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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Hervé Bentégeat, grand reporter (Point, Figaro...) et essayiste historien, se livre pour la première fois à l'exercice de l'écriture théâtrale pour nous plonger au coeur de l'Histoire et avec quel brio !

Il a fait appel à deux talentueux acteurs belges Pascal Racan et Michel de Warzée pour incarner les deux monstres sacrés protagonistes des jours clés qui ont précédé le débarquement des troupes alliées en Normandie...

Immédiatement crédibles dans leurs rôles respectifs de de Gaulle et de Churchill, les deux hommes s'affrontent dans un dialogue savoureux qui reflète les sentiments ambivalents qui les animent : estime et agacement, fascination et exaspération...

En effet quand de Gaulle apprend de la bouche de Churchill le 4 juin 1944 l'imminence du jour J, il est furieux que la France libre soit écartée de la plus grosse opération militaire de tous les temps...

L'intelligente mise en scène du belge Jean Claude Idée nous permet de mieux comprendre à quel point l'Histoire de la France et sa place dans le monde occidental d'après-guerre se sont jouées ces jours-là !

A voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Difficile de ne pas participer complètement à la pluie d'éloges qui a salué la sortie du dernier film de Mathieu Amalric !

Autant je suis d'accord sur le jeu de Jeanne Balibar, proprement éblouissante comme actrice, chanteuse et pianiste, autant je suis restée sur la réserve quant au parti pris adopté par le réalisateur... 

Certes, je peux admettre que ce ne soit pas un biopic, que ce soit un anti-biopic...

Mais à vouloir faire de la musique la seule ligne force de la trame du film, le scénario aussi virtuose soit-il perd en lisibilité et plus encore en émotion...

Et pourtant que les mélodies sont belles, évocatrices de l'infini talent de Barbara dès les premières notes...

Et pourtant l'idée était bonne : filmer une actrice cherchant ses repères dans l'interprétation du rôle titre, dont le réalisateur tombe amoureux, ne sachant plus démêler son admiration pour l'interprète de celle qui'il éprouve pour l'artiste...

Une mise en abîme vertigineuse, un peu trop complexe à mon goût pour nous faire entrer dans le mystère de la création artistique, immense ambition affichée par Amalric qu'il frôle ici mais ne réussit pas parfaitement du fait du trop grand nombre de miroirs successifs  qu'il nous tend...

A voir absolument bien évidemment pour plonger dans la magie de la longue dame brune incarnée jusqu'au trouble par une Jeanne Balibar habitée par son rôle !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Hubert Charel, lui-même fils d'éleveur nous raconte l'histoire de Pierre (formidable Swann Arlaud), la trentaine qui a repris l'exploitation de ses parents...

La vie de Pierre, c'est son troupeau de vaches... Il passe ses journées à les bichonner et à les traire, il en rêve la nuit... 

Quand l'une de ses vaches tombe malade et que l'on parle  d'un début d'épidémie en France, Pierre n'hésite pas à faire disparaître Topaze, ignorant ainsi les conseils de sa soeur vétérinaire (Sara Giraudeau excellente) 

La suite du scénario se regarde comme un polar et la tension monte entre le petit paysan, ses parents, ses amis et les autorités...

Quelques jolies scènes d'anthologie finissent par totalement nous séduire : un tracteur dans la nuit enfouit la première carcasse, un jeune veau écarté du troupeau, lavé par Pierre dans sa baignoire comme pour le vacciner contre l'épidémie...

Parfaitement documentée, la fiction de ce jeune réalisateur nous plonge dans l'univers cruel de l'élevage qui broie les acteurs de cette France éternelle et pourtant si exotique pour les citadins que nous sommes devenus...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Teddy Lussi-Modeste s'est inspiré de sa propre vie pour nous raconter l'histoire de deux frères issus d'une famille modeste et maghrébine dont le succès de l'un va cristalliser les tensions familiales...

Brahim (excellent Tahar Rahim)  est une star du stand up... Son frère Mourad (Roschdy Zem très convaincant), est tout à la fois son chauffeur, son manager et son garde du corps...

Brahim est amoureux de la belle Linda (épatante Maïwenn) qui l'ouvre à de nouveaux horizons mais ne plaît guère aux femmes de sa famille : trop parisienne, trop carriériste, pas assez future mère de leurs enfants...

Écartelé entre les conseils de Linda qui lui présente un nouvel agent et le souci de ne pas laisser tomber Mourad, Brahim va assez lâchement choisir la route du succès sans prévenir son frère qui, bien évidemment réagit très brutalement...

