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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

L'exposition (construite en collaboration avec le Van Gogh Museum d’Amsterdam), retrace la création artistique foisonnante des  derniers mois de la vie de Vincent van Gogh (1853-1890).

En mai 1890, Vincent van Gogh s’installe, sur la recommandation de son frère Théo, à Auvers-sur-Oise, petite ville située à environ 30 kilomètres au nord-ouest de Paris. Installé au centre du village, au café de la mairie tenu par le couple Ravoux, il est laissé aux bons soins du Docteur Gachet, un médecin spécialisé dans la mélancolie recommandé par Camille Pissarro. 

En deux mois, le peintre produit 74 tableaux et 33 dessins, parmi lesquels des œuvres iconiques telles que Le Docteur Paul Gachet, L’église d’Auvers-sur-Oise ou encore Champ de blé aux corbeaux.

Riche d’une quarantaine de tableaux et d’une vingtaine de dessins, l’exposition met en lumière cette période prolifique selon un parcours thématique : le village avec ses maisons, ses chaumières et ses fermes, les portraits, les natures mortes... et rassemble pour la première fois  11 des 13 tableaux au format « double carré »  qui révèlent des explorations plastiques d’une grande liberté.

À Auvers-sur-Oise, la touche du peintre, épaisse et nerveuse, si expressive, reste la même. En revanche, la palette change : la lumière du Nord, plus douce, offre d’infinis camaïeux de vert, de bleus, de jaunes et de violets.

Une exposition exceptionnelle , hélas trop fréquentée, à voir jusqu'au 4 février 2024 !

Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte
Van Gogh  : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte

Van Gogh : champs, maisons, fermes et chaumières, bords de l'Oise, Eglise d'Auvers, portraits et nature morte

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après La femme de mon frère que j'avais trouvé sympathiquement brouillon (voir ma critique de juin 2019), la réalisatrice québécoise Monia Chokri poursuit son étude de la société montréalaise...

Le pitch tient en quelques mots : quand Sophia (Magalie Lépine-Blondeau), professeur de philosophie en couple avec Xavier (Francis-William Rhéaume) depuis 10 ans, rencontre Sylvain (Pierre Yves Cardinal), charpentier menuisier de son état qui a été embauché pour rénover leur chalet... c'est le coup de foudre !

De scène de sexe en repas de famille, la caméra nous invite à partager cette histoire d'amour impossible entre une intellectuelle et un manuel : rien de très nouveau sous le soleil...

Quelques moments bien troussés mais beaucoup de clichés...

La réalisatrice ne sachant visiblement pas comment enchainer les différents chapitres du film, choisit des fondus enchainés et de la musique pour nous faire comprendre que le scénario avance...

Les acteurs sont sympathiques mais contrairement à ce que dit Télérama, je n'ai pas trouvé que le film faisait mouche, d'autant qu'une fois de plus il est trop long (1h50) !?

Vous me direz !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Tran Anh Hung, le réalisateur franco-vietnamien du chef d’œuvre L'odeur de la papaye verte (Caméra d'or au Festival de Cannes 1993), cherchait un sujet pour reparler de l'art de la gastronomie...

Il a jeté son dévolu sur le personnage de Dodin Bouffant, gastronome inventé en 1924 par l'écrivain suisse Marcel Rouff : La Vie et la passion de Dodin-Bouffant (en partie inspiré par le célèbre Brillat-Savarin)...

Récompensé par le Prix de la mise en scène à Cannes en 2023, le dernier opus de Tran Anh Hung doit représenter la France aux Oscars 2024, en lieu et place de l'excellente Palme d'Or : Anatomie d'une chute (+1 million d'entrées à ce jour)...

Le film réunit Benoit Magimel dans le rôle de Dodin Bouffant, un  châtelain amoureux de la cuisine... et de sa cuisinière Eugénie (Juliette Binoche très juste)...

Durant 2h14, le réalisateur nous invite à la table d'Eugénie qui régale Dodin et son quatuor d'amis, vieux notables de province compassés qui ont un sacré coup de fourchette et une conversation des plus réduites...

