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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Alexis Gorodine nous invite dans son univers ; natures mortes et animaux imaginaires émergent d'une nature brute et sophistiquée, qui évoque le passé (peintures rupestres, laques chinoises...) et s'inscrit dans une modernité singulière.

Peignant par couches successives, le peintre ingénieur de formation, triture, scarifie, pulvérise et griffe sa toile au gré de son imagination et ses créations nous interpellent...

Amoureux d'artistes majeurs tels Matisse ou Manet, Alexis Gorodine s'en inspire et en sublime les thèmes centraux, recréant ainsi une oeuvre universelle...

Né en 1954, il vit aujourd'hui de sa peinture, expose en France, aux USA, au Vénézuela, au Japon, à Porto Rico, en Colombie, en Suisse, en Allemagne... et ses tableaux sont présents dans des collections publiques d'importants musées tels que le Musée d'Art moderne à Paris ou le Brooklyn Museum à New York...

A découvrir à Saint Jean de Luz jusqu'au 4 juin !

Animaux, natures mortes, à la manière de Manet (Joueur de fifre) ou de Matisse (poissons rouges)
Animaux, natures mortes, à la manière de Manet (Joueur de fifre) ou de Matisse (poissons rouges)
Animaux, natures mortes, à la manière de Manet (Joueur de fifre) ou de Matisse (poissons rouges)
Animaux, natures mortes, à la manière de Manet (Joueur de fifre) ou de Matisse (poissons rouges)
Animaux, natures mortes, à la manière de Manet (Joueur de fifre) ou de Matisse (poissons rouges)
Animaux, natures mortes, à la manière de Manet (Joueur de fifre) ou de Matisse (poissons rouges)
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Animaux, natures mortes, à la manière de Manet (Joueur de fifre) ou de Matisse (poissons rouges)
Animaux, natures mortes, à la manière de Manet (Joueur de fifre) ou de Matisse (poissons rouges)

Animaux, natures mortes, à la manière de Manet (Joueur de fifre) ou de Matisse (poissons rouges)

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Brighton Beach, à la pointe sud de Brooklyn, est principalement habité par des immigrants de l’ex-URSS. C’est un endroit où l’on peut survivre sans parler anglais car les affichages dans la rue sont principalement écrits en russe mais c'est un refuge familier que les immigrés ne quittent pas...

Le réalisateur géorgien Levan Koguashvili nous invite à partager la vie de ces perdants qui tentent de se débrouiller et enchaînent les petits boulots pour survivre... 

Il nous raconte une belle histoire d'amour filial entre Kakhi (interprété magnifiquement par Levan Tedaishvili, authentique champion de lutte, médaillé olympique en 1972 et 1976) et son fils Soso parti faire des études de médecine à New-York...

Quand Kakhi débarque à Brighton 4th, la très modeste pension de famille où habite son fils, il découvre qu'il est couvert de dettes et que son créancier, un caïd de la mafia locale, n'est pas du genre à se laisser intimider...

Entouré par une bande de "pieds nickelés", le père taiseux et digne va tout mettre en œuvre pour sauver son fils...

Un dépaysement complet, à quelques encablures de Manhattan !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur turc Emin Alper nous raconte le combat d'un jeune procureur intègre contre les potentats locaux d'une bourgade rurale et surchauffée d'Anatolie...

Le contexte est campé dès les premières images : la disparition des nappes phréatiques qui provoque des dolines (voir affiche du film), la persistance des traditions locales qui veut que des hommes lourdement armés chassent le sanglier y compris dans les rues de la ville et l'ambiance de crise entretenue par un maire populiste qui prépare sa prochaine réélection... 

Volontariste et naïf,  Emre (brillamment interprété par Selahattin Pasalile), le procureur fraîchement arrivé de la capitale va tenter de comprendre les rouages du système en place gangréné par la corruption et de s'y faire respecter...
 
Présente dès le départ, la tension d'abord sourde, ne cesse de monter jusqu'au paroxysme final qui fait froid dans le dos !
 
Un film à nul autre pareil qui nous dépayse mais surtout nous inquiète...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Ours d'Or à la dernière Berlinale, le dernier opus de Nicolas Philibert nous parle de nos doubles psychiatriques...

L'Adamant, une magnifique péniche en bois amarrée sur les berges de la Seine à hauteur de la grande horloge de la gare de Lyon, est un centre de jour ouvert aux parisiens atteints de troubles psychiques...

Premier volet d'un triptyque sur la santé mentale, le film nous invite à bord de cette utopie flottante où Muriel, Marc, Olivier et les autres... viennent se confier au micro du réalisateur...

