurais aimé pouvoir admirer davantage de toiles de Claude Monet !
A voir jusqu'au 16 juillet !
Claude Monet : Rouen (3), Etretat, Sainte Adresse (3), Navires en réparation, Villas à Bordighera
Claude Monet : portraits Léon (frère), Adolphe (père), Jean et Michel (fils), Madame Monet - photos de Léon et Claude Monet
Auguste Renoir : portraits de Claude (2) et de Madame Monet, Paris Institut - Alfred Sisley : Louvenciennes, Camille Pissarro : Rouen (2)
Placé sous la tutelle de la Commission des Monuments historiques, le musée, dont les collections couvrent l’histoire des arts depuis l’Antiquité jusqu’à la Renaissance, a rouvert ses portes en mai 2022 après sept années de travaux.
L’histoire de l’hôtel de Cluny et la fondation du musée au 19e siècle sont intimement liées à la famille du Sommerard. Conseiller-maître à la Cour des comptes, Alexandre du Sommerard (1779-1842) a réuni une vaste collection consacrée aux arts du Moyen Âge et s'est installé en 1832 dans une partie de l’hôtel. Après sa mort, l’État acquiert en 1843 l’hôtel de Cluny et ses collections, riches de près de 1 500 objets. La même année, la Ville de Paris cède à l’État les thermes gallo-romains et le dépôt lapidaire qu'il contenait, dont le Pilier des nautes.
Edmond du Sommerard, fils d'Alexandre, enrichit considérablement la collection et fait plusieurs acquisitions majeures comme la rose d'or et l'antependium du trésor de la cathédrale de Bâle, la tenture de La dame à la licorne, ou encore les couronnes wisigothiques de Guarrazar.
Après la Seconde Guerre mondiale, le parcours du musée est entièrement repensé. Tandis que les œuvres antiques sont présentées dans le frigidarium des thermes, les objets médiévaux sont exposés selon un fil thématique ; la découverte fortuite des têtes de la galerie des rois de Notre-Dame de Paris en 1977 donne lieu à l'aménagement d'une nouvelle salle pour les accueillir.
Entièrement repensé, le musée de Cluny réunit aujourd'hui deux bâtiments exceptionnels : les thermes antiques de Lutèce (fin du Ier siècle) et l'hôtel des abbés de Cluny (fin du XVe siècle).
La visite s'articule autour d'un parcours chronologique en progressant d'une salle à l'autre (22 salles) : un voyage à travers 1500 ans d'art et d’histoire pour découvrir une diversité de collections : sculptures, objets d'orfèvrerie, vitraux, peintures, tapisseries, enluminures et objets de la vie quotidienne...
N'hésitez pas à prévoir 2 heures de visite pour admirer la multiplicité des chefs d’œuvre exposés !
Antiquité et premier Moyen Age (Ier-XIe siècle) : frigidarium, baignoire, pilier des nautes, orfèvrerie des celtes, trésor de Guarrazar, dyptique ivoire
Moyen Age central (XIe-XIIIe siècle) : sculptures extérieures de Notre Dame, fresque, chasse des rois mages, retable, crosseron, trésor de la cathédrale de Bâle
Moyen Age tardif (XIV-XVe siècles) : rose d'or, tapisseries Dame à la licorne, retable enfance du Christ, scènes de la vie du Christ, vitrail, encensoir, mesure pour la dîme
Des œuvres d’art ancestrales provenant de toutes les régions du monde témoignent du pouvoir de l’imagination et de la créativité humaine, depuis la nuit des temps.
Cette exposition du Musée de l'Homme présente 97 pièces préhistoriques, issues de différentes collections européennes, dont certaines comptent parmi les plus anciennes (- 40 000 à - 35 000 ans) retrouvées à ce jour - et des centaines d’images numériques de peintures et de gravures.
On y découvre les Vénus paléolithiques, les outils décorés, les animaux sculptés (en ivoire, roche, os, bois de renne ou de cerf)… qui accompagnaient nos ancêtres dans leur vie de nomades.
