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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sorti il y a trois semaines en Belgique, le deuxième long métrage du couple bruxellois Ann Sirot et Raphaël Balboni nous parle de désir d'enfant...

Sandra (Lucie Debay) et Rémy (Lazare Gousseau) n'arrivent pas à avoir d'enfant car, l'apprennent-ils à leur grand étonnement, ils sont atteints du "Syndrome des amours passées"...

Pour guérir, il n'y a qu'une seule solution : ils doivent recoucher une fois avec tous/toutes leurs ex...

Sur cette idée très loufoque (très belge ?), les réalisateurs réussissent, en inversant les rôles habituellement dévolus à la femme et à l'homme, le pari de nous parler du couple moderne...

En effet après quelques hésitations "légitimes", Sandra se lance à fond dans la recherche de ses nombreux partenaires tandis que Rémy peine à joindre ses rares anciennes conquêtes...

Se conseillant mutuellement mais de moins en moins complices dans l'amour, Sandra et Rémy vont interroger leur désir amoureux et leur projet d'enfant...

Le jeu des acteurs sonne très juste et la fin très amusante justifie l'histoire un peu longuette (même si le film ne dure qu'1h29), mais pleine de rebondissements inventifs !

La sortie en France est prévue le 25 octobre

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Présenté en avant-première au festival International du Film à Saint Jean de Luz, le premier long métrage de Ronan Tronchot, interroge sur le statut du prêtre d'aujourd'hui et sur la paternité...

Simon (magnifique Grégory Gadebois) est un prêtre dévoué à sa paroisse dans la ville d'Auxerre. Au cours d’une messe, Louise (Géraldine Nakache), qu’il n’avait pas revue depuis son séminaire, refait surface. Elle lui présente Aloé adorable Anton Alluin), enfant de 11 ans, dont il apprend qu'il est le père.

Bouleversé par cette nouvelle, Simon va tout d'abord se réfugier dans son travail de prêtre... puis peu à peu se laisser séduire par la curiosité et l'authenticité de cet enfant... jusqu'à revisiter sa pratique et notamment auprès des jeunes qu'il accompagnait de façon plus bienveillante que  réellement engagée...

Confronté à cette soudaine paternité,  Simon va tenter de trouver de l'aide auprès de sa hiérarchie pour convaincre les plus hautes instances de l’Église que sa vocation est compatible avec l’amour paternel...

Elevé dans la religion catholique en Bretagne, le réalisateur, jeune papa par ailleurs, a voulu nous raconter le combat sincère d'un prêtre catholique qui se heurte aux dogmes de l'Eglise...

Toujours juste (le réalisateur s'est entouré de prêtres pour le conseiller), jamais prêchi-prêcha, le film réussit à nous passionner et à nous émouvoir jusqu'aux toutes dernières images...

Porté par un Grégory Gadebois qui crève l'écran, l'histoire s'enrichit d'excellents personnages secondaires : Amine (Lyes Salem), le collègue algérien de Simon, la "bonne" du curé (Danielle Lebrun)...

A voir absolument : le film sort en salles le 27 mars 2024

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Présenté en avant-première au festival International du Film à Saint Jean de Luz, le premier long métrage de Rudy Milstein, dénonce sous couvert de comédie, la difficile défense des class actions françaises face aux géants de l'industrie  phytosanitaire...

Louis (Vincent Dedienne  très amusant dans un rôle de vrai faux candide), junior dans un grand cabinet d'avocats, n'arrive pas à trouver sa place...

Quand un vieux médecin fatigué lui annonce qu'il souffre d'une tumeur à l'estomac, il a la surprise, en actant de sa maladie pour se défendre de ne pas avoir fini de rédiger le mémo demandé, de se voir soudainement écouté et pris en considération...

Difficile de faire marche arrière quand le même médecin lui avoue son erreur...

Bombardé assistant auprès d'Elsa (délicieuse Florence Poésy), une des principales associées du cabinet crainte par toutes les équipes, il se retrouve sur un procès majeur pour le cabinet : la défense d'un industriel face à une association de malades du cancer menée par Hélène (Géraldine Nakache), une pasionaria survoltée au langage cru...

La caméra accompagne Louis qui, malgré qu'il soit empêtré dans son mensonge,  va peu à peu apprendre à s'affirmer tout en restant "gentil" auprès de sa hiérarchie, de ses parents (un couple d'avocats dysfonctionnel), de son voisin bizarre (interprété par Ruby Milstein) qui ne ressent plus aucune émotion depuis son AVC et surtout auprès d'Hélène et de Julien (un jeune cancéreux qu'il encourage dans ses projets)...

