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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Hafsia Herzi, l'envoûtante  danseuse du ventre de La Graine et le Mulet est passée derrière la caméra avec ce premier long métrage visiblement autobiographique...

Elle se raconte en Lila jeune femme très amoureuse de Rémi (Jérémie Laheurte) qui, plaquée par ce dernier, tente de retrouver un équilibre de vie...

Plus heureuse en amitié qu'en amour, la jeune femme multiplie les rencontres et cède au plaisir des autres sans réel consentement...

S'essayant à la manière "kechichienne", la réalisatrice filme les visages, les fessiers et les baisers en gros plans mais les gros plans ne font pas un film...

Un scénario poussif, des dialogues consternants de banalité, des acteurs ingrats sans réel talent...

Heureusement que l'actrice est belle et que la réalisatrice fouille un peu les personnages secondaires tels Ali son ami gay (Djanis Bouzyani très drôle) et Charly (touchant Anthony Bajon) qui la photographie (cf l'affiche)

On attend son second film ?

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Gurinder Chadha s'est inspirée du récit biographique du journaliste  Sarfraz Manzoor pour nous replonger dans les années Thatcher marquées par  la croissance du chômage et la montée de l'intolérance...

Nous sommes en 1987 à Luton, petite ville anglaise où s'est installée une diaspora pakistanaise...

Le jeune Javed 17 ans (formidable Viveik Kalra) s'est réfugié dans l'écriture pour échapper au racisme ordinaire et à l'autorité farouche de son père...

Supporté (au sens anglais) par son professeur de littérature, le jeune Javed prend petit à petit confiance en son talent, grandement aidé par les textes de Bruce Springsteen qui font écho à sa difficulté de trouver son propre chemin sans renier les idéaux de sa communauté...

Littéralement porté par le jeune comédien au minois craquant, le film alterne avec un peu de systématisme les scènes familiales, les épisodes de la vie scolaire et la description de la réalité sociale de l'époque...

Les personnages de parents de Javed et de sa petite amie sont malheureusement si caricaturaux qu'ils affaiblissent le propos de cette comédie qui surfe sur les tubes du Boss...

Dommage, dommage...

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans son 13e long métrage, Cédric Klapisch revient à Paris pour nous parler de la solitude des trentenaires à l'heure des réseaux sociaux...

Sur cette trame très convenue, le réalisateur nous raconte l'histoire de Mélanie (Ana Girardot) et de Rémy (François Civil) qui habitent le quartier de Stalingrad, dans deux immeubles mitoyens, mais ne se connaissent pas... ils vont se rencontrer dans les toutes dernières images du film qui dure 1h50...

Mélanie est une laborantine timide mais douée qui travaille sur des traitements expérimentaux contre le cancer... Elle vient de rompre et n'arrive pas à trouver une nouvelle âme sœur sur les sites de rencontres...

Rémy travaille dans un immense entrepôt où les employés comme lui vont être remplacés par des robots... Quand on lui propose une promotion, il n'arrive pas à croire à sa chance car, pense-t-il il porte la poisse... 

Nos deux héros fréquentent bien évidement un psy, chacun le sien...

Mélanie voit Camille Cottin (excellente dans ce rôle) qui la reçoit dans un cabinet très cosy... tandis que Rémy est suivi par François Berléand (tout aussi excellent) qui exerce ses talents dans un centre impersonnel avant de prendre sa retraite...

Nous les voyons donc chez leurs psys, dans le métro, au boulot, avec leurs familles, jouer avec un chaton recueilli tour à tour par l'un puis par l'autre... Nous voyons passer les trains de la gare du Nord...

Bref nous nous ennuyons copieusement en attendant qu'ils établissent le contact, enfin !!!

Klapisch ne voulait pas faire Chacun cherche son chat 2.0... alors mon conseil revoyez avec délice et un brin de nostalgie Chacun cherche son chat l'original 

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec, animatrice pour Ernest et Célestine et Le chat du rabbin, ont adapté le livre de Yasmina Khadra pour écrire et réaliser ce film bijou...

Nous sommes en 1998 à Kaboul : la ville en ruine est occupée par les talibans qui font régner la charia...

Les hommes sont pendus, les femmes sont lapidées et les enfants regardent en jouant au ballon...

Les délicates aquarelles d'Eléa Gobbé-Mévellec magnifient le décor pour mieux faire ressortir les pierres et les rares silhouettes qui osent s'aventurer dehors... entre deux passages de 4x4 fous et de leurs sinistres occupants armés...

C'est l'histoire de deux couples que le destin va rapprocher : Atiq, ex-moudjahid devenu chef d'une prison pour femmes et Mussarat son épouse qui se meurt d'un cancer, Mohsen (qui a la voix et ressemble à Swann Arlaud) et Zunaira deux enseignants qui n'ont plus le droit d'enseigner...

