Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Eric Gravel a écrit ce scénario en se remémorant la solidarité entre les parisiens et les banlieusards lors des grandes grèves de transport en 1995...

Julie (Laure Calamy épatante dans ce rôle de super maman), élève seule ses deux enfants ; installée à la campagne pour leur bien être, elle doit tous les jours se rendre dans le centre de Paris où elle travaille comme première femme de chambre dans un palace...

Julie jongle entre son boulot, les enfants chez la nounou et la recherche d'un emploi correspondant à son niveau d'études...

Quand les grèves éclatent, le fragile équilibre de Julie explose...

La nounou renâcle à augmenter ses horaires de garde, la patronne de Julie admet de plus en plus difficilement ses retards et ses absences pour rendez-vous professionnels, ses collègues ne lui font pas de cadeau et son banquier la harcèle car son ex-mari injoignable a oublié de payer la pension...

Julie court donc après le temps et s'épuise à tenter de faire front à toutes ses obligations...

Le réalisateur dénonce la charge mentale des mamans solos (et c'est très bien)...  mais son film qui décrit une hebdomas (semaine) horribilis dans le quotidien de Julie s'apparente plus au documentaire qu'à la fiction !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans son second long métrage, le réalisateur Diastème a voulu nous parler de la montée de l'extrême droite en France - en référence avec la montée du national socialisme dénoncée par Stefan Zweig dans son livre éponyme...

Nous sommes à l'Elysée (en réalité dans un château à Rambouillet et à la mairie de Rennes), aux côtés d'Elisabeth de Raincy (formidable Léa Drucker) qui termine un premier mandat et ne souhaite pas se représenter au grand dam de Franck, son secrétaire général (tout aussi formidable Denis Podalydès)...

Quand "Madame la Présidente" comprend que tout est perdu pour son camp politique : Gaucher son successeur désigné (Jacques Weber) est promis à un scandale sans précédent (il aurait touché de l'argent russe pour alimenter sa campagne) et les sondages secrets annoncent la victoire probable du candidat d'extrême droite Willem (Thierry Godard), elle ne sait plus qui écouter...

Son bras droit qui lui recommande un crime d'Etat pour éliminer la menace fasciste ou Didier, son premier ministre (Benjamin Biolay) qui lui suggère une manœuvre politique hasardeuse...

Ecrit avec l'aide des journalistes du Monde Fabrice Lhomme et Gérard Davet et de Christophe Honoré, le scénario hésite en permanence entre thriller politique et drame romanesque autour de la maladie de la présidente, des cauchemars de sa fille, de l'impossible amour de Franck à son égard, du dévouement de son garde du corps (Alban Lenoir)...

Dommage que l'action ne soit pas uniquement resserrée autour du suspens politique des trois derniers jours avant le scrutin , quand le destin de la France se joue dans ce palais crépusculaire où le téléphone ne cesse de sonner pour annoncer des catastrophes !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

En corps, je dirais plus volontiers en vie, en mouvement, en communion...

Cédric Klapisch nous raconte l'histoire d'Elise 26 ans, danseuse étoile qui se blesse et doit se réparer pour continuer à vivre selon son désir...

Elise est interprétée par une danseuse professionnelle Marion Barbeau qui crève l'écran : fraiche, vraie, elle est la révélation du film...

Autour d'elle, les autres danseuses classiques, sa famille composée de son père (interprété par Denis Podalydès) et ses sœurs, son masseur kinésithérapeute (François Civil un peu benêt dans ce rôle), et surtout la nouvelle troupe de danse contemporaine qu'elle rencontre lors d'un séjour en Bretagne dans une résidence pour artistes tenue par Muriel Robin, où elle aide une de ses amies qui tient un food truck avec son compagnon...

Cédric Klapisch filme avec talent le corps de ces danseurs classiques de l'Opéra de Paris et contemporains de la compagnie d'Hofesh Shechter qui occupent l'espace scénique qui  leur est offert ou qu'ils s'approprient...

Contrairement à Black Swan qui nous montrait les souffrances d'une danseuse, le réalisateur nous fait ici partager l'enthousiasme, la beauté, la force et la joie de ces jeunes danseurs qui trouvent leur raison d'être dans la pratique de leur art...

Un beau film sur la jeunesse, un peu long (2 heures), avec certains personnages un peu caricaturaux mais de très belles scènes de dialogue et de partage qui donnent une furieuse envie d'oser aller de l'avant !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Qui est Lizzy ? Une aventurière, une femme enfant, une garce, une jeune fille sans défense, une menteuse, une délicieuse et ravissante créature, un Janus au féminin ???

C'est la question que se pose tout le long du film Jakob (Gus Naber), capitaine de cargos au long cours, en imaginant naïvement qu'un homme qui savait maîtriser les éléments marins, saurait "gérer" sa femme...

C'est sur le conseil de son fidèle cuisinier que Jakob décide de se marier et se met au défi d'épouser la première femme qui entre dans le restaurant où il partage un repas avec un de ses amis...

Et c'est ce qu'il fait ! A son grand étonnement la ravissante Française accepte sa demande et lui en tombe éperdument amoureux !

C'est sur cet improbable postulat que le film démarre et se poursuit durant 3 heures !

La réalisatrice hongroise Ildiko Enyedi  adapte le roman de Milan Füst paru en 1958 et situe le film dans la très photogénique Hambourg, ville portuaire par excellence...

Durant 7 chapitres, Jakob, loin de se résigner et de renoncer à la chimère d'un amour partagé, tente par tous les moyens de (re)conquérir Lizzy dont il découvre peu à peu l'indifférence et l'imperméabilité à l'égard de ses sentiments, sa passion se nourrissant de tous les obstacles qu'il rencontre et suscite. Ni les ententes momentanées ou la domination passagère, ni les ruses pas plus que les tromperies de sa femme, ne parviennent à éteindre, affaiblir ou seulement altérer cet amour qui survivra à la rupture du couple...

Une réflexion passionnante sur le rapport homme / femme...

L'histoire d'un homme qui ne comprend pas sa femme pas plus qu'il ne perçoit les non dits, les enjeux des relations humaines en dehors de sa sphère professionnelle...

Une belle histoire dans des décors classieux qui aurait gagné à être resserrée pour être complètement  séduisante !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Une forte pression sociale s'exerce encore aujourd'hui au Japon, sur les jeunes filles qui ne sont pas mariées avant leurs 27-30 ans...

Yukiko Sode (36 ans), une des très rares réalisatrices japonaises, s'empare du sujet et nous fait partager l'"errance" d'Hanako (Mugi Kadowaki), toujours célibataire à 37 ans au grand dam de sa riche famille tokyoïte...

Après la rupture de ses fiançailles, elle se soumet à la tradition et accepte de se rendre à des rendez-vous arrangés...

Quand elle croit avoir enfin trouvé l'homme de sa vie en la personne de Koichiro (Kengo Kora), un avocat aristocrate promis à un bel avenir politique, elle réalise qu'il entretient une relation ambigüe avec Miki (Kiko Mizuhara), une ravissante jeune femme récemment installée à Tokyo pour tenter de gagner son indépendance...

Autour de ce trio, deux personnages "secondaires" de femmes "fortes" : la seule amie célibataire d'Hanako, violoniste de talent et l'amie de Miki qui vient de créer une petite entreprise,  rebattent les cartes du déterminisme social auquel sont confrontés riches et moins riches dans le Japon du XXIe siècle...

Un film un peu trop long (2h05), mais élégant et délicat qui fait l'éloge de la sororité comme source de réalisation de soi !

 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

"De nos frères blessés" est d'abord un livre qui, en 2016, a reçu le prix Goncourt du premier roman que son auteur Joseph Andras a refusé !

C'est la compagne du réalisateur Hélier Cisterne, Katell Quillévéré, à qui l'on doit "Suzanne" et "Réparer les vivants", qui lui a parlé du livre en 2016...

Le film, co-produit avec l'Algérie,  a été tourné avant le Hirak de 2019 (manifestations anti-Bouteflika)...

Fernand Iveton, 30 ans, ouvrier et communiste comme son père, anticolonialiste, a été guillotiné à Alger le 11 février 1957 ; le garde des Sceaux François Mitterrand suivi par René Coty ont refusé de le gracier !

Comme a dit Jean-Paul Sartre : "Cet homme a déclaré et prouvé qu'il ne voulait la mort de personne, mais nous nous avons voulu la sienne et nous l'avons obtenue sans défaillance"...

Le film démarre sur les décapitations de deux militants nationalistes algériens Zabana et Ferradj en 1956... puis nous fait partager la rencontre de Fernand (Vincent Lacoste) et d'Hélène (Vicky Krieps) qui accepte de quitter sa famille en France, pour le suivre à Alger...

De très jolis moments d'intimité très vite occultés par la montée des tensions entre le FLN et les ultras de l'Algérie française...

Fernand, pied noir mais anticolonialiste convaincu, veut montrer sa solidarité avec les Algériens indépendantistes, mais il ne veut pas tuer ; il propose donc de déposer une bombe dans le vestiaire de son usine pour provoquer une panne d'électricité...  Repéré par son contremaître, il est arrêté et emprisonné et la bombe qui ne devait éclater qu'après le départ des ouvriers, est désamorcée...

Le scénario, tendu comme celui d'un polar, nous fait vivre les heures sombres de Fernand : torturé pendant 3 jours, lâché par le Parti Communiste, il sera jugé devant un tribunal militaire qui le condamnera à mort, pour l'exemple ? "Pour prouver à l'opinion arabe que la guillotine était aussi faite pour les Français ?" s'interroge Camus...

Pierre Vidal-Vaquet a lui aussi résumé ce destin tragique : "Fernand Iveton ne fut pas, à beaucoup près, le seul guillotiné de la guerre d'Algérie. Ils furent 222. Mais il fut le seul européen à mourir du fait d'une décision de justice, rendue au nom du peuple français" !

Un film remarquable de bout en bout, servi par deux acteurs magnifiques qui forment un couple soudé par l'amour face aux événements tragiques dont ils seront les héros presque malgré eux !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

"Pourquoi les femmes de l'île de Lewis portent-elles un chapeau pour aller à la messe le dimanche, alors qu'il y a du vent ?" demande Phil (Bouli Lanners) à son employeur, tout en enfonçant le pieu d'une clôture dans l'immensité de la lande écossaise...

Le ton est donné dès les premières images...

Le spectateur est immergé dans une communauté presbytérienne où les hommes travaillent dur et se délassent au pub le soir...

Quand Phil victime d'un accident cérébral rentre chez lui, il est pris en charge par Millie (Michelle Fairley), la fille de son employeur, célibataire endurcie, qui lui avoue très vite qu'ils étaient amants avant son AVC...

Pour son cinquième long métrage, l'acteur réalisateur Bouli Lanners s'est autorisé à filmer sa première histoire d'amour...

Et pas n'importe quelle histoire : une romance improbable entre un homme tatoué venu d'ailleurs et cette femme au visage dur, qui saisit sa chance pour échapper à l'austère pression sociale qui régit la vie de ces familles...

Un film lent battu par les vents, où le sourire de l'actrice se dessine au gré des rares éclaircies de la météo marine...

De l'éloge du mensonge comme catalyseur d'une histoire d'amour...

Pour les amoureux des landes écossaises et des personnages taiseux !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour son troisième long métrage, Frédéric Tellier s'attaque au genre "thriller environnemental" où les réalisateurs américains excellent...

Il s'est entouré d'un casting impeccable : Pierre Niney, lobbyiste d'un géant de l'agrochimie, Gilles Lellouche avocat spécialisé en droit environnemental, Emmanuelle Bercot, activiste écologique... pour dénoncer l'effet cancérigène des pesticides et la collusion entre les lobbies et les décideurs politiques...

Les acteurs sont tous excellents avec une mention TB pour Gilles Lellouche et Pierre Niney mais le scénario démonstratif, manichéen et brouillon nuit à la force de persuasion du film...

Trop de scènes qui ne servent à rien, trop de discours creux, trop de personnages annexes, trop de scènes "sentimentales"... cassent le rythme du film (2 heures), qui ne réussit pas à s'inscrire dans la tension d'un véritable thriller à charge...

Mon conseil : voir ou revoir Dark Waters de Todd Haynes (2020) avec Mark Ruffalo et/ou Erin Brockovich, seule contre tous de Steven Soderbergh (2000) avec Julia Roberts !

Voir les commentaires

Publié le par Jean-Louis
Publié dans : #cinéma

Emmanuel Marre et Julie Lecoustre ont co-réalisé ce film sur la vie de Cassandre, hôtesse de l’air dans une compagnie à bas coût, incarnée avec réalisme par Adèle Exarchopoulos, qui exprime dans ce rôle sa spontanéité, sa joie de vivre, sa jeunesse sans retenue, mais aussi une mélancolie dans la fuite en avant d’une vie « en transit » permanent. 

J’ai souhaité voir ce film, je crois, pour découvrir un monde dont, comme voyageur, on ne peut percevoir que des aspects limités à des apparences et aux avantages supposés d’un métier de liberté permettant de passer d’un endroit paradisiaque à un autre.

Tout cela existe bien, mais l’envers du décor est moins reluisant : colocation où l’on partage ses rêves, fréquentation des boîtes de nuit où l’on boit beaucoup et, surtout, description de conditions de travail pénibles en raison de la pression exercée sur la nécessité de facturer en cabine un maximum de consommations, parfums et autres articles, destinée à compenser le tarif « low cost ».

Ce film ne prétend pas être un documentaire, en se limitant à suivre Cassandre, mais il est une bonne introduction à la connaissance de l’envers de cet univers, présenté sans en rajouter, constituant une plongée dans une certaine réalité qui pourrait modifier notre regard d’utilisateur.

Pour ce qui me concerne, je suis sorti de la salle avec le sentiment que la liberté débridée ne suffit pas à remplir une vie et se traduit au final par une solitude, où l’on se retrouve face à un véritable vide existentiel et une difficulté à assumer les problèmes personnels, ici un deuil familial.

A voir pour ceux qui prennent souvent l'avion mais pas que !

 

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

En 1967, l’Irlande du Nord connaît d’importants troubles politiques et civils motivés par un désir d’égalité des droits pour la minorité catholique qui subit encore des discriminations, notamment en termes d’emploi et de logement.

En août 1969, la violence s’empare de Belfast divisant  protestants et catholiques qui, jusqu'ici, vivaient en harmonie...

Kenneth Branagh a 9 ans lorsque son monde "s'écroule" :  chacun est sommé de choisir son camp, ce que refuse de faire son père protestant, qui est employé comme menuisier en Grande- Bretagne...

La famille de Buddy (double de Kenneth Branagh jeune, interprété par un espiègle Jude Hill), est bouleversée par le dilemme de nombreux habitants de Belfast : quitter la ville en abandonnant amis et grands parents ou rester...

Le réalisateur anglais qui vient de fêter ses 60 ans, a choisi le noir et blanc pour son film car il a connu enfant des images en noir et blanc et en couleurs, mais dit-il : "j’ai appris plus tard qu’il existait un "noir & blanc hollywoodien", avec une patine plus soyeuse, plus veloutée qui rendait tout plus glamour. C’est ce que j’ai voulu utiliser parce que, dans le regard d’un enfant de 9 ans, ses parents sont des stars de cinéma et tout est plus grand, plus beau que nature"

Idéalisant son passé, le réalisateur a choisi deux anciens mannequins, Jamie Dornan et Caitriona Balfe pour interpréter le couple de ses parents... ce qui rend la distribution un peu artificielle dans ce quartier populaire... Judi Dench est, par contre, très crédible dans le rôle d'une délicieuse grand mère...

Le décor de la rue où habitait Kenneth Branagh et sa famille a été entièrement reconstitué pour les besoins du film dans un terrain vague à l’aéroport de Farnborough en Angleterre !

Pour toutes ces raisons et parce que le film démarre et se termine par des images spectaculaires du Belfast d'aujourd'hui prises par un drone,  je trouve que "Belfast" est une création très "auto-satisfaite", construite autour du héros central et omniprésent Buddy, au détriment d'autres personnages tel que son frère aîné...

J'aurais aimé aimer ce film mais il ne m'a pas complètement convaincue !

 

 

Voir les commentaires

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog