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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Jeanne Herry (fille de Miou Miou et de Julien Clerc) a choisi de nous plonger dans les coulisses de l'adoption pour sa seconde réalisation après Elle l'adore...

La jeune réalisatrice s'est largement inspirée de l'expérience vécue par une de ses amies et a rencontré des travailleurs sociaux pour camper ses différents personnages...

Membres des services de l'aide sociale à l'enfance et de l'adoption, assistants familiaux, le film nous plonge dans la réalité du parcours vécu par Alice (formidable Elodie Bouchez), candidate à l'adoption depuis 10 ans... De courts flash backs nous permettent de bien comprendre le parcours préalable de cette femme lorsque enfin la possibilité d'adopter le petit Théo né sous X se présente...

Gilles Lellouche est bouleversant d'humanité dans le rôle de Jean un assistant familial qui craque pour le petit Théo alors qu'il était usé par ce métier...

Autour de lui, Sandrine Kiberlain est tout aussi magnifique dans le rôle de Karine éducatrice du service adoption, en pleine crise personnelle, Miou Miou fait son retour dans le rôle d'Irène une responsable chargée de trouver le meilleur environnement pour l'enfant sans oublier la tonique Olivia Côte qui accompagne les futurs parents ou Mathilde Collet qui écoute les jeunes parturientes qui souhaitent confier leurs enfants à l'adoption...

Sages femmes, aides soignants, assistants familiaux et personnels du service d'aide sociale à l'enfance parlent aux enfants comme à des personnes et toute cette chaîne humaine a le souci du bien être physique et psychologique des petits qui passent entre leurs mains... 

Des acteurs formidables, un montage astucieux, un bébé craquant... que demander de plus au cinéma en cette période troublée !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Jean-Paul Rouve fait appel à Ludivine Sagnier et José Garcia pour son 4ème long métrage qui nous parle des heurs et malheurs d'une fratrie...

La petite musique du film nous parle de relations familiales, d'amour au sein du(des) couple(s), de chômage, de deuil et de solitude...

Lola, Benoît et Pierre qui ont perdu leurs parents, se retrouvent tous les jeudis pour déjeuner après avoir fait un petit tour dans le cimetière où ces derniers reposent...

Lola tombe amoureuse de Zoher (Ramzy Bedia) qu'elle a défendu dans son divorce, Benoît opticien un peu lunaire de son état, se marie pour la troisième fois, Pierre se fait licencier parce que les tours qu'il a démolies ont entraîné des fissures dans un immeuble d'habitation... 

Lola veut un enfant mais ne peut pas en avoir, Benoît attend un enfant avec sa nouvelle femme alors qu'il n'est pas prêt, Pierre veut encore croire à l'amour de son ex compagne et tente de dialoguer avec son fils surdoué...

Autant de petites vignettes qui font tout le charme de ce film sans prétention, joué par un trio d'acteurs au jeu naturel...

A voir pour Ludivine Sagnier qui se fait rare au cinéma !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

La foule se presse pour admirer l'oeuvre de cette figure de la Belle Epoque....

De l'artiste tchèque (1860-1939), le public connait surtout les jeunes femmes, lianes rêveuses posant parmi les fleurs pour les affiches publicitaires de l'époque...

Alphonse Mucha accède à la célébrité en 1895 à Paris avec Gismonda, sa première affiche pour Sarah Bernhardt...

Son style incarnera bientôt le mouvement émergeant dans les arts décoratifs, l'Art nouveau !

Si ses affiches font sa renommée et sont régulièrement copiées, Mucha est en réalité un artiste polyvalent : peintre, sculpteur, photographe, décorateur et professeur...

Mais ses convictions politiques et humanistes vont l'amener à renoncer progressivement à cette veine décorative pour s'initier à l'occultisme, puis de retour dans son pays en 1910, pour se consacrer à son grand oeuvre L'épopée slave....

Mucha est persuadé que l'art peut rapprocher les peuples et favoriser la paix...

Ainsi lorsque le 15 mars 1939 les allemands font leur entrée dans Prague, la Tchécoslovaquie perd son indépendance et l'artiste personnalité en vue et franc maçon est l'un des premiers à être arrêté par la Gestapo. Découragé et malade, Mucha décède le 14 juillet 1939...

Une exposition à voir malgré l'affluence qui ne favorise pas la prise de photos !

"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg
"Alphonse Mucha" : une très belle exposition au Luxembourg

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Steve McQueen a adapté une série TV britannique écrite par Lynda La Plante en transposant le récit du Londres des années 80 au Chicago d'aujourd'hui...

Quatre veuves d'origine ethnique et sociale différente, se voient dans l'obligation de poursuivre "l'oeuvre" de leurs bandits de maris puisqu'ils viennent de  perdre la vie dans un braquage...