Un événement tragique va amener Zunaira dans la prison d'Atiq - lequel, fasciné par la beauté de la jeune femme qui a osé enlever sa burqa, décide de résister à la dictature islamiste...

Une combinaison harmonieuse de très jolis moments, un dessin tout à la fois délicat et réaliste, une fin émouvante et les superbes voix de plusieurs comédiens de la comédie française font de ce film d'animation engagé une vraie réussite !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Il faut absolument aller cette exposition avant le 20 septembre !

La galerie nous propose dans les 850 m2 de cet ancien atelier industriel éclairé par une verrière de 12 mètres rénové avec goût, 200 photos et documents (dont des extraits de films) qui retracent la vie de la star dans l’œil des viseurs de 4 photographes !

André de Dienes immortalise la jeune starlette

Sam Shaw photographie  de 1952 à 1962 la célèbre actrice durant ses années de bonheur avec Arthur Miller et révèle ses jambes dans la célèbre robe blanche au-dessus de la bouche de métro !

Milton Greene est le photographe de l'apogée de Marylin et la photographie en tenue de ballerine ou sans fard !

Quant à Bert Stern, il capture les dernières images de la star en 1962 six mois avant sa mort ! 

Des photos connues, des photos moins connues dont celles de Marylin sans aucun maquillage, des photos superbes comme son modèle !

Marylin enfant
Marylin enfant

Marylin enfant

Marylin et André de Dienes
Marylin et André de Dienes
Marylin et André de Dienes
Marylin et André de Dienes
Marylin et André de Dienes
Marylin et André de Dienes
Marylin et André de Dienes

Marylin et André de Dienes

Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw
Marylin et Sam Shaw

Marylin et Sam Shaw

Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene
Marylin et Milton Greene

Marylin et Milton Greene

Marylin et Bert Stern
Marylin et Bert Stern
Marylin et Bert Stern
Marylin et Bert Stern

Marylin et Bert Stern

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le jeune réalisateur russe Kantemir Balagov (30 ans), dont Tesnota le premier long métrage avait été sélectionné en 2017 à Cannes dans la section Un certain regard, a remporté avec ce film le prix de la mise en scène dans la même section en 2019...  et ce n'est que justice !

Il s'est inspiré du livre La guerre n'a pas un visage de femme de Svetlana Aleksievitch pour nous raconter le quotidien de Iya et Mascha, deux jeunes femmes russes qui ont survécu à l'enfer de Stalingrad...

A la manière d'un peintre qui nous ferait entrer dans le tableau, le réalisateur tente par touches de couleur de saisir dans le dialogue des deux jeunes femmes le passé indicible et le présent douloureux...

Iya (formidable Viktoria Miroshnichenko), est infirmière dans un hôpital qui tente de soigner les survivants de la bataille de Stalingrad : grande silhouette blonde comme absente à elle-même, elle ne vit que dans le regard de Mascha (tout aussi formidable Vasilisa Perelygina), "fille à soldats" revenue du front marquée dans son corps  et désormais stérile...

Ces deux-là sont liées par leur passé commun, par un fils confié par l'une à l'autre, par leur quotidien dans le service d'Andrey (Nikolay Ivanovich intense et fragile)... puis par le futur qu'elles tentent d'inventer, abandonnant la couleur sépia des uniformes pour oser les couleurs vives du rouge et du vert...

Un film lent (2h17) et beau où les sourires d'Iya et Mascha nous parlent des grandes oubliées de l'Histoire ! 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Scénariste et actrice dans le film, Mindy Kaling s'est inspirée de son propre parcours dans l'audiovisuel pour nous raconter l'histoire de Katherine (formidable Emma Thompson) animatrice d'un late night show en perte de vitesse qui se voit contrainte de faire appel à de nouveaux talents...

La réalisatrice indo-américaine Nisha Ganatra nous entraîne dans les coulisses de l'industrie du divertissement où les femmes et encore plus plus les femmes de couleur peinent à garder ou à trouver leur place face à leurs homologues masculins...

Le scénario assez convenu développe l'opposition puis l'entente entre ces deux femmes à première vue si différentes : Emma joue avec dérision la méchante, Mindy joue avec entrain la gentille naïve qui réussit peu à peu à s'imposer...

Dans le même registre, j'ai nettement préféré Le diable s'habille en Prada !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Arnaud Desplechin s'est inspiré d'un fait divers intervenu à Roubaix en 2002, qui a fait l'objet d'un documentaire tourné en 2008, pour nous raconter le tragique destin de deux jeunes femmes déshéritées, à la fois victimes et bourreaux d'une plus déshéritée qu'elles...

