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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Fasciné par le monde de l'aviation civile et ses mystérieuses boîtes noires, le réalisateur Yann Gozlan s'est inspiré de cas réels mais nous propose une fiction (rattrapée depuis par la réalité) !

En se documentant, il  a découvert l’existence du BEA (le bureau d’enquêtes et d’analyses), organisme chargé d’enquêter sur les incidents et accidents d’avions.

Le cinéaste a rencontré différents acteurs de ce milieu (pilotes, ingénieurs, enquêteurs...) dont il s'est inspiré pour camper ses héros : André Dussolier incarne Philippe Rénier patron du BEA et Pierre Niney incarne Mathieu Vasseur un technicien propulsé enquêteur en chef sur une catastrophe aérienne sans précédent : le crash d'un avion de ligne Dubaï Paris dans le massif alpin qui a fait 300 morts !

Erreur de pilotage ? Défaillance technique ? Acte terroriste ? L’analyse minutieuse des boîtes noires va pousser Mathieu à mener en secret sa propre investigation au risque de contrarier une fois encore son patron et de se mettre à dos tout l'écosystème concerné par les circonstances de l'accident...

En effet l'ambition de Yann Gozlan est de nous faire toucher du doigt les nouvelles problématiques qui sont sur le point de bouleverser l’aviation civile : à savoir l’assistance au pilotage généralisée et l’automatisation progressive des cockpits grâce à l’intelligence artificielle.

Acousticien de génie un tantinet asocial, Mathieu est marié à une ravissante femme d'affaires en la personne de Noémie (Lou de Laâge) qui travaille dans le même environnement et va donc se trouver impliquée également dans l'enquête...

Les acteurs sont excellents, le cadre du Bourget sied à merveille à l'intrigue, le suspens s'intensifie au fur et à mesure de l'avancement du film jusqu'à nous scotcher à notre fauteuil... et surtout à nous faire redouter que les découvertes de Mathieu soient moins fictives que prédictives d'une réalité à venir... d'autant que Yann Gozlan a appris, une fois son scénario bouclé, que la plupart des pays ont décidé d’interdire leurs espaces aériens à tous les Boeing 737 Max : le système d’assistance au pilotage de cet appareil aurait pris le pas sur l’action des pilotes et serait la cause de deux crashs à six mois d'intervalle (en Indonésie et en Ethiopie)...

A voir en salles à partir du 8 septembre !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

D'après les critiques, le film de Emmanuel Courcol s'inscrit dans la veine du Grand bain...

Personnellement, j'avoue avoir été très heureusement surprise par le scénario qui se dessine tout en subtilité et les acteurs qui sont tous excellents !

C'est l'histoire d'un acteur désœuvré qui décide de monter un atelier théâtre avec des prisonniers...

Le film a été tourné dans une vraie prison à Meaux et  s'inspire de l'histoire vraie d'un acteur suédois Jan Jönson qui, en 1985, monta le chef d'oeuvre de Samuel Beckett avec des détenus d'une prison de haute sécurité et les emmena en tournée !

Attendre c'est ce que font tous les prisonniers et Etienne (formidable Kad Merad) propose à la directrice pénitentiaire incarnée par Marina Hands de monter En attendant Godot plutôt que de leur faire apprendre et réciter des fables de La Fontaine...

A sa grande surprise, le petit groupe de 7 prisonniers se pique au jeu et Etienne aidé par son ami directeur de théâtre (Laurent Stocker très bon également), réussit à leur faire trouver une dynamique de groupe qui les mènera au succès d'une représentation unique... puis au triomphe d'une tournée dans toute la France !

La réalisation très élégante alterne les scènes à l'intérieur et à l'extérieur de la prison et nous fait partager les réalités de l'univers carcéral, les répétitions,  les conflits inévitables et la solidarité naissante entre Kamel, Moussa, Dylan, Alex et les autres ainsi que les mésaventures d'une tournée en régions où les apprentis comédiens retrouvent sur scène un sentiment de liberté, vite gâché par les fouilles avant de retrouver leurs cellules !

Si les prisonniers redécouvrent la fierté en réussissant à apprendre et déclamer leur texte et surtout en se faisant applaudir dans des salles de plus en plus grandes, Etienne de son côté,  reprend confiance en lui grâce à ce défi théâtral et fait bouger les lignes de l'administration pénitentiaire pour obtenir toujours plus pour sa troupe...

Je ne vous raconterai pas la scène finale au théâtre de l'Odéon qui est absolument magnifique et nous fait toucher du doigt la magie du spectacle vivant tant pour les acteurs que pour les spectateurs !

Un très très bon film de rentrée !

 

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Nicolas Bedos prend la suite de Michel Hazanavicius pour ce troisième film de la série qui a cartonné à plus de 2 millions d'entrées...

Nous sommes en 1981, OSS 117 a vieilli, sa hiérarchie est sous le charme du jeune OSS 1001 en la personne de Pierre Niney...

Hubert Bonisseur de la Bath est prié de numériser les archives tandis que son jeune collègue est envoyé en Afrique pour une dangereuse mission... dont il ne revient pas...

OSS 117 reprend du service pour sauver OSS 1001 et boucler la mission...

Le scénario est mince, l'humour est facile, l'opposition entre les deux générations d'agents fonctionne bien "dans la caricature"... mais j'avoue n'avoir pas beaucoup ri tant le machisme et le racisme d'Hubert Bonisseur de la Bath, pourtant dénoncés, sont "énaurmes"...

Jean Dujardin est très bon comme à son habitude mais Pierre Niney ne convainc pas...

Dommage, dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Réalisateur de Asako I et II (voir ma critique sur le blog en janvier 2019), l'auteur japonais Ryusuke Hamaguchi a remporté le prix du scénario du festival de Cannes 2021 avec son dernier opus Drive my car, adapté d'une nouvelle de Haruki Murakami dans le recueil Des hommes sans femmes...

Long de trois heures, le film nous fait voyager au volant de la vieille Saab rouge de Yusuku Kafuku (Hidetoshi Nishijima), acteur et metteur en scène de théâtre... 

Assis dans la voiture, nous faisons les trajets domicile, lieux de travail  de cet artiste quadragénaire très amoureux de sa femme Oto (Reika Kirishima), elle-même scénariste de talent qui travaille pour la télévision...

Le film commence sur une scène d'amour filmée au plus près des visages durant laquelle le spectateur est appelé à faire partie de l'intimité de ce couple qui semble très lié : elle parle, lui écoute, elle lui raconte une histoire teintée d'érotisme, lui sourit et approuve...

Et pourtant Yusuku va bientôt surprendre sa femme dans les bras de Koji (Masaki Okada), un jeune et bel acteur qu'elle lui a présenté... Abasourdi, il ne dit rien et n'écoute plus sa femme tant il redoute d'entendre ce qu'elle souhaite lui confier...

Le déni va se doubler d'un drame qui se conjugue à l'impossible deuil d'un enfant qui paradoxalement cimente encore plus le couple...

Quand Yusuku accepte de monter Oncle Vania dans le cadre d'un festival à Hiroshima, nous le suivons au volant de sa Saab puis sur place conduit par une chauffeure imposée par les organisateurs...

Tout oppose Yusuku à la maussade Misaki (Toko Muira) qui le conduit d'Hiroshima à la résidence où il loge face à un paysage magnifique...

Pourtant au fil des jours, de répétition en répétition, de trajet en trajet, un fil va se tisser entre ces deux êtres marqués par un drame intime, leur permettant de briser le silence, de se confier, de réparer leurs blessures du passé pour s'ouvrir à nouveau au présent...

Le film est beau, le film est lent, le film est cérébral comme le cheminement des personnages...

La troisième heure permet de ramasser tous les petits cailloux semés par le réalisateur pour entrer pleinement dans l'histoire  et partager l'intimité de ce nouveau "couple" !

A voir assurément !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Milla est le premier long métrage de la réalisatrice australienne Shannon Murphy qui nous raconte l'histoire du premier amour d'une lycéenne pas comme les autres...

Adapté de la pièce Babyteeth de Rita Kalnejais, le film nous fait partager sans pathos les dernières semaines de Milla (formidable Eliza Scanlen) qui, souffrant d'un cancer, est surprotégée par ses parents Anna (Essie Davis) et Henry (Ben Mendelsohn)...

Quand Milla rencontre Moses (Toby Wallace), un junkie en cavale que sa mère éleveuse de griffons a mis à la porte, elle en tombe éperdument amoureuse (le coup de foudre ressemble à un coup de poing dans l'estomac) et s'arrange pour que ses parents accueillent chez eux ce jeune chien fou qui va bousculer les habitudes de la petite famille, pas si bien sous tous rapports...

Henry, psychiatre de son état maintient sous tranquillisants Anna qui a dû renoncer à sa carrière de pianiste ; de son côté il n'est pas clair non plus, flirtant avec une voisine enceinte jusqu'aux yeux...

A sa façon burlesque et tendre à la fois, la réalisatrice nous plonge dans les premiers et derniers émois de Milla qui incarne dans cette famille dysfonctionnelle l'adulte qui a la tête sur les épaules, même si elle a encore une dent de lait (d'où le titre Babyteeth)...

Une alternance entre de très jolis moments et une violence sourde qui illustre la perte de repères des différents personnages...

Une jeune femme lumineuse aux perruques sans cesse changeantes vit son dernier été comme un feu d'artifice !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Mia Hansen-Love transpose dans ce film sa propre histoire d'amour avec Olivier Assayas de 26 ans son aîné et nous plonge dans l'atmosphère baltique de Farö où Bergman vécut de longues années et réalisa cinq de ses films...

Tony (Tim Roth) et Chris (Vicky Krieps), un couple d'auteurs réalisateurs, s'installe dans la maison de Bergman qui, selon le souhait de ce dernier, est aujourd'hui une fondation ouverte à des artistes ou à des chercheurs de tous horizons désireux de développer un projet, sans obligation de lien avec son œuvre.

Dès les premières images, nous percevons une différence, une distance entre Chris et Tony : beaucoup plus jeune que lui, elle est en demande de protection et d'écoute d'autant qu'elle rencontre des difficultés pour écrire alors que lui est inspiré...

La réalisatrice campe le décor dans la première partie du film : magnifiques photos de l'île tantôt ensoleillée tantôt pluvieuse,  reportage sur le Bergman Center qui emmène les touristes dans un safari sur les pas de Bergman, longues journées qui s'étirent et vertige pour Chris devant les pages blanches qui lui font préférer de longues promenades à bicyclette...

Quand Chris trouve enfin son sujet et l'expose à Tony, le film prend une toute autre dimension et le récit se transforme en film dans le film ; une histoire d'amour inachevée entre Amy (Mia Wasikowska) et Joseph (Anders Danielsen Lie) - qui renait à la faveur d'un mariage dans l'île entre des amis communs...

A la tiédeur des relations entre Chris et Tony se superposent et se mêlent ? le désir et la sensualité qui émanent d'Amy et de Josep, deux formidables interprètes qui recentrent le scénario sur son véritable sujet : l'amour...

L'ombre de Bergman et de son plus célèbre film : Scènes de vie conjugale planent sur les personnages qui peinent à trouver une fin ou une suite à leurs histoires !

Un film à tiroirs dans de superbes décors naturels qui offrent La possibilité d'une île !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Sophie Rechsteiner, architecte de formation, se tourne définitivement vers la peinture en 1995 et devient aquarelliste spécialisée dans les grands formats

Amoureuse de la mer, elle partage sa vie entre son atelier breton, Paris et ses voyages en Polynésie et en Afrique

Exposée à la galerie Bleu de Saint Jean de Luz, la peintre  attire notre regard sur les détails de  l'architecture des maisons du bord de mer de Saint Jean de Luz et de Guéthary et nous propose un voyage rafraichissant dans la transparence de ses aquarelles marines !

A voir jusqu'au 20 août

Sophie Rechsteiner : une belle exposition "Vue sur mer"
Sophie Rechsteiner : une belle exposition "Vue sur mer"
Sophie Rechsteiner : une belle exposition "Vue sur mer"
Sophie Rechsteiner : une belle exposition "Vue sur mer"
Sophie Rechsteiner : une belle exposition "Vue sur mer"
Sophie Rechsteiner : une belle exposition "Vue sur mer"
Sophie Rechsteiner : une belle exposition "Vue sur mer"
Sophie Rechsteiner : une belle exposition "Vue sur mer"
Sophie Rechsteiner : une belle exposition "Vue sur mer"
Sophie Rechsteiner : une belle exposition "Vue sur mer"
Sophie Rechsteiner : une belle exposition "Vue sur mer"
Sophie Rechsteiner : une belle exposition "Vue sur mer"
Sophie Rechsteiner : une belle exposition "Vue sur mer"

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Eric Besnard s'était promis de faire un film avec Grégory Gadebois...

Il lui a confié le rôle de Pierre Manceron, un cuisinier du XVIIIe siècle qui, sous l'impulsion de Louise (Isabelle Carré toujours aussi formidable), va créer le premier restaurant...

Pierre Manceron est un personnage fictif mais les premiers restaurants furent "inventés" en France à la veille de la Révolution à Paris au palais Royal...

Pierre Manceron, comme les grands cuisiniers de l'époque, était au service d'un aristocrate, en l'occurrence le duc de Chamfort (Benjamin Lavernhe) qui s'enorgueillissait de proposer la meilleure table du royaume, après celle du roi bien entendu !

Las de toujours réaliser les mêmes plats, Manceron va proposer un amuse bouche "le Délicieux" à la table du duc qui le congédie sans état d'âme sous la pression de ses hôtes choqués par l'utilisation de la pomme de terre, jugée à l'époque bonne pour les seuls cochons !