Un deuxième espace propose une immersion dans l’art pariétal et rupestre du monde entier. Un espace numérique invite à contempler le foisonnement des œuvres qui ornent les parois et les roches de tous les continents. Des étroites grottes de Dordogne aux vertigineuses falaises chinoises, des îles indonésiennes aux canyons de l’Utah, des cavernes espagnoles aux abris sous-roche présents en Australie, sans oublier le site de la vallée Foz Côa au Portugal où les gravures rupestres dont déployées sur plus de 20 kilomètres.
Pour compléter le parcours, une seconde exposition Picasso et la Préhistoire permet de découvrir à quel point les artistes modernes et contemporains ont été inspirés par les œuvres des homo sapiens.
En 1922, la célèbre Vénus de Lespugue est découverte dans une grotte du Sud-ouest de la France. Le monde de l'art et le public se prend alors de passion pour l'art pariétal.
Captivé par ces premières formes d'expression et de créativité, Picasso étudie ces œuvres et s'en imprègne, notamment durant l'entre-deux-guerres. Une quarantaine d'œuvres exposées (sculptures, gravures, tableaux et dessins) en témoignent.
A voir respectivement jusqu'au 22 mai et 12 juin 2023
Exposition Arts et préhistoire : peintures, gravures, Vénus dont Vénus de Lespugue et propulseur
Dans le cadre de la " Célébration Picasso 1973-2023 ", découvrez l'exposition " Picasso et la Préhistoire " du 8 février au 12 juin 2023 au Musée de l'Homme. Peintures, sculptures, dessins ...
Le musée Guimet présente pour la première fois en France un ensemble unique d’estampes d’Utagawa Hiroshige (1797-1858) destinées à orner des éventails.
Accessoire saisonnier et éphémère, l’éventail plat en bambou (uchiwa) se popularisa au Japon à l’époque d’Edo (1603-1868) et devint l’un des supports d’expression de la créativité des maîtres de l’école picturale japonaise ukiyo-e.
D’abord vendus pendant l’été par des colporteurs ou dans des échoppes provisoires à l’occasion de fêtes, les éventails d’Edo furent proposés à partir de la fin du 18e siècle à la devanture des marchands d’estampes et de livres illustrés, lorsqu’ils commencèrent à être signés par des artistes célèbres. Objets jetables, ces éventails ont pour la plupart disparu ; les estampes qui nous sont parvenues, non découpées et dans leur premier tirage, sont celles qui ne furent jamais montées sur leur armature, préservées par les éditeurs d’estampes ou les collectionneurs. Beaucoup de ces œuvres sont aujourd’hui uniques ou conservées en de très rares exemplaires de par le monde.
Hiroshige qui est l'un des derniers grands imagiers du Japon de l’époque d’Edo, réalisa plus de 650 feuilles d'éventail entre les années 1830 et 1850. A travers une sélection de 90 œuvres, parmi les plus belles de la Collection Georges Leskowicz, l'exposition révèle l’inventivité graphique et la diversité du travail de l'artiste voyageur qui représenta des paysages de provinces japonaises et des monuments célèbres d’Edo et de Kyoto, mais également des portraits féminins, des saynètes historiques ou littéraires, des images parodiques et de subtiles compositions de fleurs et d’oiseaux.
✨ | HIROSHIGE | Artiste majeur de la première moitié du XIXe siècle, Utagawa Hiroshige est l'un des plus grands maîtres de l'estampe japonaise de l'époque d'Edo (1603-1868). L'inventivité e...
Carrefour des civilisations entre les peuples des oasis, des steppes, de l'Inde, de la Perse et de la Chine, l'Ouzbékistan est l'héritier de royaumes et d'empires puissants nés de cette situation géographique unique.
Sur cette terre de savoirs et de cultures, les pratiques zoroastriennes et musulmanes, après la conquête arabe et l'avènement de l'islam au VIIIe siècle, ont coexisté et marqué durablement la symbolique des productions artistiques de la région. Les légendaires routes de la soie ont participé à la prospérité de la région, amenant un flot incessant de richesses et de marchands partageant savoirs et légendes.