Après un début plutôt réussi : la préparation d'un savoureux premier repas (dont toutes les recettes sont signées Pierre Gagnaire), le film se répète et se perd dans de petites anecdotes sans grand intérêt autour de personnages secondaires tous plus mutiques les uns que les autres...

En résumé, une vision de la France totalement surannée où les journées de messieurs les bourgeois s'articulent autour des repas tandis que les femmes s'agitent en cuisine : une image d'Epinal pour les Américains !? 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Première rétrospective en France consacrée au peintre américain Mark Rothko (1903-1970) depuis celle du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris en 1999, l’exposition présentée à la Fondation réunit quelque 115 œuvres provenant des plus grandes collections institutionnelles, notamment de la National Gallery of Art de Washington, de la Tate de Londres et de la Phillips Collection de Washington, et de collections privées internationales dont celle de la famille de l’artiste.

Se déployant selon un parcours chronologique, l'exposition de la Fondation Louis Vuitton retrace l’ensemble de la carrière de l’artiste depuis ses premières peintures figuratives jusqu’à l’abstraction qui définit aujourd’hui son œuvre. 

Le parcours s’ouvre sur des scènes intimistes dont son seul autoportrait (1936) et des paysages urbains (telles les scènes du métro new-yorkais peintes dans les années 30), avant de céder la place à un répertoire inspiré des mythes antiques et du surréalisme.

À partir de 1946, traumatisé par la guerre, Rothko, comme d’autres de ses confrères de l'école de New York, abandonne le figuratif et opère un tournant décisif vers l’abstraction dont la première phase est celle où des masses chromatiques en suspension. Il ne donne plus de titres mais des numéros à ses toiles. Celles-ci deviennent verticales et se composent de rectangles superposés de couleurs chaudes (rouge, brun, blanc, rose, jaune, orange), traversés de lumière. A partir de la décennie suivante, il se limite à deux ou trois formes rectangulaires dont les bords vibrent et touchent les limites de la toile comme un halo diaphane. Malgré leur apparente sérénité, Rothko assure : « J’ai emprisonné la violence absolue dans chaque centimètre carré de leur surface »...

Si depuis la fin des années 1950, Rothko privilégie des tonalités plus sombres, des contrastes sourds, l’artiste n’a pourtant jamais complètement abandonné sa palette de couleurs vives, comme en témoignent plusieurs toiles de 1967. Même la série des Black and Grey de 1969-1970 ne peut mener à une interprétation simpliste de l’œuvre associant le gris et le noir à la dépression et au suicide.

Ces œuvres sont réunies aux côtés des grandes figures d’Alberto Giacometti, créant un environnement proche de ce que Rothko avait imaginé pour répondre à une commande de l’UNESCO restée sans lendemain.

A voir jusqu'au 2 avril 2024

 

Rothko : oeuvres figuratives (8) - oeuvres inspirées du surréalisme
Rothko : oeuvres figuratives (8) - oeuvres inspirées du surréalisme
Rothko : oeuvres figuratives (8) - oeuvres inspirées du surréalisme
Rothko : oeuvres figuratives (8) - oeuvres inspirées du surréalisme
Rothko : oeuvres figuratives (8) - oeuvres inspirées du surréalisme
Rothko : oeuvres figuratives (8) - oeuvres inspirées du surréalisme
Rothko : oeuvres figuratives (8) - oeuvres inspirées du surréalisme
Rothko : oeuvres figuratives (8) - oeuvres inspirées du surréalisme
Rothko : oeuvres figuratives (8) - oeuvres inspirées du surréalisme
Rothko : oeuvres figuratives (8) - oeuvres inspirées du surréalisme
Rothko : oeuvres figuratives (8) - oeuvres inspirées du surréalisme
Rothko : oeuvres figuratives (8) - oeuvres inspirées du surréalisme
Rothko : oeuvres figuratives (8) - oeuvres inspirées du surréalisme
Rothko : oeuvres figuratives (8) - oeuvres inspirées du surréalisme
Rothko : oeuvres figuratives (8) - oeuvres inspirées du surréalisme

Rothko : oeuvres figuratives (8) - oeuvres inspirées du surréalisme

Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"
Rothko : oeuvres "classiques"

Rothko : oeuvres "classiques"

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Le toujours aussi formidable Franck Desmedt nous fait partager en 1h30 les principaux épisodes de la vie de Kessel, l'écrivain aventurier témoin de son temps...

