Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

theatre

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Rupture à domicile" : une réussite !

La Comédie Bastille nous régale une fois de plus avec une pièce qui s'annonce comme du vaudeville mais qui se regarde comme un poker amoureux !

Tristan Petitgirard fait appel à trois excellents comédiens Olivier Sitruk, Hélène Seuzaret et Benoit Solès pour interpréter cette valse à trois temps...

Rompre n'est jamais un moment agréable alors pourquoi ne pas payer quelqu'un pour le faire à votre place ?

C'est ce que vend Eric fondateur de 'Rupture à domicile" à ses clients !

Mais un soir, la belle mécanique se dérègle quand il se retrouve par hasard face à son ex Gaëlle, partie il y a 7 ans sans la moindre explication...

Une fois passé le premier réflexe de fuite, Eric décide de rester mais il est loin de se douter que son client Hyppolite va changer d'avis et surtout va les rejoindre..

Les cartes vont changer de mains tout au long du spectacle et le spectateur se surprend à prendre parti pour l'un puis pour l'autre des protagonistes...

Le jeu n'est pas anodin et personne n'en sortira indemne...

Un joli spectacle enlevé et tout en finesse qu'il faut aller applaudir !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Les faux british" : immersion désopilante en Absurdie

Après une tournée triomphale au Royaume Uni à guichet fermé, "Les faux British" débarquent à Paris au théâtre Tristan Bernard !

Une troupe amateur de sept comédiens amoureux du roman noir, décident de monter une oeuvre qu'ils attribuent au Conan Doyle en fin de vie qui voulait se débarrasser de la figure obsédante de Sherlock Holmes : "Meurtre au manoir Aversham" !

Les trois auteurs Henry Lewis, Jonathan Sayer et Henry Schields, tout comme le metteur en scène Gwen Aduh n'ont pas lésiné sur le burlesque !

Les catastrophes succèdent aux improbabilités comme le suggère l'affiche pour le plus grand plaisir des spectateurs dont les zygomatiques sont stimulés durant 1 heure 1/2 !

impossible de tout vous raconter car il faut courir voir cette pièce au risque de passer une excellente soirée entre amis !

Quelques gags pour titiller votre envie : un majordome flegmatique et très stylé qui s'essaye aux mots difficiles et lit ses répliques les plus longues au revers de sa redingote, une héroïne parodiant la voix de Fanny Ardant qui doit combattre physiquement sa doublure venue la remplacer après un xième évanouissement, un mort qui retire sa main pour que l'on ne lui marche pas dessus, des portes fermées qui sont en réalité ouvertes, un brancard troué en son milieu qui transporte vaillamment les cadavres, un détective qui marche sur des traces qu'il vient de découvrir avec sa loupe, un décor "acteur principal" qui fout le camp, un téléphone au fil torsadé improbable, une laisse sans chien, une musique thriller qui fige les acteurs dans des poses de bande dessinée...

Des acteurs jubilatoires, un scénario impossible à raconter tant il est inventif, des effets comiques visuels qui se télescopent de façon stroboscopique, un rythme endiablé, du suspens...

Un vrai régal pour les amateurs de polars et les fans d'humour anglais !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Un dîner d'adieu" à Edouard VII ?

Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière nous avaient séduits avec "Le prénom" où ils se moquaient joliment de nos certitudes de petits bourgeois...

Ils rebattent les cartes avec cette seconde comédie de mœurs, très vite encensée par les critiques et le public..

C'est l'histoire d'un couple de quadras Pierre et Clotilde qui décident d'organiser des dîners d'adieu pour se "débarrasser" de vieux amis qui ont fini par raser tout le monde avec leurs niaiseries bobos...

Comme dans "Le dîner de cons", les principaux intéressés ne sont bien évidemment pas au courant...

Une idée originale, des bons comédiens : Eric Elmosnino (superbe dans "Gainsbourg, vie héroïque) et Guillaume de Tronquedec qui jouait le rôle de l'éternel ami dans "Le Prénom"... Audrey Fleurot a hélas quitté la distribution, remplacée par Lysiane Meys qui ne laissera pas un souvenir inoubliable... l'écrin d'un magnifique théâtre...

Mais j'avoue être restée sur le bord de la route devant la mise en scène de Bernard Murat qui est décidément très sollicité sur les scènes parisiennes...

