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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

theatre

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Écrit à quatre mains par Julien Delpech et Alexandre Foulon et magnifiquement joué par 7 talentueux comédiens qui interprètent une trentaine de personnages, le spectacle nous tient en haleine et nous émeut durant 1 heure 1/2 !

1894, l’affaire Dreyfus divise la France. En plein succès littéraire et contre l'avis de son éditeur qui le presse de continuer à écrire, Émile Zola s'empare de l'affaire. Depuis son studio de cinéma, Georges Méliès, lui, s’engage à dénoncer un mensonge d’État. Malgré les menaces et soutenus par leurs femmes respectives, l’un écrit "J'accuse", l’article le plus connu de l’histoire, l’autre réalise le premier film censuré au monde.

"Je n’ai qu’une passion, celle de la lumière, au nom de l’humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n’est que le cri de mon âme. Qu’on ose donc me traduire en cour d’assises et que l’enquête ait lieu au grand jour ! J’attends." écrit Zola à la fin de sa lettre ouverte au président de la République, publiée le 13 janvier 1898 en première page du quotidien parisien L'Aurore !
Fausses rumeurs et antisémitisme de l'Armée et de la société civile n’arrêtent pas ces Téméraires, qui, armés de leur courage et d’un sens du devoir hors du commun font éclater la vérité : l'Histoire est en marche, rien ne l'arrêtera plus !

Romain Lagarde, qui est de tous les plans, campe un Zola plus vrai que nature, partagé entre sa tendresse pour sa femme Alexandrine et son amour pour Jeanne qui lui donna deux enfants ; quant à Arnaud Allain, il  joue avec sensibilité un capitaine Dreyfus défait et dépassé par la haine qui déferle sur lui...

Sur un rythme soutenu qui retrace l'affaire à la façon d'un feuilleton aux multiples protagonistes, le spectacle offre quelques magiques moments de tendresse entre Zola et les deux femmes de sa vie...

Une mise en scène inventive autour d'une immense commode à tiroirs qui sert d'unique décor à transformations... et dissimule même un piano sur lequel les acteurs à tour de rôle nous jouent quelques pages musicales, un vrai grand moment de théâtre !
 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Zabou Breitman, cette artiste aux talents multiples, a écrit, mis en scène ce spectacle spirituel où elle nous invite chez Dorothy Parker...

Seule sur la scène du Petit Saint Martin, dans un décor qu'elle anime et éclaire elle-même, dans une ambiance années folles, l'actrice nous fait partager la vie de Dorothy Parker, née Rothschild, cette grande plume du New Yorker, décédée à New York en 1967...

Résistante, romancière, critique de théâtre, scénariste et journaliste, Dorothy avait également tous les talents et surtout un humour redoutable qui la caractérisa jusqu'après sa mort, puisque ses cendres ne trouvèrent leur sépulture qu'en 2020 !

S'appuyant sur cinq de ses plus célèbres nouvelles, Zabou Breitman interprète avec brio tous les personnages, nous faisant sourire avec ce couple s'enivrant dans un speakeasy ou nous émouvant avec cette jeune femme qui attend l'appel téléphonique de son amant...

Un grand moment de théâtre, un spectacle intimiste, une pièce drôle et touchante !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Exigeant en tout cas !

Didier Long avoue sa fascination pour Paul Claudel dont il met en scène "L'échange" dans sa seconde version (réécrite en 1951, 25 ans après la première), au Théâtre de Poche !

Le pitch pourrait faire croire à un vaudeville : "Sur la côte Est des États-Unis, Louis, l’indien rebelle fraîchement marié à Marthe, la française soumise, gardent la propriété du riche homme d’affaires Thomas Pollock Nageoire, et de sa femme Lechy, comédienne aux mœurs émancipées. Tensions et désirs écartèlent les membres de ce quatuor mal assorti jusqu’à les conduire à un marché provocateur : l’un propose d’acheter l’épouse de l’autre"…

Mais il n'en est rien !

Tout à la fois poétique et dramatique, la langue de Claudel est complexe, imagée, sensorielle, métaphorique, émaillée de quelques mots d'anglais... au point que le texte touffu devient presque inaudible à nos oreilles du XXIe siècle habituées à plus de linéarité ou d'univocité...

Le texte multiplie les entrées : origine, âge, niveau d'éducation et niveau social des protagonistes, réflexion sur l'amour, la religion, la morale, la quête d'absolu, la liberté, la réussite professionnelle, la place des femmes et des hommes...  et parle également des éléments : air, mer, feu, vent... au risque de nous perdre...

