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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

theatre

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

L'auteur Philippe Madral nous raconte à travers cette comédie son expérience de scénariste...

Trois personnages incarnent devant nous le producteur, le scénariste et le principal acteur d'un film en train de se faire...

Antoine interprété par Jérôme Anger, producteur un brin cynique bien que bouddhiste, est prêt à tous les compromis pour plaire au principal commanditaire américain... 

Pierre, scénariste stressé et hypocondriaque (amusant Lorant Deutsch), n'en peut plus de réécrire son texte au gré des humeurs d'Antoine...

Quant à Bruno interprété par Vincent Winterhalter, chacun s'interroge pour savoir s'il est toujours bankable d'autant que ce n'est plus un jeune premier et qu'il continue à se comporter comme tel...

Deux personnages de femmes complètent la distribution : Sabine, la femme de Pierre (excellente Caroline Maillard) qui remonte le moral de tout le monde et Solange la mère de Bruno (Manoëlle Gaillard) dont le rôle est superflu...

L'idée de départ est séduisante, les acteurs sont relativement convaincants chacun dans leur style mais curieusement la mayonnaise ne prend pas, la pièce ne démarre pas... Trop de digressions sur les petites histoires de Bruno, les apartés pseudo philosophiques d'Antoine ou les bobos de Pierre ?

Le texte est pauvre malgré quelques bons mots, la mise en scène est inventive mais molle... 

Dommage, dommage...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Gérald Sibleyras adapte la pièce de Mike Leigh créée en 1977

5 acteurs épatants nous emmènent au coeur des années 70 dans la banlieue de Londres...

Beverly (Lara Suyeux) a décidé d'inviter un jeune couple qui vient d'acheter une maison dans leur rue...

Son mari Peter (Dimitri Rataud), agent immobilier de son état, est moins enthousiaste à l'idée d'accueillir la jeune Angela (Alexie Ribes, fille de très à l'aise dans le rôle) et Tony, ex footballeur un peu limité au physique avantageux (Cédric Carlier)

Quand Susan (Séverine Vincent), mère d'une Abigail de 15 ans qui donne une party dans la villa voisine, les rejoint, la soirée commence...

L'alcool coule à flot et les vacheries percent rapidement sous le vernis social...

Tout y passe : les relations de couple, le désir ou le refus d'enfant, la solitude du divorce, l'absence de culture, les faiblesses physiques...

Beverly a la dent dure, très dure et personne n'échappe à son humour vachard...

Le texte est un peu daté mais l'énergie des comédiens fait sourire et rire jaune !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Alma Mahler attend son éditeur pour corriger les épreuves de ses mémoires...

Alma Mahler, éternelle amoureuse, a eu de nombreux et talentueux maris : Mahler, Gropius (architecte du Bauhaus), Werfel (romancier) et de non moins fameux amants : les peintres Klimt, Kokoschka...

Le metteur en scène Georges Werler a confié le rôle titre à Geneviève Casile qui interprète cette "muse de tous les génies" de la voix déclamatoire et cassante d'une femme qui semble être revenue de tout...

Et c'est dommage car le personnage apparaît immédiatement sous des dehors antipathiques : elle méprise son éditeur, elle n'est que reproches à l'égard de Mahler qui ne vivait que pour sa musique à lui et ignorait les aspirations artistiques de son épouse... elle ne trouve que peu de qualités aux autres hommes de sa vie...

Stéphane Valensi endosse tous les rôles masculins sans parvenir à nous convaincre dans un registre plutôt qu'un autre...

Une belle idée de mise en scène toutefois avec le choix de Julie Judd qui interprète Alma Mahler jeune !

Une occasion ratée de nous faire revivre la célèbre Vienne du début du XXe siècle !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Terence Rattigan nous plonge dans l'univers hypocrite des public schools pour notre plus grand plaisir !

Nous sommes à la fin des années 40, à la veille des résultats scolaires, mais l'élève John Taplow (Thomas Sagols plus vrai que nature) est néanmoins convoqué pour un cours particulier par le terrible et redouté professeur Andrew Crocker Harris (formidable Jean Pierre Bouvier)...