Ayant hérité de leurs dettes, confrontées aux magouilles politiques dans lesquelles ils ont trempé, Veronica la black "riche"  (Viola Davis), Linda la latino (Michelle Rodriguez), Alice la "blonde"  (Elisabeth Debicki) et Belle la black "pauvre" (Cynthia Erivo) décident de monter à leur tour un casse pour "se refaire"...

Le début du film brillant nous fait pénétrer dans la vie de ces femmes avant le drame, lorsque Veronica était heureuse dans les bras de Liam Neeson (braqueur en chef) et que les trois autres se débattaient pour garder la tête haute malgré la violence ou l'addiction au jeu de leur compagnon...

Le scénario se fait ensuite plus confus en mêlant les tractations politiques entre les gangs et les partis politiques et en donnant la part belle aux hommes...

Les veuves est bien le premier thriller 100% "féminin" mais les quatre femmes apparaissent plus comme des victimes qui se rebiffent que de véritables combattantes... sauf à la toute fin du film lorsqu'après de nombreuses péripéties toutes plus invraisemblables les unes que les autres, elles finissent par gagner...

Un peu trop long, le film aurait mérité d'être plus resserré sur l'intrigue principale et surtout sur les quatre héroïnes !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Le théâtre Marigny a fait peau neuve après 5 ans de travaux...

Rénovation extérieure et intérieure parfaites mais la décoration du foyer me laisse perplexe : un bar froid dans un décor noir, aucun siège ni tabouret, un personnel équipé d'oreillettes... L'esprit du théâtre semble s'être envolé après avoir été confié à Costes qui a bénéficié de l'agrandissement du lieu pour y installer 120 couverts à prix prohibitif !

Dommage !

Quant au spectacle de Frédéric Mitterrand, il me laisse également perplexe...

J'ai apprécié le décor et la mise en scène inventive, la voix de l'auteur "habillé par Dior" nous lisant des extraits de Mauvaise vie, Le festival de Cannes, Mes regrets sont des remords mais le choix malheureux du dernier texte à la "gloire" d'un jeune homme des jeunesses hitlériennes est venu tout casser !!!

Frédéric Mitterrand serait-il aveuglé par sa propre personne et son intérêt pour les garçons au point d'y perdre tout sens politique : l'ironie et le détachement n'excusent pas tout... 

Je ne recommande donc ni le théâtre ni le spectacle !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans son 3ème long métrage après Memory Lane et Ce sentiment de l'été, Mickhaël Hers nous parle du deuil...

Amanda (formidable Isaure Multrier), une délicieuse petite fille de 7 ans vit seule avec Sandrine (Ophelia Kolb excellente dans ce rôle), sa maman...

David (Vincent Lacoste), son oncle de 24 ans, vit de petits boulots et va de temps en temps chercher sa nièce à l'école... quand il arrive à l'heure...

Dans l'est parisien, le temps s'écoule avec ses joies et ses difficultés mais le cours ordinaire de la vie se fracasse lorsque Sandrine se fait tuer lors d'un attentat terroriste au bois de Vincennes...

Désormais quasiment seul responsable de sa nièce, David doit choisir entre rester adulescent ou devenir prématurément adulte et tuteur...

Le réalisateur filme avec une extrême sensibilité la vie d'avant, l'attentat et la lente reconstruction après le deuil...

David et Amanda sont merveilleux de justesse de ton et les personnages secondaires (la petite amie de David, la tante de David, les amis de David et même la mère de David qu'il n'a pas vue depuis 20 ans) donnent toute sa profondeur à cette histoire d'aujourd'hui vécue par des héros ordinaires qui pourraient être nos proches...

Une très jolie réussite saluée unanimement par toute la critique !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Au théâtre du Poche Montparnasse, Marcel Bluwal signe son retour au théâtre par l'adaptation et la mise en scène du Dialogue aux enfers de Maurice Joly (avocat au barreau de Paris, journaliste et écrivain), texte écrit en 1864 dont l'actualité fait froid dans le dos...

Pierre Santini en riche houppelande  bleue interprète Montesquieu, bel esprit des Lumières, auteur de l'Esprit des Lois, défenseur des institutions démocratiques...

Hervé Briaux en tunique florentine interprète Machiavel, brillant avocat de ses thèses et liberticide notoire...

Machiavel attaque, Montesquieu se défend, s'étonne, prend le contre pied mais n'arrive pas à développer sa pensée face au despotisme incarné par son interlocuteur...

Faut-il en conclure que la démocratie n'a plus d'argument face à la tyrannie ?

Une confrontation au coeur de notre actualité mais que l'on aurait préférée plus construite et surtout plus optimiste !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #théâtre

Après 20 ans de fermeture et 16 mois de travaux, la scène mythique de La Scala vient de rouvrir ses portes Boulevard de Strasbourg (voir article des Echos dans le lien joint)

Les représentations ont pris fin le 24 novembre mais je ne résiste pas au plaisir de vous parler de cette pièce "discontinue, intempestive, dispersée" comme le résume le metteur en scène Frédéric Bélier Garcia...

Sur le plateau Ariel Chipman, un spinoziste rattrapé par l'ordinaire du temps qui passe (André Marcon dépressif à souhait), entouré par son épouse tentée d'"aller voir ailleurs" (Yasmina toujours jeune et primesautière), son ami Serge Othon Weil (Jérôme Deschamps clownesque) et une psychiatre interprétée par la sculpturale Christèle Tual...

Chacun à leur tour, les quatre acteurs parlent face à un interlocuteur silencieux de solitude, de difficulté à communiquer, de lassitude du couple à travers des monologues en apparence farfelus sur : comment éplucher une orange, le port catastrophique de la robe de chambre, la renonciation au sexe...  célébrant l'anecdotique pour tenter de retrouver une envie de vivre...

Un moment d'exception dans une salle magnifique après avoir profité d'un délicieux dîner dans le restaurant situé au 1er étage du théâtre : une cuisine de saison, 100% faite maison par le chef Stéphane Ewangelista, à prix raisonnable !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Catherine Corsini adapte le roman autobiographique de Christine Angot et confie le rôle de la mère à Virginie Efira que le spectateur voit vieillir au fil des années...

Autant le première partie du film qui raconte l'enfance de Chantal (Christine Angot) est réussie, autant la deuxième partie du film est laborieusement explicative...

Nous sommes à la fin des années 50 à Châteauroux...

Rachel, une jeune employée de bureau d'ascendance juive rencontre Philippe un jeune intellectuel bourgeois... De cette passion naîtra Chantal que Philippe refuse de reconnaître...

Virginie Efira est lumineuse dans le rôle de cette jeune femme amoureuse et naïve puis dans le rôle de mère courage dont la vie tourne désormais autour de Chantal...

Niels Schneider est glaçant dans le rôle d'un dandy pervers narcissique qui ne pense qu'à son propre plaisir...

Rachel n'aura de cesse que Philippe reconnaisse Chantal et multipliera les occasions de revoir le père de sa fille... jusqu'à ce qu'il accepte de guerre lasse... pour la plus grande joie de Chantal qui rejette sa mère qui l'a privée de ce père brillant, puis pour son plus grand malheur car pendant des années ce père admiré se rendra coupable d'inceste...

Catherine Corsini choisit de traiter ce sujet hypersensible avec finesse et met l'accent sur les relations mère-fille d'abord tendres et complices puis rageuses lorsque Chantal adolescente (interprétée par Estelle Lescure) refusera de continuer à voir son père et accablera sa mère...

Dans un décor d'époque parfaitement reconstitué, le film séduit puis lasse par ses longueurs jusqu'à la réconciliation tardive finale entre la mère et la fille devenue adulte (interprétée par Jehnny Beth)

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur sud coréen Yoon Jong-bin nous raconte l'histoire d'un ancien officier engagé par les services secrets sud coréens (NIS), connu sous le nom de code de Black Venus

En 2h20 qui ne paraissent pas longues tant le scénario est riche , le réalisateur nous plonge dans la guerre froide entre les deux Corées...

Nous sommes en 1993 soit 40 ans après l'armistice qui a engendré la scission entre le Nord et le Sud...

Chargé de collecter des informations sur le programme nucléaire de la Corée du Nord, Black Venus sous les traits d'un riche homme d'affaires réussit à entrer en contact avec le Conseil économique extérieur de la Corée du Nord à Pékin...

Ce faisant, il parvient à infiltrer un groupe de dignitaires nord coréens et à opérer en autonomie complète au coeur du pays le plus secret et le plus dangereux du monde...

Devenu un pion dans de sombres tractations politiques entre les deux Corées, Black Venus décide au risque de sa vie de reprendre son destin en mains, contrecarrant ainsi la stratégie souterraine du NIS qui vise à empêcher tout évolution politique au Sud qui pourrait favoriser le rapprochement entre les deux pays...

Jung-Min Hwang interprète avec finesse et maestria Park (Black Venus) face au  dignitaire nord-coréen Ri (excellent Sung-min Lee) qui cache son humanité sous une froideur toute professionnelle : les deux hommes vont s'apprécier malgré leurs différences et leur amitié sera plus forte que les systèmes représentés au Sud par le directeur du NIS (Jin-woong Jo) et au Nord par le jeune apparatchik et officier de sécurité Jong (fabuleux Ji-hoon Ju)

Tourné en Corée du Sud dans des décors reconstitués , le film ne nous épargne rien de la réalité socio-économique de la Corée du Nord qui fait froid dans le dos...

Un grand film, de beaux personnages, une intrigue brillante et exigeante, du grand cinéma ! 

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