En effet si le début est assez enlevé grâce aux trois acteurs qui ne ménagent pas leur peine, la pièce tourne très vite en rond et les rires s'étranglent lorsque le texte flirte avec le racisme, la misogynie et la vulgarité ordinaires...

Un grand merci quand même à nos filles grâce auxquelles nous avons pu voir ce spectacle qui se joue à guichets fermés !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Poésie ?" : Fabrice Luchini nous enchante au théâtre des Mathurins

Comme chaque année, le spectacle de Fabrice Luchini fait salle comble...

Le comédien arrive tout habillé, comme essoufflé d'une longue marche, s'assoit dans un confortable fauteuil de cuir et nous confie son amour pour la langue française...

Il a choisi Cioran et Valéry pour nous parler de poésie...

Il récite par cœur le bateau ivre de Rimbaud tout en se déshabillant et nous berce sur son phrasé si particulier : nous sommes en pleine tempête sur le bateau ivre, nous voyons la course des nuages violets, nous entendons le vent dans les voiles... c'est tout à fait fabuleux...

Il n'oublie pas de faire un petit détour chez La Fontaine avec une fable peu connue qui raisonne d'actualité...

Fabrice Luchini remonte les manches de sa chemise et ose quelques confidences sur le début de sa carrière, sa rencontre avec Rohmer, l'amitié avec Michel Bouquet...

Le spectateur ne le quitte plus des yeux, boit ses paroles, voudrait qu'il ne s'arrête jamais...

Il convie Baudelaire, Molière, Flaubert, Labiche... la poésie s'incarne dans les textes que l'on redécouvre émerveillé...

Fabrice Luchini est un magicien !!!

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Ancien malade des hôpitaux de Paris" : un monologue endiablé

Olivier Saladin, ex complice des Deschiens et des Deschamps et docteur Pluvinage, médecin légiste dans la série Boulevard du Palais - interprète au théâtre de l'Atelier, la nouvelle éponyme de Daniel Pennac que ce dernier qualifiait de monologue gesticulatoire...

Le docteur Galvan, jeune interne est de garde cette nuit là au CHU...

Il rêve à son avenir radieux à l'instar de celui de son père et de ses grands pères... en forme de carte de visite...

Les urgences ne désemplissent pas, la nuit est longue, les patients succèdent aux patients...

La garde du docteur Galvan vire au cauchemar quand un malade se met à présenter une série de symptômes intéressant tour à tour les différentes spécialités de la médecine hospitalière...

Incarnant tout à la fois le docteur Galvan, les mandarins, les infirmiers...Olivier Saladin change de voix et de silhouette, nous entraînant dans la folle course du chariot dans les couloirs ripolinés de l'immense bâtiment...

Je ne vous en dirai pas plus... il faut aller voir ce conte médical délirant sur la vocation médicale, en suivre les cocasses rebondissements et en rire jusqu'à la chute qui nous emballe !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"On ne se mentira jamais" : une comédie piquante sur le couple

Eric Assous, l'auteur de la pièce à succès "Nos femmes" encore à l'affiche avec Richard Berry et Jean Reno, signe au théâtre de La Bruyère un dialogue efficace sur le mensonge conjugal !

Serge (Jean Luc Moreau) et Marianne (délicieuse Fanny Cottençon), mariés depuis 25 ans sont heureux jusqu'au jour où Marianne a un accrochage automobile sans gravité...

La carte de visite du conducteur adverse au nom de Clébard va la renvoyer 25 ans en arrière quand une Sophie Clébard était la voisine de palier de son futur mari...

Marianne n'a de cesse d'interroger son mari qui lui avait promis qu'il n'y avait rien eu entre eux à l'époque...

Quand l'intuition et la jalousie féminines rencontrent la fatuité et la lâcheté masculines....

Tout un programme mais surtout tout un désastre : le château de carte bâti sur les névroses

ordinaires ne résiste pas à la vérité qui, comme l'énonce le proverbe, n'est pas toujours bonne à dire !

De bons dialogues, des comédiens complices, des rebondissements... que demander de plus ?

Le propos est certes moins subtil et surtout moins "moderne" que dans "Nos femmes" mais le spectateur ne boude pas son plaisir jusqu'à la chute qui renvoie les personnages à leur histoire personnelle...

