Kevin Costner a misé 50 millions de ses propres dollars pour financer ce western de trois heures qui est le premier volet d'une saga de trois...
J'ai longtemps hésité avant d'aller voir ce film qui nous raconte la conquête de l'Ouest avec ses grands espaces, ses pionniers, ses indiens...
L'appétence du réalisateur pour cette période n’est pas un hasard, puisque son grand-père, natif de Noble Country dans l’Indiana était à moitié Cherokee...
Mais de là à nous infliger la progression interminable d'un convoi de roulottes sur la piste de Santé Fé avec leurs arrêts bivouacs sous la tente, émaillés d'anecdotes sans queue ni tête avec une kyrielle de personnages dont on ne comprend pas vraiment les motivations... si ce n'est pour nous montrer qu'il y a des méchants chez les blancs et des méchants chez les indiens...
Kevin Costner se dépeint en lonesome cowboy amoureux d'une jolie femme sans quasiment prononcer une seule parole ?
J'avoue m'être copieusement ennuyée tant le film est confus, long et convenu - et ce jusqu'à la fin qui est un véritable kaléidoscope de scènes annonçant, j'imagine, les deux prochains volets ?
Isabelle Huppert, le visage nu, le regard perdu hante le dernier film d'André Téchiné...
S'inscrivant dans l'air du temps, le cinéaste met face à face Lucie, une agente de la police technique en fin de carrière qui reprend ses fonctions après un séjour en HP suite au suicide de son mari policier... et Yann (émouvant Nahuel Perez Biscayart) son voisin de pavillon de banlieue, un activiste anti-flics au lourd casier judiciaire...
Engluée dans sa solitude, Isabelle Huppert retrouve un semblant de vie sociale avec ce couple d'à coté qui vit également en vase clos avec leur fille Rose... qui ne va pas à l'école et à qui elle consacre du temps pour l'aider dans sa scolarité par correspondance...
Très proche de Julia (Hafsia Herzi) et à l'écoute de Yann, Julie se retrouve vite confrontée à un conflit de loyauté entre ses nouveaux amis et son métier...
Tricoté un point à l'endroit, un point à l'envers, le film ne réussit pas bizarrement à trouver son fil rouge et le spectateur reste à l'extérieur... jusqu'à la scène finale qui n'en est pas vraiment une ?
Trois excellents interprètes malheureusement sous-utilisés dans un scénario trop inconsistant pour nous séduire !
Premier long métrage du documentariste Jonathan Millet, le film nous saisit dès les premières images et ne nous lâche plus jusqu'à la fin implacable...
A l'instar des chasseurs de nazis après la seconde guerre mondiale, Hamid (extraordinaire Adam Bessa), échappé miraculeusement de la prison syrienne de Saidnaya, appartient à une cellule secrète chargée de traquer les bourreaux de la garde rapprochée de Bachar Al Assad infiltrés dans les pays européens sous couverture de citoyens parfaitement intégrés...
Après une vaine quête en Allemagne, Hamir débarque à Paris et croit identifier son bourreau dont il n'a qu'une photographie floue...
Obnubilé par son désir de vengeance, le jeune rescapé s'introduit dans le milieu syrien pour confirmer son intuition... mais à qui se fier dans cette nébuleuse où personne n'arrive plus à distinguer les partisans du dictateur de ses adversaires...
Littéralement collé à la peau d'Hamir qui arpente la ville comme un fantôme, le spectateur partage ses doutes, ses émotions, son espoir et se sent solidaire de cet homme meurtri et solitaire qui, malgré son deuil (sa femme et ses enfants ont été tués), garde le lien avec sa mère réfugiée dans un campement de la Bekaa pour mieux la soutenir...
Cinq ans après son formidable premier opus : l'Ecole du bout du monde, le cinéaste bhoutanais Pawo Choyning Dorji nous raconte avec humour et tendresse l'avènement de la démocratie dans son pays au début des années 2000...
Le roi, à la grande surprise de son peuple qui découvre la télévision et internet, décide d'organiser des élections "blanches" pour préparer celles qui auront vraiment lieu en 2008, instaurant pour la première fois un régime de monarchie constitutionnelle...
Dans le petit village rural de Ura, le quotidien ancestral des habitants est bouleversé par cet événement qui divise les opinions jusqu'à l'intérieur des familles... et mobilise le lama qui demande à son disciple de lui trouver un fusil ?!
Dans de majestueux décors montagneux, le cinéaste oppose le profond humanisme de son peuple face à la convoitise consumériste du monde occidental, incarné par un américain totalement désarçonné par la culture bouddhiste...
Dans ce petit pays où le BNP (bonheur national brut) est une aspiration sérieuse, le film nous livre un traité de sagesse qui nous émeut, nous questionne, nous apaise et nous fait sourire !
A voir absolument avant que le film ne disparaisse des écrans !
Pierre Niney crève l'écran dans ce rôle où il incarne Edmond Dantès, un homme emprisonné pour un "crime de haute trahison" qu'il n'a pas commis et qui a réussi à s'évader du château d'If après 14 années de détention dans des conditions inhumaines...
Devenu immensément riche grâce à la découverte du trésor des Templiers dont l'abbé Faria, un compagnon de captivité, lui en a révélé l'existence et l'emplacement, il "revient" pour se venger des trois hommes qui l'ont trahi...
Alexandre De La Patellière et Matthieu Delaporte, scénaristes à succès du diptyque Les Trois Mousquetaires : d'Artagnan puis Milady, ont décidé d'adapter un troisième best-seller d'Alexandre Dumas : Le comte de Monte Cristo...
Le film nous replonge au début du règne de Louis XVIII en 1815, alors que Napoléon s'apprête à quitter l'île d'Elbe pour les Cents Jours ...
Durant près de trois heures, nous partageons la destinée d'Edmond Dantès (Pierre Niney) et de sa fiancée Mercédès (délicieuse Anaïs Demoustier) ainsi que le parcours de ses trois dénonciateurs : Fernand de Morcerf (Bertrand Bouillon), le cousin secrètement amoureux de Mercédès, le capitaine Danglars (Patrick Mille), rival de son second Edmond Dantès et Gérard de Villefort (Laurent Lafitte), procureur à la solde de la famille Morcerf...
Tout le monde a lu ou connaît le roman, les scénaristes l'ont adapté en tentant de "résumer" ce pavé de 1300 pages et le spectateur est entraîné dans cette fresque tragique où se mêlent l'Histoire, l'amour, l'aventure et la comédie humaine et politique... dans des paysages superbes et des demeures splendides...
Difficile de bouder son plaisir même si personnellement j'ai trouvé le film un peu long et le duel de la fin ridicule... mais Pierre Niney a su créer un personnage à la fois encore juvénile mais désespérément mature dont le regard acéré et fermé trahit toute l'amertume d'une vie gâchée...
Comme dans toutes les familles, il y a des non-dits, des jalousies, des frustrations, des moments de bonheur et des secrets qui pèsent sur l'équilibre des plus fragiles mais également sur ceux qui ont la réputation d'être "forts" !
La réalisatrice Blandine Lenoir a adapté le roman graphique de Camille Jourdy : Juliette, les fantômes reviennent au printemps, pour nous parler d'amour, de maternité et de paternité, de pudeur mais également de dépression et de deuil...
Juliette (formidable Izia Higelin), jeune illustratrice de livres pour enfants, quitte la ville pour retrouver sa famille quelques jours : elle leur avoue à mi-mots sa dépression, habite chez Léonard (toujours aussi merveilleux Jean-Pierre Darroussin), son père pudique, retrouve Nathalie (Noémie Lvovsky), sa mère excentrique, Marylou (Sophie Guillemin), sa soeur qui ne sait plus très bien où elle en est de son couple et de sa famille et Simone (Lilane Rovère), sa grand-mère chérie qui vient de quitter "sa" maison pour entrer en Ehpad...
De scène en scène, nous faisons connaissance avec la famille, tentons de comprendre les liens qu'ils ont ou non tissés entre eux et découvrons le "secret" de famille dont les uns et les autres vont enfin s'autoriser à parler...
Autour d'eux, beaucoup de personnages secondaires touchants, chacun dans leur singularité, composent la mosaïque de ce film pas vraiment construit mais qui nous parle tant il est universel !
Par son travail de compositrice, Margherita Vicario a été confrontée à la question de la place des femmes dans la musique d'hier et d'aujourd’hui...
La réalisatrice s'est lancée dans des recherches : "En retraçant l’histoire des compositrices italiennes et européennes, la découverte qui m’a le plus intriguée a été le monde fascinant des quatre Ospedali de Venise et des Figlie di Choro, les filles de chœur."
"Les orphelinats étaient des institutions d’aide aux femmes qui leur dispensaient une formation musicale d'excellence et de ce fait, les seules personnes qui pouvaient se permettre d’étudier la musique au plus haut niveau, à l’apogée de la splendeur de la Venise baroque du XVIIIème siècle, étaient les nobles et les orphelins !"
"Mais, malgré leur excellente formation, les jeunes femmes des orphelinats vénitiens ne pouvaient aspirer qu’à un bon mariage ou à jouer toute leur vie pour la gloire de Dieu".
Poursuivant sa réflexion, Margherita Vicario s'est dit ; "qu'il devait sûrement y avoir des auteures et des compositrices extraordinaires" dont le talent est resté méconnu.
Elle a donc inventé l'histoire de Teresa, unejeune domestique silencieuse et solitaire, dotée d'une oreille absolue alors que tout son entourage la croyait muette, qui a su fédérer les instrumentistes et les chanteuses autour d'elle pour composer un concert digne de la venue du Pape annoncée dans l'humble Institut Sant'Ignazio, où régnait sans partage un maestro dont l'imagination créatrice s'était envolée depuis fort longtemps...
Film d'inspiration historique, film musical, film de femmes, film dénonçant le patriarcat des puissants avec humour... "Gloria" est un feel good movie dont on ressort avec le sourire aux lèvres...
Avec deux interprètes principales formidables : Teresa (Galatea Bellugi) et Lucia (Carlotta Gamba), le 1er violon - et de nombreux seconds rôles bien campés, le film vaut vraiment la peine d'être découvert !
Le musée consacre, du 10 avril au 13 octobre 2024, une exposition à la naissance des grands magasins, qui deviennent au milieu du XIXe siècle les nouveaux temples de la modernité et de la consommation. Au Bon Marché, Les Grands Magasins du Louvre, Au Printemps, La Samaritaine, et Les Galeries Lafayette dévoilent leurs facettes à travers l’histoire, la politique et la société, du Second Empire jusqu’à leur consécration lors de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925.
Une grande partie des 700 œuvres allant des affiches aux vêtements, jouets et pièces d’art décoratifs, issues des collections du musée, permettent de comprendre l’évolution du commerce parisien à partir de 1852. Initié par des entrepreneurs audacieux, ce nouveau concept commercial engendre la création d’espaces dédiés à la femme, bouleversant le panorama de la vente et préfigurant l’avènement de la société de consommation. L’émergence de la mode et sa démocratisation, l’invention des soldes, l’enfant en tant que nouvel objet marketing mais aussi le développement de la vente par correspondance, constituent autant de thèmes développés au fil d’un parcours riche en découvertes.
Dès les années 1850, les grands magasins jettent les bases du commerce moderne et de la société de consommation dans un contexte d’essor économique. Leur naissance est directement liée aux réformes structurelles et à la politique économique volontariste mises en place par Napoléon III afin de moderniser la France : les transformations urbaines du Paris d’Haussmann, le développement des chemins de fer vantant les nouvelles destinations de villégiatures. Les grands magasins profitent de l’ascension de la bourgeoisie qui est leur première clientèle. Dans une société où se mettent en place les prémices d’une culture de masse et la naissance progressive d’une certaine modernité des loisirs, « Faire les magasins » devient, à l’instar du théâtre, du bal, du café, ou du concert, une nouvelle distraction bourgeoise. Ces grands magasins sont désormais le « royaume de la femme » décrit par Émile Zola dans ses carnets préparatoires à l’écriture d’Au Bonheur des Dames.
Le grand magasin : une révolution commerciale
Zola s’inspire directement d’Aristide Boucicaut, fondateur du premier grand magasin parisien, le Bon Marché, qu’il inaugure en 1852. Portraituré en 1875 par William Bouguereau, représentant majeur de la peinture académique, Aristide Boucicaut est le modèle de l’entrepreneur du Second Empire. Il jette les bases du commerce moderne avec des innovations commerciales majeures comme la démocratisation de la mode, l’invention des soldes et des expositions de saisons, ou encore l’enfant comme nouvelle cible commerciale et la vente par correspondance.
La démocratisation de la mode : la figure de la Parisienne
Le XIXe, siècle du flâneur baudelairien, est aussi celui de la Parisienne, figure mythifiée et protéiforme, dont l’ombre marque les murs des grands magasins de la capitale. Ces temples séduisent la Parisienne, elle peut toucher, regarder et essayer. Le modèle économique sur lequel reposent les établissements – notamment la réduction des coûts de revient – rend possible la mise en place de prix défiants toute concurrence. Une grande partie de la population, française et étrangère, accède alors à des biens jusqu’alors réservés aux élites. L’habillement, dont la production se mécanise et se rationalise progressivement, n’échappe pas à ce processus de démocratisation. Les Grands Magasins du Louvre se flattent notamment d’exercer une influence sur la mode, arguant ne pas la copier mais de la créer. Certains grands magasins reprennent toutefois des modèles de couturiers et de haute couture telle une robe des Trois Quartiers datée de 1910 qui n’est pas sans évoquer les créations de Paul Poiret.
L’enfant comme nouvelle cible
L’apparition de rayons destinés aux enfants fait écho à la place grandissante qu’ils prennent dans la famille au XIXe siècle. Cette évolution socio-psychologique se lit dans la culture matérielle de l’époque : leurs vêtements se différencient progressivement de ceux des adultes et les jouets, comme l’illustre un habit de marin de 1910 de la Belle Jardinière ou celui dit de Highlander (1907) des Trois Quartiers. L’enfant devient rapidement une nouvelle cible, on lui propose des jeux d’optique, de construction et d’imitation mimant les métiers ou les activités de la vie quotidienne à l’image d’une machine à coudre miniature Singer.
La vente par correspondance
Au Bon Marché, Aristide Boucicaut met en place la vente par correspondance afin d’écouler une marchandise dont la production ne cesse de croître. Les catalogues de vente, richement illustrés, concourent aussi à élargir la clientèle sur le territoire et à l’étranger. Une affiche de Ferdinand Lunel rend compte de la façon dont étaient acheminées les commandes de la Place Clichy à la banlieue parisienne. Un uniforme des Trois Quartiers illustre l’univers des livreurs. D’abord annuels, ces catalogues tirés en très grand nombre, deviennent rapidement saisonniers, se multipliant avec le développement des rayons – arts ménagers, orfèvrerie, porcelaine, éclairage, tapisserie et décoration, articles de voyages. Ils permettent de suivre l’évolution des modes de vie et des goûts de la bourgeoisie en termes de mode, de décoration, d’art ménager, mais aussi de loisirs.
Les ateliers d'art
La création des ateliers d’art dans les grands magasins est un phénomène qui émerge dans l’entre-deux-guerres, avec l’apparition d’une nouvelle génération de créateurs soucieux de se regrouper et de renouveler la place des arts décoratifs. Le Printemps fait figure de pionnier en inaugurant, en 1912, l’atelier de création Primavera. Spécialisé dans la production de meubles et d’objets d’art en série, cet atelier propose des objets de décoration et du mobilier moderne à des prix abordables. Il recrute de jeunes artistes issus des écoles d’arts appliqués sensibles aux nouvelles tendances esthétiques. En 1921, les Galeries Lafayette confient la direction de leur atelier, La Maîtrise, à Maurice Dufrêne (1876-1955). Le Bon Marché initie quant à lui l’atelier Pomone, d’abord dirigé par Paul Follot (1877-1941). Enfin, Les Grands Magasins du Louvre créent le Studium‑Louvre en 1923. Étienne Kohlmann (1903-1988) prend la direction artistique du Studium en 1927 : un buffet d’exception présenté dans l’exposition, créé vers 1924, témoigne de cette implication.
Affiches publicitaires et créations des ateliers d'art
Inscrite au sein du parcours permanent de la Cité de l’architecture et du patrimoine, l’exposition Notre-Dame de Paris, des bâtisseurs aux restaurateurs est une occasion exceptionnelle de (re)découvrir la cathédrale et son histoire, depuis sa construction jusqu’au chantier d’aujourd’hui.
Le 15 avril 2019, un violent incendie touche la cathédrale. À la suite de cette catastrophe, un chantier de restauration considérable se met en place, financé grâce à la générosité de 340 000 donateurs issus de 150 pays mobilisés dès la nuit de l’incendie. Le chantier est placé sous la responsabilité d’un établissement public dédié, installé le 1er décembre 2019. Le projet de restauration, présenté en juillet 2020 à la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture et approuvé à l’unanimité, fait le choix de la fidélité au monument blessé et de l’authenticité des matériaux. Il rendra en 2024 la cathédrale Notre-Dame aux fidèles et visiteurs du monde entier.
Une aventure humaine exceptionnelle se déroule au cœur de Paris et dans de nombreux ateliers partout en France : compagnons, artisans, architectes, ingénieurs et chercheurs sont tous mobilisés afin de faire renaître l’édifice. Ces hommes et ces femmes s’inscrivent dans la longue lignée des bâtisseurs qui ont façonné l’histoire de ce patrimoine mondial de l’humanité (voir vidéos des restaurateurs)
Fruit d’une coproduction entre l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, maître d’ouvrage du chantier, et la Cité de l’architecture et du patrimoine, cette exposition offre un lien privilégié avec l’édifice pour le moment inaccessible au public. Elle permet de découvrir le savoir-faire des compagnons et artisans d’art qui œuvrent à rendre la cathédrale au culte et à la visite en 2024.
-/-
Le musée est si grand que nous n'avons eu le temps de visiter que la galerie des moulages au rez de chaussée et la galerie des Peintures murales au niveau 3...
Passionnés par la galerie des Moulages, nous avons découvert l'impressionnante collection de moulages en plâtre, grandeur nature initiée par Eugène Viollet-Le-Duc en 1878 : de l'abbaye de Moissac à Notre Dame de Paris, de l'escalier François 1er du château de Blois, du Mont Saint Michel, de la Sainte Chapelle à l'Arc de Triomphe en passant par l'exceptionnelle cathédrale de Laon avec ses 4 tours monumentales... et nous avons raté l'heure de la visite virtuelle au cœur des données scientifiques de la restauration de Notre Dame (spectacle immersif réalisé par Dassault Systèmes - voir ci-dessous)
Nous n'avons pas eu le temps non plus de visiter le niveau 2 qui réunit des maquettes, des éléments grandeur nature, des photographies, des films d'archives et des imprimés d'une centaine d'édifices pionniers de l'architecture de 1850 à nos jours...
A voir jusqu'au 2 septembre mais en prévoyant beaucoup de temps et en se renseignant sur l'heure de la visite virtuelle immersive !
Chantier Notre-Dame Paris : caractéristiques, réactions dans le monde entier, détails, Louve Viollet Le Duc
Virginie Caloone nous parle de la sexualité des trentenaires à travers 3 personnages que nous découvrons sur la scène dans un décor de loge de télévision...
Caroline Montfort (Emmanuelle Le Bodin carrément survoltée), auteur à succès et marraine des mouvements LGBTQUIA+, est invitée à faire la promotion de son dernier livre "Mon frère est homosexuel et j'en suis fière"...
Son frère Philippe (Tristan Zerbib dans un registre un peu appuyé), doit la rejoindre mais ne sait pas comment lui annoncer qu'il n'est plus gay et qu'il aime une femme...
Bientôt rejoints par Denis (Matthieu Cante dans un rôle ambigu), le mari de Caroline qui a également une révélation à lui faire, les trois personnages se lancent dans un dialogue de sourds...
Chacun veut parler mais est coupé par un autre, et chaque intervention vient brouiller le jeu des confidences qui tournent souvent à la farce...
Sur un thème très actuel et pas évident à traiter si ce n'est par l'humour, le propos sonne juste mais le langage et la gestuelle des trois comédiens, qui par ailleurs ne s'économisent pas, confèrent un côté superficiel et excessif à la problématique évoquée...
A voir pour passer un bon moment mais le spectacle aurait gagné à être plus subtil !