
Le théâtre du Poche Montparnasse nous invite à découvrir cette pièce écrite par Villiers de l'Isle-Adam en 1870...
Il nous raconte la révolte d'Elisabeth, une jeune femme éprise d'idéal qui ne supporte plus sa vie aux côtés de Félix, son banquier de mari...
Mariée depuis quatre ans, Elisabeth est une femme "parfaite" : parfaite épouse, parfaite mère d'une petite fille et parfaite business woman puisque comptable autodidacte de génie, elle a triplé la fortune de son mari !
Elisabeth (pâle et fragile Julie-Marie Parmentier) décide un soir de quitter le foyer conjugal à la complète surprise de son mari (Olivier Cruveiller), en lui laissant sa fille puisque, dit-elle, le droit ne lui confiera pas sa garde...
La mise en scène minimaliste de Charles Tordjman accentue la modernité du discours de la féministe et post-capitaliste Elisabeth qui ne supporte plus de "faire" de l'argent pour l'argent en allant jusqu'à expulser les locataires qui ne peuvent pas payer leur loyer...
Quand Elisabeth reviendra quelques heures après, ayant compris que sa fuite était vaine, qu'elle ne pourrait pas se battre contre le "système bourgeois" qui broie les rêves, elle trouvera son mari "évanoui" de surprise mais prêt à l'accueillir sans rancune...
Le propos est passionnant mais les longs monologues d'Elisabeth récités "façon Comédie Française", rendent malheureusement le texte un peu soporifique...





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