Un soir de Noël, le commissariat de Roubaix ne désemplit pas : la caméra nous fait partager le quotidien de l'équipe puis nous plonge dans le meurtre d'une femme âgée perpétré dans une cité ouvrière par Claude (Léa Seydoux à visage nu) et Marie (Sara Forestier complètement dévastée), amantes toxicomanes et alcooliques ...

Daoud (magnifique Roschdy Zem) chef de la police locale est sur tous les fronts : au contact sur le terrain où son intuition lui permet d'identifier très rapidement la culpabilité présumée des témoins et dans les bureaux où il interroge avec humanité et bienveillance le quotidien des laissés pour compte du système capitaliste...

A ses côtés, Louis (Antoine Reinartz très bon dans le rôle), un policier récemment nommé, tenté dans un premier temps par la prêtrise, fait ses classes, tentant de trouver son style entre la posture humaniste de Daoud et les vociférations des flics ordinaires...

Un beau sujet gâté par une impression d'irréalité : comment un flic peut-il réussir dans son métier en passant autant de temps sur chaque interrogatoire ? et plombé par le sentiment de fatalité qui pèse sur la ville : impossible de ne pas tomber dans la délinquance ?

Arnaud Desplechin n'est pas le nouveau maître du polar mais Roschdy Zem confirme l'excellence de son talent d'acteur !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pas très tentée au départ, je suis quand même allée voir le dernier film d'Ira Sachs encensé par le Masque et la plume...

Hélas...

Le réalisateur nous raconte l'histoire de Frankie, une actrice très connue interprétée par une Isabelle Huppert complètement éteinte malgré quelques sursauts vachards, atteinte d'un cancer en phase terminale, qui a invité toute sa famille dans un magnifique hôtel à Sintra pour partager ses derniers instants...

Frankie est entourée de Jimmy son mari actuel (Brendan Gleeson) et de la fille de ce dernier, de son fils Paul (Jérémie Renier) qu'elle rêve de marier à sa meilleure amie Ilene (Marisa Tomei) et de Michel (Pascal Greggory) son ex mari qui s'est révélé homo...

Rien ne se passe bien évidemment comme prévu, la caméra filme les têtes à tête qui s'enchaînent sans aucune logique, le scénario prend des chemins de traverse pour nous raconter des anecdotes entre des personnages secondaires qui ne servent pas du tout le thème central...

Heureusement que Sintra, site classé au patrimoine de l'Unesco est photogénique  !

Un film pour rien !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Wang Xiaoshuai a eu l'idée de ce film lors de l'abandon en 2015 de la politique de l'enfant unique instituée en 1979 par Deng Xiaoping pour lutter contre la surpopulation et la famine...

Il nous replonge dans les années 80 au cœur d'un immeuble d'appartements ouvriers communautaires dignes de l'architecture soviétique, où les individus n'ont quasiment aucune intimité et nous raconte l'histoire de deux couples qui travaillent dans la même usine et ont deux petits garçons Xing et Hao du même âge...

Le film démarre sur une scène dramatique qui oppose les deux garçonnets et se conclut par la mort par noyade de l'un deux Xing...

D'ellipses en flasbacks le réalisateur nous fait partager sur 40 ans le quotidien de Liyun (Yong Mei) et Yaojun (Wang Jingchun), les parents de Xing qui doivent faire face à une succession de situations dramatiques : l'avortement imposé à Liyun  par la femme du couple ami qui est également son "chef", la douleur de la perte de leur fils unique,  la nécessité de "gérer" le licenciement de Liyun victime de l'introduction de la toute nouvelle économie de marché et enfin leur désarroi de parents dépassés par l'adolescence rebelle de Xing, leur fils de substitution qui porte le même prénom que le fils disparu...

Forcés de quitter Pékin, le couple se retrouve à Canton où Yaojun ouvre un atelier de réparation sur le port tandis que le couple ami "plus obéissant" et plus "opportuniste" réussit à maintenir ses prérogatives et même à devenir riche et puissant lorsque le marché s'ouvre à l'initiative personnelle et à la concurrence... mais leur réussite faciale cache une profonde culpabilité relative à la scène inaugurale du film...

Le réalisateur nous montre mais sans les dénoncer explicitement, les ravages d'un planning familial dirigiste qui a impacté toute une génération de jeunes parents, mais aussi les dérives du récent capitalisme triomphant qui détruit le passé et casse la primauté du collectif sur l'individu qui faisait le ciment de la société chinoise...

Des personnages secondaires telle la belle Moli (Qi Xi) viennent s'inviter dans le scénario, ouvrant des perspectives complémentaires dans l'écheveau des sentiments...

Un film long (3 h 05), beau et lent , qui nous fait voyager  dans l'inconscient collectif chinois et dont les deux acteurs principaux ont été récompensés par un prix d'interprétation au festival de Berlin en 2019 !

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