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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Michel Marc Bouchard, l'auteur de cette pièce qui se joue au théâtre Tristan Bernard est couvert de prix au Canada...

Récemment adapté en série par Xavier Dolan, le texte n'est pas sans nous rappeler la parole sans filtre du cinéaste québécois...

La fratrie torturée par un mensonge de famille se retrouve au chevet de leur mère récemment décédée, que Murielle (glaçante Gaëlle Billaut-Danno), thanatopractrice réputée, revient embaumer trente ans après son départ tumultueux de sa ville natale...

Autour d'elle, ses trois frères en échec dans leur vie personnelle (le dernier est même en institution psychiatrique), et Chantal la femme de l'aîné interprété par David Macquart, tentent de comprendre ce qui s'est passé la nuit où Laurent Gaudreault s'est réveillé...

Car cette nuit là, comme toutes les autres depuis qu'elle a 7 ans, Murielle qui est insomniaque pénètre dans les maisons de ses voisins pour les regarder dormir...

Elle a 12 ans quand Laurent Gaudreault, champion de base ball local, dont elle est secrètement amoureuse comme toutes les filles de son âge, s'est éveillé...

Le spectateur assiste avec stupeur à l'engrenage qui s'est mis en place cette fameuse nuit, détruisant à jamais la psyché de Murielle et de toute sa famille...

On peut reprocher au texte d'être trop cru, on peut regretter que les acteurs (tous français) crient au point d'être parfois inaudibles, on peut perdre le fil tant la pièce est longue : 1h45 d'échanges vindicatifs, on peut déplorer qu'il n'y ait pas de moments de tendresse (à l'exception du rôle de Chantal qui se raccroche à l'existence de son fils pour ne pas perdre pied voire plus)... mais cette violence venue d'outre Atlantique ne peut pas nous laisser indifférent...

Je ne conseille pas la découverte de cet auteur prolifique à tout le monde mais ce texte est le reflet de tous les grands thèmes qui bouleversent aujourd'hui notre société : puissance destructrice de la virilité, fragilité psychique des jeunes générations, difficulté à trouver sa place dans un monde où les valeurs traditionnelles ont explosé, rejet viscéral de l'homosexualité...

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Emmanuel Mouret dit avoir ajouté dans son dernier opus une tonalité "tragique" à celles qu'il nous offrait jusqu'à présent...

Tout le film tourne autour de Joan (formidable India Hair) qui souffre de ne plus être amoureuse de son compagnon Victor (Vincent Macaigne) : elle ne sait comment lui dire car elle se doit d'être honnête avec lui !

Les trois amies Joan, Alice (Camille Cottin toujours craquante) et Rebecca (Sara Forestier touchante), sont professeurs dans le même établissement à Lyon...

Très proches les unes des autres, elles se racontent tout ou presque car Rebecca est amoureuse d'un mystérieux homme marié qu'elle ne leur présente pas...

Elles parlent d'amour, de désamour, de passion, d'affection, d'amitié en échangeant leurs points de vue à l'occasion de leurs différentes rencontres...

J'ai eu un petit peur au début car le film commence par la voix off de Vincent Macaigne qui présente les différents personnages... mais très vite les dialogues et les situations s'enchainent de façon harmonieuse et originale...

Les personnages de femmes sont très bien campés mais ceux des hommes mis à part Vincent Macaigne qui intervient tout au long du scénario (vivant et sous forme de fantôme bienveillant) - et Damien Bonnard qui sert de go between dans la seconde partie du film...  sont souvent réduits à des apparitions un peu stéréotypées...

Même si le film dure presque 2 heures, on ne s'ennuie pas une minute et la fin est particulièrement réussie !

Des émotions, de la gentillesse, de la complicité... cela fait du bien et on sort de la salle avec le sourire !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Variation autour du thème de Pretty woman, le dernier opus de Sean Baker, réalisateur britannique et américain, a remporté la Palme d'Or à Cannes en 2024... et c'est bien mérité d'autant que le film se distingue par sa fibre comique de tous les précédents longs métrages récompensés...

Le pitch tient en quelques lignes : Anora, jeune strip-teaseuse de Brooklyn, se transforme en Cendrillon des temps modernes lorsqu’elle rencontre Ivan, le fils d’un oligarque russe, qui très vite lui propose le mariage ; mais lorsque la nouvelle parvient en Russie, le conte de fées est vite menacé : les parents du jeune homme partent pour New York avec la ferme intention de faire annuler le mariage...

Mais à la différence de Pretty woman, le spectateur voit Anora (surnommée Ani), séduire les hommes et exercer son métier "d'escort girl" : toute la première partie du film y est consacrée et personnellement j'ai trouvé cette introduction trop longue...