Un film gentiment cocasse qui pose de vraies questions mais n'y répond pas vraiment... à voir pour ses acteurs !

La sortie du film est prévue le 22 novembre 2023

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

J'avais beaucoup aimé "Les cowboys", premier long métrage de Thomas Bidegain sorti en décembre 2015 (voir ma critique) et c'est donc avec intérêt que je suis allée découvrir en avant-première française son second long métrage "Soudain, seuls" (adapté du roman éponyme d'Isabelle Autissier)...

Le réalisateur nous a raconté qu'il voulait nous faire réfléchir face à l'urgence climatique et à l'équilibre du couple en nous racontant cette survival story...

En couple depuis 5 ans, Ben (Gilles Lellouche)  et Laura (Mélanie Thierry) ont décidé de faire le tour du monde en bateau. Avant d'atteindre l'Amérique du Sud, ils font un détour vers une île sauvage, près des côtes antarctiques. En pleine exploration, une tempête s'abat sur eux et leur bateau disparaît...

Durant presque deux heures, nous participons au calvaire de ce couple réfugié sans vivres, dans une ancienne baleinerie désaffectée (à une certaine époque, on massacrait les baleines pour utiliser leur huile pour alimenter les lampes !)

Rien ne nous est épargné : la quête de nourriture (au bout de quelques mois ils décident de tuer des manchots ?!), l'entretien du feu (leur briquet ne marche plus)... mais également leurs disputes de couple inévitables en milieu hostile et leur réconciliation téléphonée (mais pas sur l'oreiller car ils n'en ont pas)...

Le seul moment intéressant est le mouvement de bascule dans le couple quand la timorée et angoissée Laura se transforme en femme puissante et... je ne vous en dirai pas plus pour ne pas dévoiler la fin... même si elle est totalement improbable...

Les paysages sont beaux et sauvages.. mais même cela est faux puisque le film a été tourné en Bretagne et en Islande et que pour donner de la véracité au scénario, la production a "importé" une colonie de manchots ???

Les deux acteurs "font le job" mais je ne vous recommande pas le film dont la sortie est prévue le 6 décembre 2023...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Tout le monde connait les grandes lignes de la méthode Montessori qui s'appuie essentiellement sur la liberté des élèves, mais qui connait Maria Montessori ?

La jeune réalisatrice Léa Todorov (fille de Nancy Huston), diplômée de Sciences Po et passionnée par les méthodes d'éducation alternatives, a réalisé un documentaire en 2017 sur "L'éducation nouvelle entre les deux guerres" et sort un premier long métrage pour célébrer les découvertes de Maria Montessori... projeté pour la première fois en France à Saint Jean de Luz...

Une des premières femmes diplômées de Médecine en Italie, Maria Montessori obtient également une licence en biologie, philosophie et psychologie.

Entre1894 et 1896,  elle travaille comme assistante dans la clinique psychiatrique de l'Université de Rome, où elle rencontre plusieurs enfants déficients mentalement. Constatant avec effarement qu’ils sont mélangés aux adultes et qu’ils n'ont aucun jeu à leur disposition,  elle obtient  la création d'un service séparé qui sera considéré comme l'un des premiers services pédo-psychiatriques en Italie.

Pour proposer et opposer deux modèles de "femmes puissantes" au début du XXe siècle, la réalisatrice a inventé le personnage de Lili d'Alengy, cocotte admirée du tout Paris, incarnée avec talent par Leila Bekhti

Quand Lili d’Alengy, cocotte au faîte de sa gloire, doit fuir Paris en 1900 pour cacher sa fille Tina "déficiente mentale", elle s'installe à Rome où elle l'inscrit  dans le service de Maria Montessori (magnifique Jasmine Trinca) et découvre avec stupeur les réels bénéfices de son approche pédagogique.

Passionnant et très pédagogique dans un premier temps, le film s'enrichit de la rencontre de ces deux femmes qui vont peu à peu s'apprécier puis s'épauler voire se compléter... car Lili, grâce à Maria Montessori redécouvre sa fille... car Maria, qui a eu un fils hors mariage avec le professeur de psychiatrie Montesano, va apprendre à s'affirmer dans le monde patriarcal de la médecine et dans sa vie personnelle...

Maria Montessori est certes une "nouvelle femme", une femme moderne mais elle doit composer avec tous les préjugés de son époque et de son milieu social...

