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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

"Onoda" a reçu le prix du meilleur scénario original lors de la dernière cérémonie des Césars !

Fin 1944, alors que le Japon est en train de perdre la guerre, Hirō Onoda est formé à la guérilla à la section secrète de Futamata de l’école militaire de Nakano avant d’être envoyé sur l’île de Lubang aux Philippines. Lorsque l’armée américaine débarque fin février 1945, il se replie avec d’autres soldats dans la jungle. Bien longtemps après la capitulation signée début septembre 1945 et malgré les différents appels lancés, ils ne se rendent pas.

Onoda ne va finalement accepter de déposer les armes qu’en mars 1974. Il est l’avant-dernier straggler ("traînard") confirmé, surnom donné aux soldats japonais restants qui ont continué à se battre après la capitulation du Japon d'août 1945.

Le réalisateur français Arthur Harari s’est documenté pour les besoins de son film et a notamment rencontré au Japon Bernard Cendron auteur en 1974, avec Gérard Chenu, du livre, Onoda, seul en guerre dans la jungle. Il n’a cependant pas lu Ma guerre de 30 ans sur l'île de Lubang, ouvrage publié par Onoda lui-même, avant d'écrire son ambitieux scénario...

Je n'avais pas vu le film à sa sortie car en règle générale je n'apprécie pas les films de guerre et qui plus est les films de guerre longs (2h47), mais j'ai été happée par cette histoire incroyable dont le tournage réalisé au Cambodge en décors naturels a constitué un véritable défi pour les équipes !

"Annette" a reçu les prix du meilleur montage, meilleur son, meilleurs effets visuels, meilleure musique originale lors de la dernière cérémonie des Césars ! Il avait obtenu le prix de la mise en scène à Cannes !

"Annette" est la première comédie musicale de Leos Carax...

Le réalisateur a fait appel à Adam Driver et Marion Cotillard pour interpréter les deux héros du couple de son film...

Lui, Henry, est un comédien de stand-up à l’humour féroce ? dixit AlloCiné

Elle, Ann, est une soprano de renommée internationale.

Ensemble, sous le feu des projecteurs, ils forment un couple épanoui et glamour. La naissance de leur premier enfant, Annette, va bouleverser leur vie...

Je n'étais pas non plus allée voir le film à sa sortie car, en règle générale, je ne suis pas fan de comédies musicales...

Je dois reconnaître que même si l'histoire ne m'a pas emballée et même si les deux personnages ne m'ont pas intéressée, le film est très original et la bande son d'ouverture chantée par les Sparks est assez géniale !

Il ne me reste plus que "La fracture" à voir en replay !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Premier long métrage sorti en France de la jeune réalisatrice russe Kira Kovalenko, disciple du cinéaste Alexandre Sokourov, le film nous fait partager le quotidien d'Ada, une jeune caucasienne de Mirouz, (une ancienne ville minière de l'Ossétie du Nord)...

L’idée initiale du film est venue à Kira Kovalenko en lisant le roman L’Intrus de William Faulkner dans lequel se trouve cette phrase : "La plupart des gens ne peuvent supporter l’esclavage, mais aucun homme ne peut manifestement assumer la liberté".

Littéralement coincée dans cette ville sans avenir du bout du monde, Ada (formidable Milana Aguzarova) attend le retour d'Akim, son frère aîné parti travailler à Rostov, pour échapper à l'"amour" de son père et de son petit frère qui la tiennent "prisonnière" pour répondre à leur besoin non exprimé d'une présence "maternante"...

On apprend en effet que la mère est décédée les "abandonnant" tous les quatre : le père et les 3 enfants,  dans cette ville où les jeunes n'ont comme amusement que les rodéos de voiture dans la poussière des friches au bas des immeubles sans âme...

Happée par les tâches ménagères qu'elle doit assumer dès qu'elle quitte son travail de vendeuse, poursuivie par les avances de son petit ami, Ada, qui a été victime d'un attentat à la bombe qui lui a laissé des cicatrices et une infirmité qu'elle voudrait réparer, se cogne à tous les obstacles qu'elle rencontre sur sa route vers une (im)possible liberté...

Le scénario est fort, le propos est beau mais que le film est sombre en ces temps où la Russie fait les gros titres de l'actualité !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Patrice Leconte adapte "Maigret et la jeune morte" paru en 1954...

Grand lecteur de Simenon dont il a déjà mis en scène "Monsieur Hire" en 1989, le réalisateur a choisi d'être fidèle au roman même s'il a éliminé un certain nombre de personnages secondaires...

Ici l'action est resserrée autour du fameux commissaire sempiternellement habillé de son manteau et coiffé de son chapeau mais il ne fume pas la pipe car son médecin lui a déconseillé l'usage du tabac 😉, de Madame Maigret, de Janvier, de la jeune morte et d'une jeune fille "montée" à la capitale que Maigret va prendre sous son aile pour faire avancer son enquête mais surtout la protéger d'elle même et d'un avenir compromis...