Le spectateur s'attache aux femmes et aux hommes qui viennent rechercher une écoute et de la compagnie : tous doués d'un talent artistique, ils participent à des ateliers d'expression corporelle, de dessin, de chant, de photo ou de confiture après avoir été chercher les fruits invendus des épiceries voisines...

La vie les a cabossés mais régulés par la prise de médicaments, ils peuvent de nouveau espérer renouer avec leurs enfants, leurs amis et leurs rêves...

Une variété de visages et de voix qui se croisent et qui, comme les acteurs d'un film, nouent au fur et à mesure des prises, un paysage humain à la fois proche et lointain qui, peu à peu, nous fascine et nous laisse orphelins quand le générique de fin s'inscrit sur l'écran !

On attend avec impatience le volet 2 qui nous mènera à l'hôpital Esquiral de Charenton-le-Pont et le volet 3 qui suivra des visites aux domiciles des patients...

A voir assurément !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Composée de 4 parties, d’un prologue et d’un épilogue, l'exposition invite le visiteur à (re)plonger dans l’univers de Tintin.
L'immersion débute sur les fameuses couvertures de tous les albums des Aventures de Tintin, qui prennent peu à peu vie sous nos yeux.

Les 4 parties évoquent tour à tour Tintin grand reporter, Tintin et ses amis, Tintin et les méchants, Tintin et ses grands reportages dont un chapitre spécial consacré à la conquête de la Lune !

Le spectacle s’achève sur les célèbres pages de garde bleues des albums avant de laisser place à Hergé dessinant une dernière fois son personnage fétiche.

A voir jusqu'au 7 mai !

 

 

Quelques images !
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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

L'auteur Didier Caron s'est inspiré des biographies écrites sur Emile Zola pour nous proposer une confrontation véridique mais peu connue entre l'auteur de Germinal et Léon Daudet, pamphlétaire nationaliste et antisémite.

Le 5 janvier 1895, Émile Zola dîne, comme à l'accoutumée, chez son ami Alphonse Daudet qui est très malade.

Léon Daudet, le fils de ce dernier, rentre de l'École Militaire où il vient d'assister à la dégradation du capitaine Dreyfus, événement qu'il couvre pour Le Figaro.

Une joute verbale s'engage entre les deux hommes que leurs opinions opposent radicalement...

Indigné par l'article de Léon Daudet, Zola réagit et proteste contre la violence des propos : lui, le fils d'immigré italien, ne peut tolérer qu'en France on puisse accuser un homme sans autre forme de procès que celui de sa religion !

De cette confrontation, Émile Zola ressort bouleversé et décide de se lancer dans ce qui devient déjà "l'Affaire Dreyfus".

Le 13 janvier 1898, quarante-huit heures après le verdict d'acquittement de Ferdinand Walsin Esterhazy,  l'écrivain publie sa synthèse sous la forme d'une lettre ouverte au président de la République, Félix Faure. Georges Clémenceau, éditorialiste de L’Aurore, trouve pour l'article un titre ramassé et percutant : « J'accuse… ! ».

Le retentissement de l'article est considérable en France comme dans le monde. En accusant nommément les protagonistes de l'Affaire, Émile Zola s'expose volontairement à des poursuites judiciaires afin que la justice civile se saisisse des débats et que « l'enquête ait lieu au grand jour ». La réaction du gouvernement ne se fait pas attendre, avec l'assignation d'Émile Zola pour diffamation !

Deux formidables interprètes : Pierre Azéma (bouleversant dans ce rôle de monstre sacré qui n'hésite pas à montrer ses failles) et Bruno Paviot (très crédible dans son personnage de romancier médiocre et de fils mal aimé),  nous font revivre cette époque troublée qui divisa profondément les français jusqu'au sein de leurs familles...

Didier Caron signe également la mise en scène dont l'élégance ajoute une dimension supplémentaire à la qualité du texte !

Un spectacle à voir jusqu'au 5 mai au théâtre de la Contrescarpe puis à Avignon dans le off puis en tournée !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film de Colm Bairéad est l’adaptation en langue irlandaise du récit Foster, écrit par Claire Keegan et publié en 2010. Il est paru en France sous le titre Les Trois Lumières.

Ayant grandi à Dublin dans une famille bilingue parlant anglais et irlandais, le réalisateur a choisi de tourner "The Quiet Girl" en gaélique irlandais et cette décision concourt en grande partie à la réussite de son premier long métrage de fiction...

Cette "quiet gril", c'est l'histoire de Cait, un petite fille mal aimée par ses parents paysans qui la confient lors d'un été des années 80 à de lointains cousins...