Le metteur en scène Patrice Kerbrat fait habilement intervenir par combinaisons successives tous les protagonistes de l'histoire : l'élève et le collègue du professeur, le professeur et sa  femme (excellente Micky Sebastian), le directeur de l'établissement, un futur professeur et sa jeune épouse... pour nous dresser le portrait de cette institution qui broie les ambitions, les vocations et les couples...

Car l'éminent professeur de grec Crocker Harris surnommé Croquignol, trahi par tous, n'a pas dit son dernier mot... et fait tomber les masques en se livrant à quelques confidences inattendues...

Une pièce très moderne à l'humour so british !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Eric Emmanuel Schmitt nous présente dans son Théâtre Rive Gauche une pièce qu'il a écrite  il y a 15 ans et que Jean Luc Moreau met en scène...

Il a choisi Fanny Cottençon et Sam Karmann pour interpréter Lisa et Gilles, les deux protagonistes en quête d'eux-mêmes et de leur couple...

Nous les découvrons lorsqu'ils rentrent chez eux après l'accident dont Gilles a été victime, mystérieux accident qui a provoqué chez lui une amnésie complète...

Il interroge Lisa sur l'homme, le mari qu'il a été et s'étonne devant ses réponses.. Il ne se trouve pas sympathique...

Il lui fait raconter l'accident...

Scène après scène, nous en apprenons un peu plus sur leur passé, leurs vérités et leurs mensonges, sur les non dits qui ont cimenté leur couple...

Le texte profond mais un peu bavard fouille avec talent l'usure du couple, la violence de la jalousie et la peur de vieillir seul...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Renata" : une tragicomédie sur l'appât du gain !

Pour se changer les idées, rien ne vaut la Comédie Bastille qui a le don de nous offrir des spectacles amusants avec des comédiens de talent pour la plupart inconnus du box office...

Au contraire des derniers spectacles ancrés dans la vie d'aujourd'hui, celui ci est tout à la fois intemporel et daté...

Nous sommes à Paris dans la maison bourgeoise d'un richissime patron juif argentin qui vient de mourir...

Son cadavre n'est pas encore froid que le couple de domestiques à son service (interprétés par Sophie Mounicot et Philippe Saïd) se demande comment capter l'héritage de Renata, sa riche et jeune veuve disparue des années auparavant...

Quatre personnages hauts en couleurs et un notaire (excellent Antoine Berry Roger) vont peupler le plateau pour notre plus grand plaisir... car il y a de la farce dans ce spectacle mais également du tragique... quand la fausse Renata (extraordinaire Sebastian Galeota) se pique au jeu au risque de s'y perdre !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Brûlez-la !" : une ode à la folie créatrice de Zelda Fitzgerald

Zelda Fitzgerald est morte dans un incendie qui s'est déclaré dans l'hôpital où elle était internée.

Elle ne l'a pas déclenché mais Zelda, femme scandaleuse est morte brûlée comme les sorcières ou les hérétiques...

Claude Perron l'interprète magistralement au théâtre du Rond Point...

Christian Siméon a écrit la pièce dont la mise en scène est signée Michel Fau !

Sur la scène, un décor de poupée d'où s'échappe une femme trop grande aux yeux fardés en tutu de danseuse...

Le ton est donné, la comédienne alterne durant 1 heure 15 les ruptures de ton entre confidence et souvenirs...

Jeune femme au tempérament de feu, elle a épousé Scott l'écrivain génial qui ne se privait pas de plagier ses écrits et son journal...

Les deux jeunes gens ont mené une vie de plaisir mais Zelda était trop, trop libre, trop intelligente, trop audacieuse... Zelda est internée et soumise à des électrochocs qu'elle tente de raconter à sa fille dans une lettre qu'elle n'enverra pas...

Le spectacle est magnifique d'invention et de naturel... Il nous replonge dans l'Amérique des années vingt et nous fait croiser Ernest Hemingway avec lequel Zelda joua une partie de tennis mémorable...

A voir avant le 19 juin !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Maris et femmes" : un joli moment de théâtre !

Maris et femmes est un film américain réalisé par Woody Allen en 1992 !

Actuellement au théâtre de Paris, le texte adapté par Christian Siméon fait mouche à chaque réplique !

Nous sommes à New York....

Sally (Florence Pernel) et Jack (Marc Fayet) annoncent avec le sourire à leurs amis Gabe (José Paul) et Judy (Hélène Médigue) qu'ils vont se séparer !