Ecrit et mis en scène par Mathieu Rannou, le texte est ciselé, enlevé, brillant et donne envie de relire l’œuvre de Kessel...

Dans un décor aussi simple qu'ingénieux (voir la bande annonce),  le comédien conteur endosse les rôles de Kessel, de sa mère, de son père, de de Gaulle, de Robert Salmon (patron de France Soir) et  de Pierre Lazareff (rédacteur en chef de France Soir), de Francis Huster...

La salle était comble, le public conquis, l'interprète ému...

A voir jusqu'au 7 janvier !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Sébastien Thiéry a eu l'idée de réunir Noémie Lvovsky et Yvan Attal dans sa dernière pièce et le duo fonctionne...

Mariés depuis 25 ans, Justine et Jean-Marc font face à l'usure de leur couple depuis le départ de leur fils qui ne donne pas trop de nouvelles à ses parents...

Installés dans leur grande cuisine moderne, ils se disputent pour un oui, pour un non, pour un mot prononcé maladroitement et chacun fait assaut de la mauvaise foi la plus éhontée...

Quand Justine reçoit un e-mail d'une adresse inconnue composée du lieu et la date de leur mariage, elle ne peut s'empêcher de cliquer sur la vidéo jointe...

Stupéfaits, Justine et Jean-Marc découvrent qu'une webcam a été installée sur une étagère de leur cuisine et qu'ils sont filmés à leur insu...

Qui l’a installée : ils vont bien sûr s'accuser mutuellement... Pourquoi : ils évoquent tour à tour des possibles jalousies de leurs entourages respectifs (elle est éditrice de bandes dessinées, lui dirige une agence de pub)...

Au fur et à mesure des envois qui vont s'intensifier (malgré le débranchement de la caméra), ils comprennent qu'ils sont enregistrés dans leur intimité depuis de longs mois...

Chaque vidéo met à jour les mesquineries et les mensonges de ce couple de quinquagénaires qui, au fil du temps, a renié le pacte qui les avait unis lors de leur mariage...

Le dialogue remarquablement construit nous tient en haleine tout au long de la représentation et nous embarque à leurs côtés...

Tour à tour amusés, consternés mais toujours empathiques, nous ne les quittons pas des yeux jusqu'à la toute fin qui... je ne vous en dirais pas plus...

A voir absolument !!!

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

C'est l'année Sandra Hüller : après avoir brillamment incarné l'héroïne de "Anatomie d'une chute", l'actrice allemande interprète ici le "moi" du film, c'est-à-dire la comtesse Irma Sztáray que l'impératrice Sissi (ravissante Susanne Wolff), choisit comme dame d'honneur pour l'accompagner dans son séjour à Corfou...

Rejetée par sa mère Maria, qui désespère que sa grande godiche de fille ne soit pas encore mariée à près de 40 ans, Irma s'épanouit auprès de la fantasque impératrice qui la libère de ses robes engoncées et l'initie au sport et au jeûne...

Après l'autrichienne Marie Kreutzer et son film "Corsage" sorti fin 2022, c'est au tour de l'allemande Frauke Finsterwalder de revisiter le mythe de l'impératrice d'Autriche loin de l'image traditionnelle qui a marqué les débuts de Romy Schneider...

Car dans "Sissi et moi" comme dans "Corsage", Sissi est dépeinte comme une femme moderne, intelligente, qui s'entoure d'une cour de femmes et fuit les hommes qui "s'accrochent"...

Entre les deux femmes nait une certaine amitié qui se transforme rapidement en un amour exclusif et jaloux pour Irma...

Inspiré par la réalité historique, le film n'en est pas moins une fiction dans ses partis pris, mais une fiction réjouissante et résolument féministe... bien qu'un peu longuette (2h12)

Dommage que les hommes soient tous ridiculisés...

Personnellement j'avais préféré "Corsage" et l'interprétation  de Vicky Krieps, même si je n'avais pas été complètement convaincue (voir ma critique en décembre 2022)...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Les mathématiques ont la cote !

Après "Voie royale" de Frédéric Mermoud  qui nous racontait la réussite d'une jeune femme en classe prépa scientifique (voir ma critique du 31 août dernier), la réalisatrice Anna Nouvion nous invite à partager la passion de Marguerite pour les mathématiques...

Elève en dernière année de doctorat à l'ENS (Ecole Normale Supérieure), Marguerite (formidable Ella Rumpf), qui prépare sa thèse avec Laurent Werner, un maître terriblement exigeant (excellent Jean Pierre Daroussin dans un rôle à contremploi pour lui), a pour ambition de démontrer la conjecture de Goldbach, sur laquelle tous les mathématiciens se sont cassés les dents...

Doublement désavouée par Laurent Werner qui a décidé de superviser en parallèle et sur le même sujet qu'elle, Lucas (séduisant Julien Frison)  un thésard diplômé d'Oxford - et qui la lâche brutalement lors d'une démonstration, Marguerite décide de tout abandonner...

Colocataire d'une jeune danseuse rencontrée par hasard, elle s'installe dans un appartement du quartier chinois du XIIIe arrondissement où elle découvre rapidement que son don pour les chiffres va lui permettre de gagner sa vie dans des parties de mah-jong clandestines...

Obsédée toutefois par ses recherches, elle va replonger dans ses équations, seule puis avec l'aide de Lucas, qu'elle réussit à associer à son travail...

Le film, si l'on oublie son côté romance qui n'est toutefois pas sans charme, présente un double intérêt : dans le portrait de cette jeune femme, fille d'une professeur de mathématiques, corticale obsessionnelle jusqu'à tutoyer la folie, qui va peu à peu s'ouvrir aux autres - et dans la description du milieu quasiment exclusivement masculin de la recherche en mathématiques, pour lequel Marguerite, en tant que femme, représente une menace...

 A voir pour ses acteurs et pour encourager l'excellence française en mathématiques !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans ce dernier opus présenté au festival de Cannes 2023 mais non récompensé, Marco Bellocchio, 83 ans, traumatisé par l'éducation rigide de parents aux opinions conservatrices voire réactionnaires, poursuit son œuvre de dénonciation des "forfaits" de L'Eglise catholique...

Il nous raconte l'histoire vraie du petit Edgardo Mortara qui, en 1857, fut, sur mandat du Saint-Office de l’Inquisition, arraché à l'âge de 6 ans, à sa famille juive par les brigades du pape-roi Pie IX...

Ondoyé en secret à l'âge d'un an par Anna Morisi, une jeune servante catholique au service de la famille qui, l'estimant en danger de mort, s'inquiétait du salut de son âme, l'enfant est devenu à l'insu des siens "chrétien pour l'éternité"...

C’est ainsi qu’Edgardo est élevé dans la “Maison des catéchumènes et des néophytes” (“Domus Catecumenorum”), un séminaire créé pour la conversion, entre autres, des Juifs et des Musulmans où il reçoit une éducation catholique rigoureuse. Brisés par cet enlèvement, les époux Mortara n’hésiteront pas à employer toutes leurs ressources, y compris financières, pour obtenir justice. Les diverses communautés juives, en Italie et à l’étranger, se mobiliseront pour les soutenir dans ce qui deviendra rapidement un véritable scandale international.