Le scénario prend toute sa dimension quand Anora se trouve confrontée aux sbires de l'oligarque envoyés à ses trousses : dans une scène hilarante, on découvre cette apparemment frêle jeune femme combattre les gorilles tout en détruisant allègrement le magnifique loft de son "mari" qui a peureusement pris la tangente...

C'est à partir de ce moment-là que l'on admire le talent de cette jeune actrice, capable de passer d'un registre à l'autre dans une même scène, désarmant ses adversaires qui ne peuvent s'empêcher de l'admirer... et plus particulièrement le taiseux Boris (toujours aussi formidable Yuriy Borisov découvert dans Compartiment n°6)...

Pour décrocher le rôle, Mikey Madison a du travailler avec un coach vocal pour s'exprimer comme une prolo de Coney Island (alors qu'elle est native de Los Angeles et fille de deux psys), apprendre la langue de Tolstoï puisqu'elle s'exprime en russe dans le film et écumer les clubs de strip-tease et rencontrer des travailleuses du sexe pour peaufiner son personnage...

C'est grâce à elle que le film (malgré quelques longueurs), réussit tout à la fois à nous faire rire et à nous émouvoir, jusqu'à la dernière scène qui est poignante !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

A 94 ans, Clint Eastwood signe son 42e et dernier film  !

Film de procès, le réalisateur nous plonge dans le système judiciaire américain avec une acuité rarement atteinte... et réussit à se débarrasser de ses tentations narcissiques qui encombraient certains de ses films dont l'avant-dernier Cry Macho...

Justin (Nicholas Hoult intense), le juré n°2 pourrait être Monsieur Tout le monde : jeune marié, il est très attentif à la seconde grossesse de sa femme (Zoey Deutch) car la précédente s'est soldée par la mort de jumeaux...

Le film commence sur la sélection des jurés : Justin parle de son désir d'accompagner son épouse mais il est quand même retenu...

Une jeune femme a été retrouvée morte et tous les indices désignent son meurtrier...

Pourtant, le juré n°2 découvre très vite qu'il pourrait être impliqué dans cet assassinat...

La caméra ne quitte plus le visage de cet homme torturé par un dilemme moral et rongé de culpabilité : quelle attitude doit-il adopter alors que son couple est sur le point de mettre au monde un enfant ?

Toni Colette (excellente et très sobre), qui représente le ministère publique, est la seconde figure passionnante de ce film : briguant le poste de procureur, elle a hâte que le procès se termine le plus vite possible mais ne peut complètement passer à côté d'un certain nombre de signaux faibles qui questionnent sa droiture foncière...

Passionnant du début à la fin, les dernières images du film sont criantes de vérité humaine !

 

Il nous parle du système judiciaire américain avec objectivité et surtout il nous fait réfléchir à la notion de culpabilité !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Découvert au Festival d'Avignon 2022, après plus de cent représentations à travers toute la France, l’incroyable histoire vraie d’Eddie Edwards arrive enfin à Paris sur les planches du théâtre du Petit Montparnasse !

Dans sa petite ville anglaise, Michael-Eddie Edwards, est promis au métier de plâtrier, comme son père et son grand-père. Mais voilà qu’un soir, quelques minutes de télévision vont faire basculer le destin du jeune garçon…

Il sera présent aux jeux olympiques d'hiver dans la catégorie ski alpin !

Second enfant d'une famille pauvre et méritante, il est la risée de ses copains de collège et de lycée car il est malingre, myope et n'a pas les moyens de pratiquer un quelconque sport...

Mais habité par son rêve que ses parents trouvent chimérique, Eddie va se lancer des défis qui vont l'amener à multiples reprises à l'hôpital...

Benjamin Lhommas, ingénieur de métier qui s'est reconverti dans le métier d'acteur, interprète de façon touchante et humoristique, le personnage d'Eddie qui ne cesse de nous époustoufler dans l'énergie et l'inventivité qu'il dépense pour arriver au but qu'il s'est fixé...

Entouré de Sophie Accard et de Léonard Prain qui jouent avec brio une vingtaine de rôles, l'acteur incarne ce "héros ordinaire" devenu légende, puisque le texte de l'auteur Léonard Prain a reçu le Prix Littéraire Armand Gatti 2024 et est entré au répertoire de l'Education nationale...

Un spectacle à voir (même si le sport ne vous intéresse pas plus que cela) !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Kate Winslet crève l'écran dans le portrait de Lee Miller (1907-1977), cette photographe reporter de guerre, oubliée par l'Histoire, qui a été la première à  avoir découvert dans l'exercice de son métier, en avril 1945, les camps de Buchenwald et de Dachau et à en avoir rapporté des clichés tragiquement célèbres...