C’est durant l’émirat de Boukhara (1785-1920) que la broderie d’or atteint son apogée et sa renommée en termes de technique, de qualité et surtout de créativité. Nombre de productions splendides et monumentales – chapans (manteau masculin ample), robes, coiffes, tapis de selle mêlant couleurs et or – réservées à la cour et aux cadeaux diplomatiques sont exclusivement confectionnées à l’atelier privé de l’émir et témoignent de son art de vivre opulent.
L'exposition présente également des suzanis qui sont de grandes pièces de tissu brodées de fils de soie destinés à la dot de la mariée. Éléments d'apparat d'intérieurs (décorations de murs, couvertures de lits, rideaux, tapis de prière...), ces créations exclusivement féminines déploient un univers fantasmagorique censé assurer une vie de couple et de famille harmonieuse.
Bien d’autres pièces sont à découvrir comme :
- les tapis dont la laine provient des steppes et des régions montagneuses. Tissés par des femmes, ils se décomposent en 4 familles : les tapis feutrés (forme la plus ancienne), les tapis noués, les tapis tissés à plat qui se roulent pour s'adapter à la vie nomade et les tapis brodés,
- les ikats, tissus aux mille couleurs, dont seuls les fils de chaine sont teints ; chaque région a ses propres motifs qui peuvent être végétaux, floraux, zoomorphiques ou géométriques,
- les harnachements de chevaux et les bijoux...
Au total, 300 pièces inédites sur un parcours de plus de 1100 m2, à admirer jusqu'au 4 juin !
Chapans pour hommes XIX et XXe siècles
Chapans pour femmes, robes et parandja (qui recouvrent la tête) XIX et XXe siècle, ornements de front
Suzanis de Boukhara (motifs floraux) et de Samarcande (motifs astraux) et tapis
Qui a eu cette idée folle un jour d’inventer le dépôt légal ?
C’est François 1er en 1537 qui a institué le dépôt légal obligatoire et gratuit de tous les documents publiés ou produits sur le territoire national.
La BnF a pour mission de collecter ces documents, de les signaler, de les conserver et de les communiquer au public, dans le respect du droit de la propriété intellectuelle et de constituer ainsi un patrimoine irremplaçable pour la collectivité nationale dont il contribue à préserver la mémoire.
Depuis sa création, le dépôt légal a progressivement intégré en plus des livres et des périodiques (journaux, revues, bulletins, catalogues, etc.) les nouveaux supports et médias.
La BnF accroît aussi ses collections par des acquisitions auxquelles elle consacre une part importante de son budget : acquisitions courantes, notamment pour constituer une collection de référence dans le domaine étranger et acquisitions prestigieuses, patrimoniales, pour lesquelles elle est parfois aidée par des mécènes.
Le site Richelieu est le berceau historique de la Bibliothèque nationale de France et de ses collections exceptionnelles. C’est à l’origine le palais du cardinal Mazarin, construit au XVIIe siècle. En 1721, la bibliothèque du Roi y emménage.
En septembre 2022, il rouvre intégralement ses portes après douze ans de travaux de rénovation et de modernisation, et devient un lieu ouvert à tous au cœur de Paris. Il comprend une bibliothèque de recherche, un nouveau musée, un nouvel espace d’expositions temporaires, la salle Ovale gratuite et ouverte à tous, un jardin, une librairie et un café.
Le nouveau musée de la BnF occupe certains des plus beaux espaces du site Richelieu, comme la galerie Mazarin, la salle des Colonnes ou la salle de Luynes. Le parcours, à la fois chronologique, de l’Antiquité à nos jours, et thématique, se déploie sur 1 200 m².
Historiquement premier musée français avant le Louvre, le site Richelieu offre au regard près de 900 œuvres puisées dans les collections : objets archéologiques, médailles, ainsi qu’une sélection de manuscrits, estampes, dessins, cartes géographiques, globes, partitions musicales, livres rares et costumes…
Le visiteur peut y découvrir des œuvres rares comme le Grand Camée de France, le trône de Dagobert ou l’échiquier de Charlemagne ainsi que des manuscrits enluminés tels que le Sacramentaire de Drogon, ou des œuvres représentatives de moments fondateurs comme les Pensées de Pascal ou Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, Le Deuxième sexe de Simone de Beauvoir. Ces pièces extraordinaires côtoient des estampes de Rembrandt à Picasso, des dessins de Sonia Delaunay, des photographies de Nadar à Capa, des objets et des costumes.