Comme dit Claudel dans une lettre à Marguerite Moreno en 1900 : "Je me suis peint sous les traits d’un jeune gaillard qui vend sa femme pour retrouver sa liberté. J’ai fait du désir perfide et multiforme de la liberté une actrice américaine, en lui opposant l’épouse légitime en qui j’ai voulu incarner “la passion
de servir”. En résumé, c’est moi-même qui suis tous les personnages, l’actrice, l’épouse délaissée, le jeune sauvage et le négociant calculateur. »

Les acteurs sont excellents (et plus particulièrement Pauline Belle dans le rôle de Marthe), le décor est inventif, la musique est présente mais pas trop...

Mais le texte est, de mon point de vue, plus fait pour être lu qu'écouté... pour en apprécier toute l'originalité, la force et la modernité !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Le toujours aussi formidable Franck Desmedt nous fait partager en 1h30 les principaux épisodes de la vie de Kessel, l'écrivain aventurier témoin de son temps...

Ecrit et mis en scène par Mathieu Rannou, le texte est ciselé, enlevé, brillant et donne envie de relire l’œuvre de Kessel...

Dans un décor aussi simple qu'ingénieux (voir la bande annonce),  le comédien conteur endosse les rôles de Kessel, de sa mère, de son père, de de Gaulle, de Robert Salmon (patron de France Soir) et  de Pierre Lazareff (rédacteur en chef de France Soir), de Francis Huster...

La salle était comble, le public conquis, l'interprète ému...

A voir jusqu'au 7 janvier !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Sébastien Thiéry a eu l'idée de réunir Noémie Lvovsky et Yvan Attal dans sa dernière pièce et le duo fonctionne...

Mariés depuis 25 ans, Justine et Jean-Marc font face à l'usure de leur couple depuis le départ de leur fils qui ne donne pas trop de nouvelles à ses parents...

Installés dans leur grande cuisine moderne, ils se disputent pour un oui, pour un non, pour un mot prononcé maladroitement et chacun fait assaut de la mauvaise foi la plus éhontée...

Quand Justine reçoit un e-mail d'une adresse inconnue composée du lieu et la date de leur mariage, elle ne peut s'empêcher de cliquer sur la vidéo jointe...

Stupéfaits, Justine et Jean-Marc découvrent qu'une webcam a été installée sur une étagère de leur cuisine et qu'ils sont filmés à leur insu...

Qui l’a installée : ils vont bien sûr s'accuser mutuellement... Pourquoi : ils évoquent tour à tour des possibles jalousies de leurs entourages respectifs (elle est éditrice de bandes dessinées, lui dirige une agence de pub)...

Au fur et à mesure des envois qui vont s'intensifier (malgré le débranchement de la caméra), ils comprennent qu'ils sont enregistrés dans leur intimité depuis de longs mois...

Chaque vidéo met à jour les mesquineries et les mensonges de ce couple de quinquagénaires qui, au fil du temps, a renié le pacte qui les avait unis lors de leur mariage...

Le dialogue remarquablement construit nous tient en haleine tout au long de la représentation et nous embarque à leurs côtés...

Tour à tour amusés, consternés mais toujours empathiques, nous ne les quittons pas des yeux jusqu'à la toute fin qui... je ne vous en dirais pas plus...

A voir absolument !!!

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Quelques instants avant d’entrer sur scène, le pianiste Pascal Amoyel retrouve, dans une partition, une enveloppe qui lui est adressée au 16 rue Ampère par la gardienne de l'immeuble...

C’est l’adresse à laquelle Cziffra, puis Amoyel - comme un clin d’œil du destin - habitèrent.

L’interprète replonge alors dans le souvenir des premières rencontres avec le Maitre dont il devint l’un des rares élèves.

Au clavier de son piano, Pascal Amoyel nous raconte l’incroyable destinée du légendaire pianiste hongrois qui est devenu l’un des plus grands virtuoses du XXe siècle.

Né en 1921 dans les bidonvilles de Budapest,  György Cziffra, enfant virtuose dès l'âge de 5 ans, est le benjamin de trois enfants d'une famille de musiciens tziganes.