Tourné avec des enfants handicapés, le film est un hymne à la gloire de l'approche attentionnée et respectueuse des enfants...

Sortie prévue sur les écrans le 13 mars 2024

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur suisse-égyptien Tamer Ruggli s'est inspiré de l'histoire des femmes de sa famille et plus particulièrement des relations orageuses entre sa mère et sa grand-mère pour écrire son premier long métrage (présenté pour la première fois en France à Saint Jean de Luz)...

Sue (impressionnante et ravissante Nadine Labaki), une thérapeute renommée, quitte la Suisse pour se rendre à Alexandrie au chevet de sa mère Fairouz (merveilleuse Fanny Ardant), une aristocrate scandaleuse et égocentrique qu'elle n'a pas vue depuis 20 ans...

Accueillie au Caire par son excentrique tante Indji qui lui avait promis de l'emmener au chevet de sa sœur Fairouz, Sue redécouvre en taxi puis à pieds la capitale animée où les souvenirs l'assaillent...

Prenant la route, seule au volant d'une magnifique voiture américaine rose, la jeune femme va entreprendre un voyage fantasmagorique vers son passé, accompagnée du fantôme impérieux et querelleur de sa mère et de Bobby, un mystérieux petit garçon malicieux qui s'invite à chaque étape (un double d'elle enfant ?, le petit garçon dont sa mère rêvait ? un double du réalisateur ?)...

La caméra nous invite dans de somptueuses demeures habitées par des femmes puissantes et leurs fidèles serviteurs et nous fait voyager dans les magnifiques paysages ocres du delta du Nil que traverse Sue...

Malgré quelques longueurs, un très joli film sur le travail de mémoire, magnifié par une bande son aux accents de Dalida !

Pas de date de sortie annoncée pour le moment

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Thierry Klifa est venu présenter son dernier film au Festival International du Film de Saint Jean de Luz, avec Alex Beaupain qui signe la guillerette BO...

Laetitia Dosch était également présente pour nous raconter le plaisir qu'elle a pris à tourner ce film un peu foutraque qui réunit une brochette d'acteurs talentueux...

Fanny Ardant, toujours aussi belle, interprète Rachel, une Ma Dalton qui "travaille" en famille : secondée par ses deux fils Max (Mathieu Kassovitz étonnamment drôle et touchant) et Jérémie (Nicolas Duvauchelle, incroyable dans un rôle un peu casse-gueule) et de son petit fils Nathan (Ben Attal), la petite bande réalise des casses un peu minables dans des appartements dont les propriétaires s'absentent pour une soirée...

Mais rien ne va plus quand Jérémie, sur un coup de tête, décide de voler un tableau de Tamara de Lempicka dont l'arrachage déclenche l'alarme : les Pieds Nickelés s'enfuient à l'exception de Nathan que la police va arrêter puis faire emprisonner durant trois ans...

Quand Nathan sort de prison, tout s'accélère...

La famille, reconstituée tant bien que mal autour de Rachel, décide de retrouver Jérémie qu'ils soupçonnent d'avoir gardé le tableau...

L'action se déplace en Normandie dans le joli village de Saint Vaast où nos héros se retrouvent, espionnés sans qu'ils le sachent, par un policier (toujours aussi excellent Michel Vuillermoz) et par Nellie, une détective privée camouflée (Laetitia Dosch)...

Les péripéties s'enchaînent pour notre grand plus amusement, enrichissant un scénario qui nous réserve quelques jolies surprises, un twist final et des scènes familiales cocasses et attendrissantes...

Dommage que le film soit un peu trop long (1 h 56), sinon il aurait été parfait !

A voir à partir du 27 mars 2024 !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film est un remake du film argentin "El amor menos pensado", sorti en France sous le titre "Retour de flamme".

Philippe Lefebvre nous parle de l'usure du couple et du syndrome du nid vide... et réussit à nous offrir un film à la fois très actuel et transgénérationnel...

Diane (Karin Viard) et Alain (Franck Dubosc) s'aiment toujours après 30 ans de mariage mais si lui est toujours amoureux, elle... s'ennuie...

Quand leur dernier enfant s'envole pour Tokyo afin de poursuivre ses études, Diane s'effondre !

Rien ne va plus... Dans son boulot de journaliste, elle est la "vieille" à qui un jeune et fringant manager, promu à sa place, confie des sujets de la vie courante... Ses seuls rendez-vous sont chez le gynécologue qui l'aide à affronter la ménopause...

Convaincu que sa femme le trompe après avoir surpris un SMS compromettant dans sa messagerie, Alain joue le tout pour le tout et décide de quitter Diane en espérant mieux la retrouver...