Nous suivons cette femme londonienne d'adoption au tempérament de feu, ex modèle pour Vogue et muse de Man Ray,  bravant tous les interdits qui interdisent aux femmes au Royaume Uni, l'accès aux zones de combat  en collaborant avec David (Andy Samberg), photographe corespondant du magazine Life et arguant de sa nationalité américaine...

Follement amoureuse de Roland Penrose (Alexander Skarsgard), un écrivain surréaliste, elle se porte néanmoins volontaire pour toutes les missions les plus dangereuses et exige de la rédaction de Vogue la publication de ses photos au réalisme glaçant qui nous immerge dans l'horreur de la Shoah...

Le spectateur ressort "essoré" comme en témoignent les journalistes de guerre "enboarded" dans les conflits qui déchirent notre planète depuis le début du XXe siècle... et ne peut qu'admirer cette femme courageuse qui a réussi à aller jusqu'au bout de son ambition !

Les acteurs sont tous excellents (dont l'excellent Josh O'Connor dont vous découvrirez le rôle) , l'époque est admirablement rendue, et le scénario d'Ellen Kuras (chef opératrice qui signe sa première réalisation à 65 ans), est implacable de la première à la dernière image  !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Claire (subtile Brigitte Froment) ne supporte plus d'être seule... aussi décide-t-elle de se faire livrer l'homme de sa vie...

Décontractée, elle prend son petit déjeuner quand soudain retentit la sonnerie de l'interphone...

Elle l'attendait l'après-midi, elle n'est pas prête mais comment être prête pour accueillir l'homme de sa vie...

D'autant que jusqu'à présent elle a accumulé les erreurs et les déceptions... Mais le livreur Paul (Olivier Hardouin) insiste et elle finit par le faire monter...

Une caisse immense bardée de scotch Attention Fragile débarque dans son salon...

Il est dedans lui dit le livreur mais il ne peut pas nous entendre... et le coût de la livraison est compris dans le prix...

Mais Claire ne sait plus... Comment s'appelle-t-il ? Peut-elle renvoyer le colis ?...

Dans une subtile mise en scène signée également Olivier Hardouin, le spectateur s'identifie peu à peu à cette femme, à la fois déterminée mais si fragile, qui fait un pas en avant puis se retire, qui a peur de sa réaction face à celui qu'elle a soigneusement choisi sur des critères très précis : il doit savoir danser le tango...

Face à elle, Paul s'agace mais l'écoute, se dérobe face aux questions mais se livre, menace de repartir mais reste...

Cette comédie écrite par Hugues de Rosamel (qui en a écrit une dizaine et une trentaine de chansons), nous parle sous couvert de légèreté d'un thème de société très actuel : la solitude !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

A condition de rentrer dans le film !

Le spectateur français découvre la folie douce de Nathan Silver, un cinéaste américain indépendant qui pourrait être le neveu de Woody Allen dans son 9ème film (puisque ses 8 premiers films n'ont pas été distribués en France)...

Il nous raconte pendant près de deux heures, l'histoire de Benjamin Gottlieb (étonnant Jason Schwartzman), un quadragénaire dépressif qui, depuis le décès de sa femme, a perdu la foi et la voix (il est chantre dans une synagogue voisine du domicile de ses deux mamans juives légèrement timbrées et plutôt "orthodoxes" qui cherchent coûte que coûte à le recaser)...

Lors d'une soirée avinée, il tombe sur Carla (tout aussi étonnante Carol Kane), son ancienne professeur de chant, aujourd'hui veuve et septuagénaire qui, juive de naissance, cherche à faire sa "bat-mitzvah" (bar-mitzvah des filles)...

Nous suivons avec un étonnement mêlé d'amusement, le chemin que va parcourir ce "couple" étrangement décalé pour tenter de redonner un sens à leur vie...

L'humour juif émaille tous les dialogues profanes et religieux entre les différents personnages précédemment cités, auxquels s'ajoutent le rabbin, sa femme et sa fille et la famille de Carla "les O'Connor" qui ne comprennent rien à ce qui arrive à leur mère et grand-mère...

