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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Cette compagnie de cirque créée en 2013 au Québec par 6 artistes passionnés, a connu un vif succès auprès du public et de la critique.

Leur premier spectacle éponyme en 2015 a été présenté à plus de 700 reprises en Europe, en Asie et en Amérique du Nord...

Leur second spectacle qui racontait la traversée du continent américain, a permis à la troupe de visiter une trentaine de villes canadiennes d’un océan à l’autre et d’aller à la rencontre de plus de 16 000 spectateurs.

Le thème de leur dernier spectacle, présenté en ce moment au théâtre de La Scala, raconte l'histoire de 6 personnages qui se retrouvent seuls au monde. L'un d'entre eux joue sur une étrange machine (percussions et autres instruments) pour tenter de contacter d'autres rescapés ...

Dans un décor inventif, les 5 cinq autres jeunes gens se livrent à toutes sortes de pitreries acrobatiques au gré de leurs humeurs...

Reliés par une complicité contagieuse, ils nous offrent un spectacle tonique et euphorisant en maniant de main de maître les quilles, le vélo, le cerceau et même, la serviette de bain ou en pirouettant sur une planche coréenne (planche à bascule où s'installent des acrobates pour se propulser à tour de rôle et en continu tout en effectuant des saltos, des vrilles et autres sauts acrobatiques).

Téméraires, touchants et comiques, ils ont tous les talents et nous stupéfient pendant une heure et demi par leur souplesse et leur inventivité : les numéros se succèdent et suscitent les applaudissements du public qui se régale de ce spectacle alliant l'art circassien à la performance théâtrale et musicale !

Un spectacle qui donne la pêche ! A voir jusqu'au 5 janvier 2025 !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Merveilleuse de naturel, Anne Consigny a adapté, mis en scène et produit le "seul(e) en scène" éponyme du roman mythique de Marguerite Duras...

Accueillant les spectateurs un par un, elle attend les retardataires en nous racontant le début de sa carrière chez Peter Brook et à la Comédie française...

Elle interprète tous les personnages du roman : la mère, Suzanne et Joseph mais également Monsieur Jo, un riche planteur qui tourne autour de Suzanne...

Aérienne dans une robe estivale, pieds nus, Anne Consigny nous entraîne, dès les premières minutes, dans la tragédie fondatrice de l’œuvre de Marguerite Duras dont la mère, institutrice en Indochine, s'est fait berner par l'administration coloniale en investissant toutes ses économies au début des années 30, dans l'achat d'une concession complètement inexploitable puisque régulièrement inondée par les eaux salées du Pacifique (en réalité la mer de Chine)...

L'actrice réussit à faire passer, grâce à sa voix si particulière, la douleur, la violence, la toxicité de cette famille, mais également sa complicité et son audace transgressive face à l'adversité qui les a frappés !

A voir au studio Hébertot jusqu'au 12 janvier 2025 !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

L'angle adopté par le musée pour cette nouvelle exposition Caillebotte (1848-1894) est la prédilection du peintre pour les figures masculines et les portraits d’hommes...

Caillebotte prend pour sujet son environnement immédiat (le Paris d’Haussmann, les villégiatures des environs de la capitale), les hommes de son entourage (ses frères, les ouvriers travaillant pour sa famille, ses amis régatiers...)

Il fait entrer dans la peinture des figures nouvelles comme l’ouvrier urbain, l’homme au balcon, le sportif ou encore l’homme nu dans l’intimité de sa toilette.

À l’époque du triomphe de la virilité et de la fraternité républicaine,  la nouveauté et la puissance de ces images  questionnent aussi bien l’ordre social que sexuel. Au-delà de sa propre identité, celle de jeune et riche célibataire parisien, Caillebotte porte au cœur de l’impressionnisme une profonde interrogation sur la condition masculine.

L’exposition, composée d’environ 70 œuvres (dont beaucoup viennent de collections privées), réunit les plus importants tableaux de Caillebotte (dont on peut admirer certains dans sa maison de Yerres, les autres venant de musées américains), mais aussi des pastels, dessins, esquisses, photographies et documents.

A voir jusqu'au 19 janvier 2025

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Profitant de ma présence à Orsay, j'ai également visité l'exposition "Harriet Baker (1845-1932) -  La musique des couleurs", qui nous permet de découvrir l’œuvre  de cette femme peintre norvégienne, méconnue hors des frontières de son pays : célèbre pour son usage de coloris riches et lumineux, en s'inscrivant dans le courant réaliste...