Tourné dans un Paris des années 50 glauque à souhait, le film s'attache aux allées et venues du commissaire qui réalise tous les interrogatoires pour découvrir qui est cette jeune fille et surtout qui l'a tuée et pourquoi...

Quelques jolies scènes autour de la filiation et de la perte mais une réalisation aussi poussive que son commissaire qui se dit au bout de sa vie et de ses envies...

Après Jean Gabin, Jean Richard, Bruno Cremer etc,  j'attendais un autre Maigret, fidèle certes mais plus habité de démesure comme sait si bien l'incarner Depardieu ou savait ???

A voir pour les amoureux de Maigret !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
 
Claire Simon a décidé de mettre en scène les entretiens de Yann Andréa avec la journaliste Michèle Manceaux, en confiant le micro à deux grands acteurs : Swann Arlaud et Emmanuelle Devos...
Dans un décor minimaliste mais chaleureux : un salon meublé principalement de sièges, le dernier compagnon et amant de Marguerite Duras se confie...
Échappant pour quelques instants à l'emprise de cette dernière, il parle de lui, d'elle, de leur relation... et soudain le lecteur de Duras comprend mieux ce qui lie ces deux-là au-delà de l’œuvre ou dans la construction de l’ouvrage littéraire...
Car dans l'amour intransigeant, vampirique de l'auteur Duras, se révèle la femme,  puissante, possessive, castratrice, qui désire cet homme homosexuel pour mieux le "décréer" et le recréer afin de nourrir le "personnage" dont elle partage la vie...

Swann Arlaud est magnifique de faiblesse masculine et Emmanuelle Devos se révèle excellente dans l'écoute attentive de cette confession résiliente...

Alternant dialogues, images d'archives de Duras et dessins illustrant les rapports physiques entre les deux amants, la réalisatrice réussit un film exigeant tant sur le plan littéraire que cinématographique, servi par des éclairages magnifiques qui magnifient les deux interlocuteurs dans leur environnement !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Je ne voulais pas voir ce film car je suis mal à l'aise avec la violence mais j'ai fini par le regarder sur petit écran...

Bac Nord est inspiré d'une véritable affaire de corruption au sein des forces de l'ordre à Marseille. En 2012, dix-huit membres de la brigade anti-criminalité de la ville ont été déférés en correctionnelle pour trafic de drogue et racket.

Le réalisateur Cédric Jimenez  qui connaît bien les quartiers nord de la ville puisqu'il y a grandi, a fait appel à Gilles Lellouche, François Civil et Karim Leklou pour interpréter les flics ripoux...

La première partie du film montre les rapports de force hyper violents entre les forces de l'ordre et les caïds de banlieue : la testostérone coule à flots et seuls les gilets pare balles distinguent les "bons" des "méchants"...

C'est certainement très proche de la vérité mais la masculinité toxique des personnages finit par lasser par son côté répétitif et prévisible...

Seul le personnage d'une fliquette en la personne d'Adèle Exarchopoulos introduit un peu de normalité !

Saturé par la violence de la première partie, le spectateur accueille avec plaisir le relatif calme qui suit l'arrestation des policiers, calme tout relatif puisque Gilles Lellouche qui ne supporte pas l'enfermement, pète régulièrement les plombs...

Si le réalisateur voulait nous convaincre que dans la police "ils sont tous pourris", l'exercice est plutôt réussi...

Par contre je ne suis pas certaine qu'il rende réellement compte de la complexité de la réalité du terrain puisque tous les autres acteurs politiques et économiques sont totalement absents...

Je suis étonnée que ce film figure parmi les meilleurs films des César à venir (25 février sur Canal +) ?

A suivre...

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Conçu par la regrettée Solveig Anspach disparue en 2015, le film raconte l'histoire d'amour de la mère de cette dernière avec un médecin beaucoup plus jeune qu'elle...

Les réalisatrices Carine Tardieu et Agnès de Sacy ont fait appel à Fanny Ardant et Melvil Poupaud pour interpréter ce couple improbable : Shoona une femme de 70 ans, ancienne architecte flamboyante et Pierre un oncologue de 45 ans marié à Jeanne (Cécile de France) et père de famille...

Shoona vit une retraite heureuse entre l'Irlande où elle se ressource et Paris où elle est très proche de sa fille Cécilia, lumineuse Florence Loiret-Caille, et de sa petite fille...

Quand l'amour fait irruption dans sa vie, elle le repousse puis l'accueille avec émerveillement puis se retire pour ne pas "encombrer" cet homme qui la trouve belle, le lui dit et est prêt à renoncer à son bonheur familial pour vivre à ses côtés... jusqu'à partager les heures délicates du début de la maladie de Parkinson...

De rôle en rôle, Melvil Poupaud ne cesse de nous surprendre par l'étendue de son talent et la sensibilité de ses interprétations : il crève l'écran dans ce film aux côtés d'une Fanny Ardant dont le sourire mutin n'en finit plus de nous séduire...

L'émotion, très présente dans le scénario s'attache à toutes les relations interpersonnelles : entre les deux amants mais également entre Pierre et son ami médecin, entre Pierre et sa fille, entre Shoona et Cécilia...

Seul petit bémol : le rôle un peu ingrat réservé à Cécile de France qui interprète un médecin à la silhouette datée, un peu perdue dans ses éprouvettes...

Un film délicieux dans sa finesse d'interprétation, à voir assurément !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après La loi du marché qui racontait le quotidien d'un salarié licencié et En guerre qui nous parlait de l'engagement d'un syndicaliste face à l'annonce d'un plan social, Stéphane Brizé fait à nouveau appel à son acteur fétiche Vincent Lindon dans Un autre monde pour nous immerger dans le quotidien d'un cadre supérieur contraint de licencier pour satisfaire les actionnaires !

Personnellement, je ne comprends pas pourquoi ce titre : Un autre monde ?

Pour moi, il s'agit de "notre" monde où très souvent la seule logique financière tient lieu de stratégie aux entreprises qui n'hésitent pas à licencier massivement pour améliorer leurs marges, que la structure soit bénéficiaire ou non...

Le réalisateur a introduit de la fiction dans ce documentaire en nous faisant partager la vie d'un cadre supérieur tiraillé entre ses objectifs professionnels et les contraintes de sa vie personnelle puisqu'il doit faire face à la demande de divorce de sa femme interprétée par Sandrine Kiberlain et les problèmes psychologiques de son fils (Anthony Bajon)...

Les trois acteurs sont formidables, Marie Drucker est impeccable dans son premier rôle au cinéma où elle incarne une Directrice Europe insensible et manipulatrice, le scénario est en tous points fidèle au vécu d'une équipe d'une entreprise confrontée à cette problématique... mais l'aspect didactique du film relègue la fiction en second plan...

J'ai personnellement préféré les deux premiers films qui jouaient plus nettement la carte du documentaire mais celui-ci est néanmoins très informatif pour les non initiés !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur mexicain Guillermo del Toro porte à l'écran Le Charlatan, un roman de William Lindsay Gresham, déjà adapté en 1947 par Edmund Goulding avec Tyrone Power...

Avec ce 11ème long métrage, le cinéaste nous offre un grand film de studio à l'ancienne avec une trame narrative riche et inventive, des décors et des costumes plus vrais que nature et un casting digne des Oscars...

Dès les premières images : celle d'un homme qui met le feu au cadavre d'un vieil homme dans une maison qui va s'embraser, le spectateur est conquis et suit Stanton Carlisle (formidable Bradley Cooper) dans ses aventures qui vont le mener dans un cirque où il découvre, aux côtés de forains, les secrets du mentalisme puis dans les salons de la bonne société de Buffalo où il monte avec succès des numéros de divination...

Il croise sur son chemin Zeena (Toni Colette), une voyante chevronnée, Molly (Rooney Mara), une jeune ingénue qui va s'éprendre de lui et quitter la famille du cirque pour jouer sa partenaire, le docteur Lilith Ritter (Cate Blanchett), une vénéneuse psychanalyste qui va lui révéler les psychoses de ses clients fortunés...

Réflexion puissante sur l'humanité et ses monstres de foires, sur le pouvoir de l'argent et la quête du pouvoir, le film n'est pas qu'un divertissement même s'il y excelle...

Nightmare Alley est un véritable thriller psychanalytique qui nous tient en haleine durant 2h30 et jusqu'à la fin, que je ne vous raconterai pas 😏

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Thierry de Peretti s'est inspiré de L'Inflitré (2017), écrit à quatre mains par Emmanuel Fansten, journaliste à Libération et Hubert Antoine, un ancien flic qui avait dénoncé une dérive grave de l'Etat vers l'illégalité dans sa lutte contre la drogue...

Le réalisateur a fait appel à trois acteurs de talents pour nous raconter cette affaire : Pio Marmaï interprète de façon un peu brouillonne le journaliste, Roschdy Zem incarne avec maestria le flic infiltré et Vincent Lindon est opaque à souhait dans le rôle du patron des Stups... et pourtant la mayonnaise ne prend pas !

Trop complexe, trop embrouillé, trop mystérieux, trop bavard, le scénario nous lasse vite et nous perd dans sa volonté de traiter tous les thèmes politiques, juridiques, économiques et médiatiques liés à cette enquête obsessionnelle...

Cela me donne envie de revoir le cinéma italien des années 70 et plus particulièrement un chef d’œuvre comme Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

L'écrivain volubile Sylvain Tesson suit le photographe taiseux Vincent Munier dans sa quête de la panthère des neiges !

Tourné dans l'est du Tibet, sur des plateaux situés en moyenne à 4500 m d'altitude, le film nous fait partager les journées de marche et les heures d'affût des deux hommes sur les traces de l'animal...

Dans des conditions extrêmes, loin de leur camp de base, les deux explorateurs vont petit à petit s'accorder et se compléter pour approcher puis réussir à filmer la mythique panthère dont la fourrure se fond dans le paysage rocheux où le blanc domine...

Plus vraies qu'un documentaire, les images de Marie Amiguet nous captivent et nous émeuvent en nous immergeant dans la beauté de cette nature sauvage inviolée où les règnes végétal et animal sont dominants !

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