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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

A condition de rentrer dans le film !

Le spectateur français découvre la folie douce de Nathan Silver, un cinéaste américain indépendant qui pourrait être le neveu de Woody Allen dans son 9ème film (puisque ses 8 premiers films n'ont pas été distribués en France)...

Il nous raconte pendant près de deux heures, l'histoire de Benjamin Gottlieb (étonnant Jason Schwartzman), un quadragénaire dépressif qui, depuis le décès de sa femme, a perdu la foi et la voix (il est chantre dans une synagogue voisine du domicile de ses deux mamans juives légèrement timbrées et plutôt "orthodoxes" qui cherchent coûte que coûte à le recaser)...

Lors d'une soirée avinée, il tombe sur Carla (tout aussi étonnante Carol Kane), son ancienne professeur de chant, aujourd'hui veuve et septuagénaire qui, juive de naissance, cherche à faire sa "bat-mitzvah" (bar-mitzvah des filles)...

Nous suivons avec un étonnement mêlé d'amusement, le chemin que va parcourir ce "couple" étrangement décalé pour tenter de redonner un sens à leur vie...

L'humour juif émaille tous les dialogues profanes et religieux entre les différents personnages précédemment cités, auxquels s'ajoutent le rabbin, sa femme et sa fille et la famille de Carla "les O'Connor" qui ne comprennent rien à ce qui arrive à leur mère et grand-mère...

Loin des chemins balisés des films mainstream, Carla et moi nous donne la pêche ou nous laisse en marge : personnellement j'ai beaucoup aimé mais plusieurs spectateurs ont très vite quitté la salle (il est vrai qu'il faut un peu de temps pour se laisser prendre par ce scénario à nul autre pareil)

Je vous laisse vous faire votre idée !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Pour son exposition de réouverture, après plus d’un an de travaux, le Musée Jacquemart-André présente une quarantaine de chefs-d'œuvre d’artistes célèbres de la Renaissance et de la période baroque de la célèbre Galerie Borghèse, rarement prêtées à l’étranger : du Caravage à Rubens, en passant par Botticelli, Raphaël, Titien, ou encore Véronèse, Antonello da Messina et Bernin.

La Villa Borghese Pinciana, qui abrite aujourd’hui la Galerie Borghèse, fut construite entre 1607 et 1616 sur ordre du puissant cardinal Scipion Borghèse (1577-1633), neveu du pape Paul V (1550-1621). S’inspirant des luxueuses villas romaines, Scipion souhaitait consacrer ce palais entouré de jardins à l’exposition de ses collections d’œuvres antiques et de peintures et sculptures modernes.

Il s’est ainsi imposé comme l’un des premiers et des plus importants collectionneurs et mécènes de l’histoire de l’art moderne, faisant de la Villa Borghese un véritable musée avant la lettre. Selon ses dernières volontés, l’ensemble de ses collections et de ses propriétés fut transmis génération après génération sans être dispersé pendant près de deux cents ans, et les héritiers Borghèse poursuivirent l’enrichissement du patrimoine familial.

Au début du XIXe siècle, plusieurs centaines de sculptures antiques furent néanmoins cédées à Napoléon Bonaparte par son beau-frère, le prince Camille Borghèse (1775-1832) ; leur absence a été progressivement comblée par de nouvelles acquisitions. La famille Borghèse finit par vendre la villa et son musée à l’État italien en 1902.

A Rome, au seuil de l'époque baroque,  le pontificat Borghèse est marqué par un intérêt renouvelé pour l'expression des sentiments et la représentation réaliste du corps humain ; illustrée principalement par Le Caravage et Annibal Carrache, cette tendance se retrouve chez Rubens qui ne s'est jamais lassé d'observer les oeuvres du Titien.

Dès la fin du XVIe siècle, le nu féminin est de plus en plus présent dans la collection et favorise l'émergence de sujets plus profanes et plus frivoles !

L'exposition se clôt avec un chef d'oeuvre du Titien rarement sorti du musée Borghèse : Vénus bandant les yeux de l'amour

Une très belle et rare exposition à voir jusqu'au 5 janvier 2025 !