Le scénario, habile à camper la toile de fond professionnelle et familiale, bascule à partir de ce moment-là dans le récit un peu caricatural de deux chemins qui se séparent au sein d'une fratrie...

Dommage que les personnages des deux frères ne soient pas plus complexes ni plus fouillés et que le film ne prenne une réelle dimension humaine que dans ses dernières images !

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Publié le par Avarap
Publié dans : #théâtre

La rentrée théâtrale s'annonce sous de bons auspices...

Lors de la première de la pièce, la salle comble a fait une véritable ovation aux deux acteurs de cette oeuvre originale, même si inspirée d'une histoire vraie...

Ecrite et interprétée par Hédi Tillette de Clermont Tonnerre, ce conte dresse le portrait de deux frères jumeaux issus d'un milieu très pauvre en Ecosse, qui vont devenir à la fin du XXe siècle une des plus grosses fortunes de Grande Bretagne...

La mise en scène fourmille de trouvailles : dès l'accueil le public est introduit par les acteurs avec tasses de thé et scones puis intelligemment sollicité lors de certaines séquences...

Autre trouvaille : le jumeau est interprété par une formidable actrice Lisa Pajon, troublante dans ce rôle androgyne...

Une énergie folle pour nous raconter l'histoire du capitalisme dans nos démocraties modernes !

A voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

L'exposition organisée par le Fonds Hélène et Edouard Leclerc aux Capucins de Landerneau réunit 200 oeuvres inédites et intimes de Picasso, venant pour la plupart de la collection particulière de la fille de Jacqueline Picasso...

A côté des magnifiques et très nombreux portraits de Jacqueline (épousée en 1961), on peut admirer un large panorama de dessins, tableaux et sculptures de l'artiste depuis ses toutes premières toiles lorsqu'il portait encore le nom de son père, jusqu'à la fin de sa vie...

A voir si vous passez par Landerneau avant le 1er novembre !

Portraits de Jacqueline
Portraits de Jacqueline
Portraits de Jacqueline
Portraits de Jacqueline
Portraits de Jacqueline
Portraits de Jacqueline
Portraits de Jacqueline
Portraits de Jacqueline
Portraits de Jacqueline
Portraits de Jacqueline
Portraits de Jacqueline

Portraits de Jacqueline

Autoportrait, La Californie, La femme et les fillettes, L'homme à la pipe, Homme à la flûte et enfant, Mousquetaires, La vache sur fond noir
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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Rodrigo Sorogoyen plonge son polar réaliste dans la canicule des rues de Madrid...

En 2011, les autorités de la ville sont débordées par les premières manifestations du mouvement des indignés et par la venue du pape Benoît XVI et de ses légions de jeunes catholiques...  

Lorsque le premier viol d'une vieille dame survient, la plus grande discrétion est demandée aux deux policiers chargés de l'enquête...

L'inspecteur Velarde (fascinant Antonio de la Torre) est un intello bègue et introverti qui ne vit que pour son travail...

L'inspecteur Alfaro (Roberto Alamo tout aussi impressionnant) est un macho sanguin qui vit à 100 à l'heure...

Comme dans Isla Minima, le duo des deux flics va se révéler plus complexe que prévu, le gentil est méchamment névrosé, quant au méchant, c'est un sentimental qui s'ignore...

Accablée de chaleur, la ville toute entière semble devenir la proie de la violence qui transforme un jeune homme au visage d'ange en violeur compulsif et contamine à son tour les enquêteurs...

Le thriller au suspense habilement tricoté sur fond de politique contemporaine nous tient en haleine pendant 2 heures !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Shôjirô Ishibashi (1889-1976) est un enfant de l'ère Meiji qui assiste à l'ouverture du Japon sur le monde...

A la tête de l'atelier de confection familial, il se fait bâtir une maison dans un style occidental et commence sa collection de peintures pour la décorer...

Il inaugure le musée Bridgestone (du nom de son entreprise) en 1952 en mettant à disposition du public japonais toutes les oeuvres qu'il a accumulées...

Aujourd'hui le musée de l'Orangerie profite des travaux du musée japonais pour présenter dans 3 grandes salles les toiles des maîtres impressionnistes et post-impressionnistes que l'industriel collectionneur affectionnait...

On peut y admirer des toiles de Sisley, Renoir, Gauguin, Degas, Manet, Caillebotte, Cézanne, Pissaro, Utrillo, Toulouse Lautrec, Van Gogh... mais également Matisse, Picasso, Dufy, Soutine et des peintres plus abstraits (Pollock, Hartung)...