A la grande surprise de Gabe, Judy s'effondre !

Les cartes vont être rebattues pour les deux couples qui tour à tour s'interrogent, s'opposent, s'éloignent, s'essayent à aimer ailleurs... pour mieux se retrouver ou se perdre...

Nous sommes dans l'univers de Woody Allen : Gabe est un professeur de littérature qui retrouve la possibilité de devenir écrivain dans les yeux d'une de ses brillantes étudiantes...

De son côté, Jack tente de retrouver la légèreté de sa jeunesse aux côtés d'une jeune prof d'aérobic qui le change de son intellectuelle de femme !

Les comédiens à l'unisson semblent beaucoup s'amuser en jouant les rôles respectivement interprétés dans le film par Judy Davis, Sydney Pollack, Woody Allen et Mia Farrow !

Pour le plus grand bonheur des spectateurs qui se régalent de ce tourbillon d'échanges intelligemment piquants !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Le portrait de Dorian Gray" : une immersion talentueuse dans l'univers d'Oscar Wilde !!

Basile (excellent Fabrice Scott) peint le portrait d'un bel homme qu'il a rencontré et dont il est tombé éperdument amoureux : Dorian Gray (fascinant Valentin de Carbonnières)...

Harry (charismatique Thomas le Douarec), le meilleur ami de Basile s'invite à la séance de pose et entreprend de séduire à son tour Dorian Gray dont il devient le mentor et le mauvais génie...

Effrayé à l'idée de perdre la beauté de sa jeunesse, Dorian Gray fait un vœu : seul son portrait dont il est si fier, vieillira !

Le jeune dandy se lance alors sans retenue dans une vie de plaisir et de débauche, n'hésitant pas à tuer ceux qui le déçoivent (comme sa fiancée interprétée par Lucile Marquis) ou se mettent sur sa route...

Le roman devenu mythe moderne prend vie sur scène grâce à la mise en scène inventive de Thomas Le Douarec qui a adapté l'unique roman éponyme d'Oscar Wilde au théâtre du Lucernaire...

Le décor et les costumes sont british à souhait : une simple banquette évoque un salon à la Sherlock Holmes, un arrière plan de mâts de bateaux nous entraîne sur les quais d'un port où deux silhouettes enveloppées de brume se disent adieu, un piano droit dans une lumière crue nous plonge dans un cabaret mal famé où une très belle femme chante son désespoir...

L'intrigue avance et nous scotche sur nos sièges tant les répliques sont riches et font mouche à chaque coup...

Oscar Wilde malgré sa misogynie a décidément encore beaucoup de choses à nous dire !

Quelques longueurs ne nuisent pas au spectacle qui connait un tel succès qu'il joue les prolongations dès le 5 avril dans la salle de la Comédie des Champs Elysées...

A voir assurément !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Qui a peur de Virginia Woolf" : féroce mais un peu daté ?

Alain Françon met en scène la célèbre pièce d'Edward Albee écrite en 1962...

Un couple rentre chez lui après une soirée très alcoolisée... Il est deux heures du matin mais Martha (excellente Dominique Valadié) apprend à son mari George (tout aussi excellent Wladimir Yordanoff) qu'elle a demandé à un jeune couple rencontré lors de la soirée de venir prendre un dernier verre...

Les personnages semblent sortir tout droit de l'univers de Scott et Zelda Fitzgerald mais sans l'élégance des années 30...

Martha est la fille du président de l'université où George enseigne l'histoire...

Pour Martha, George est un raté : il est devenu professeur car il n'a jamais réussi à s'imposer comme écrivain... il n'a pas la carrure pour succéder à son beau-père...

Martha a flashé sur le jeune professeur de biologie et sa godiche de femme...

Le jeu de massacre à deux va se transformer en pugilat verbal à quatre...

Humiliations, frustrations, rancœurs et trahisons...tous les mots sont permis, la charge féroce se vautre dans la secrète intimité des couples et leur désir ou rejet de l'enfant...

La tendresse n'a plus sa place chez le couple vieillissant... elle n'est que de façade chez le jeune couple...

Les dialogues sont brillants mais épuisants à suivre durant 2 heures 15 !

Une mise en scène plus moderne avec quelques respirations et un "humour" moins féroce et surtout moins daté aurait peut-être sauvé et actualisé le propos de l'auteur.. ?

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