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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

theatre

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Médiation" : un très joli moment de théâtre !

Le théâtre de Poche Montparnasse offre ses petites salles intimistes à des auteurs de talent pour notre plus grand plaisir !

Après avoir fait l'expérience d'une médiation familiale, Chloé Lambert s'est emparée du sujet pour écrire ce huit clos à 4 personnages...

Pierre (formidable Julien Boisselier) et Anna (féminissime et sensible Chloé Lambert) se sont séparés... elle se sent trahie, lui se sent persécuté ! Ils sont en guerre mais obligés de se mettre d'accord pour organiser la garde conjointe de leur petit garçon (que la médiatrice représente très habilement par une chaise d'enfant)...

Ils rencontrent deux professionnelles de la médiation : Isabelle (excellente Raphaëline Goupilleau) et sa jeune collègue Jeanne (fabuleuse Ophélia Kolb) - dont on comprendra rapidement qu'elle est sa fille !

Les personnages, campés de façon légèrement excessive pour mieux faire ressortir le ressort dramatique de ces 4 séances de médiation, se confrontent tour à tour et nous font nous poser toutes sortes de questions...

Comment doit-on mener ce type d'entretiens : en suivant les règles et la déontologie ou en écoutant son intuition ?

Y a t-il un méchant dans le couple ? Et si oui, lequel ? Qu'est-ce qui se joue derrière la demande de garde d'un enfant ?... Vaut-il mieux pour un enfant souffrir de l'absence d'un père ou subir un "mauvais" père ?

Les dialogues sont intelligemment amusants, les acteurs fascinants de présence...

Chloé Lambert (39 ans), que j'avais découverte en 2004 dans L'Autre de Florian Zeller, est un auteur à suivre !

La pièce qui joue les prolongations est à voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Les Cavaliers" : une plongée réussie dans l'univers de Kessel

Après deux années de succès au off du festival d'Avignon, Eric Bouvron s'installe au théâtre de La Bruyère et nous offre un spectacle poétique et envoûtant librement adapté du livre de Joseph Kessel ...

Le spectateur qui pénètre dans la salle est tout de suite dans le bain : fumée d'encens, percussion vocale et décor évocateur et minimaliste...

Nous voici immédiatement plongés dans les steppes de l'Afghanistan aux côtés du jeune et orgueilleux Ouroz et de son fougueux étalon Jehol qui participent au tournoi le plus important et le plus violent du pays : le Bouzkachi du roi, où l'on doit récupérer une tête d'animal et la jeter dans un cercle !

Mais Ouroz échoue et se blesse gravement à la jambe !

Nous le suivons à l'hôpital où il refuse de se laisser soigner par une femme européenne puis dans son long périple de retour dans le froid des montagnes vers les terres de son père, le terrible Toursène dont il craint le jugement !

Accompagné par son fidèle serviteur Mokkhi auquel il a promis de donner son précieux cheval s'il venait à mourir...

Extraordinaire de présence, Eric Bouvron incarne alternativement l'humble Mokkhi et le redoutable Toursène...

Benjamin Penamaria qui remplaçait ce soir là Grégori Baquet (récompensé aux Molières 2014 après 27 ans de carrière pour un précédent spectacle) n'est pas tout à fait convaincant...

A noter surtout le formidable talent du chanteur et musicien Khalid K, qui micro et petite console noire à la main, tour à tour bruiteur et beatboxer, troubadour et soufi donne son âme arabisante au spectacle !

A voir pour le dépaysement assuré !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Le jour où j'ai rencontré Franz Liszt" : un spectacle enchanteur au théâtre du Ranelagh !

Après le succès de son précédent spectacle du Pianiste aux 50 doigts, Pascal Amoyel nous raconte l'extraordinaire destinée de Franz Liszt...

Né en 1811 en Hongrie dans un milieu mélomane, Franz Liszt est repéré à l'âge de 7 ans !

Son père Adam Liszt, qui a servi comme second violoncelle dans l'orchestre Esterházy, décide de prendre la carrière du jeune prodige en mains !

Grâce au soutien financier de quelques nobles hongrois, la famille Liszt s'installe à Vienne où Franz suit les cours de piano de Carl Czerny et les cours de composition d'Antonio Salieri... Il donne son premier concert public à la Landständisch Saal le 1er décembre 1822 !

Pascal Amoyel qui, pour sa part, a débuté ses études de piano à l'Ecole Normale de Musique de Paris à l'âge de 10 ans et fut l'élève de Georges Cziffra, nous fait partager sa passion du pianiste virtuose qui fut adulé à travers toute l'Europe mais se retira à 35 ans en pleine gloire pour pouvoir se consacrer à la composition !.