 

 

Annibal Carrache (2), Le Caravage, Bernin (2), Jacopo Bassano, Léonard de Vinci, Lorenzo Lotto (2), Raphaël (2), Rubens, Titien (2), Véronèse......
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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Seule en scène au Studio Marigny, la pétillante Bérénice Bejo interprète avec brio le rôle de Maria, l'héroïne du roman autobiographique multi-primé de Maria Larrea, publié en 2022 qui a connu un véritable succès en librairie

L'histoire commence en Espagne, par deux naissances et deux abandons. En juin 1943, une prostituée obèse de Bilbao donne vie à un garçon qu'elle confie aux jésuites. Un peu plus tard, en Galice, une femme accouche d'une fille et la laisse aux soeurs d'un couvent. Elle revient la chercher dix ans après. L'enfant est belle comme le diable, jamais elle ne l'aimera. Le garçon, c'est Julian. La fille, c'est Victoria. Ce sont le père et la mère de Maria...

Dans un décor épuré, magnifiquement éclairé, l'actrice nous raconte l'histoire de sa famille écartelée entre leurs deux cultures : espagnole par la naissance, française par l'émigration...

Elle nous parle de ses parents, de son père gardien du théâtre de la Michodière dont elle craint les débordements avinés et de sa mère femme de ménage qui se tue au travail...

Elle nous parle d'elle également, de sa difficulté à trouver sa place dans le 2ème arrondissement de Paris quand on s'appelle Maria comme les femmes de ménage de ses condisciples, de son combat pour écrire son destin en s'engageant dans la formation élitiste de la Femis...  jusqu'au jour où elle apprend par hasard qu'elle n'est pas la fille de ses parents...

Maria retourne à Bilbao pour retrouver ses origines et se trouve confrontée à l'une des faces obscures de l'Espagne de Franco...

Le texte file à toute allure et le spectateur ne quitte pas des yeux une minute cette femme si jeune et si mûre qui occupe la scène comme elle habite Paris et Bilbao, entrecoupant les deux langues dans un savoureux mélange qui donne envie de réconcilier les deux mondes dont elle est l'histoire et l'avenir...

A voir absolument pour Bérénice Bejo mais aussi pour le thème universel de la filiation qui est ici, remarquablement développé !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Juin 1942, nous sommes dans le dépôt de Raymond Martineau, marchand de tissus dans le Marais...

Entouré de son plus vieil employé Louis, de son jeune apprenti Joseph, de sa femme et de sa fille,  le patron a décidé de faire son inventaire en bravant le couvre feu...

Pour ne pas être découverts, un rideau opacifie le soupirail qui donne sur la rue... mais des bruits d'armes à feu et des coups frappés à la porte viennent très rapidement interrompre les échanges familiers de la petite équipe...

C'est Marcel (Nicolas Martinez), le "collabo" du quartier, qui s'inquiète : un juif qu'il a blessé a réussi à s'échapper et il le cherche...

Durant une heure, la tension monte entre les différents protagonistes, dont on découvre peu à peu, au rythme des différentes incursions de Marcel, les secrets, les craintes et les combines pour échapper aux difficultés auxquelles sont exposés les habitants de la capitale et aux dangers qui menacent les juifs...

Anthony Michineau, qui a été récompensé par le Prix du meilleur auteur contemporain au festival off d'Avignon en 2023, nous offre une tranche de vie criante de vérité qui nous fait chavirer...

Les acteurs tous excellents (dont Anthony Michineau qui interprète Louis), jouent une partition à la fois drôle, dramatique et cruelle qui nous ramène aux années noires de l'occupation et nous fait réfléchir à l'actualité dans les différents thèmes abordés : l'amour d'un père pour sa fille, la trahison résultant des doubles injonctions auxquelles sont confrontés les personnages, le courage d'une femme et d'une mère qui tente de préserver sa famille, la banalité du mal...

J'avais adoré "Adieu Monsieur Haffmann"...  je crois que j'ai encore préféré "Les marchands d'étoiles" qui nous offre un véritable condensé des conditions de survie des parisiens sous le joug allemand !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film de Boris Lojkine qui a obtenu le Prix du Jury à Cannes, nous plonge dans l'univers impitoyable de l'esclavage moderne, pudiquement appelé "ubérisation"...

Nous découvrons Souleymane qui arpente sur son fragile vélo en version sprint et ce jusqu'au milieu de la nuit, les pistes cyclables encombrées par les bus et les carrefours dangereux de Paris, pour livrer à des "nantis" leurs commandes dans des délais toujours plus courts...

Toujours en mouvement, ne reprenant que rarement son souffle pour saluer un de ses infortunés collègues, le livreur se répète l'histoire de son arrivée en France pour décrocher le Graal : réussir son rendez-vous avec les fonctionnaires de l'OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides), qui a pour mission de trier le bon grain des authentiques réfugiés politiques, de l'ivraie des "gueux" qui fuient la misère, la guerre, les crises économiques ou climatiques...

Contraint de louer son compte de livreur à un personnage véreux et obligé de s'en remettre à un coach d'une fiabilité douteuse pour construire son dossier, Souleymane court après l'argent, se fait claquer la porte au nez, cavale dans le métro, attrape un RER au vol pour pouvoir monter dans le dernier bus qui dessert le foyer où il est accueilli dans des conditions plus que précaires...

Interprété par Abou Sangaré qui a décroché le Prix du meilleur acteur à Cannes dans la catégorie Un certain regard, alors qu'il interprète son premier rôle au cinéma, Souleymane nous émeut jusqu'au plus profond de notre humanité quand nous découvrons pourquoi il a quitté son pays : La Guinée et ce à quoi il a dû renoncer pour tenter de s'intégrer dans la promesse utopique d'une vie "meilleure" en Europe...

A voir absolument !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après le succès de "L'inconnu du lac" en 2013, le réalisateur Alain Guiraudie nous emmène dans son Aveyron natal, dans un petit village dont le boulanger vient de mourir.

Jérémie (Félix Kysyl), son ancien salarié revient pour l'enterrement et retrouve la population qu'il a fréquentée avant de partir vers la grande ville voisine...

Il s'installe chez Martine (Catherine Frot), la veuve du boulanger et se heurte immédiatement à l'hostilité du fils Vincent, son ancien ami...

Habités par une fièvre homosexuelle, tous les protagonistes masculins du film se rapprochent ou se détournent, se battent, voire se déclarent comme le curé du village...

Le spectateur essaie de suivre les différents épisodes entre les confrontations à l'intérieur des habitations et dans la forêt sous prétexte de cueillette de champignons...

Les gendarmes n'échappent à l'étrangeté de cette communauté puisqu'ils s'introduisent subrepticement la nuit dans les domiciles pour faire parler les présumés coupables durant leur sommeil paradoxal ?!

Je ne sais pas quoi penser de ce film : Télérama salue son humour mais dénonce l'idée défendue par l'homme d'église qui affirme qu'il est inutile de punir les coupables...

Personnellement, je me suis sentie complètement étrangère à cet univers frustre et sans filtre face au désir dans toutes ses combinaisons...

Je ne vous le recommanderai donc pas, même pour Catherine Frot dont le personnage est particulièrement malsain !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sortie en première mondiale au festival international du cinéma de Saint Jean de Luz, la comédie musicale à 4 mains : Diastème et Alex Baupain nous offre un bon moment de divertissement...

Derrière la caméra, Diastème, réalisateur dont je n'avais jamais entendu parler et dont c'est le troisième long métrage...

Musicien, journaliste, romancier, puis auteur de théâtre, il se lance dans le cinéma en 2008, puis aide Antoine de Caunes à écrire l'histoire de Coluche...

Un touche à tout, trainant un physique d'artiste maudit, qui a décidé d'écrire une comédie musicale en rapprochant une chanteuse Clara Luciani qui n'avait jamais joué dans un film et le génial acteur William Lebghil qui n'avait jamais chanté (dont la voix s'est révélée plutôt agréable)...

Aux côtés de Diastème, Alex Baupain, un compositeur talentueux dont les textes sont assez travaillés et les mélodies originales et entrainantes...

La comédie se déroule dans le milieu du cinéma mais on se croirait au théâtre dans une pièce où chacun croit aimer ou être aimé par un autre mais tout finit bien !

Le réalisateur nous a dit avoir respecté les règles de l'opérette mais comme je ne suis pas fan, cela ne m'a pas beaucoup aidée à entrer dans ce marivaudage aux couleurs des années 70...

Le film sort en salles le 25 décembre, vous me direz si vous trouvez que c'est un beau cadeau de Noël !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

« À bas la théocratie ! À bas le dictateur ! Femme, vie, liberté ! »

C'est lorsqu'il était emprisonné que le réalisateur iranien Mohammad Rasoulof a pris conscience de la force du mouvement de contestation des femmes iraniennes après  le décès de Mahsa Amini, étudiante arrêtée et battue à mort en septembre 2022 pour « port de vêtements inappropriés »

Dès sa libération, Mohammad Rasoulof a voulu réaliser un film pour apporter sa contribution à ce magnifique élan et témoigner à l'attention de la communauté  internationale du courage de ces manifestantes brutalement réprimées : extirpées de leurs véhicules, matraquées, défigurées par des balles de chevrotine, emprisonnées (cf vidéos sauvages rassemblées et diffusées entre les scènes fictionnelles du scénario)...

Réussissant à contourner le système de censure, le réalisateur a réuni une petite équipe de techniciens et d'acteurs(trices) prêts à risquer leur vie pour le projet,  avant de partir clandestinement de son pays fin avril, pour venir présenter le film au Festival de Cannes 2024, où il a obtenu le Prix spécial du jury !

Soit une famille de la petite bourgeoisie, à Téhéran. Un couple, avec ses deux filles, l’une étudiante, l’autre lycéenne. Le foyer semble vivre en harmonie. Les parents sont aimants quoique stricts. Le père, Iman, vient d’être nommé enquêteur au tribunal révolutionnaire. Il est heureux. Encore une étape à franchir et il pourra bientôt devenir juge d’instruction, son vœu le plus cher. Hélas, ce travailleur zélé déchante vite. Il se rend compte qu’il est contraint de signer de manière quasi automatique des mandats d’exécution capitale, sans avoir la possibilité d’étudier sérieusement les dossiers.

Tandis qu’Iman étouffe ses scrupules et se soumet de plus en plus à l’ordre établi, ses deux filles, elles, soutiennent le mouvement des femmes. Au grand dam de la mère, qui se range plutôt du côté de son mari, tout en ayant un double discours, voulant ménager les deux camps.

C'est la disparition mystérieuse de l'arme de service d'Iman qui fait exploser le huis clos familial, à l'instar de ce qui se passe dans la rue...

Basculant dans le thriller, et changeant de décor (nous nous retrouvons dans le spectaculaire paysage montagneux et désertique de l'Iran),  le réalisateur nous démontre dans une série de métaphores toutes plus inventives les unes que les autres, la folie de la répression, la force et la solidarité des femmes et termine son analyse politique par une note dramatiquement optimiste !

Le film dure près de trois heures mais le spectateur européen reste scotché à son fauteuil même s'il se pense informé de ce qui se passe en Iran aujourd'hui ?!

Les trois interprètes : la mère Najmeh (Soheila Golestani), dont c'est le second rôle au cinéma, la fille ainée Rezvan (Mahsa Rostami), dont c'est le premier rôle, aujourd'hui exilée en Allemagne pour sa sécurité et la fille cadette Sana (Setareh Maleki), dont c'est le second rôle au cinéma traduisent avec talent les questionnements et les actions des femmes iraniennes !

A voir absolument !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Snobé depuis 30 ans, le cinéma indien est brillamment revenu à Cannes en 2024, en emportant le Grand Prix avec le second long métrage de fiction de Payal Kapadia , une réalisatrice indienne de 38 ans native de Bombay, parlant l'hindi, le marathi, le gujarati (il y a 22 langues officielles en Inde) et l'anglais...

Le film nous plonge dès les premières images dans le maelstrom de Mumbai (Bombay), dont les habitants qui survivent souvent avec difficulté n'ont pas le droit de se plaindre car dans cette mégalopole cosmopolite, il y a du travail et on peut manger à sa faim...

Prabha (Kani Kusruti) et Anu (Divya Prabha) , les deux héroïnes du film travaillent comme infirmières dans un hôpital : collègues, elles sont aussi colocataires d'un minuscule appartement qu'elles rejoignent après un long trajet en transport en commun...

Prabha est une très belle femme, hyper-responsable dans son métier qu'elle exerce avec un désir profond d'aider les femmes à maîtriser leur fertilité, alors qu'elle-même a dû accepter un mariage forcé avec un homme qu'elle ne connaissait pas - qui l'a quittée peu de temps après leur mariage pour aller travailler en usine en Allemagne et dont elle n'a pas de de nouvelles depuis un an...

Anu est une jeune femme rieuse, un peu panier percé, amoureuse d'un musulman attentionné qu'elle ne peut pas présenter à sa famille du fait de sa religion... mais avec qui elle aimerait trouver un endroit pour faire l'amour...

Le scénario du film traduit avec habilité et délicatesse l'ambition de la réalisatrice qui souhaite témoigner de la timide émancipation des femmes en Inde, grâce à leur courage et à leur solidarité alors qu'elles sont emprisonnées dans les injonctions patriarcales et ce même si elles sont indépendantes financièrement...

La seconde partie du film nous emmène dans un village côtier dans le Sud du pays où Prabha et Anu accompagnent Parvaty, une cuisinière d'âge mûr expulsée de son logement qu'elle occupe depuis 22 ans puisqu'elle n'a plus de titre de propriété depuis le décès de son mari...

Les trois générations de femmes se retrouvent dans un environnement complètement différent où le soleil et la proximité de la mer offrent une sensation de liberté qui autorise le conte éveillé et donne l'espoir d'un avenir en couleurs...

Un film à voir pour ses interprètes qui sont merveilleuses d'authenticité mais également pour mieux apprécier la chance des femmes occidentales qui ne sont pas encore arrivées à la fin de leur combat mais ont fait un immense chemin !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

François Ozon s'est inspiré d'une anecdote de son enfance pour l'introduction de son dernier opus, qu'il situe en Bourgogne près de Cosne sur Loire ...

Michelle (merveilleuse Hélène Vincent), une grand-mère apparemment bien sous tous rapports, vit une retraite paisible dans une jolie maison d'un petit village, pas loin de sa meilleure amie Marie-Claude (formidable Josiane Balasko)

A la Toussaint, sa fille Valérie (Ludivine Sagnier caricaturée en femme acrimonieuse), vient lui rendre visite et déposer son fils Lucas pour la semaine de vacances. Michelle s'affaire en cuisine pour leur préparer un délicieux déjeuner composé d'une quiche accompagnée d'une poêlée de champignons, qu'elle a cueillis elle-même...

Quand Michelle revient de promenade avec son petit fils, elle trouve sa fille inanimée sur un brancard de secouristes : seule Valérie a mangé des champignons...

Dans une mise en scène un peu désordonnée, le réalisateur aborde beaucoup (trop) de thèmes : la relation mère/fille ou mère/fils, la culpabilité, le rejet, la peur de (mal) vieillir, la mort... mais aussi l'amour, l'amitié, la beauté de la nature...

Filmant les visages au plus près de leurs rides ou de leur douleur, le réalisateur interroge la complexité de ses personnages...

Construit comme une chronique provinciale doublée d'un polar, le scénario nous perd dans ses anecdotes et nous glace dans ses ellipses...

Un film noir, dérangeant qui ne m'a pas complètement séduite et m'a laissé un sentiment de malaise...

Heureusement qu'Hélène Vincent dans un rôle à la fois solaire et amoral et Josiane Balasko dans un rôle plus en demi-teinte mais touchant arrivent à nous captiver jusqu'à la dernière image !

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