La salle Ovale : la construction de la salle Ovale a été entreprise en 1897 par Jean-Louis Pascal. Achevée en 1932 par Alfred Recoura, elle a été inaugurée en décembre 1936 par le président de la République Albert Lebrun.
Salle emblématique de la BnF Richelieu, la salle Ovale est ouverte à tous, gratuitement et sans limite d’âge. Parmi les 20 000 volumes disponibles en libre accès, une collection de 9 000 bandes dessinées.
À la fois salle de lecture et lieu de visite et de médiation, la salle propose plus de 20 000 volumes en libre consultation et 160 places de lecture.
La salle Ovale propose désormais aux visiteurs de tous âges une documentation variée : un fonds de référence : dictionnaires, encyclopédies, ouvrages sur l’histoire de France et la généalogie - un corpus de plus de 2 000 œuvres de littérature française et une offre de documents pour découvrir les collections dites « spécialisées » des départements de la BnF présents sur le site Richelieu. Près de 6 000 livres imprimés ont été sélectionnés par les bibliothécaires pour comprendre la richesse et la diversité des trésors conservés sur ce site, qu’il s’agisse de vases grecs anciens, des premiers globes terrestres ou encore de costumes de scène.
La salle Labrouste : classée monument historique depuis 1983, cette salle réalisée entre 1861 et 1868 est le chef-d’œuvre de l’architecte Henri Labrouste.
Réservée aux étudiants en art, la salle sera bientôt interdite à la visite sauf à l’occasion des journées du patrimoine.
Henri Labrouste reprend le principe d’une structure métallique, expérimentée pour la bibliothèque Sainte-Geneviève, mais dans un registre formel totalement différent, rappelant ici l’Orient byzantin. La salle est éclairée par neuf coupoles revêtues de carreaux de faïence qui diffusent une lumière uniforme dans la salle. Les coupoles reposent sur des arcs en fer ajourés retombant sur seize colonnes de fonte élancées, contribuant à l’effet de légèreté extraordinaire de cet espace. En 1864, le paysagiste Alexandre Desgoffe réalisa les tableaux au-dessus des rayonnages latéraux qui représentent une nature verdoyante, destinés à inspirer aux lecteurs une sensation de calme et de détente. Trente-six médaillons d’hommes de lettres de tous pays ornent le pourtour de la salle.
Derrière la salle Labrouste, les deux cariatides monumentales du sculpteur Joseph Perraud marquent l’entrée du cœur fonctionnel des installations de Labrouste : le grand magasin central. Créé en 1865, le magasin central des imprimés est à l’époque révolutionnaire dans sa conception. Il marque la séparation entre les espaces de lecture et les espaces de stockage mais reste cependant visible de la salle.
Avec quatre étages et un sous-sol, 2,30 m de hauteur par étage pour éviter les échelles, des niveaux en caillebotis pour que la lumière y pénètre depuis le toit vitré, des liaisons pratiques entre toutes les sections, ce magasin fera référence pendant de longues années. Il conservera les collections d’imprimés de la BnF pendant 130 ans avant leur déménagement en 1998 vers le site François-Mitterrand. Conçu pour abriter 1,2 million de volumes, le magasin est déjà insuffisant dès son inauguration. Mais sa conception verticale, sa proximité avec la salle de lecture et un ingénieux système de transport des ouvrages permettent une efficacité et une rapidité de services impossibles jusqu’alors.
La galerie Mazarin : vestige du palais Mazarin, la galerie éponyme, l’un des joyaux du site Richelieu, est le cœur battant du nouveau musée.
C’est l’un des très rares exemples de galerie baroque encore conservés en France. Parfaitement superposée à la galerie Mansart, située à l’étage inférieur, la galerie Mazarin a conservé en grande partie l’ordonnancement du XVIIe siècle. Elle est classée au titre des monuments historiques.
La galerie fut construite par François Mansart entre 1644 et 1646, à la demande de Mazarin, qui y installa ses riches collections de peintures et de sculptures.