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Le Système" une pièce savante et brouillonne...

Didier Long met en scène au théâtre Antoine une page de l'histoire de France, la régence de Louis XV, qui n'est pas sans rappeler les dérives financières de notre époque...

Nous sommes en 1715, Louis XIV vient de mourir, Louis XV, arrière petit fils de Louis XIV est trop jeune pour régner, Philippe d'Orléans neveu de Louis XIV est nommé régent par le Parlement, l'état français est ruiné...

Un mathématicien surdoué, l'écossais John Law (fiévreux Lorant Deutsch) se présente à la cour pour sauver la France de la faillite... Il convainc le Régent (Urbain Cancelier) et ce, contre l'avis du fermier général Pâris (Eric Métayer), d'adopter son Système ; créer une banque qui émet du papier monnaie contre de l'or et prête à l'Etat le métal récolté.

Séduit par l'audace du financier, le Régent autorise en 1716 l'ouverture de la Banque générale qui deviendra la Banque Royale en 1718...

L'opération démarre bien mais la banque reste fragile pour faire face face à d'éventuelles demandes de reconversion de ses billets...

Pour aller plus loin, John Law met en place un système encore plus audacieux qui préfigure la dématérialisation de l'argent...

En 1717, il fonde la Compagnie d'Occident qui obtient le monopole du commerce avec la Louisiane. En 1719, il y réunit d'autres sociétés de commerce pour créer la Compagnie perpétuelle des Indes. Les actions de sa compagnie peuvent être souscrites par apports de rentes sur l'Etat ou par paiement comptant et la Banque accepte de prêter des billets à cette fin...

L'opération est bien menée, le cours des actions s'envole et la cadence d'émission des billets s'accélère mais la réalité des mines d'or du Mississippi est mise en doute...

La confiance n'est plus là, la spéculation se retourne, les détenteurs de billets et d'actions sont ruinés, John Law qui avait été nommé contrôleur général des Finances en 1720, s'enfuit !

La pièce retrace la confusion de cette période et nous plonge dans l'ambiance de la cour de l'époque : le Régent, grand travailleur et dirigeant éclairé, habilement conseillé par l'abbé Dubois, son ancien précepteur (excellent Stéphane Guillon) est en réalité un libertin, mal marié à Françoise Marie de Bourbon (fille de Louis XIV), qui s'étourdit en orgies et passe toutes ses nuits auprès de sa maîtresse (Marie Bunel)... Il tient tête à sa mère la princesse palatine Elisabeth Charlotte de Bavière (amusante Sophie Barjac) et impose à tous "l'As" John Law...

Malgré l'intérêt du sujet et la perspective historique, la pièce sonne malheureusement un peu creux, les comédiens sont peu crédibles : on regrette Philippe Noiret dans le rôle du dit Régent dans le film "Que la fête commence", le propos est dilué dans une mise en scène qui veut tout embrasser sans nous étreindre...

Dommage, dommage, l'ambition est là mais la mayonnaise ne prend pas !!!

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"The servant" : la pièce est aussi bonne que le film de Losey !

L'oeuvre originale de Robin Maugham (neveu de Somerset) est magnifiquement mise en scène par Thierry Harcourt !

Tony (charmant et fragile Xavier Lafitte), de retour des colonies, tente de reconstruire sa vie dans un bel appartement londonien que lui a trouvé son meilleur ami Richard (excellent Adrien Melin)

Il y est accueilli par ce dernier et par Sally (délicieuse Alexie Ribes), son éternelle et moderne fiancée...

Tony décide d'embaucher un valet et recrute Barrett (formidable Maxime d'Abboville) contre l'avis de ses amis qui le trouvent étrange...

Les décors et la musique jazzy nous plongent au début des années 50, dans une Angleterre qui se remet difficilement des années de guerre et dont l'aristocratie vacille...

Le rapport maître / valet va ostensiblement s'inverser : Barrett devient très vite indispensable à Tony en organisant sa maison, en lui faisant de bons petits plats, en le confinant chez lui pour sauvegarder sa santé, en l'empêchant de facto de reprendre une vie professionnelle !

Tony va s'abandonner à la doucereuse sollicitude de Barrett jusqu'à s'éloigner de Mark et de Sally... jusqu'à accepter de suivre ses penchants ancillaires pour des jeunes femmes faciles (interprétées par la magnétique Roxane Bret) que Barrett accepte de partager avec lui...

