
A condition de rentrer dans le film !
Le spectateur français découvre la folie douce de Nathan Silver, un cinéaste américain indépendant qui pourrait être le neveu de Woody Allen dans son 9ème film (puisque ses 8 premiers films n'ont pas été distribués en France)...
Il nous raconte pendant près de deux heures, l'histoire de Benjamin Gottlieb (étonnant Jason Schwartzman), un quadragénaire dépressif qui, depuis le décès de sa femme, a perdu la foi et la voix (il est chantre dans une synagogue voisine du domicile de ses deux mamans juives légèrement timbrées et plutôt "orthodoxes" qui cherchent coûte que coûte à le recaser)...
Lors d'une soirée avinée, il tombe sur Carla (tout aussi étonnante Carol Kane), son ancienne professeur de chant, aujourd'hui veuve et septuagénaire qui, juive de naissance, cherche à faire sa "bat-mitzvah" (bar-mitzvah des filles)...
Nous suivons avec un étonnement mêlé d'amusement, le chemin que va parcourir ce "couple" étrangement décalé pour tenter de redonner un sens à leur vie...
L'humour juif émaille tous les dialogues profanes et religieux entre les différents personnages précédemment cités, auxquels s'ajoutent le rabbin, sa femme et sa fille et la famille de Carla "les O'Connor" qui ne comprennent rien à ce qui arrive à leur mère et grand-mère...
Loin des chemins balisés des films mainstream, Carla et moi nous donne la pêche ou nous laisse en marge : personnellement j'ai beaucoup aimé mais plusieurs spectateurs ont très vite quitté la salle (il est vrai qu'il faut un peu de temps pour se laisser prendre par ce scénario à nul autre pareil)
Je vous laisse vous faire votre idée !

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