Loin des chemins balisés des films mainstream, Carla et moi nous donne la pêche ou nous laisse en marge : personnellement j'ai beaucoup aimé mais plusieurs spectateurs ont très vite quitté la salle (il est vrai qu'il faut un peu de temps pour se laisser prendre par ce scénario à nul autre pareil)

Je vous laisse vous faire votre idée !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Pour son exposition de réouverture, après plus d’un an de travaux, le Musée Jacquemart-André présente une quarantaine de chefs-d'œuvre d’artistes célèbres de la Renaissance et de la période baroque de la célèbre Galerie Borghèse, rarement prêtées à l’étranger : du Caravage à Rubens, en passant par Botticelli, Raphaël, Titien, ou encore Véronèse, Antonello da Messina et Bernin.

La Villa Borghese Pinciana, qui abrite aujourd’hui la Galerie Borghèse, fut construite entre 1607 et 1616 sur ordre du puissant cardinal Scipion Borghèse (1577-1633), neveu du pape Paul V (1550-1621). S’inspirant des luxueuses villas romaines, Scipion souhaitait consacrer ce palais entouré de jardins à l’exposition de ses collections d’œuvres antiques et de peintures et sculptures modernes.

Il s’est ainsi imposé comme l’un des premiers et des plus importants collectionneurs et mécènes de l’histoire de l’art moderne, faisant de la Villa Borghese un véritable musée avant la lettre. Selon ses dernières volontés, l’ensemble de ses collections et de ses propriétés fut transmis génération après génération sans être dispersé pendant près de deux cents ans, et les héritiers Borghèse poursuivirent l’enrichissement du patrimoine familial.

Au début du XIXe siècle, plusieurs centaines de sculptures antiques furent néanmoins cédées à Napoléon Bonaparte par son beau-frère, le prince Camille Borghèse (1775-1832) ; leur absence a été progressivement comblée par de nouvelles acquisitions. La famille Borghèse finit par vendre la villa et son musée à l’État italien en 1902.

A Rome, au seuil de l'époque baroque,  le pontificat Borghèse est marqué par un intérêt renouvelé pour l'expression des sentiments et la représentation réaliste du corps humain ; illustrée principalement par Le Caravage et Annibal Carrache, cette tendance se retrouve chez Rubens qui ne s'est jamais lassé d'observer les oeuvres du Titien.

Dès la fin du XVIe siècle, le nu féminin est de plus en plus présent dans la collection et favorise l'émergence de sujets plus profanes et plus frivoles !

L'exposition se clôt avec un chef d'oeuvre du Titien rarement sorti du musée Borghèse : Vénus bandant les yeux de l'amour

Une très belle et rare exposition à voir jusqu'au 5 janvier 2025 !

 

 

Annibal Carrache (2), Le Caravage, Bernin (2), Jacopo Bassano, Léonard de Vinci, Lorenzo Lotto (2), Raphaël (2), Rubens, Titien (2), Véronèse......
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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Seule en scène au Studio Marigny, la pétillante Bérénice Bejo interprète avec brio le rôle de Maria, l'héroïne du roman autobiographique multi-primé de Maria Larrea, publié en 2022 qui a connu un véritable succès en librairie

L'histoire commence en Espagne, par deux naissances et deux abandons. En juin 1943, une prostituée obèse de Bilbao donne vie à un garçon qu'elle confie aux jésuites. Un peu plus tard, en Galice, une femme accouche d'une fille et la laisse aux soeurs d'un couvent. Elle revient la chercher dix ans après. L'enfant est belle comme le diable, jamais elle ne l'aimera. Le garçon, c'est Julian. La fille, c'est Victoria. Ce sont le père et la mère de Maria...

Dans un décor épuré, magnifiquement éclairé, l'actrice nous raconte l'histoire de sa famille écartelée entre leurs deux cultures : espagnole par la naissance, française par l'émigration...

Elle nous parle de ses parents, de son père gardien du théâtre de la Michodière dont elle craint les débordements avinés et de sa mère femme de ménage qui se tue au travail...

Elle nous parle d'elle également, de sa difficulté à trouver sa place dans le 2ème arrondissement de Paris quand on s'appelle Maria comme les femmes de ménage de ses condisciples, de son combat pour écrire son destin en s'engageant dans la formation élitiste de la Femis...  jusqu'au jour où elle apprend par hasard qu'elle n'est pas la fille de ses parents...

Maria retourne à Bilbao pour retrouver ses origines et se trouve confrontée à l'une des faces obscures de l'Espagne de Franco...

Le texte file à toute allure et le spectateur ne quitte pas des yeux une minute cette femme si jeune et si mûre qui occupe la scène comme elle habite Paris et Bilbao, entrecoupant les deux langues dans un savoureux mélange qui donne envie de réconcilier les deux mondes dont elle est l'histoire et l'avenir...

A voir absolument pour Bérénice Bejo mais aussi pour le thème universel de la filiation qui est ici, remarquablement développé !

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