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Je vous recommande vivement la visite guidée qui dure 1 heure 1/2 pour la modique somme de 9 euros !
Jardin Vivienne, halls lustre et grand escalier
Salle Ovale
Salle Labrouste, cariatide et magasin central
Galerie Mazarin et portrait du Cardinal
Salon Louis XV avec portraits de Louis XV et Louis XIV, cabinet des médailles, salle de Luynes et salle des Colonnes
Pièces de musée exceptionnelles : Kudurru Charte de propriété 1100 av JC, Tablette en cunéiforme 2500 av JC, Trésor de Berthouville, Carte marine dite de Christophe Colomb 1492,Code Napoléon 1807,Grand camée de France Rome an 23, manuscrit de Proust 1908, Pièce d'échec dite Eléphant de Charlemagne Inde 9e siècle, trône de Dagobert
L’exposition a été initialement conçue en 2020 par le Victoria and Albert Museum de Londres. C'est une splendeur et il n'est pas nécessaire d'être un expert du Japon pour l'apprécier. Il suffit de regarder et d'admirer notamment les ceintures que l'on appelle Obi.
Le kimono symbolise le Japon à lui tout seul. Au détour d’une ruelle à Tokyo, à Kyoto , il n'est pas rare de croiser encore aujourd'hui des hommes, mais aussi et surtout des femmes vêtues dans ces tenues traditionnelles et magnifiques. C'est l’ouverture du Japon au commerce extérieur, et notamment les années 1850, qui va lui permettre de s’exporter en Occident. Bien qu’il soit resté emblématique et caractéristique de l’identité du Japon, le kimono a su évoluer et il est aujourd’hui devenu une pièce incontournable de la mode. Vous en verrez de très beaux témoignages . Des écoles de samouraïs aux podiums, des acteurs de kabuki aux stars de la pop internationale, c’est désormais un vêtement qui transcende les catégories et les frontières. Il a inspiré un certain nombre de grands stylistes comme John Galliano ou Alexander McQueen, fascinés par la forme et les tissus de ce vêtement et des grands designers comme Yves Saint Laurent, Karl Lagerfeld ou Issey Miyake.
Le parcours de l'exposition rassemble plus de 40 sculptures d’artistes internationaux de premier plan dont : George Segal, Ron Mueck, Maurizio Cattelan, Berlinde De Bruyckere, Duane Hanson, Carole A. Feuerman, John DeAndrea,…
Réalité, art ou copie ?
Le sous-titre de l’exposition fait référence à la célèbre œuvre de René Magritte « Ceci n’est pas une pipe », qui questionnait le rapport de l’art à la réalité.
L’artiste hyperréaliste tourne le dos à l’abstraction et cherche à atteindre une représentation minutieuse de la nature au point que les visiteurs se demandent parfois si la sculpture est vivante.
D’autres, au contraire, questionnent la notion de réalité : nouvelles technologies, représentations populaires détournées, déformations….
Des interviews passionnantes de certains artistes projetées en vidéo, permettent de mieux comprendre leurs démarches et surtout de découvrir leurs secrets de fabrication !
A voir jusqu'au 5 mars 2023 pour plonger dans l’univers troublant de l’hyperréalisme, un courant artistique qui transporte aux frontières du réel !
Théo Mercier, sculpteur et metteur en scène de 38 ans, a conçu un grand cycle d’installations éphémères, baptisé « Outremonde » décliné en plusieurs chapitres.
Créé in situ, le premier s’est tenu à la Collection Lambert, dans le cadre du Festival d’Avignon 2021. Le deuxième, "Dream hunters" a eu lieu à Luma Westbau (Zurich), l'été dernier.
Le troisième, intitulé « The Sleeping Chapter », a ouvert en octobre dans le cadre du Festival d’Automne, à la Conciergerie.
80 tonnes de sable* ont été livrées à cet effet dans la salle des Gens d’Armes et compressées par des sculpteurs spécialistes, donnant naissance à une cinquantaine de créations qui évoquent les traces de nos sommeils et de nos rêves : des matelas, sommiers, lits, couettes, oreillers, ton sur ton avec la couleur de la pierre des colonnes médiévales.
