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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

theatre

Publié le par Adeline
Publié dans : #théâtre

 

The Opera Locos que l’on pourrait traduire par ces fous d’opéras, Maria, Txitxi, Ernesto, Carmen et Alfredo sont aussi dingues que passionnés.

Redoublant de talent et d’inventivité ils vont retracer en un peu plus d’une heure tous les airs d’opéras possibles et imaginables de façon aussi ludique qu’interactive.

Les 5 chanteurs interpréteront seul ou en groupe des mélodies que l’on connaît forcément même si nous n’arrivons pas toujours à identifier l’œuvre exacte. Une performance unique où s’enchaînent des airs les plus célèbres de l’Opéra (La flute enchantée de Mozart, Carmen de Bizet, Les contes d’Hoffmann d’Offenbach, Nessun Dorma  tiré de Turandot de Puccini...), pimentés de quelques emprunts à la Pop. 

On ne peut que souligner le travail impeccable qu’ont effectué ces cinq chanteurs français qui nous transportent d’univers en univers avec un accent italien plus vrai que nature. Au-delà de la qualité irréprochable des harmonies et de la puissance de leurs voix, on est épaté par la performance de l’association de ces chansons mythiques mélangées par moment avec des tubes de nos jours.

 Rajoutez à cela de sublimes costumes, une mise en scène sobre et efficace ainsi que d’élégants jeux de lumières et vous obtiendrez une spectacle familial idéal pour découvrir ou redécouvrir des airs indémodables avec une distribution épatante délivrant un joli message d’amour et de tolérance.

Un spectacle grand public certes mais "feel good" , qui s’adresse autant aux adultes qu’aux enfants.  De toute façon une belle idée de sortie pour les fêtes.

The Opera Locos, l'opéra relooké par de vrais chanteurs lyriques aussi déjantés que talentueux. En ce moment à Bobino.
The Opera Locos, l'opéra relooké par de vrais chanteurs lyriques aussi déjantés que talentueux. En ce moment à Bobino.

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Elégance de la langue française, élégance des personnages Madame de La Fayette (née Pioche) et Monsieur de La Rochefoucauld, élégance des acteurs Sabine Haudepin et François-Eric Gendron !

Jean-Marie Besset imagine la relation historique entre "Pioche" et "Duc" qui écrivirent à quatre mains, au cours des années 1670,  le premier roman moderne : La princesse de Clèves !

Face au jardin du Luxembourg nouvellement planté, un homme séduisant rend visite tous les jours à une femme de lettres dans son appartement de la rue de Vaugirard...

Entre ces deux-là le dialogue, brillant, ciselé, sincère, nous fait assister à la genèse de la création d'un chef d’œuvre littéraire : "la profonde amitié qui les lie a la force d'un amour dont l'enfant fut un livre" !

L'auteur de la pièce précise que si la longue et fertile amitié de ces deux écrivains est historiquement avérée, il est difficile de mesurer la participation de l'auteur des Maximes à l'écriture du roman (et vice-versa pour la rédaction par Madame de La Fayette de certaines maximes).

On prêta à l'époque plusieurs collaborateurs à Madame de La Fayette (dont le poète et homme de lettres Jean Regnault de Segrais, le grammairien, historien et écrivain Gilles Ménage, ou le philosophe Jean de Corbinelli) ; elle n'avait elle-même aucune intention d'endosser la qualité d'auteur (le roman fut publié anonymement), et alla jusqu'à nier avoir écrit l'ouvrage.

Quoiqu'il en soit, le spectacle pétille d'intelligence et nous donne envie de relire La princesse de Clèves !

A voir jusqu'au 31 décembre !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Seul devant son public au théâtre Tristan Bernard, Mehdi-Emmanuel Djaadi nous offre un courageux et réjouissant dévoilement spirituel !

La pièce devait s'appeler "Apostat" mais le comédien lui a préféré "Coming out", titre plus vendeur et surtout beaucoup plus humoristique, puisque l'expression est le plus souvent utilisée en matière d'identité sexuelle !

Autrefois musulman pratiquant, Mehdi est aujourd'hui catholique après avoir embrassé le protestantisme dans un premier temps...

C'est le récit de ce cheminement que Mehdi nous conte avec intelligence et virtuosité, incarnant une quinzaine de personnages croisés sur sa route qui l'ont aidé à "se trouver" !

Proche mais élégamment distancié, drôle et facétieux sans jamais tomber dans la facilité, l'artiste nous prend à témoin et renvoie chacun à ses travers et à ses contradictions.

Un très joli moment de théâtre que le public plébiscite depuis 3 ans à guichets fermés !

Le spectacle se donne jusqu'au 21 décembre et devrait reprendre en janvier/février pour une dizaine de représentations : à vos réservations !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Le théâtre Rive Gauche fait le plein avec cette adaptation du roman de Karine Tuil...

Sept acteurs interprètent avec talent les nombreux personnages de cette histoire d'usurpation d'identité...

Samir Tahar qui a décidé de s'extraire de sa cité par la méritocratie, est très déçu de ne pas réussir à se faire   embaucher à Paris, malgré de brillantes études de droit...

Il décide donc d'émigrer aux Etats-Unis et, pour ce faire,  emprunte les origines juives de son meilleur ami Samuel, nouvelle identité qui lui ouvre les portes des plus prestigieux cabinets d'avocats...

Tout sourit au nouveau Sam Tahar qui mène une brillante carrière au barreau de New-York, fait un beau mariage en épousant la fille de son principal associé et intègre, de ce fait, une des familles juives les plus puissantes du pays...

Mais sa célébrité médiatique va précipiter sa chute car Samuel, son ancien ami qui vit avec Nina son ancienne fiancée, va reprendre contact avec lui en le découvrant dans un reportage à la télévision...

De rebondissement en rebondissement, le jeune et brillant quadragénaire est rattrapé par son passé et se piège lui-même en aidant son demi-frère qui menace de tout dire à leur mère...

« Avec le mensonge on peut aller très loin, mais on ne peut jamais en revenir » dit un proverbe et c'est ce qui arrive au triangle amoureux de Samir, Samuel et Nina confrontés à la grande Histoire du début de notre XXIe siècle...

Très fidèle au livre éponyme, la mise en scène de Johanna Boyé souffre toutefois malgré son brio, de certaines outrances qui, de mon point de vue, nuisent au déroulement du récit et tirent la représentation vers le théâtre de boulevard...

A voir jusqu'au 31 décembre !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

En 2022 Molière fête ses 400 ans !

Pierre-Olivier Scotto (auteur) et Jean-Philippe Daguerre (auteur et metteur en scène) ont souhaité lui rendre hommage à travers cette aventure fictive, largement inspirée de la vie de la troupe de l'Illustre Théâtre de Molière avant son arrivée à Versailles...

Huit comédiens (quatre femmes et quatre hommes) habités par l'amour du théâtre, nous emmènent en 1656 sur les routes de France jusqu'à Béziers où la troupe doit se produire mais la peste fait rage...

Madeleine Béjart (Charlotte Matzneff) et Marquise Du Parc s'entremettent pour que l'évêque les laissent jouer car la troupe est exsangue ; bon prélat, ce dernier n'exige qu'une seule chose : que Molière écrive en 12 jours une pièce originale en 5 actes et en vers...

Secondé par Léo (Geoffrey Palisse), un jeune homme du XXIe siècle qui s'est retrouvé accidentellement plongé dans ce creuset dont il est un fervent admirateur, Jean-Baptiste Poquelin (Stéphane Dauch) va écrire Le dépit amoureux et sauver la troupe...

Servi par le jeu des acteurs qui pétillent de vie et d'intelligence et par une mise en scène qui fait la part belle au panache et à l'émotion, le spectacle célèbre la vie de troupe et le génie des saltimbanques animés par une seule passion : "faire rire les honnêtes gens".

Le spectacle très joyeux fait le plein de spectateurs au Lucernaire !

A voir jusqu'au 31 décembre...

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Publié le par Héléne
Publié dans : #théâtre

Berlin 1939, QG de la SS.

Le docteur Felix Kersten est convoqué par Heinrich Himmler qui souffre de terribles maux que même la morphine ne parvient pas à soulager : dès les premières séances, ce spécialiste en thérapie  manuelle diagnostiquera un désordre neuro-végétatif chez le Reichsführer et le soignera en apposant les mains sur son ventre...

Le docteur Kersten, devenu indispensable à Himmler, profitera de sa position privilégiée pour négocier en guise d'honoraires, la libération de 100 000 personnes de nationalités diverses dont environ 60 000 juifs ; il empêchera la déportation massive du peuple hollandais et à la fin de la guerre évitera la destruction des camps d'extermination qu'Himmler avait prévu de faire dynamiter lors de la retraite de l'armée allemande...

Antoine Nouel s'est inspiré de la vie du médecin de nationalité hollandaise, né en Estonie, dont Joseph Kessel avait rédigé une biographie romancée en 1960 Les mains du Miracle, pour écrire son spectacle...

Les spectateurs nombreux dans cette petite salle de théâtre applaudissent à tout rompre mais on est en droit de se demander ce qu'ils applaudissent : est-ce la mémoire de cet homme courageux, un juste parmi les justes ou le jeu des acteurs qui incarnent le dit docteur (Antoine Nouel), Himmler (Philippe Bozo) et son aide de camp (Franck Lorrain) ?

Pour ma part, j'ai trouvé le spectacle puissant dans son récit mais linéaire dans sa mise en scène et surtout pas très bien interprété par les deux acteurs incarnant la Gestapo : en effet, même si Philippe Gozo s'est bien grimé, à aucun moment on ne sent sa puissance ni sa dangerosité... Il accède à tous les désirs du docteur sans rechigner et quand il sent le vent tourner, multiplie les gestes en sa faveur sans beaucoup exiger en retour ?

Dommage qu'Antoine Nouel qui, lui joue très bien, ne se soit pas entouré de comédiens plus expérimentés : les trois acteurs sont en fait surtout connus pour leurs talents comme doublures ou voix off...

Un spectacle à voir jusqu'au 6 novembre pour dénoncer l'arbitraire nazi !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Camille de Leobardy a écrit et interprète ce seule en scène musical au Petit Hébertot...

Formidable pianiste et comédienne, elle nous attache par son talent, à cette fiction mozartienne qui nous parle d'un artiste en pleine crise, avide de liberté et de nouveauté !

Un dialogue tantôt léger, tantôt terriblement sérieux s'installe entre un Mozart qui se cherche et son musicologue Ludwig von Köchel qui a consacré une grande partie de sa vie à répertorier les œuvres dudit génie...

Alternant les interprétations au piano autour de la Sonate pour piano n°11, les dialogues, le mime et les improvisations tant au piano qu'au jumbee et à l'harmonica, Camille de Leobardy qui décidément sait tout faire (diplômée d'une école de commerce, elle s'est formée au conservatoire de musique de Compiègne, au cours Florent, à la Commedia School de Copenhague, elle maîtrise 5 langues dont l'allemand qu'elle utilise à bon escient dans son spectacle)... nous plonge dans le secret de l'acte créatif d'un compositeur universellement célébré...

Le spectacle est court (1h10) et prend réellement toute sa dimension dans la seconde partie de la soirée lorsque l'interprète de Mozart ose sortir des conventions de l'époque en improvisant une mélodie jazzy qui donne à entendre toute la modernité de Mozart !

A voir jusqu'au 8 novembre !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Guy Maruani, l'auteur de la pièce, a pratiqué et enseigné la psychiatrie durant cinquante ans, à Paris puis Bruxelles...

Fort de son expérience, il est convaincu que la psychanalyse reste la meilleure clé pour saisir les conflits, les contradictions et les angoisses que chacun affronte dans son existence...

Dans la pièce mise en scène et jouée par Marc Fayet dans le rôle du psychanalyste, il nous propose une séance analytique "flash" de six célébrités : Kafka, Jeanne d'Arc, Zorro, Kennedy, Marylin Monroe et Lady Diana...

Tout en écoutant le récit subjectif qu'ils font de leur histoire, récit tiré de documents authentiques, on suit le travail de l'analyste et la logique de ses interventions...

Dans un décor où le divan prend toute la place, les six saynètes de 10 minutes sont interprétées par Adrien Melin et Roxanne Bennett qui se glissent avec talent dans la peau des différents personnages...

Difficile de nous livrer la psyché de ces personnalités complexes en 10 minutes - nous sommes loin de l'analyse fouillée de la série"En thérapie", mais pourtant certains portraits sont très réussis : quand Kafka n'est que mal être, Kennedy nous séduit dans son désir de réaliser le rêve politique de son père, quant à Zorro il comprend vite qu'il peut être lui-même sans son masque...

Les personnages féminins sont moins réussis et c'est dommage car la pièce devient un peu bancale en alternant fulgurances amusantes et caricatures un peu forcées...

A voir jusqu'au 27 novembre !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Après "Venise n'est pas en Italie" et "Dégustation", c'est la nouvelle création d'Ivan Caldérac !

Il nous raconte le destin extraordinaire d'un des grands artistes du XXe siècle : Glenn Gould qui a commencé le piano à l'âge de 2 ans et demi...

Sous l'impulsion de sa mère qui n'avait pas pu entreprendre une carrière de concertiste, le jeune canadien va très vite révéler son génie en révolutionnant la façon de jouer du piano...

Doué d'une oreille absolue, l'artiste refuse les codes : au grand dam de son imprésario et du patron de CBS, il ne jouera qu'assis sur une chaise et chantonnera pour accompagner la danse de ses doigts sur le clavier...

Propulsé sur scène dès l'âge de 15 ans, le jeune prodige atteint de la maladie d'Asperger va souffrir de sa notoriété qui l'expose au public et surtout à ses applaudissements...

Thomas Gendronneau, musicien multi-instrumentiste, acteur de 30 ans formé à la comédie musicale au cours Florent, habite avec beaucoup de finesse le corps hypocondriaque et insomniaque de ce pianiste génial dont il retrace avec talent le parcours depuis ses années d'enfance jusqu'à sa mort à l'âge de 50 ans...

Autour ce formidable interprète, 5 formidables comédiens complètent la distribution dont Josiane Stoléru qui incarne sa mère, Bernard Malaka, son père et Lison Pennec, sa cousine...

Un spectacle complet où la musique a toute sa place !

Un spectacle émouvant qui donne envie de réécouter les enregistrements de Glenn Gould !

A voir absolument !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Pierre, Louise et Jules Gauthier se réunissent à la demande expresse de leurs parents dans la maison familiale...

Les deux frères et la sœur s'interrogent et s'inquiètent de cette soudaine convocation : leur père ou leur mère seraient-ils gravement malades ou les deux ?

L'aîné chef d'entreprise et père de deux enfants, la n°2 éternelle étudiante en médecine qui vit avec son chat Jean Pierre, le petit dernier qui tente de gagner sa vie en faisant des critiques et apporte toujours son linge sale chez papa/maman se retrouvent avec plaisir, échafaudent des hypothèses, se confient...

Quand ils comprennent que leurs parents vont bien et même très bien puisqu'ils ont décidé de s'installer au Vietnam pour créer un orphelinat, chacun réagit à sa façon, interroge le pourquoi et le comment, se fâche, revendique, se campe dans la posture qu'il occupe depuis l'enfance...

Sacrée Meilleure Comédie aux Molière 2022, la pièce écrite et interprétée par Emmanuel Patron (Pierre) est enlevée, amusante, pleine de rebondissements et évite les sujets caricaturaux de l'époque si ce n'est un léger racisme sous-jacent à l'égard des asiatiques...

Les acteurs talentueux font rire une salle pleine à craquer où jeunes et moins jeunes se reconnaissent peu ou prou dans les sentiments, les jalousies, les regrets,  la soif d'argent, les non-dits et l'obligation de réussite sociale - partagés par les membres du traditionnel cercle familial !

Si vous souhaitez prendre un verre ou croquer un morceau avant le spectacle, oubliez le foyer réservé aux seuls spectateurs de Les Producteurs,  la dernière pièce à succès d'Alexis Michalik qui se donne également au Théâtre de Paris !

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