Ne quittant pas le visage de cet enfant au regard angélique, la caméra nous fait partager son quotidien studieux au milieu de ses camarades, choyé par ce pape puissant (dont le pontificat de 31 ans est le plus long de l'histoire de la papauté), habité par des cauchemars de circoncision forcée...

Car, après quelques mois difficiles où il réclame de retourner dans sa famille, Edgardo, victime dirait-on aujourd'hui du syndrome de Stockholm, non seulement accepte sa conversion forcée mais s'engage sur le chemin de la prêtrise, ne désespérant jamais de faire renoncer sa mère et ses frères et sœurs à la religion juive...

Souligné par des envolées musicales et tourné dans de magnifiques décors magnifiés par la pourpre romaine, le film nous replonge dans le contexte historique de cette époque où le pape à la tête des Etats Pontificaux (jusqu'en 1870), pouvait décider du sort d'un enfant mineur (il y en eut plusieurs) et le kidnapper pour l'élever dans la religion catholique contre l'avis de ses parents...

Personnellement je trouve que le film aurait été encore plus puissant s'il s'était inscrit dans notre monde contemporain car, si le souvenir de ces "crimes" mérite d'être rappelé, ces enlèvements n'en paraissent pas moins anecdotiques voire archaïques au regard du scandale enfin dénoncé de la pédocriminalité de certains membres de l'Eglise catholique...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Quelques instants avant d’entrer sur scène, le pianiste Pascal Amoyel retrouve, dans une partition, une enveloppe qui lui est adressée au 16 rue Ampère par la gardienne de l'immeuble...

C’est l’adresse à laquelle Cziffra, puis Amoyel - comme un clin d’œil du destin - habitèrent.

L’interprète replonge alors dans le souvenir des premières rencontres avec le Maitre dont il devint l’un des rares élèves.

Au clavier de son piano, Pascal Amoyel nous raconte l’incroyable destinée du légendaire pianiste hongrois qui est devenu l’un des plus grands virtuoses du XXe siècle.

Né en 1921 dans les bidonvilles de Budapest,  György Cziffra, enfant virtuose dès l'âge de 5 ans, est le benjamin de trois enfants d'une famille de musiciens tziganes.

Envoyé combattre sur le front de l'Est avec l'Armée hongroise, il est fait prisonnier par des partisans soviétiques. Transféré quelques mois plus tard dans un camp de prisonniers, il est enrôlé dans la nouvelle armée hongroise qui se forme à la libération du territoire hongrois par l'Armée Rouge. Après avoir servi pendant plus d'un an comme instructeur, il est démobilisé et rejoint en 1946 sa femme et son fils qu'il n'avait pas revus depuis 1942.

Opposé au régime communiste hongrois, il est arrêté lors de sa tentative de traverser la frontière clandestinement avec sa famille. Il reste prisonnier politique de 1950 à 1953, condamné aux travaux forcés où il exécute la dure tâche de porteur de pierres. Il lui en restera des séquelles qui lui vaudront, à sa libération, de longs mois de rééducation et des douleurs persistantes aux articulations. D'où son fameux bracelet de cuir au poignet droit qu'il portera plusieurs années encore après son exil.

Il est alors enfin reconnu comme un pianiste exceptionnel par le ministère hongrois des Affaires culturelles qui lui permet entre 1953 et 1956 d'accéder à une carrière d'interprète virtuose et de donner de nombreux concerts en Hongrie, sans pouvoir encore jouer à l'étranger.

Lors de la répression qui suit l'insurrection de 1956, et la fuite de dizaines de milliers de Hongrois, il profite de la brève ouverture de la frontière pour fuir le régime communiste et s'échapper vers l'Autriche avec sa famille. Profitant de ce qu'il se produit à Vienne, il demande l'asile politique et part pour la France où il est apprécié par le public dès son arrivée à Paris.

Le spectacle d'une grande qualité (c'est une reprise) fait salle comble !

Dommage que l’acoustique du théâtre Montparnasse ne permette pas de profiter pleinement du talent de Pascal Amoyel...

 

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