Envoyé combattre sur le front de l'Est avec l'Armée hongroise, il est fait prisonnier par des partisans soviétiques. Transféré quelques mois plus tard dans un camp de prisonniers, il est enrôlé dans la nouvelle armée hongroise qui se forme à la libération du territoire hongrois par l'Armée Rouge. Après avoir servi pendant plus d'un an comme instructeur, il est démobilisé et rejoint en 1946 sa femme et son fils qu'il n'avait pas revus depuis 1942.

Opposé au régime communiste hongrois, il est arrêté lors de sa tentative de traverser la frontière clandestinement avec sa famille. Il reste prisonnier politique de 1950 à 1953, condamné aux travaux forcés où il exécute la dure tâche de porteur de pierres. Il lui en restera des séquelles qui lui vaudront, à sa libération, de longs mois de rééducation et des douleurs persistantes aux articulations. D'où son fameux bracelet de cuir au poignet droit qu'il portera plusieurs années encore après son exil.

Il est alors enfin reconnu comme un pianiste exceptionnel par le ministère hongrois des Affaires culturelles qui lui permet entre 1953 et 1956 d'accéder à une carrière d'interprète virtuose et de donner de nombreux concerts en Hongrie, sans pouvoir encore jouer à l'étranger.

Lors de la répression qui suit l'insurrection de 1956, et la fuite de dizaines de milliers de Hongrois, il profite de la brève ouverture de la frontière pour fuir le régime communiste et s'échapper vers l'Autriche avec sa famille. Profitant de ce qu'il se produit à Vienne, il demande l'asile politique et part pour la France où il est apprécié par le public dès son arrivée à Paris.

Le spectacle d'une grande qualité (c'est une reprise) fait salle comble !

Dommage que l’acoustique du théâtre Montparnasse ne permette pas de profiter pleinement du talent de Pascal Amoyel...

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Un homme respectable, tranquillement assis sur un banc à Central Park, est soudain apostrophé par un individu légèrement dépenaillé qui insiste pour lui raconter sa visite au zoo...

Tout d'abord réticent à interrompre sa lecture, il accepte peu à peu de répondre aux questions intrusives et déstabilisantes de son interlocuteur qui se présente : je m'appelle Jerry, et vous ?

Où habitez-vous Peter ? Vous avez des enfants ? Vous n'avez pas de fils ? Que faites-vous dans la vie ? Combien gagnez-vous ?...

Quittant le registre des questions, Jerry poursuit le dialogue en racontant son quotidien dans une chambre minable sous les toits puis détaille ses relations avec sa propriétaire nymphomane et son horrible chien noir...

Passant par tous les registres, de l'agacement à la compassion, du détachement au mépris affiché, de l'effroi à la crise de fou rire... Peter ne maitrise plus rien...

Jusqu'aux scènes finales d'une brutalité inouïe, cet homme directeur d'une maison d'édition et père de deux filles, va, face à cet "étranger" sorti de nulle part, perdre toutes ses certitudes...

Mais que fait Peter tous les dimanches après-midi sur ce banc ?

Traduite et mise en scène par Pierre Val, la pièce d'Edward Albee qui date de 1958, garde toute son actualité dans sa dimension psychologique !

Les deux acteurs : Pierre Val (Jerry) et Sylvain Katan (Peter), complices dans le travail depuis de nombreuses années sont terriblement vivants dans les rôles qu'ils incarnent...

Après avoir vu ce spectacle, vous réfléchirez avant d'accepter qu'un inconnu s'assoit à côté de vous !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Reprise au théâtre Hébertot de la pièce aux 3 Molières 2011 : meilleur spectacle du théâtre privé, meilleure mise en scène, meilleure adaptation.

Paris 1942. Sept convives, s’étant plus ou moins bien accommodés de l’Occupation allemande, se retrouvent chez l’un d’eux pour fêter l’anniversaire de leur hôtesse. La soirée se déroule sous les meilleurs auspices, lorsqu'au pied de leur immeuble sont abattus deux officiers allemands. En représailles, la Gestapo investit l'immeuble et décide de prendre deux otages par appartement. Mais le Commandant Kaubach, qui dirige l’opération, reconnaît en la personne du propriétaire de l'appartement, M. Pélissier, un libraire à qui il achète régulièrement des ouvrages. Soucieux d'entretenir les rapports courtois qu'il a toujours eus avec lui, il décide de les laisser finir leur dîner et de ne passer prendre ses otages qu’au dessert. Mieux… il leur laisse la liberté de choisir eux-mêmes les deux otages qui l’accompagneront...

Le jeu de massacre commence dans un silence de mort : chacun va tour à tour dénoncer l'autre, révéler ses turpitudes, ses lâchetés, ses manquements... ou pire inventer des stratégies toutes plus ignobles les unes que les autres pour échapper à la mort certaine...

Huit excellents comédiens (avec une mention spéciale pour Thierry Frémont très crédible en profiteur de guerre) nous font partager ce "repas de fauves" durant deux heures jusqu'à la chute finale, terrible !

L'histoire se situe durant l'Occupation allemande mais présente d'étranges et sombres résonances avec l'attitude de certains de nos contemporains lors de la récente épidémie de Covid...

Une pièce aux accents universels pour nous faire réfléchir sur l'amitié, la fidélité, la respectabilité de façade... face à l'urgence de la survie personnelle !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

L'auteur Didier Caron s'est inspiré des biographies écrites sur Emile Zola pour nous proposer une confrontation véridique mais peu connue entre l'auteur de Germinal et Léon Daudet, pamphlétaire nationaliste et antisémite.

Le 5 janvier 1895, Émile Zola dîne, comme à l'accoutumée, chez son ami Alphonse Daudet qui est très malade.

Léon Daudet, le fils de ce dernier, rentre de l'École Militaire où il vient d'assister à la dégradation du capitaine Dreyfus, événement qu'il couvre pour Le Figaro.

Une joute verbale s'engage entre les deux hommes que leurs opinions opposent radicalement...

Indigné par l'article de Léon Daudet, Zola réagit et proteste contre la violence des propos : lui, le fils d'immigré italien, ne peut tolérer qu'en France on puisse accuser un homme sans autre forme de procès que celui de sa religion !

De cette confrontation, Émile Zola ressort bouleversé et décide de se lancer dans ce qui devient déjà "l'Affaire Dreyfus".

Le 13 janvier 1898, quarante-huit heures après le verdict d'acquittement de Ferdinand Walsin Esterhazy,  l'écrivain publie sa synthèse sous la forme d'une lettre ouverte au président de la République, Félix Faure. Georges Clémenceau, éditorialiste de L’Aurore, trouve pour l'article un titre ramassé et percutant : « J'accuse… ! ».

Le retentissement de l'article est considérable en France comme dans le monde. En accusant nommément les protagonistes de l'Affaire, Émile Zola s'expose volontairement à des poursuites judiciaires afin que la justice civile se saisisse des débats et que « l'enquête ait lieu au grand jour ». La réaction du gouvernement ne se fait pas attendre, avec l'assignation d'Émile Zola pour diffamation !

Deux formidables interprètes : Pierre Azéma (bouleversant dans ce rôle de monstre sacré qui n'hésite pas à montrer ses failles) et Bruno Paviot (très crédible dans son personnage de romancier médiocre et de fils mal aimé),  nous font revivre cette époque troublée qui divisa profondément les français jusqu'au sein de leurs familles...

Didier Caron signe également la mise en scène dont l'élégance ajoute une dimension supplémentaire à la qualité du texte !

Un spectacle à voir jusqu'au 5 mai au théâtre de la Contrescarpe puis à Avignon dans le off puis en tournée !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Marjorie Frantz a eu l'idée formidable d'inventer une suite aux Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos et le public applaudit avec enthousiasme les deux actrices qui interprètent la marquise de Merteuil (incarnée avec brio par l'auteure) et Cécile de Volanges, 15 ans après le décès du vicomte de Valmont...

Fidèle à la géniale adaptation cinématographique du roman par Stephen Frears en 1989, le dialogue des deux femmes nous éblouit par son élégant classicisme : que la langue française est belle lorsqu'elle parle d'amour et de vengeance !

Mise en scène par Salomé Villiers (qui a également signé La grande musique à la Comédie Bastille), la pièce nous replonge à la fin du XVIIIe siècle dans un relais de chasse joliment meublé où Cécile de Volanges a convié la duchesse de Merteuil sous le sceau de l'anonymat...

Chloé Berthier est délicieuse dans ce rôle de jeune femme sacrifiée par la duchesse de Merteuil dans le duo érotique pervers qu'elle entretenait avec le vicomte de Valmont !

Impossible de deviner jusqu'à la fin de la pièce, qui, entre l'orgueilleuse aristocrate exilée et l'ancienne "oie blanche" va gagner ce combat à fleuret moucheté...

A voir jusqu'au 7 mai !

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