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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

theatre

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Un spectacle passionnant et émouvant à voir avant dimanche 16 avril à la Comédie Bastille !

le théâtre de Stéphane Guérin s’attache à la recherche d’identité  et à la mémoire familiale, notamment par la transmission transgénérationnelle - appelée également psychogénéalogie...

Le rideau se lève sur 5 acteurs lors d'un bal de mariage : Esther en robe de mariée regarde sa mère et son père danser et son frère DJ de la soirée faire le clown...

C'est le troisième mariage d'Esther... mariage qui va se fracasser comme les autres... car Esther est habitée par les fantômes du passé de sa famille, passé dont elle ignore tout... et qu'elle va tenter de reconstruire avec l'aide de son frère "différent", d'un ami journaliste qu'elle a rencontré après sa fuite et malgré sa mère...

Esther porte le poids d'un secret de famille transmis et tu depuis quatre générations : sa recherche va la mener au camp de Mauthausen où l'histoire de sa filiation a débuté dans l'horreur de la folie nazie...

Formidablement mis en scène par Salomé Villiers, le texte nous fait voyager entre passé et présent, au cœur du voyage mémoriel qui relie ces quatre générations de femmes qui, le corps souffrant, répètent le trauma initial...

Raphaëlle Cambray est magnifique dans le rôle de la mère et de la grand-mère, Hélène Degy est parfaite dans le rôle d'Esther et de son arrière grand-mère quant à Adrien Melin il est irrésistible dans le rôle du frère...

Dommage que le titre de la pièce ne soit pas plus explicite mais il se dévoile très vite et rajoute un élément de contexte supplémentaire.

En résumé courez voir ce spectacle qui a triomphé au Festival off d'Avignon en 2021 et 2022 et s'arrête malheureusement dimanche !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Du théâtre, du vrai théâtre au La Bruyère pour notre plus grand plaisir...

Huit comédiens talentueux, un texte intelligent, une mise en scène inventive, une histoire pleine de rebondissements, un décor à multiples facettes, des moments émouvants, des trouvailles pleines de fantaisie.... en un mot une excellente création, nommée aux Molières 2023 dans la catégorie "Meilleure Comédie...

Difficile de raconter la trame de cette réunion de famille sans divulgâcher, comme on dit aujourd'hui, le suspens et les twists qui en font tout le sel...

Pierre-Henri décide de réunir sa famille durant une semaine dans sa maison de campagne : famille qu'il n'a pas vue depuis 10 ans, famille avec laquelle il souhaite se réconcilier, d'autant qu'un médecin lui a diagnostiqué une mort prochaine...

Entouré de sa femme, de sa fille, de son fils et de sa belle fille, de sa sœur et de son meilleur ami, le vieil homme qui parait très fringant, leur explique la teneur des retrouvailles...

Un premier coup d’œil aux protagonistes, une entrée en matière un peu forcée nous alertent très vite : la mère des enfants est très jeune, le fils n'arrive pas à trouver ses mots, la sœur a perdu sa fiche, la belle fille fait une sortie exagérée...

Quelque chose sonne faux, mais quoi... on le comprend après un coup de téléphone intempestif...

Ou on croit comprendre, car derrière les apparences, se cachent d'autres secrets... auxquels s'ajoutent des confidences faites par les comédiens à la salle, révélant chez chacun d'entre eux leur vraie personnalité...

Sous les habits de la comédie, le texte de Gilles Dyrek (qui joue le meilleur ami), nous fait sourire et nous émeut jusqu'aux toutes dernières répliques pleines d'espoir...

A voir absolument !

"Le retour de Richard 3 par le train de 9h24" : un spectale original, drôle et émouvant !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Alléchée par l'épisode de l'émission Affaires sensibles de France Inter sur le sujet, je suis allée voir ce spectacle en imaginant que je serai séduite par cette pièce écrite par Jean Lassalle et mise en scène par Anne Bourgeois...

Le pitch était tentant : à la Libération, la liaison affichée de Gabrielle Chanel avec un officier allemand, menace de lui attirer de graves ennuis ; son ami Winston Churchill la fait exfiltrer en Suisse. Pour vaincre son impatience, Mademoiselle commence à dicter ses mémoires à son ami Paul Morand, lui aussi exilé sur les bords du Léman. C’est alors que reparaît Hans-Gunther von Dincklage. Traqué, l’ancien espion du Reich aurait pu disparaître en Amérique du Sud, comme beaucoup de ses congénères – mais il est sincèrement épris de Coco, et prêt à courir tous les risques pour la retrouver.

Le casting était alléchant : Caroline Silhol dans le personnage de Gabrielle et Christophe Barbier, que j'ai souvent apprécié dans ses précédents rôles au Poche Montparnasse, dans celui de Morand...

Hélas, comme les protagonistes de cette histoire, on s'ennuie certes férocement mais on s'ennuie...

Le texte est plat, les acteurs sont mous et l'on n'apprend quasiment rien de l'extraordinaire destin de cette fille d'un camelot et d'une couturière, devenue l'une des grandes prêtresses de la Haute Couture française...