Cait la silencieuse, ne trouve sa place nulle part, ni au milieu de sa nombreuse fratrie, ni à l'école où ses coreligionnaires se moquent de sa lecture hésitante et de son côté farouche...

Quand elle se retrouve dans une maison coquette où tout est propre, où elle peut enfin manger à sa faim et où surtout elle est accueillie avec tendresse par Eibhlin et par Shean qui se laisse apprivoiser,  Cait s'ouvre aux bonheurs simples de la vie et participe aux travaux de la ferme.

Colm Bairéad a pensé en réalisant ce film, aux orphelins et aux enfants réputés difficiles qui ont été livrés durant de nombreuses années en Irlande aux sévices de sœurs catholiques maltraitantes - et la violence sourde de cette dénonciation transparait en filigrane du scénario pour le rendre encore plus poignant...

Le charme du tempo lent et silencieux du film agit comme un baume sur les êtres meurtris par le destin !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Rapprocher Edouard Manet (1832-1883) et Edgar Degas (1834-1917), c’est chercher à comprendre l’un à partir de l’autre, en examinant aussi bien leurs ressemblances que leurs différences, voire leurs divergences dans l’avènement de la Nouvelle peinture des années 1860-80...

En partant des sujets qu'ils affectionnèrent (des courses de chevaux aux scènes de café, de la prostitution au tub), de leurs options stylistiques, des marchands et collectionneurs qu'ils parvinrent à apprivoiser, des lieux (cafés, salles de spectacle) et des cercles, familiaux (Berthe Morisot) ou amicaux, où ils se croisèrent..., cette exposition conduit à porter un nouveau regard sur la complicité et la durable rivalité de deux créateurs, à maints égards, uniques.

Avant et après la naissance de l’impressionnisme, sur laquelle l’exposition pose un regard nouveau, ce qui les différencia ou les opposa est plus criant encore : au début des années 1870, Manet se serait tenu à distance du mouvement « dissident » alors même que sa peinture y aurait fait allégeance ; inversement, Degas n’aurait jamais tant affiché son mépris d’une approche trop sensible du réel qu’au cours de ces mêmes années, qui le voient prendre la tête du groupe

De formations et de tempéraments dissemblables, ils ne partagent pas les mêmes goûts en littérature et en musique. Leurs choix divergents en matière d’exposition et de carrière refroidissent, dès 1873-1874, l’amitié naissante qui les lie, amitié qu’a renforcée leur expérience commune de la guerre de 1870 et des lendemains de la Commune.

On ne saurait comparer la quête de reconnaissance du premier et le refus obstiné du second à emprunter les canaux officiels de légitimation. Et si l’on considère la sphère privée, une fois les années de jeunesse révolues, tout les sépare. À la sociabilité de Manet, très ouverte, et vite assez brillante, à ses choix domestiques, répondent l’existence secrète de Degas et son entourage restreint.

Parmi les traits de personnalité qui distinguent Manet et Degas figurent en bonne place leurs relations avec les femmes. Décrit comme un séducteur, Manet n’était, de l’avis de ses contemporains, jamais aussi à son aise qu’entouré d’une société féminine. Tout aussi proverbiale est, à l’inverse, la réserve de Degas.
Ces différences de tempérament se retrouvent en partie dans leurs œuvres : tandis que Manet représente des femmes dont la pose et le regard traduisent une certaine assurance, voire une forme de complicité avec le spectateur du tableau (Nana), les relations entre hommes et femmes apparaissent presque toujours troublées ou déséquilibrées dans les œuvres de Degas. Le traitement que ce dernier accorde au
nu féminin lui vaut la réputation d’un artiste misogyne. La réalité est autrement plus complexe et l’on perçoit dans ses écrits la sensibilité d’un homme préoccupé par son cœur et rêvant de félicité conjugale.

De mon point de vue, alors que je mettais les deux peintres sur un pied d'égalité en matière de génie artistique, l'exposition fait ressortir la force, le charisme et la modernité de Manet (dont vous trouverez maints exemples dans les œuvres ci-après) - et souligne le mal-être et le pessimisme de Degas jusque dans le choix des couleurs de sa palette !

A voir jusqu'au 23 juillet !