Manceron se réfugie dans une grange abandonnée au fin fond du Cantal et reprend son métier de boulanger qui lui permet de vivoter aux côtés d'un vieil ami de son père et de son fils qui se pique de lire et se passionne pour les écrits des encyclopédistes...

L'arrivée de Louise qui lui demande de la former à l'art culinaire va bouleverser l'existence paisible de cet homme qui incarne l'ancien régime...

Après avoir violemment refusé : "on n'a jamais vu une femme en cuisine", Pierre Manceron accepte sa demande et découvre peu à peu qui est cette femme qu'il imaginait soubrette ou putain...

Comme le peuple français qui va rejeter le joug aristocratique, Pierre Manceron et Louise vont ensemble prendre leur indépendance et inventer le premier restaurant avec : le service à table, le menu avec son cadencement (amuse bouche, entrée, plat, dessert, mignardises), l'ouverture à tous les publics, la réclame... et même les frites (c'est un clin d’œil) !

Le film est ambitieux dans son propos (bien qu'un peu didactique de mon point de vue) et illustre le virage démocratique qui révolutionne à l'époque tous les secteurs de la société...

Ayant eu la chance de voir le film présenté en avant-première par Eric Besnard et Isabelle Carré, je ne peux que vous le recommander : à voir en salle à partir du 8 septembre pour vous régaler des plats "réinventés" par la brigade du restaurant du Quai d'Orsay !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Kevin Macdonald s'est emparé du livre autobiographique de Mohamedou Ould Slahi "Les carnets de Guantanamo" pour nous faire toucher du doigt le calvaire des détenus arbitraires de cette prison indigne d'une grande démocratie !

Arrêté à 32 ans en Mauritanie, Mohamedou (interprété magistralement par Tahar Rahim) est accusé d'avoir recruté des terroristes impliqués dans les attentats du 11 septembre 2001 ; il passera quatorze années dans une cellule de Guantanamo  et sera torturé durant 70 jours sans avoir jamais été inculpé du moindre crime...

Il doit son salut à deux avocates idéalistes et humanistes : Nancy Hollander (Jodie Foster est formidable dans ce rôle de juriste experte et déterminée) et Teri Duncan (Shailene Woodley) qui combattent Stuart Couch (Benedict Cumberbatch parfait), un redoutable procureur militaire !

Les interprètes sont excellents, la reconstitution en Afrique du Sud de la prison cubaine est très convaincante, les scènes de torture sont difficilement supportables tant elles sont filmées à fleur de peau...

Le film dénonce avec efficacité la dérive vengeresse des Etats-Unis après les attentats du 11 septembre et nous interroge sur le pourquoi du procès en appel de l'administration Obama suite au premier acquittement de Mohamedou sept ans après son arrestation...

Ce n'est pas certes un film facile pour un été de déconfinement (la sortie de Désigné coupable a été reportée du fait du Covid) mais comme tous les "films dossiers" américains, il a le mérite de nous éclairer sur les pratiques arbitraires de l'administration US qui bafouent le droit anglo-saxon et plus particulièrement l'habeas corpus!

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Chloé Mazlo, jeune réalisatrice franco-libanaise, qui vient des arts graphiques et décoratifs, nous fait partager son univers personnel et familial...

Elle s'est librement inspirée de l'histoire de sa grand mère qui a quitté la Suisse dans les années 50 pour une proposition d'embauche comme nurse à Beyrouth...

Venant d'un milieu très austère croqué dans les premières images par le biais d'un dessin animé, Alice (Alba Rohrwacher) découvre avec ravissement Beyrouth, ses couleurs, ses bruits, ses cafés... où elle fait la rencontre de Joseph (Wajdi Mouawad), un astrophysicien charmant et lunaire qui rêve d'envoyer un libanais sur la lune...

La première partie du film décrit un paradis : un mariage d'amour, de beaux enfants, des amis avec lesquels faire la fête, une belle famille chaleureuse... Malheureusement le rêve s'évanouit peu à peu face à la réalité de la guerre fratricide de 1975 que la réalisatrice décrit de façon ironique et décalée pour mieux signifier l'absurdité de ce conflit...

La société libanaise se disloque, le couple doit recueillir chez lui une partie de la famille venue se réfugier en centre ville, Joseph plonge dans la dépression et Alice tente de faire face dans un pays qu'elle ne reconnait plus...

Chloé Mazlo nous raconte avec tendresse le parcours d'Alice, une jeune femme douce et volontaire qui trouve une famille d'élection et adopte un pays qu'elle va devoir quitter pour en fuir la violence...

Un film très "féminin" qui aurait gagné à être tourné au Liban mais la réalisatrice qui n'a pas eu l'autorisation des autorités locales, a choisi de privilégier les scènes dans l'appartement familial qui est un personnage à part entière !

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