Dommage... j'aurais préféré un duo Jeanne Balibar et Benoit Magimel sur un texte de Yasmina Reza !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Alain Teulié nous propose au Petit Montparnasse une comédie dramatique qui nous fait sourire, nous émeut, nous interpelle et nous tient en haleine jusqu'à la dernière scène où l'on découvre le secret de Mila !

Mila est une jeune femme singulière et impertinente que Joseph a recruté pour s'occuper de lui : en effet Joseph est en fauteuil roulant depuis un dramatique accident qui l'a cloîtré chez lui...

Dès les premiers échanges, on comprend vite que ces deux-là n'ont a priori rien pour s'entendre : elle aime le rap et lui la musique classique, elle aime rire et lui aime le silence de son appartement pour se consacrer à l'écriture de son roman, elle aime les objets colorés et le jus de canneberge et lui se plaît dans son grand salon blanc et vide où trône un frigo qui ne contient que des bouteilles d'eau...

De scène en scène, se dessine la demande de Joseph à laquelle Mila tente de répondre d'abord avec maladresse puis avec malice avant de nous faire partager son aptitude à conquérir tous ceux qu'elle rencontre...

Interprétée par deux acteurs de talent : Alysson Paradis (qui est la sœur de Vanessa) et Philippe Lelièvre qui assure également la mise en scène, l'histoire rebondit et se complexifie de scène en scène au gré des confidences et des moments de connivence...

Un spectacle sensible et plein d'humour qu'il faut aller voir - malgré le titre qui n'est pas très explicite mais constitue un élément clé de l'intrigue - et surtout malgré la bande annonce qui ne rend pas hommage à la délicatesse des personnages...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Céleste Albaret fut la gouvernante et la confidente de Marcel Proust pendant les dernières années de sa vie, durant lesquelles il acheva son chef-d’œuvre : À la recherche du temps perdu.

De 1914 à sa mort en 1922, c’est l’histoire de l’amitié surprenante entre une modeste servante de Lozère et un riche dandy parisien, peut-être le plus grand écrivain de son siècle…

Dans un décor minimaliste : une table de formica sur fond de carreaux de faïence, Annick Le Goff interprète avec sensibilité la femme qui, 50 ans après la mort de Proust, accepta de livrer ses souvenirs qui furent recueillis par le journaliste Georges Belmont dans un ouvrage : Monsieur Proust de Céleste Albaret...

A 82 ans, elle détaille par le menu le lien indéfectible qui les a liés, eux qui ne se seraient jamais retrouvés seuls pendant 8 années, si la guerre de 1914 n'avait pas été déclarée...

La servante de Proust est l'adaptation théâtrale de ce texte, d'abord joué à Avignon en off en juillet 2022 puis repris au théâtre de Poche...

Au delà des détails de la vie domestique que dévoilent Céleste :  les horaires étranges de l'écrivain, ses lubies alimentaires comme vestimentaires, les affres de sa santé... c'est surtout le processus de création littéraire qui retient notre attention, sans oublier l'incroyable personnage de Céleste...

Dans une mise en scène sans grande inventivité, Clémence Boisnard, qui interprète  sans grand talent la jeune Céleste, donne la réplique à Annick Le Goff qui tient la pièce à bout de bras...

Les représentations ayant pris fin ce soir 18 mars, je vous livre cette critique au cas où la pièce serait reprise !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Raphaëlle Lémann met en scène avec talent Légitime Défense, le roman à succès de Stanislas André-Steeman et interprète le rôle de Belle Martin, autour de laquelle l'intrigue se joue.

Dans un très joli décor d'atelier d'artiste baigné de lumière, l'amour et la jalousie font le sel de l'enquête menée par le faussement débonnaire commissaire Maria.

Dans le jeu de dupes qui oppose Noël le mari, Belle l'épouse, Renée l'amie de Belle secrètement éprise de Noël, toutes les hypothèses sont ouvertes pour découvrir lequel de ces trois personnages a tué Paul Weybelrg, célèbre collectionneur d'art et séducteur invétéré...

Noël était-il au cinéma comme il l'affirme, Belle était-elle au chevet de sa mère et Renée était-elle seule chez elle sans pouvoir le prouver ?

Le commissaire soupçonne tout le monde et pousse à bout Noël qui se défend de plus en plus maladroitement...

Le concierge de l'immeuble Monsieur Elias ajoute son grain de sel et détourne l'attention pour notre plus grande confusion...

Des rôles assez subtils avec une mention particulière pour Renée, femme blessée qui porte le même parfum que Belle, cinq excellents acteurs qui entrent et sortent par la porte vitrée dans un savant ballet, un suspens bien mené jusqu'au bout de l'heure 1/2 que dure le spectacle...

Que demander de plus à un divertissement de qualité qui aurait sans doute mérité d'être un peu moins bavard et un peu moins classique pour complètement nous séduire...

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

C’est sur Instagram, pendant le confinement de 2020, que l’auteur et comédien Thomas Poitevin a donné une première vie à ses personnages à la fois drôles et pathétiques. 

Le spectacle Thomas joue ses perruques, co-écrit avec Hélène François les met désormais en scène dans une galerie de portraits piquants qui raconte le XXIe siècle.

Seul en scène sur un plateau nu mais savamment éclairé, Thomas change de perruque et campe une ribambelle d'anti-héros magnifiques qui nous ressemblent...

Une nouvelle comédie humaine qui réunit des archétypes d'aujourd'hui : un adolescent dans un hôpital de jour, un beau frère en plein discours de mariage, une apprentie comédienne qui nous raconte sa vie, une créatrice de start-up survoltée, un père malade qui se cache de sa fille végane, un utilisateur d'un site de vente en ligne qui cherche désespérément à récupérer son colis...

Légèrement loufoques, ces mini-fictions se succèdent pour le grand plaisir du public, dénonçant avec "bienveillance" les névroses et les tics de langage de notre époque !

A voir jusqu'au 18 février !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Lucas Andrieu, l'auteur de la pièce, nous interroge par la voix de Clara, jeune diplômée en psychologie qui regrette de ne pas avoir suivi son rêve de devenir danseuse...

Clara nous conte son passé et celui de Rosina, son arrière grand-mère qui a fui le Nord de l'Italie et le fascisme de Mussolini en 1919 et survécu à celui d'Hitler, après s'être réfugiée à Besse près de Toulon...

Rosina est une employée de maison dévouée qui régale ses maîtres des recettes léguées par sa mère Domenica...

Clara, après avoir été cadenassée par les exigences de ces parents, décide en 2019 de devenir elle-même en parlant de son histoire familiale...

Dans un décor habité par des caisses en bois qu'elle déplace au fil de son récit, la jeune et talentueuse Laëtitia Strus interprète tous les rôles, en traversant un siècle d'histoire contemporaine marqué par les guerres et les tyrannies...

Et nous interroge sur l'avenir de l'Europe et du monde après avoir découvert les non-dits qui pesaient sur sa famille et l'empêchait de prendre son envol...

Un beau texte basé sur des faits réels et une interprétation inspirée à découvrir jusqu'au 25 mars !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Isabelle Carré retrouve le plateau du théâtre du Rond Point dans La Campagne, une pièce de Martin Crimp écrite en 2000, qui n'est pas sans évoquer l'actualité post pandémie qui s'est traduite par l'installation à la campagne de nombreux jeunes citadins...

Sur la scène au décor minimaliste (une longue table éclairée par deux luminaires industriels), un couple Corinne (Isabelle Carré) et Richard (Yannick Choirat) se cherchent querelle au sujet d'une jeune femme que Richard, médecin, a ramenée chez eux après l'avoir, d'après ses dires, trouvée inconsciente au bord de la route...

Richard et Corinne ont quitté la ville tout particulièrement pour Richard, visiblement trop sollicité par de multiples tentations citadines, et également pour reconstruire leur couple...

Il apparaîtra au fil des duos entre les trois protagonistes, que cette "accidentée" dénommée Rebecca n'était pas une inconnue pour Richard, était à l'origine de leur exil campagnard et que Richard n'était pas étranger à son inconscience...

Triangle amoureux ?, polar ?, fiction fantastique ?, critique sociétale ?, le texte de la pièce le plus souvent faible mais par moments fulgurant et ce, notamment lors des interventions de Rebecca (excellente Manon Clavel), hésite jusqu'à nous perdre...

La salle était comble alors que la pièce n'a débuté que le 5 janvier mais les applaudissements furent polis... pour saluer le jeu d'Isabelle Carré, délicieusement naturelle comme à son habitude...

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Catherine Shaub met en scène, au théâtre de Poche Montparnasse,  le livre éponyme de Nicolas Bouvier qui fait le récit du voyage de six mois qu'il a effectué en 1953 à travers les Balkans, l'Anatolie, l'Iran puis l'Afghanistan, avec son ami Thierry Vernet (qui documentera l'expédition en dessins et croquis).

Samuel Labarthe, seul en scène, reprend les paroles de Nicolas Bouvier, un jeune homme de vingt-quatre ans, fils de bonne famille calviniste, qui a suivi des cours de sanscrit, d'histoire médiévale et de droit... et nous fait partager ce classique de la littérature helvète...

L'acteur, visiblement inspiré par le livre, résume ainsi le voyage dans le dossier de presse : "C'est un voyage qui donne des clefs, qui fait apparaître les remèdes aux maladies de nos sociétés"...

Sans doute devrais-je lire L'usage du monde avant de faire la critique de la pièce mais je n'ai malheureusement pas ressenti cette dimension, malgré le grand talent de Samuel Labarthe...

Le récit est concret, pragmatique avec un morceau de bravoure très drôle sur les mouches asiatiques, mais n'a pas la dimension humaniste promise qui m'avait initialement séduite...

Pas facile sans doute d'adapter un récit de voyage à une scène de théâtre sans un minimum de décor : derrière l'acteur, quelques images en noir et blanc et quelques sons pour illustrer le texte ne suffisent pas à nous faire voyager...

Dommage !

 

 

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