 

Manet : autoportrait, portraits de Berthe Morisot, Zola, Baudelaire, Mallarmé..., scènes de la Commune, scènes de la vie parisienne et bien évidemment Nana et la célébre Olympia     Olympia
Manet : autoportrait, portraits de Berthe Morisot, Zola, Baudelaire, Mallarmé..., scènes de la Commune, scènes de la vie parisienne et bien évidemment Nana et la célébre Olympia     Olympia
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Manet : autoportrait, portraits de Berthe Morisot, Zola, Baudelaire, Mallarmé..., scènes de la Commune, scènes de la vie parisienne et bien évidemment Nana et la célébre Olympia Olympia

Degas : Chez la modiste, portraits de Manet, Femme aux ibis, L'absinthe, Nu au tub, Mary Cassatt au Louvre, Scène de la vie de famille, Les repasseuses
Degas : Chez la modiste, portraits de Manet, Femme aux ibis, L'absinthe, Nu au tub, Mary Cassatt au Louvre, Scène de la vie de famille, Les repasseuses
Degas : Chez la modiste, portraits de Manet, Femme aux ibis, L'absinthe, Nu au tub, Mary Cassatt au Louvre, Scène de la vie de famille, Les repasseuses
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Degas : Chez la modiste, portraits de Manet, Femme aux ibis, L'absinthe, Nu au tub, Mary Cassatt au Louvre, Scène de la vie de famille, Les repasseuses
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Degas : Chez la modiste, portraits de Manet, Femme aux ibis, L'absinthe, Nu au tub, Mary Cassatt au Louvre, Scène de la vie de famille, Les repasseuses
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Degas : Chez la modiste, portraits de Manet, Femme aux ibis, L'absinthe, Nu au tub, Mary Cassatt au Louvre, Scène de la vie de famille, Les repasseuses

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le 20 janvier 1942, quinze hauts responsables du IIIe Reich conviés par Reinhard Heydrich, se sont réunis durant deux heures dans une villa berlinoise cossue, pour mettre au point un plan d'élimination du peuple juif...

Basé sur le procès-verbal hautement confidentiel de la conférence établi par Adolf Eichmann, dont il ne reste qu'un seul exemplaire retrouvé après la fin de la guerre, le film du réalisateur allemand Matti Geschonneck nous fait vivre en "direct" la conférence de Wannsee qui a scellé le sort de millions de juifs exterminés dans les camps de la mort...

Autour de la table en U, les représentants de la Waffen SS et du Parti hitlérien, les fonctionnaires des différents ministères et les émissaires des provinces conquises débattent et se livrent à des jeux de pouvoir pour parvenir à adopter la "solution finale"...

Dans cette unité de lieu et de temps, nous écoutons avec effroi ces hommes décider sans le moindre état d'âme du meilleur système à mettre en œuvre pour "industrialiser" le massacre des juifs qui a débuté dès 1939...

Remarquablement interprété par l'acteur autrichien Philipp Hochmair, Reinhard Heydrich le SS-Obergruppenführer allemand tour à tour autoritaire, séducteur et suprêmement habile convainc ses interlocuteurs de la justesse de la mission que lui a confiée Göring :  étendre l’Endlösung à tous les Juifs d'Europe, dont il estime le nombre à 11 millions de personnes !

Le spectateur d'aujourd'hui assiste glacé à ces échanges dont le cynisme n'a pas de limite : la stratégie établie au cours de cette conférence claque comme la "banalité du mal" dénoncée par Hannah Arendt à l'encontre d'Eichmann lors de son procès en 1961...

Documentaire à charge et non fiction, le film devrait figurer au programme d'Histoire des futurs citoyens européens !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Marjorie Frantz a eu l'idée formidable d'inventer une suite aux Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos et le public applaudit avec enthousiasme les deux actrices qui interprètent la marquise de Merteuil (incarnée avec brio par l'auteure) et Cécile de Volanges, 15 ans après le décès du vicomte de Valmont...

Fidèle à la géniale adaptation cinématographique du roman par Stephen Frears en 1989, le dialogue des deux femmes nous éblouit par son élégant classicisme : que la langue française est belle lorsqu'elle parle d'amour et de vengeance !

Mise en scène par Salomé Villiers (qui a également signé La grande musique à la Comédie Bastille), la pièce nous replonge à la fin du XVIIIe siècle dans un relais de chasse joliment meublé où Cécile de Volanges a convié la duchesse de Merteuil sous le sceau de l'anonymat...

Chloé Berthier est délicieuse dans ce rôle de jeune femme sacrifiée par la duchesse de Merteuil dans le duo érotique pervers qu'elle entretenait avec le vicomte de Valmont !

Impossible de deviner jusqu'à la fin de la pièce, qui, entre l'orgueilleuse aristocrate exilée et l'ancienne "oie blanche" va gagner ce combat à fleuret moucheté...

A voir jusqu'au 7 mai !

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