La collection n'est certes pas aussi belle que celle de Chtchoukine mais présente un bel ensemble de l'époque impressionniste et  surtout quelques très beaux tableaux tels Mademoiselle Georgette Charpentier de Renoir, Le jeune homme au piano de Caillebotte, La montagne Sainte Victoire de Cézanne, Le saltimbanque aux bras croisés de Picasso, Le jeune paysan de Modigliani, Moulins et jardins à Montmartre de Van Gogh...

A voir jusqu'au 21 août !

"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
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"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie
"Tokyo Paris, chefs d'oeuvre du Bridgestone Museum of Art Tokyo, collection Ishibashi" : à l'Orangerie

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

L'exposition qui se tient jusqu'au 2 octobre nous offre une centaine de magnifiques estampes dont les thèmes et la palette de couleurs ont très certainement influencé les peintres européens tels Gauguin, Van Gogh, Monet et Sisley...

Mettant en parallèle l'influence de l'estampe sur la photographie au Japon au 19e siècle, l'exposition nous fait voyager au fil des différentes saisons dans les villes et les lieux les plus célèbres du Japon tels le Mont Fuji...

On peut y admirer les oeuvres des deux maîtres incontestés de l'estampe : Katsushika Hokusai (1760-1849), dont La Grande vague de Kanagawa - et Utagawa Hiroshige (1797-1858) mais également celles de Kitagawa Utamaro (1753-1806), Utagawa Kuniyoshi (1798-1861), Shotei Hokuju...

Profitez-en pour aller admirer le magnifique mobilier laqué chinois et les porcelaines de la collection Ise exposés dans les nouvelles salles de l'hôtel d'Heidelbach à quelques mètres du musée (billet groupé)  ! 

Hokusai
Hokusai
Hokusai
Hokusai
Hokusai
Hokusai
Hokusai
Hokusai
Hokusai
Hokusai

Hokusai

Hiroshige
Hiroshige
Hiroshige
Hiroshige
Hiroshige
Hiroshige
Hiroshige
Hiroshige
Hiroshige
Hiroshige
Hiroshige
Hiroshige
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Hiroshige
Hiroshige
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Hiroshige
Hiroshige
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Hiroshige
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Hiroshige
Hiroshige
Hiroshige
Hiroshige

Hiroshige

Hokuju, Kuniyoshi et Utamaro
Hokuju, Kuniyoshi et Utamaro
Hokuju, Kuniyoshi et Utamaro
Hokuju, Kuniyoshi et Utamaro
Hokuju, Kuniyoshi et Utamaro
Hokuju, Kuniyoshi et Utamaro
Hokuju, Kuniyoshi et Utamaro

Hokuju, Kuniyoshi et Utamaro

Hôtel d'Heidelbach
Hôtel d'Heidelbach
Hôtel d'Heidelbach
Hôtel d'Heidelbach
Hôtel d'Heidelbach
Hôtel d'Heidelbach
Hôtel d'Heidelbach
Hôtel d'Heidelbach
Hôtel d'Heidelbach
Hôtel d'Heidelbach

Hôtel d'Heidelbach

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Volker Schlöndorff nous raconte le bref séjour à New York de Max Zorn, un écrivain réputé qui vient promouvoir son dernier roman, inspirée d'une histoire d'amour manquée dans cette ville...

Fiction dans la fiction... Le réalisateur adapte un roman de Max Frish, écrivain suisse de langue allemande...

Stellan Skarsgärd interprète avec talent cet européen d'une cinquantaine d'années, méprisé par son père philosophe, qui vit loin de Clara (Suzanne Wolff parfaite), sa jeune épouse basée à New York - mais surtout dans le regret de cet amour qu'il n'a pas su garder !

Il croise par hasard Rebecca (merveilleuse Nina Hoss), son ancien amour qui est devenue une brillante avocate... et finit par la convaincre de passer un weekend à Montauk, au bout de la presqu'île de Long Island dans l'hôtel où ils se retrouvaient...

Le film nous offre de superbes paysages de plages en hiver où Rebecca promène son élégante silhouette toute de blanc vêtue...

Les corps se retrouvent après 17 ans de silence mais les blessures de Rebecca ne se sont pas refermées... C'est une femme fragilisée qui a su se reconstruire face à un homme pusillanime, veule, et quasi enfantin jusque dans ses bouderies...

Un film à voir pour son ambiance un peu sépia mais surtout pour ses interprètes dont Niels Arestrup, excellent comme d'habitude, qui interprète l'ami commun de Max et de Rebecca !

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