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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Avarap
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Florian Henckel von Dommersmarck s'est fait connaître dès son premier long métrage La vie des autres (oscar du meilleur film étranger en 2007)...

Après l'échec de The tourist en 2010, il revient avec un sujet fort : qu'est-ce que l'art, quelle est la place de l'artiste dans une société ?

Son personnage principal Kurt Barnet (Tom Schilling  excellent) est inspiré par le peintre Gerhard Richter, artiste né sous le régime nazi qui grandit en RDA puis part à l'Ouest pour échapper à l'art officiel communiste...

Le film commence en 1937 à Dresde... Elisabeth (délicieuse Saskia Rosendahl), une jeune femme un peu fantasque emmène son jeune neveu voir l'exposition sur "l'art dégénéré" organisée par le régime nazi...

Dix ans plus tard, Kurt confirme son désir d'être peintre et s'inscrit à l'école des Beaux Arts où il se fait bientôt remarquer pour son inventivité et son charisme... et rencontre une ravissante jeune femme Ellie (Paula Beer très nature) dont le père, l'éminent professeur Seeband (intense et inquiétant Sebastien Koch) a, sous les ordres d'Hitler, promu et mis en oeuvre l'internement et le meurtre des déficients mentaux...

Je ne vous raconterai pas tous les rebondissements de cette fresque historique (2 x 1 h 30) dont les personnages principaux et secondaires sont si bien campés que le spectateur a vraiment l'impression de revivre une époque où la grande Histoire se mêle à la petite histoire tout comme à celle de l'art...

Un vrai moment de cinéma !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

L'affiche, les deux acteurs principaux  et la promotion du film étaient prometteurs...

Hélas, trois fois hélas... je me suis copieusement ennuyée tout le long de ce film mal fichu, bancal dont l'intrigue est à la fois banale et tirée par les cheveux...

Le réalisateur Ronan Le Page dont c'est le premier long métrage, nous raconte l'histoire de Franck un producteur de théâtre déjanté qui jette l'éponge et accepte un job de gardien de musée à Dijon... musée dans lequel tous les gardiens sont aigris et barjos...et la plus barjo est Sibylle qui, sujette à des pertes de mémoire ??? vole des œuvres d'art de la réserve pour se faire un supplément de salaire...

Les deux héros vont d'abord se détester puis devenir complices et enfin amants...

Du grand n'importe quoi !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Avec ce très beau film, Céline Sciamma, pour la première fois en compétition officielle à Cannes, a remporté le prix du scénario et ce n'est que justice !

Amoureuse de son héroïne Héloïse (toujours aussi formidable Adèle Haenel), la réalisatrice nous plonge dans une vieille maison aristocratique perchée sur une falaise qui surplombe un océan tempétueux...

Nous sommes en 1770...

La comtesse a fait venir Marianne (Noémie Merlant extraordinaire de modernité contenue) pour peindre le portrait de sa fille Héloïse promise à un riche milanais... 

Mais Héloïse que sa  mère a fait sortir du couvent pour "remplacer" sa soeur décédée ne veut pas se marier et refuse donc de se laisser "piéger" sur une toile qui signe son destin...

Très isolée, elle accepte toutefois Marianne comme dame de compagnie...

Les deux jeunes femmes vont s'apprivoiser mutuellement lors de longues promenades sur le sable, Marianne ne pouvant s'empêcher de dévorer des yeux son modèle  pour en reproduire les traits à son insu dès qu'elle s'enferme dans son atelier secret...

Mais c'est la jeune servante Sophie (délicieuse Luana Bajrami) qui va faciliter le rapprochement en leur faisant partager le secret de sa grossesse non désirée..

Lors d'une scène nocturne onirique, le chant des femmes va permettre à Héloïse, Marianne et Sophie d'oser l'impensable pour chacune...

Héloïse et Marianne vont s'aimer et accompagner Sophie dans sa décision d'avorter...

De cet amour impossible pour l'époque, resteront des tableaux qui tels des petits cailloux blancs permettront aux deux femmes de garder en secret le contact...

Un film à voir absolument, pour le scénario mais aussi pour la finesse des dialogues et le jeu subtil des quatre actrices ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Ils sont affreux, sales et méchants et pourtant ils sont attachants...

Fortement inspiré de la biographie de Lee Israël, le film de la réalisatrice Marielle Heller nous fait pénétrer dans le milieu  littéraire new-yorkais des années 90 pour nous conter l'incroyable arnaque montée par cette biographe de grandes figures féminines américaines...

Car si Lee (incarnée par une incroyable Melissa McCarthy) a eu du succès avec ses premiers ouvrages, elle traverse désormais une période de vaches maigres et n'arrive plus à écrire...

Contrainte de vendre une lettre de Katharine Hepburn pour pouvoir payer son loyer et soigner son chat, elle prend conscience du formidable appétit des collectionneurs new-yorkais pour les lettres d'écrivains et d'acteurs décédés...

Et décide de rédiger des faux plus vrais que nature en imitant le style des auteurs qu'elle "adopte" - en les tapant sur des machines à écrire de leur époque...

Aidée par un complice en la personne de Jack Hock (tout aussi formidable Richard E. Grant), homosexuel libertaire et désargenté, Lee renoue avec le succès et surtout l'argent... jusqu'à inquiéter le FBI...

La causticité des deux personnages force le sourire et leur profonde humanité transcende leurs excès et leurs méfaits...

Un film original et séduisant qui nous immerge dans le Greenwich Village des années 90 !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour son second long métrage, le réalisateur israélien Yuval Adler s'est inspiré de l'ouvrage The english teacher de Yiftach Reicher Atir, un ancien agent de renseignement israélien...

Il nous raconte l'histoire de Rachel (Diane Kruger à fleur de visage), une agent du Mossad infiltrée en Iran que son ancien officier traitant Thomas (Martin Freeman très crédible) est chargé de retrouver suite à sa disparition...

Traité de façon intimiste, le scénario s'attache aux relations complexes entre Rachel, Thomas et Farhad Razavi, la source iranienne de Rachel dont elle est tombée amoureuse...

Un peu trop long (près de 2 heures), le film est intéressant sur le plan documentaire (les difficultés de la vie d'une femme occidentale en Iran), mais nous laisse paradoxalement indifférents tant l'intrigue pleine de rebondissements semble convenue et donc un peu vaine...

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Danny Boyle nous raconte l'histoire de Jack Malik un musicien raté qui se réveille dans un monde

qui ne connait pas les Beatles et décide d'interpréter leur répertoire !

Présenté comme cela le pitch parait gentiment tiré par les cheveux et pourtant le film est un régal pour les yeux et pour les oreilles...

Himesh Patel dont c'est le premier rôle au cinéma, est craquant dans son interprétation de ce musicien sur le point de renoncer à ses rêves mais qui,  à la faveur d'un accident, tente d'abord timidement puis avec aplomb de s'approprier les tubes des mythiques Fab Four...

Et bien sûr le succès est au rendez-vous ! Avec des rebondissements amusants ou mélancoliques comme le retrait d'Ellie (délicieuse Lily James), sa manageuse et amie d'enfance qui a toujours cru en lui !

La bande son est fabuleuse et le scénario est truffé de clins d'oeil à l'univers des quatre de Liverpool !

Bref on ne s'ennuie pas une minute !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Monia Chokri est partie de son histoire personnelle pour réaliser son premier long métrage... 

Comme son héroïne Sophia, elle a une relation privilégiée avec son frère et a des origines tunisiennes...

La réalisatrice a fait appel à une de ses meilleures amies Anne Elisabeth Bossé, actrice très en vogue au Québec, pour incarner cette doctorante de 35 ans qui n'arrive pas à trouver sa place dans la société et partage l'appartement et la vie de son frère Karim (très séduisant Patrick Hivon)...

Sophia et Karim s'entendent comme larrons en foire tout comme Lucie et Hichem leurs parents divorcés mais visiblement toujours amoureux...

Quand Karim tombe à son tour amoureux d'Eloïse (délicieuse Evelyne Brochu), la belle gynécologue de Sophia qui a procédé à son avortement, Sophia assiste avec étonnement à la transformation de son frère et déménage chez ses parents...

Le pitch du film ainsi posé, le scénario nous invite à partager les repas, les engueulades et les danses échevelées des 5 personnages auxquels se rajoute Jasmin, un amant  improbable dont Sophia s'entiche sans nous convaincre...

Interviewée sur France Inter, Monia Chokri a révélé que son film était très maîtrisé et ne laissait aucune improvisation possible à ses comédiens :  malgré cela le film paraît sympathiquement brouillon et de ce fait un peu vain mais je ne suis pas certaine de bien comprendre l'humour québécois ! 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Avant Asako I et II et Senses (1 à 5), le réalisateur Ruysuke Hamaguchi nous parle de son sujet fétiche : les amours compliqués des trentenaires japonais...

Un jeune couple annonce à leurs amis qu'ils vont se marier : elle est très amoureuse, lui moins...

Un de leurs amis est amoureux de la jeune femme et le jeune homme est attirée par une femme un peu plus mûre que le quatuor...

Irracontable comme les autres films du réalisateur,  le film joue sa petite musique du marivaudage et nous fait sourire aux propos échangés ou nous alarmer devant le cynisme du jeune homme...

Sans trahir la fin, le film finit bien mais nous laisse clairement entendre que le pire est à venir !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur coréen Bong Joon-Ho emporte la palme d'or avec ce film burlesque qui dénonce l'écart social grandissant entre riches et pauvres en  Corée du Sud...

Voici d'abord la famille Ki-taek : les parents, la fille et le fils s'entassent dans un sous-sol insalubre miné par l'humidité et vivent de petites combines...

A l'opposé de l'échelle sociale, voilà la famille Park qui vit dans une somptueuse villa d'architecte...

Le fils Ki-taek a été recommandé par un ami pour donner des cours particuliers d'anglais à la fille des Park...

Aussitôt embauché, le jeune homme fait venir sa sœur, puis son père et sa mère...

Les riches sont plutôt gentils et les pauvres ne sont pas si méchants que cela...

De rebondissements en rebondissements, le scénario nous entraîne habilement au cœur des deux familles dont il dévoile peu à peu les dysfonctionnements et les fêlures...

Le sujet est intéressant, les acteurs sont tous excellents mais le ton de la farce adopté dès le milieu du film affadit le propos d'une fable qui se termine en grand guignol...

Dans le même registre Chabrol va, de mon point de vue, beaucoup plus loin dans La cérémonie de même que Kore-Eda dans Une affaire de famille !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après Victoria, Justine Triet donne à nouveau à Virginie Efira l'occasion de nous dévoiler les nombreuses facettes de son talent d'actrice !

Sibyl déjeune avec son éditeur pour lui annoncer qu'elle se remet à l'écriture après l'avoir abandonnée pour devenir psychanalyste...

Malgré la réaction décourageante de son interlocuteur, Sibyl quitte un à un ses patients mais accepte de rencontrer une nouvelle patiente qui la supplie de la recevoir...

Margot, une jeune actrice en détresse incarnée par Adèle Exarchopoulos, lui confie qu'elle attend un enfant de Gaspard Ulliel qui interprète un acteur marié à Sandra Hüller, la réalisatrice du film qu'elle est en train de tourner - et qu'elle hésite à le garder...

Rattrapée par son douloureux passé d'alcoolique et par ses souvenirs d'amante passionnée, Sibyl va peu à peu perdre pied et outrepasser toutes les règles déontologiques de sa profession... allant jusqu'à enregistrer sa patiente pour nourrir le livre qu'elle n'arrive pas à écrire !

Se livrant à une critique acerbe du monde du cinéma dans la seconde partie du film tournée dans le décor naturel sublime de Stromboli, la réalisatrice multiplie les sujets dans un scénario dédaléen mêlant passé et présent : relations mère/fille,  relations entre sœurs (Laure Calamy excellente dans un rôle ambigu), relations de couple... au risque de se disperser...

Virginie Efira aurait largement mérité le prix de meilleure interprète féminine au festival de Cannes ! 

 

 

 

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