La pièce est envoûtante, la manipulation est physiquement tangible, le rythme est haletant, un vrai thriller psychologique mené de bout en bout par cinq comédiens plus vrais que leur rôle !

A aller voir d'urgence d'autant que le théâtre de Poche Montparnasse fait salle comble tous les soirs !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Le souper" : une reprise toute en finesse !

Au théâtre de la Madeleine, Daniel Benoin s'attaque à un texte rendu mythique par l'interprétation géniale de Claude Brasseur et Claude Rich dans "Le Souper" de Jean Claude Brisville en 1990 !

Niels Arestrup (Talleyrand) et Patrick Chesnais (Fouché) interprètent les deux célèbres protagonistes de ce souper qui, le soir du 6 juillet 1815, décidèrent du sort de la France et des français !

Après la défaite de Waterloo et l'exil de Napoléon, Wellington et ses troupes sont dans Paris !

La révolte gronde dans les rues de Paris et jusque sous les fenêtres du diable boiteux !

Les deux adversaires négocient à fleurets mouchetés l'avenir de la France et nous font entendre une superbe langue : le français !

Fouché avec ses amis jacobins souhaite une république, Talleyrand veut le retour des Bourbons avec le gros Louis XVIII, frère de Louis XVI !

Les deux personnages se distinguent par leur origine sociale mais se ressemblent dans leur soif du pouvoir et d'honneurs !

Ils apprécient la douceur de vivre à la française et plus particulièrement la bonne chère mais leur ascension est jalonnée de meurtres !

Aucun des deux ne peut agir sans l'autre et ce souper est l'occasion de trouver, malgré tout ce qui les oppose, une position commune !

Passant de la vacherie à la confidence sur leurs enfances malheureuses, savourant tous deux le saumon et la bombe glacée à la fraise, ils ne se mettront pas d'accord sur la meilleure façon de boire le cognac mais trouveront un arrangement à la hauteur de leurs ambitions !

Le texte, 200 ans après les faits, raisonne étrangement dans notre actualité ! La France vaincue avait en son sein des génies politiques qui l'ont sortie du chaos !

Difficile pour le spectateur de ne pas comparer les deux acteurs à leurs brillants prédécesseurs !

Niels Arestrup et Patrick Chesnais sont moins puissants mais plus doucereux et l'alchimie se met en place implacablement jusqu'au final réjouissant : le vice appuyé sur le bras du crime !

"Tout à coup, une porte s'ouvre: entre silencieusement le vice appuyé sur le bras du crime, Monsieur de Talleyrand soutenu par Monsieur Fouché."

A voir donc sans tarder sachant que la pièce se joue pratiquement à guichets fermés !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Voyages avec ma tante" : une pièce très divertissante !

Nicolas Briançon met en scène le roman éponyme de Graham Greene (écrit en 1969) au théâtre de la Pépinière...

Quatre excellents acteurs se partagent avec brio une vingtaine de rôles, jeune fille en fleur, agent secret américain, voleur argentin, générale allemande, trafiquant d'art italien, vieille anglaise, et même un chien et un perroquet !

Claude Aufaure, Jean Paul Bordes, Dominique Daguier et Pierre Alain Leleu incarnent tour à tour Henry Pulling, vieux garçon, employé de banque à la retraite, amateur de poésie lyrique et de dahlias !

Quand Tante Augusta, 70 ans, vieille dame excentrique, charmante et carrément olé olé surgit à l'enterrement de sa mère... elle entraîne Henry dans un tourbillon d'aventures exotiques et romanesques qui vont les faire voyager dans une Amérique du sud d'opérette...

Henry se déniaise petit à petit aux côtés de cette femme au parfum de scandale que ses parents ne tenaient pas à beaucoup fréquenter ! Et pour cause !

Le spectateur se trouve embarqué dans le tourbillon des rencontres improbables et hautes en couleur du couple au départ mal assorti.. Il n'a pas le temps de s'ennuyer même si l'entrain des premières scènes cède vite le pas à une réflexion plus mélancolique sur le sens de la vie et les mystères de la filiation...

A voir pour passer un excellent moment et se régaler de la liberté de ton de la littérature britannique ! So british !

Voir les commentaires

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog