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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Les critiques du Masque et la plume ont complètement raison !

Le film de Philippe Faucon est à la fois formidable dans la fine description de la vie de ces travailleurs africains et maghrébins qui viennent travailler en France pour faire vivre leurs familles restées au pays - et en même temps étrangement faible dans le récit de l'idylle qui se noue entre Gabrielle (Emmanuelle Devos), infirmière divorcée et Amin (Moustapha Mbengue), travailleur sénégalais...

Les acteurs français et africains sont tous excellents mais le scénario pêche par trop d'effets attendus et de scènes déjà vues dans d'autres films dénonçant l'exploitation de la main d'oeuvre étrangère... 

Les scènes les plus intéressantes d'Amin se passent au Sénégal quand le réalisateur nous décrit la vie d'Aïcha (lumineuse Marème N'Diaye), l'épouse d'Amin et de ses trois enfants dans leur environnement familial qui tous rêvent de venir en France !

J'avoue avoir nettement préféré Fatima dont le scénario était beaucoup plus construit !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Guillaume Senez s'est inspiré de son expérience personnelle pour écrire son deuxième long métrage...

Il nous raconte l'histoire d'Olivier (Romain Duris formidable de naturel), un père de famille, contremaître dans un entrepôt style Amazon, que sa femme abandonne du jour au lendemain sans explication...

Très engagé sur le plan syndical, Olivier peine à concilier l'éducation de ses deux jeunes enfants et son activité professionnelle où le moindre écart ou la faiblesse physique sont immédiatement sanctionnés par les ressources humaines à la botte des patrons...

Cette jolie fable sociale montre l'importance des liens familiaux et de la solidarité professionnelle pour faire face aux accidents de la vie...

Quelques très beaux personnages tels Claire la syndicaliste (Laure Calamy excellente), Betty (sensible Laetitia Dosch) la soeur d'Olivier ou encore Elliot le fils d'Olivier finement interprété par Basile Grunberger un jeune garçon de 9 ans dont c'est le premier rôle au cinéma, des dialogues très "vrais"... autant d'ingrédients pour faire de Nos batailles  un film à la fois actuel et intemporel !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Impossible de ne pas penser au beau film Captain Fantastic dont le thème était très proche...

Debra Granik nous raconte l'histoire d'une relation fusionnelle entre Tom, une fille de 15 ans (merveilleuse Thomasin Harcourt McKenzie) et  son père Will (Ben Foster univoque) qui vivent en marge de la société dans un parc national proche de la ville de Portland, Oregon...

Will qui veut échapper au stress post-traumatique de son passé de soldat engagé  au Vietnam, a entraîné sa fille dans son rêve un peu fou de vie clandestine au contact de la nature...

Mais un jour ils sont repérés et chassés de leur Eden.. Les service sociaux leur proposent un toit, une vie normale...

La seconde partie du film est assez fascinante et se vit dans le regard de Tom qui découvre une communauté humaine qui lui permet de s'épanouir autrement que dans la relation exclusive qu'elle a connu jusqu'alors...

Adapté d'un roman qui fut tiré d'une histoire vraie, le film est émouvant mais un peu trop long et démonstratif dans sa première partie...

J'ai nettement préféré Captain Fantastic qui offrait toute une palette de réactions face au retour à la civilisation !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Benoit Delépine et Gustave Kervern dénoncent dans ce film les excès du rêve individuel capitaliste face à la permanence de la solidarité des cabossés de la vie...

La dimension politique du film est soulignée par le choix de la communauté Emmaüs de Lescar-Pau dans lequel le film trouve sa justification...

Dans ce village alternatif, les objets sont recyclés et les femmes et les hommes qui y travaillent retrouvent leur dignité...

Quand Jacques (Jean Dujardin méconnaissable) vient chercher refuge auprès de sa soeur Monique (Yolande Moreau toujours aussi magique), il met en péril le fragile équilibre de la communauté en tentant d'y implanter son rêve entrepreneurial...

L'ironie est grinçante, les personnages plus vrais que nature, Jean Dujardin excelle dans son rôle de composition...

Tous les ingrédients sont réunis pour cette fable sociale qui malheureusement s'étire un peu en longueur et perd de sa force !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

L'affiche du film de David Oelhoffen était prometteuse... 

Reda Kateb le flic et Matthias  Schoenaerts le dealer sont formidables (surtout le premier) mais le scénario  est inutilement compliqué et surtout guère original

Driss et Manuel ont  grandi ensemble dans la même cité... Quand Imrane, l'indic de Driss, se fait tuer, leurs routes se croisent à nouveau...

Beaucoup de méchants, des femmes amoureuses de leurs hommes, des durs au coeur tendre avec leurs enfants, des aînés taiseux qui tiennent le business de la drogue...

Des figures déjà vues, beaucoup de longueurs, de la violence gratuite, une fin prévisible... on peut faire l'impasse même si le personnage de flic interprété par Reda Kateb est particulièrement subtil dans son questionnement identitaire...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur singapourien Eric Khoo célèbre à travers ce film les 50 ans de relations diplomatiques entre le Japon et Singapour, pour faire oublier les souffrances endurées par les singapouriens pendant l'occupation japonaise durant la seconde guerre mondiale..

A la mort de son père, un grand chef japonais de ramen (bouillon de porc ou de poisson avec des nouilles), le jeune cuisinier Masato (formidable Takumi Saitoh) part à Singapour sur les traces de sa mère disparue dont il garde en mémoire la saveur des plats qu'elle lui confectionnait... 

Le film est une magnifique ode à la nourriture que l'on découvre, que l'on partage et qui permet la réconciliation entre les peuples et les différentes générations..