Pascal Amoyel se fait l'interprète de Liszt mais également de ses illustres maîtres : Mozart, Bach, Beethoven et de ses contemporains : Czerny, Chopin, Wagner...

Mêlant musique, récit et quelques tours de magie, le spectacle captive durant 1 heure et 20 minutes les mélomanes et les amateurs de qualité théâtrale !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Une fois n'est pas coutume, mais plutôt d'accord avec Télérama, je relaie la chronique de Fabienne Pascaud brillante plume critique de l'hebdomadaire !

"Daniel Auteuil cabotine, Florian Zeller en pilotage automatique"...

"Au théâtre, les comédies fades sont de sortie"

Heureusement que le petit Montparnasse programme Jacques Mougenot : voir critiques de Le cas Martin Piche et l'Affaire Dussaert !

La Chronique théâtre de Fabienne Pascaud - Publiée le 26/02/2016.

"L'envers du décor", "Rumeurs," et "Une famille modèle", trois comédies convenues et sans âme, posent cette question : faut-il que le public ait désespérément envie de rire pour saluer si pauvres prouesses ?

Dur métier que celui de directeur de théâtre privé ! Dur métier que d'être obligé d'anticiper les succès publics à venir, histoire de tenir et de faire vivre sa maison, faute de subventions publiques... Au Théâtre Edouard-VII, Bernard Murat y est passé maître, choisissant ses auteurs avec flair, réglant lui-même des mises en scène au cordeau, y programmant de grands comédiens populaires au triomphe garanti (entre autres, l'ami Pierre Arditi). S'ils rêvent de l'imiter, ses confrères n'ont pas toujours ses riches intuitions.

Overdose de Florian Zeller

Ainsi tirent-ils à l'excès sur la corde, Florian Zeller, jeune dramaturge à la mode (36 ans), plutôt inspiré lorsqu'il imite Guitry, Pinter, Nathalie Sarraute ou Yasmina Reza, mais bâclant désormais des comédies à la chaîne ; concoctant à la demande du « prêt-à-jouer » pour comédiens avides de revenir sur les planches, quand le grand écran les a floués.

Daniel Auteuil est de ceux-là, dans le dérisoire Envers du décor qu'il monte et interprète lui-même avec la toujours inventive et audacieuse Valérie Bonneton, heureusement là ! Comme tous les manipulateurs et menteurs professionnels, Florian Zeller est avide de cette « vérité », qu'il décline ou fustige sur tous les tons dans les titres mêmes de ses spectacles : La Vérité, Le Mensonge, etc. Celle du couple quinqua intello fatigué de vivre ensemble — elle est prof, il est éditeur — qu'il prétend décrypter dans L'Envers du décor, à l'occasion d'un dîner entre amis, est affligeante de banalité et de vulgarité.

" Daniel Auteuil cabotinant sans finesse"

Monsieur, en plein démon de midi, est soudain follement attiré par la jeune compagne de son meilleur ami ; se laisse aller à des plaisanteries de garçon de bain affolé. Madame, elle, fait résolument la gueule. C'est tout.
C'est rien. Le miracle est que ça marche. Le public applaudit à tout rompre un Daniel Auteuil hilarant dans une ou deux scènes, mais cabotinant sans âme, sans finesse. Et piètre metteur en scène d'une comédie vieillotte dont les seules originalités sont les... apartés ! Faut-il que le public ait désespérément envie de rire pour saluer si pauvres prouesses !

Patrick Chesnais s'est égaré

On ose à peine parler de celles de Patrick Chesnais dans Une famille modèle. Qu'est donc allé faire l'immense comédien dans ce médiocre sitcom théâtral d'Ivan Calbérac (45 ans), médiocrement mis en place par Anne Bourgeois ? Encore un couple mature — pour séduire le public, qui a les moyens de s'offrir les coûteuses places de ces théâtres-là ? —, et dont la sexualité flageolante — refus de madame, vidée de tout désir ; continuelle appétence de monsieur malgré l'andropause — cause soucis. Une bigamie tolérée par tous les personnages fera ici opportunément l'affaire. Mais une intrigue aussi mince peut-elle soutenir toute une représentation ? Non.
Même avec la réaction réac des deux grands fistons, peu aptes à supporter ce Jules et Jim carte vermeil. Vive l'audace des vieux ! Serait-ce le message de nos divertissements peu inspirés de ce début d'année, et dont les héros frisent — pour les plus jeunes ! — la cinquantaine quand ils avaient la trentaine, au plus, il n'y a pas si longtemps ?

"Rumeurs", jouée comme un pied

Drôle de monde fatigué, vieillissant, à l'image de notre société sclérosée. Fût-elle hystérique, telle celle des riches New-Yorkais souriants et narcissiques du Rumeurs de Neil Simon (88 ans). La comédie — une sorte de Feydeau revu par Woody Allen — a trente ans. Quand Jean Poiret l'avait traduite et l'interprétait en 1991, sous la houlette de Pierre Mondy, le spectacle rutilait de fine et caustique drôlerie. C'est peu dire que la troupe hurlante et jacassante du Théâtre Fontaine joue ici comme un pied, menée, ou plutôt malmenée, avec vulgarité par Eric Delcourt et Dominique Deschamps (qui signe de surcroît une désastreuse adaptation). Comment empêcher médisances et vilain buzz autour du premier adjoint du maire de New York qui semble avoir tenté de se suicider le jour du dixième anniversaire de son mariage ? Ses amis rivalisent de gaffes idiotes. Et le public rit, là encore. Est-il si malheureux à la maison, au travail, en amour pour se réjouir de telles bêtises ?

L'Envers du décor. Florian Zeller | 1h30 | Théâtre de Paris, Paris 9e.

Une famille modèle. Ivan Calbérac | 1h35 | Théâtre Montparnasse, Paris 14e,

Rumeurs. Neil Simon | 1h50 | Théâtre Fontaine, Paris 9e,

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"L'affaire Dussaert" : une critique malicieuse de l'art contemporain

Le Petit Montparnasse a une superbe programmation en ce moment...

Le Cas Martin Piche, les Chatouilles (que je n'ai pas vu mais dont tous les critiques et ceux qui l'ont vu disent grand bien !) et l'Affaire Dussaert !

Jacques Mougenot qui signe Le Cas Martin Piche et l'Affaire Dussaert est décidément un grand auteur de théâtre ! Plus modeste que Florian Zeller mais beaucoup plus subtil et plus cultivé !

Il interprète ici un critique d'art qui vient nous présenter l'Affaire Dussaert !

Un scandale artistique qui associe en 1991 en pleine guerre du Golfe, un peintre Philippe Dussaert (1947-1989) - plasticien à l'origine du mouvement vacuiste, sa galeriste et mécène Madame d'Argenson (aujourd'hui toujours vivante) et l'Etat français qui a préempté sa dernière oeuvre réalisée et exposée en 1988 : "Tout sur rien" !

Je ne vous révélerai pas les dessous des cartes car il faut absolument - que vous soyez amateur d'art contemporain et surtout si vous ne l'êtes pas, aller écouter ce morceau d'anthologie intelligent, documenté, pertinent et impertinent !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Pièces d'identité" : Jean Piat ou le bonheur d'être en scène !

Au théâtre des Bouffes Parisiens, Jean Piat nous raconte son amour du théâtre, de ses textes et de ses auteurs et surtout son amour du public dont il ne veut pas entendre le silence qui suit l'arrêt des représentations...

Seul en scène au milieu des livres, le toujours élégant nonagénaire récite avec bonheur les textes qu l'ont construit : Beaumarchais, Victor Hugo, Rostand, La Fontaine, Guitry, Feydeau, Molière... et le spectateur qui l'a suivi tout au long de sa longue carrière le revoit dans ses rôles préférés à la Comédie française : Figaro, Cyrano et Don César de Bazan... auprès de ses maîtres Pierre Dux et Robert Manuel...

La mémoire du vieil acteur est fidèle, son sourire toujours aussi craquant mais lorsque la salle l'applaudit en standing ovation, on ne peut pas s'empêcher de penser qu'il y a quelque chose de pathétique dans cet acharnement à toujours vouloir séduire...

Une aussi belle carrière (70 ans sur les planches, 2 Molières et le prix du Brigadier pour l'ensemble de sa carrière en 2012) n'a-t-elle pas comblé cet homme - par ailleurs compagnon de Françoise Dorin depuis 1975 - qu'il doive encore jouer pour éviter que le rideau ne tombe définitivement et que les 3 coups ne soient plus qu'un lointain souvenir ?

Jean Piat nous fait ses dernières confidences et l'on ne peut que saluer l'artiste !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Je vous écoute" : un trio à la sauce psychanalytique !

La psychanalyse est décidément à la mode au théâtre...

Après le Petit Montparnasse, une comédie de Bénabar et de Héctor Caballo Reyes au théâtre Tristan Bernard...

Là encore un psychothérapeute interprété par un Bénabar un peu distancié et son étrange "client" (excellent Pascal Demolon), mais à la différence du Cas Martin Piche, une femme, délicieuse Zoé Félix, oppose les deux hommes !

Pascal Demolon débarque chez le psy en lui reprochant d'avoir conseillé à sa femme de le quitter ! Bénabar se défend un peu mollement...

S'ensuivent des scènes plus ou moins cocasses dans lesquelles tour à tour le psy ou son client s'enferment dans le placard pour accueillir les patients qui ont rendez-vous !

Malheureusement pour le spectateur, Zoé Félix n'apparaît qu'à la toute fin pour rééquilibrer le duo et donner toute sa force au propos de la pièce...

Malgré des dialogues parfois réussis, le texte se tire en longueur...

On aurait aimé plus de rythme, plus de profondeur et plus d'entregent pour traiter ce sujet ô combien actuel : de l'influence du psy qui s'invite dans la vie des couples !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"Le cas Martin Piche" : une comédie au suspense intelligent !

Martin Piche s'ennuie tellement que sa femme lui enjoint d'aller voir un psychanalyste...

Le thérapeute est immédiatement "fasciné" par le cas intéressant qui se présente !

Il l'interroge sur la nature de son ennui... qui est devenu un ennui total, permanent, empoisonnant depuis 3 ans...

Avant Monsieur Piche s'ennuyait comme tout le monde... aujourd'hui il s'ennuie quand il travaille, il s'ennuie à toutes les heures de la journée et de la nuit quand il ne dort pas et quand il se réveille il s'ennuie déjà...

Les deux comédiens : Jacques Mougenot (Martin Piche) et Hervé Devolder nous font vivre en "live" une séance où les situations s'enchaînent dans le ballet des techniques qu'imagine le médecin pour percer le mystère qui s'offre à lui...

La pièce bascule avec le "test de Lipton"...

Quand les rôles s'inversent, le jeu devient plus incisif... et la complicité s'installe...

Un vrai moment de théâtre dans le joli décor de la salle en gradins du Petit Montparnasse !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"La dame blanche" : quand le théâtre s'habille de fantastique !

La pièce de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino au théâtre du Palais Royal est un ovni qui donne un coup de vieux au théâtre de boulevard !

Le spectacle commence avant les trois coups avec l'apparition de spectres qui se glissent dans les rangs des fauteuils pour mieux effrayer les spectateurs déjà assis - au son d'une musique qui n'est pas sans rappeler celle des maîtres du mystère...

La troupe au grand complet s'en donne à cœur joie pour faire vibrer son public en le faisant participer à un véritable thriller sentimental sur fond de culpabilité...

Freud n'est jamais loin même si l'action se situe au fin fond des forêts druidiques dans la région de Carnac...

Un homme, Malo Tiersen, gendarme de son état (étourdissant Arthur Jugnot), a décidé de quitter sa femme Céline (sage Réjane Lefoul) pour vivre avec sa maîtresse Alice à la chevelure de feu (éblouissante Anaïs Delva qui joue également le rôle de Nina la soeur d'Alice)...

Mais le destin rebat les cartes quand Céline apprend à Malo qu'elle est enfin enceinte après 5 ans de mariage... Malo doit annoncer à Alice qu'il la quitte... Et tue Alice accidentellement...

Malo est mêlé à l'enquête... il tâche de faire bonne figure mais il perd peu à peu ses repères...

La mise en scène fabuleuse nous entraîne de la gendarmerie à l'appartement de Malo et Céline, des bois embrumés où rodent d'étranges personnages aux alignements de Carnac...

Les objets sont animés, les lumières s'éteignent et se rallument, la pluie tombe, les spectres cavalcadent dans les rangées... le spectacle est total !

Un moment de pur plaisir que le public applaudit à tout rompre tant il a l'impression d'avoir vécu à l'intérieur d'un conte de fées comme quand les enfants s'amusent à se faire peur !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre
"La famille modèle" ne donne pas très envie ?!

En 2005 j'avais adoré la pièce "Une heure et demi de retard" de Jean Dell et Gérald Sibleyras avec Patrick Chesnais et Evelyne Buyle (mise en scène de Bernard Murat !)

J'ai donc décidé d'aller les revoir en 2016 au théâtre Montparnasse... hélas !

L'auteur, Ivan Calbérac, qui a connu le succès en 2012 / 2013 avec "L'étudiante et Monsieur Henri", n'a visiblement pas été inspiré par le sujet - lequel, à sa décharge, est relativement "casse gueule" !

Je vous raconte : après 35 ans de mariage, Annie et Bernard s'aiment toujours mais Annie ne veut plus remplir son devoir conjugal !

Elle autorise donc son mari à aller voir ailleurs, ce qu'il fait depuis deux ans avec la voisine... qui en a visiblement assez de jouer les sœurs Anne à l'attendre...

La voisine (pas très convaincante Véronique Boulanger) décide donc de passer à l'offensive !

S'ensuivent une série de quiproquos très boulevardiers entre les trois personnages, scènes plus ou moins cocasses auxquelles sont mêlés les deux grands fils du couple toujours pas mariés !

Patrick Chesnais et Evelyne Buyle sont excellents... mais le texte est indigent, la mise en scène en tableaux successifs plutôt ratée et la fin particulièrement nulle !

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