Il faut absolument aller voir cette incroyable mise en scène de sculptures en sable qui occupent l’espace naturellement et s’harmonisent merveilleusement avec l’architecture de la salle.
Le temps s’arrête et laisse la place aux rêves, aux songes, à l’imaginaire.
Une ambiance apaisante et hors du temps.
Une musique zen contribue à nous transporter ailleurs.
Le jour où j’y suis allée, des élèves de l’École de Condé, adossés le long des colonnes, dessinaient ces étonnantes sculptures de sable, sous l’œil attentif et bienveillant de leur professeur.
*les tonnes de sable seront rendues aux carrières franciliennes
Pour le troisième chapitre de son installation "Outremonde", Théo Mercier investit la Conciergerie avec des sculptures entièrement constituées de sable... ✏️ Découvrez l'article lié à la...
Le Musée d’Art Moderne de Paris présente la première rétrospective parisienne consacrée à l’artiste autrichien Oskar Kokoschka (1886-1980).
Le parcours réunissant près de cent soixante œuvres, moitié peintures, moitié arts graphiques, décapant du début à la fin, a le mérite de nous intéresser à sa peinture toujours renouvelée et jamais tiède, parfois "rebutante", qui court le long de sept décennies bien remplies.
Peintre, mais aussi dramaturge et poète, Oskar Kokoschka est un artiste engagé, porté par les bouleversements artistiques et intellectuels de la Vienne du début du XXe siècle.
Soucieux d’exprimer l’intensité des états d’âmes de son époque, il réalise à partir de 1909, avec un talent certain pour la provocation, le portrait de toute une brochette de personnalités viennoises : pâte épaisse, grasse chez l’un, rouge chez un autre, dents crispées en un rictus terrifiant, mains déformées comme des pattes de poulet...
Soutenu par Gustav Klimt et Adolf Loos, il inspire une nouvelle génération d’artistes, parmi lesquels Egon Schiele, mais devient pour la critique l’enfant terrible de Vienne !
Ébranlé par sa rupture avec la compositrice Alma Mahler avec laquelle il entretient une relation tumultueuse entre 1912 et 1914, Kokoschka s’engage dans l’armée au déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il sera gravement blessé à deux reprises.
Il enseigne ensuite à l’Académie des Beaux-Arts de Dresde (1916-1923), où il recherche de nouvelles formes d’expressions picturales, en contrepoint des mouvements contemporains tels que l’expressionnisme et l'abstraction.
Voyageur infatigable, il entreprend dans les années 1920 d’incessants périples en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen Orient. Sa fragilité financière l’oblige à revenir à Vienne, qui connaît dès le début des années 1930 d’importants troubles politiques, le contraignant à partir pour Prague en 1934.
Qualifié par les nazis d’artiste « dégénéré », 680 de ses œuvres sont retirées des musées allemands.
Kokoschka s’engage alors pleinement pour la défense de la liberté face au fascisme. Il parvient à fuir en Grande-Bretagne en 1938 où il prouve par des toiles satiriques hérissées de couleurs criardes, mettant en scène la reine Victoria, Mussolini, Hitler ou Churchill, qui en prennent tous pour leur grade, qu’il garde son mordant.
Après la guerre, il devient une figure de référence de la scène intellectuelle européenne.
Prenant ses distances avec la culture et la langue germanique, il s’installe à Villeneuve, en Suisse romande, en 1951.
Sa croyance dans la puissance subversive de la peinture, vecteur d’émancipation et d’éducation, demeure inébranlable jusqu’à sa mort en 1980.
A voir jusqu'au 12 février 2023 !
Pour compléter le portrait d'Oskar Kokoschka, je vous conseille le documentaire d'Arte (voir lien ci-dessous) intitulé "Portraits européens", qui fait un focus sur la relation particulière qu'il a noué avec le chancelier Adenauer lors de ses séances de pose.
De son portrait du chancelier Adenauer en 1966 à ses débuts fracassants au sein de la Sécession viennoise, ce documentaire remonte le fil des souvenirs du peintre autrichien Oskar Kokoschka ...