Articulé entre le passé de ses parents et le présent de Masato, le scénario habilement cuisiné nous attache aux personnages que rencontre le jeune homme grâce à une jeune blogueuse spécialiste du bak kut teh...

Un très beau film subtil et sensuel qui fait écho aux Délices de Tokyo et à L'odeur de la papaye verte !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Deux formidables acteurs interprètent cette histoire inspirée par Jacques Le Fataliste et son maître de Diderot...

Emmanuel Mouret s'essaie au film en costumes et confie à Cécile de France et Edouard Baer les rôles de Madame de la Pommeraye et du marquis des Arcis...

Alice Isaaz, qui n'apparaît qu'à la mi-temps du film, incarne Mademoiselle de Joncquières...

Cécile de France et Edouard Baer excellent dans l'art du marivaudage à la française : que notre langue est belle lorsqu'elle se glisse élégamment dans les jeux de la séduction !

Madame de la Pommeraye, jeune veuve retirée sur ses terres fait languir le libertin marquis des Arcis... avant de céder à ses promesses d'amour éternel...

Quand après quelques années de mariage, elle se rend compte que la marquis a fini par se lasser de sa compagnie, elle décide de se venger avec l'aide de Mademoiselle de Joncquières et de sa mère...

Autant la première partie est spirituelle et joliment surannée, autant la seconde paraît bâclée et peu crédible car Madame de la Pommeraye n'est pas Madame de Merteuil... ou en tout cas la cruauté ne sied pas à Cécile de France...

Quant à Alice Isaaz, son registre univoque et quasi mutique nous fait bailler d'ennui...

Dommage, dommage...

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Jacques Audiard a choisi d'adapter le roman du canadien Patrick deWitt  et de faire appel à 4 grands acteurs américains  pour mieux habiter son premier western...

Nous sommes en 1851...

Joaquin Phoenix et John C. Reilly interprètent Charlie et Eli, les deux frères Sisters qui sont des tueurs à gage sans états d'âme, au service du Commodore...

Riz Ahmed est Warm, un chercheur d'or traqué par Morris, un détective privé lettré et soigné interprété par Jake Gyllenhaal, qui travaille également pour le Commodore...

Morris doit soutirer à Warm son procédé chimique pour trouver les pépites d'or et attendre les frères Sisters chargés de l'assassiner...

Mais rien ne se passe comme prévu et le quatuor chemine  de concert de l'Oregon à la Californie dans une macabre ruée vers l'or...

Jacques Audiard, comme à son habitude,  tourne un film d'hommes où les femmes sont réduites aux rôles de transgenre, de putain au coeur sensible ou de Ma Dalton...

Le film est dédié à son frère aîné, disparu lorsque Jacques Audiard avait 25 ans et nous parle de fratrie où l'aîné refuse sa place pour mieux protéger son fou de frère cadet qui a hérité des gènes violents du père...

Tous les critiques ont crié au génie devant Les frères Sisters

Pour ma part, j'hésite encore à me prononcer car si j'ai trouvé que le scénario était effectivement très original, que les portraits d'hommes étaient bien brossés et tutoyaient l'universalité des relations masculines, j'ai été très gênée par l'apologie du parricide et de la violence et les dialogues souvent laborieux m'ont semblé agir comme des pavés rohmériens dans la progression du récit...

Les acteurs sont tous très bons mais je me suis bizarrement ennuyée...

En réalité, je pense avoir été déçue car j'en attendais trop ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après Hippocrate et Médecin de campagne, Thomas Lilti, médecin passé à la réalisation, a voulu nous montrer l'enfer compétitif du concours d'entrée en médecine... et nous faire implicitement comprendre comment le mode de sélection pouvait induire les difficultés rencontrées par les médecins français installés...

Le réalisateur s'est beaucoup appuyé sur son expérience et a décidé d'illustrer son propos en confiant son rôle à un duo d'amis que tout oppose... et plus particulièrement leur origine sociale...

Antoine (formidable Vincent Lacoste) veut absolument être médecin et triple sa première année...

Benjamin (William Lebghil crève l'écran) ne sait pas s'il veut exercer la médecine mais il est le fils d'un chirurgien connu...

Le film alterne avec brio les scènes "documentaires" très réalistes : amphis bondés, séances de bachotage, révisons à la BU, salle d'examens de Villepinte, véritable hangar où la vie des étudiants se joue en une journée... et les scènes plus intimistes où les deux jeunes gens apprennent à se connaître et à s'épauler...

Le film est fort, énergisant mais surtout dénonce l'absurdité d'un système appelé à disparaître ?

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Kevin MacDonald a voulu dans ce documentaire nous montrer la "vraie" Whitney Houston...

Alternant témoignages, interviews et images d'archives, le réalisateur nous fait revivre le parcours de cette diva à la voix à nulle autre pareille, qui a vendu 200 millions d'albums et dont la chanson I will always love you est encore aujourd'hui le single le plus vendu par une chanteuse !

Fille de Cissy Houston choriste renommée, Whitney a fait ses premières armes en chantant des gospels dans une église de Newark...

Propulsée au zénith par le film Bodyguard , Whitney a connu alors l'injonction de rester toujours au top...

Le montage nous plonge dans la vie intime de la star et nous raconte la vampirisation par ses proches, l'addiction aux drogues dures, la bisexualité, l'abus sexuel subi dans l'enfance, ses relations orageuses avec son mari Bobby Brown et le tragique destin de sa fille Bobbi Kristina...

Sa voix magnifique nous bouleverse toujours mais le film est long (2 heures), trop long, chronologiquement mal construit... 

Pour ma part, j'ai nettement préféré le documentaire sur Amy Winehouse dont le ton était plus sensible, moins distancié, plus "incarné" 

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