En petites saynètes rapides et bien troussées, le réalisateur va nous faire partager les expériences amoureuses, amicales et professionnelles de ce couple de quinquagénaires très en forme...

Les deux protagonistes sont excellents et les rôles secondaires (dont la fille ainée du couple...) sont également très bien campés...

Très ancré dans la réalité contemporaine (galères des sites de rencontres, désir d'enfant chez les femmes de 35 ans+ et chez les couples d'homosexuelles...), le film à la fois léger et profond, est vraiment amusant !

 

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

En avril 1976, débute le deuxième procès de Pierre Goldman, militant d’extrême gauche, condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité pour quatre braquages à main armée, dont un ayant entraîné la mort de deux pharmaciennes.

Il clame son innocence dans cette dernière affaire et devient en quelques semaines l’icône de la gauche intellectuelle. Georges Kiejman, jeune avocat, assure sa défense. Mais très vite, leurs rapports se tendent. Goldman, insaisissable et provocateur, risque la peine capitale et rend l’issue du procès incertaine.

C'est via son livre, Souvenirs obscurs d’un Juif polonais né en France, que Cédric Kahn a découvert Pierre Goldman, une quinzaine d'années avant de lui consacrer un film.

Dans ce film, le réalisateur nous parle de la complexité de la justice en l'absence de preuves, de judéité à travers le parcours des enfants de la Shoah, de la condition noire mais aussi des petits blancs qui se sentent méprisés car ils n'ont pas les mots...

L'accusé, magnifiquement incarné par Arieh Worthalter, donne le ton des échanges : pas de témoin de moralité, pas de pathos, les faits, rien que les faits... des prises de position provocatrices et notamment à l'égard de la police qu'il accuse de racisme...

Mais les faits se dérobent à travers les témoignages contradictoires du braquage de la pharmacie du Boulevard Richard Lenoir : le spectateur, à l'instar du juré, ne sait plus qui croire...

Le scénario très habile maintient le suspens alors que le verdict est connu : "Je suis innocent parce que je suis innocent" martèle Goldman dont l'affaire n'a jamais été élucidée...

Le rôle de Georges Kiejman est superbement interprété par Arthur Harari, qui, comme Cédric Kahn, est comédien et réalisateur. Jusque-là, il avait principalement joué devant la caméra de sa compagne Justine Triet, avec laquelle il a également co-écrit "Sibyl" et "Anatomie d'une chute" (Palme d'Or 2023). En tant que cinéaste, on lui doit" Diamant noir" et "Onoda-10000 nuits dans la jungle".

Tout aussi excellents sont Nicolas Briançon dans le rôle d'avocat des victimes, Aurélien Chaussade dans celui de l'avocat général et Stéphan Guérin-Tillié dans celui du président...

Un film de son époque où la justice était masculine et blanche mais un film aux accents très contemporains dans son opposition entre l'élite et le peuple !

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Publié le par Jean-Louis
Publié dans : #cinéma

Après le "Crime de l'Orient Express" et "Mort sur le Nil", "Mystère à Venise" est le dernier opus des exploits d'Hercule Poirot, réalisé et joué par Kenneth Branagh, adapté du roman d'Agatha Christie.

Ce film marque un renouvellement certain dans le déroulement du récit, l'atmosphère d'angoisse qui s'en dégage et une mise en scène plutôt clinquante.

L'action se situe dans un palazzo de Venise, ville dans laquelle notre héros goûte une retraite bien méritée, ce qui ne l'empêche pas de se rendre à une séance de spiritisme à la demande d'une amie chère qui suspecte une imposture.

Vont s'ensuivre, dans une montée croissante de tension, plusieurs meurtres violents qui veulent créer un climat de peur panique dans un environnement extérieur au diapason avec un orage violent sur la lagune.

Si l'on ajoute à tous ces ingrédients le fonctionnement ralenti des petites cellules grises de Poirot pour cause de thé drogué, on ressent une sorte d'inéluctabilité dans le déroulement de l'intrigue, avec un sentiment d'artificialité à force d'épisodes tous plus dramatiques les uns que les autres, mais de moins en moins crédibles.

En d'autres termes, on n'a plus vraiment peur et la résolution du mystère assénée avec force par un Hercule Poirot régénéré, conclut un film qui se regarde sans déplaisir si l'on accepte de le faire au premier degré.

En conclusion, peut-être notre ex-détective devrait-il décider de prendre une retraite définitive ?

 

 

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