Pour ma part, j'ai particulièrement apprécié ses scènes d'intérieur (plutôt que ses tableaux pastoraux et religieux)

A voir jusqu'au 12 janvier 2025

Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur
Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur

Caillebotte : autoportraits, Paris haussmannien, portraits d'hommes, ouvriers dont les fameux raboteurs de parquet, amis régatiers, quelques scènes d'intérieur

Harriet Baker : intérieurs
Harriet Baker : intérieurs
Harriet Baker : intérieurs
Harriet Baker : intérieurs
Harriet Baker : intérieurs

Harriet Baker : intérieurs

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

J'hésitais à aller voir un spectacle dit de "boulevard" signé André Roussin mais j'avais tort !

La pièce est formidablement interprétée par Catherine Frot et Michel Fau et semble très actuelle !

Ils interprètent ici un couple bourgeois de l’après-guerre, pétri de préjugés, dont la vie bien réglée (en apparence), va être bouleversée par des évènements inattendus.

Charles Jacquet (Michel Fau plus sobre que dans certains de ses rôles outranciers), sous-secrétaire à la famille qui a obtenu la fermeture des maisons closes et l’augmentation des peines sur les délits d’avortement, mène une vie rangée avec son épouse Olympe (Catherine Frot toujours aussi formidable même si je la préfère dans des rôles où elle ne joue pas "l'idiote" de service) - et ses deux enfants. Mais lorsqu’il apprend le même jour, que sa femme attend un enfant et que son fils a mis enceinte sa secrétaire, tous les repères et les faux-semblants de la petite famille explosent…

Prisonniers des conventions et de leur position sociale, tous les membres du foyer nous révèlent (en miroir mais pour pour notre plus grand plaisir), les petitesses et les travers de ces personnages égoïstes et caricaturalement hypocrites qui n'hésitent pas à jouer un double jeu pour ne pas dévoiler leur part d'ombre et la médiocrité de leurs ambitions... conformes aux modèles de l'époque...

Menée tambour battant, la représentation nous emballe et nous fait rire jusqu'aux dernières répliques où chacun des protagonistes semble avoir trouvé la solution pour lui-même... et surtout pour la réputation de la famille !

La pièce est de retour au Théâtre Marigny pour 40 dates exceptionnelles (après 200 000 représentations) et mérite vraiment  le succès qui réunit jeunes et moins jeunes dans une ambiance joyeuse !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour son premier film d’animation, le réalisateur Michel Hazanavicius a choisi d’adapter le livre éponyme de Jean-Claude Grumberg... et le résultat est à la fois fort et émouvant...

Présenté en Compétition au Festival de Cannes 2024, le film a remporté le prix du Cinéma positif pour saluer son engagement et son message d’espoir et d’humanité.  Le film a aussi fait l’ouverture du Festival International du Film d'Annecy où il a reçu une standing-ovation de 5 minutes.

Tout est émouvant dans ce film : la période (la Shoah), les personnages principaux qui sont de pauvres bûcherons qui voient passer tous les jours des trains de "marchandises", les adorables gazouillis du bébé qu'un jeune père de famille juif a pris l'initiative de jeter par la fenêtre du train en espérant ainsi le sauver, les voix des interprètes Dominique Blanc et Grégory Gadebois... et surtout "la voix" de Jean-Louis Trintignant qui introduit et clôt le film avec des mots très beaux dans leur simplicité, mots qu'il a appris par cœur car, quelques mois avant sa mort, il était devenu aveugle...

Le décor de la Pologne sous la neige est magnifiquement rendu, les sentiments exprimés par les visages du couple et de leurs voisins sont éloquents, la tendresse du chien qui prend soin du bébé et la présence rassurante de la chèvre qui le nourrit sont bouleversantes...

Même la représentation de l'horreur est supportable tant le dessin des artistes du 3.0 Studio (studio français basé à Angoulême) est allusif, fin et délicat (contrairement à "La Zone d'intérêt" dont j'avais détesté le pseudo-réalisme derrière des murs aveugles) : ici pas de fausse note ni d'indécence... juste la vérité du destin des juifs qui ont connu l'enfer des camps et l'indifférence, voire le rejet des populations au milieu desquelles le massacre s'est perpétué durant des années...

A voir absolument pour la note optimiste du film qui nous montre que le courage des Justes a sauvé des vies !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Julien Colonna a eu l’idée de réaliser ce film six ans plus tôt, lorsque son épouse lui a annoncé être enceinte. Il s’est alors interrogé sur le père qu’il pourrait être et sur l’enfant qu’il avait été. Le réalisateur s’est souvenu d’un moment partagé avec son propre père, quand il avait dix ans et qu’ils étaient partis ensemble faire du camping au bord de la mer, sans personne autour. Un souvenir qui lui a donné l’idée de ce père et de sa fille en cavale, apprenant à se découvrir au milieu de ce paysage sauvage...

Le film se passe en Corse "dans le maquis" avec l'accent, et les bandits passent de cachette en cachette, de vieille vengeance en vengeance par représailles et c'est très répétitif...

Comme ils sont toujours grimés ou masqués (il y a beaucoup de motos), le spectateur finit par ne plus savoir qui est qui et à mélanger les "clans"...

La majorité des acteurs sont des non-professionnels, auditionnés après un casting sauvage à travers la Corse qui a duré 8 mois. C’est le cas notamment de l’héroïne Lesia , incarnée par la jeune Ghjuvanna Benedetti  qui fait" la gueule" tout au long du film et de son père Pierre-Paul campé par Saveriu Santucci...

Heureusement qu'il y a quelques séquences émotions entre le père et la fille, mais de mon point de vue très convenues, pour tenter de nous faire oublier le climat perpétuel de violence masculine...

Je ne vous le recommande pas !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Guillaume Senez a été ému en 2018 lorsqu'il a découvert  le phénomène des gardes exclusives au Japon et a voulu témoigner de cette extravagante législation à nos yeux d'occidentaux... même si elle a évolué depuis mai 2024 sous la pression internationale...

Depuis plusieurs années, la pression internationale n’a cessé de croître sur le Japon pour qu’il modernise son droit de la famille, notamment en matière de garde des enfants après divorce. Initialement, le Japon n’autorisait qu’une garde exclusive souvent accordée à la mère, laissant de nombreux pères sans aucun contact avec leurs enfants.

Depuis le 17 mai 2024, une modification du Code civil japonais, établit la possibilité d’une autorité parentale conjointe sur les enfants en cas de divorce, visant ainsi à garantir que les deux parents restent impliqués dans l'éducation de leurs enfants, même après la séparation. Cette réforme permet aux parents divorcés de choisir entre l’autorité exclusive et l’autorité conjointe.

L'histoire qui nous est racontée est celle d'un français Jay (formidable Romain Duris qui gagne en maturité de film en film), qui a "perdu" sa fille Lily alors qu'elle avait trois ans lorsqu'il a divorcé de sa mère Keiko ; égaré par la tristesse, il décide de rester à Tokyo et de devenir chauffeur de taxi pour la retrouver dans cette mégalopole mais sans vraiment y croire... Il vit tout seul, comme Alain Delon dans "Le samouraï", et ne refuse aucune course, y compris dans la journée alors qu'il travaille la nuit...

Et bien évidemment miracle des miracles, il tombe sur elle, un jour où s'étant fait une entorse, elle bénéficie d'un abonnement taxi pour se rendre au collège...

La mise en place du film est un peu laborieuse mais le scénario prend toute sa dimension dès que les deux personnages principaux se retrouvent.... sans le savoir et se revoient tous les matins...

Lui comprend vite mais ne sait pas comment aborder sa fille de peur de l'effaroucher...

Un joli film sur la paternité qui donne le mauvais rôle à la mère, même si elle est "dans son droit" et surtout à la grand-mère qui est intraitable...

A voir pour les acteurs et pour Tokyo, personnage à part entière !

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Publié le par Jean-Louis
Publié dans : #cinéma

En l’an 2000, Rydley Scott signait Gladiator, qui racontait la rivalité opposant Maximus, général soutien fidèle de l’empereur Marc-Aurèle, interprété par Russell Crowe, et Commode, joué par Joaquin Phoenix, fils de Marc-Aurèle.

Film récompensé par 5 oscars, dont ceux du meilleur film et du meilleur acteur.

24 ans après, ce deuxième opus met en vedette Paul Mescal, dans le rôle de Hanno-Lucius, avec comme autres personnages principaux, Pedro Pascal, le général Acacius, héros de l’empire et époux de Lucilla, fille de Marc-Aurèle, à laquelle Connie Nielsen apporte sa présence lumineuse.

Enfin, Denzel Washington campe un maître de gladiateurs, ambitieux, manipulateur et complotiste, qui se rend indispensable et vise le trône.

Nous avons dès le début la révélation que Lucius, le héros de ces nouvelles aventures, est le fils de Maximus, né d’une liaison avec Lucilla, qui avait éloigné son fils pour le protéger.

A cette époque, deux co-empereurs règnent à Rome, Caligula et Geta, frères jumeaux à demi fous, qui passent le plus clair de leur temps au Colisée, lieu de combats de gladiateurs et de fêtes fastueuses.

Ce film, moins subtilement écrit que le premier, ce qui est souvent le cas des suites, plaira aux amateurs du genre « péplum », quelque peu en désuétude, qui le regarderont au premier degré en suivant ces aventures à la mise en scène spectaculaire et soignée, sans s’attarder sur une vérité historique qui n’est pas recherchée dans ce film.  

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film de Lucas Bernard est une illustration de la célèbre chanson de Juliette Gréco : "Un petit poisson, un petit oiseau s'aimaient d'amour tendre, mais comment s'y prendre quand on est dans l'eau - Un petit poisson, un petit oiseau s'aimaient d'amour tendre mais comment s'y prendre quand on est là-haut"

Elle, Marianne, (formidable Eye Haïdara) est officier de sous-marin tactique. Lui, Marco, (Pio Marmaï touchant) est steward.

Ils se rencontrent lors d’une escale, mais comment faire pour aller plus loin alors que tout les sépare : elle est professionnelle jusqu'au bout des ongles, seule femme parmi un équipage masculin, lui est désinvolte et butine d'hôtesse en hôtesse de l'air...

Une rencontre entre deux mondes, entre deux personnalités, des situations comiquement impossibles, un cocktail réussi pour ce duo d'acteurs parfaits dans leurs rôles respectifs !

Le spectateur ressort le sourire aux lèvres et en ces temps troublés, cela fait un bien fou...

A voir pour colorer ce sinistre mois de novembre !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

J'ai hésité à aller ce film avant l'élection américaine qui a désigné Donald Trump 47ème président des USA... aussi ai-je attendu les résultats pour m'intéresser à ce biopic fictionnel...

Deux figures crèvent l'écran : Sebastian Stan (très crédible et plus particulièrement dans la seconde partie du film dans le rôle de Trump) et Jeremy Strong (découvert dans la série Succession), qui incarne Roy Cohn (réputé être le cerveau de Joseph McCarthy), avocat libéral et ultra-conservateur de la famille Trump qui a épaulé le jeune Donald dans son ascension vers le pouvoir...

Âme damnée de l'héritier de l'empire immobilier créé par son père, Roy Cohn transmet avec succès à son "protégé" la devise qui, selon ses dires, permet d'arriver au pouvoir : « Premièrement, ne transigez jamais, n'abandonnez jamais ; deuxièmement, contre-attaquez immédiatement ; troisièmement, peu importe ce qui arrive, peu importe à quel point vous êtes dans la mouise, revendiquez toujours la victoire"

Le spectateur français, encore sous le choc de la réélection de cet homme apparemment dénué de tout scrupule, ressort glacé de ce récit qui nous montre la puissance mais surtout toutes les failles d'un individu centré sur lui-même, sourd au désarroi des autres dont son frère aîné auquel il a refusé de l'aide pour sortir de son addiction à l'alcool, mari brutal et père absent, écrasant de son mépris les plus faibles jusqu'à renier son mentor dès qu'il a compris que ce dernier qui fustigeait l'homosexualité était malade du sida...

Le titre du film The Apprentice renvoie à une célèbre émission de télé-réalité Outre-Atlantique sur la chaîne NBC, dans laquelle Donald Trump faisait passer des entretiens d’embauche à plusieurs candidats pour intégrer son entreprise. Une émission iconique pour son désormais célèbre "You’re Fired ! — ‘Tu es viré !'" lancé par l'ex-futur Président des États-Unis aux postulants éliminés.

On ne peut que s'interroger sur les 4 années à venir du mandat à venir de Donald Trump et son impact sur l'avenir déjà très anxiogène de notre planète !?

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