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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

John Madden adapte le livre de Ben Macintyre Opération Mincemeat - L'histoire d'espionnage qui changea le cours de la Seconde Guerre Mondiale et nous raconte l'élaboration d'un incroyable et formidable leurre monté par les services secrets anglais avec le plein accord de Churchill...

Entrevoyant l'idée d'un débarquement en Sicile, les Alliés décident en 1943 de faire croire aux Allemands que l'opération se déroulera en Grèce et non en Sicile ; le cadavre maquillé d'un pseudo officier britannique sera retrouvé dans la baie de Cadix, avec une sacoche contenant des documents secrets qui étayent la désinformation... Et la ruse sera gobée par les Allemands et permettra de sauver des milliers de vies !

Sur cette trame passionnante et avec des acteurs de talent tels Colin Firth, le réalisateur nous propose un film daté, mal fichu, dans lequel tout : scénario, personnages, décors, scènes... sonne terriblement faux ! Et c'est long : 2h07 !

Dommage...

 

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Quel plaisir de retrouver au cinéma les héros favoris de la séri sur grand écran...

Réalisé par Simon Curtis, ce deuxième opus dérivé de la triomphale série anglaise de Julian Fellowes, nous fait partager l'été 1928 de la famille Crawley...

Les uns restent à Downton pour  le tournage d'un film où Lady Mary, Mr Mosley et les domestiques vont se retrouver enrôlés pour d'amusantes et différentes raisons...

Quant à Lord et Lady Grantham, ils vont séjourner avec Tom Branson, sa nouvelle épouse et Mr Carson dans une magnifique villa sur la Riviera à Nice, qu'un mystérieux marquis de Montmirail vient de léguer à Violet, la comtesse douairière !

Outre le plaisir de revoir la so british Maggie Smith, les aficionados de la série vont se régaler des différentes anecdotes croisées qui vont illustrer cet été de tous les possibles !

Dommage que le personnage de la duchesse de Montmirail, incarné par Nathalie Baye, soit si caricatural...

A voir absolument pour vivre un vrai moment de cinéma !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Je me suis demandée durant tout le film où voulait en venir la réalisatrice croate Antoneta Alamat Kusijanovic dans cet original premier long métrage ... à part sans doute dénoncer le patriarcat qui règne dans son pays....

Que veut-elle nous dire à travers le récit de ces quelques jours où le quotidien de Julija (intense Gracia Filipovic) et de ses parents, se trouve bouleversé par la venue de Javier (séduisant Cliff Curtis, acteur néozélandais qui parle anglais), un riche ami du passé de son père Ante (inquiétant Leon Lucey) et de sa mère Nela (ravissante Danica Curcic)...

Pour tromper son ennui dans cette petite île croate où rien ne se passe à part la survenue bruyante de riches touristes, la jeune fille de 17 ans a apprivoisé la mer adriatique en se consacrant à la nage, la plongée sous-marine et la pêche à la murène avec son père...

Très à l'aise dans l'eau, Julija l'est moins dans la vie entre son père à la violence difficilement contenue, et sa mère à qui elle reproche de s'être résignée à une vie sans perspective...

La venue de Javier offre une fenêtre d'espoir aux deux femmes et surtout à Julija qui se plait à rêver à un avenir où elle pourrait faire des études, vivre en Suisse...

Le film très ancré dans une nature minérale et aquatique et nourri de références symboliques (la murène), se laisse regarder mais n'a pas réussi à me" plonger" dans l'univers de la réalisatrice (dont la grand-mère habitait l'île en question) : trop caricatural ?, trop répétitif ?, trop rude ?...

A vous de voir !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans la même veine qu' "Un Triomphe" sorti en 2021 (avec Kad Merad), le réalisateur Etienne Comar nous parle de musique, de chant, de tessiture de voix...

Mais contrairement au film d'Emmanuel Courcol, il n'est pas question ici d'une possible "rédemption" ou d'un "épanouissement"  : le propos est plus modeste...

Luc (Alex Lutz), un chanteur lyrique renommé mais "en panne" (nous apprendrons plus tard pourquoi), accepte d’animer un atelier de chant dans un centre de détention pour femmes...

Entre bonne conscience et quête personnelle, il va tenter d'offrir à ces femmes cabossées par la vie un semblant de liberté, une parenthèse enchantée dans leur quotidien...

Dans cette prison modèle où la lumière entre à flots, le chanteur très vite confronté aux crises et aux jalousies du petit groupe, va  révéler sa dimension de coach... alors même que dans sa vie privée il a du mal à faire face à ses ombres personnelles et à ses obligations professionnelles.

Sur un répertoire allant de l'opéra à Jeanne Moreau, avec un casting mêlant comédiennes et non professionnelles, le film nous fait toucher du doigt et par petites touches successives, la fragilité des destins et l'empêchement de la culpabilité...

Aux côtés d'Axel Lutz, et dans un rôle de meurtrière endurcie, Agnès Jaoui impressionne par la justesse et l'intensité de son jeu...

L'ombre des filles" n'est pas un film facile mais il réussit à installer une attachante dynamique de groupe !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après Senses, Asako I et II, Drive my car, Ryusuke Hamaguchi poursuit son exploration de la psyché féminine japonaise...

Avec ce film dont le titre original traduit serait Hasard et Imagination, le réalisateur japonais oscarisé nous offre les trois premiers contes, à la façon d'Eric Rohmer, d'une série de sept...

Trois contes, cinq femmes qui se racontent, partagent leurs sentiments amoureux, parlent de leurs fantasmes, jouent sur les quiproquos et se répondent à travers leurs histoires de vie...

Dans "Magie ?" le premier des trois contes, Tsugumi (Hyunri), une jeune femme souriante parle à son amie d'une conversation excitante qu'elle a eu avec un homme : "c'est comme si on s'était explorés avec des mots" - c'est pas un peu cochon ?" lui demande Meiko (Kotone Furukawa) en plaisantant...

Dans le second "La porte ouverte", Nao (Katsuki Mori), une jeune femme libérée sexuellement, lit à haute voix à son auteur Segawa, professeur de français, dans son bureau dont la porte reste ouverte, un passage érotique de son dernier livre qui a reçu un prix...

Dans le troisième "Encore une fois" qui est particulièrement bouleversant, deux quadragénaires se retrouvent sur l'escalier mécanique d'une gare : persuadée de reconnaître son amoureuse du lycée, Natsuko (Fusako Urabe), suit Aya (Aoba Kawai) chez elle, brûlant du désir de lui avouer ce qu'elle n'a pas osé lui dire il y a 20 ans...

Deux heures pour écouter les confidences qui excitent, caressent, blessent ou soulagent, les mots mis en scène par les personnages féminins qui peuplent l'imaginaire d'Hamaguchi  !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Eric Gravel a écrit ce scénario en se remémorant la solidarité entre les parisiens et les banlieusards lors des grandes grèves de transport en 1995...

Julie (Laure Calamy épatante dans ce rôle de super maman), élève seule ses deux enfants ; installée à la campagne pour leur bien être, elle doit tous les jours se rendre dans le centre de Paris où elle travaille comme première femme de chambre dans un palace...

Julie jongle entre son boulot, les enfants chez la nounou et la recherche d'un emploi correspondant à son niveau d'études...

Quand les grèves éclatent, le fragile équilibre de Julie explose...

La nounou renâcle à augmenter ses horaires de garde, la patronne de Julie admet de plus en plus difficilement ses retards et ses absences pour rendez-vous professionnels, ses collègues ne lui font pas de cadeau et son banquier la harcèle car son ex-mari injoignable a oublié de payer la pension...

Julie court donc après le temps et s'épuise à tenter de faire front à toutes ses obligations...

Le réalisateur dénonce la charge mentale des mamans solos (et c'est très bien)...  mais son film qui décrit une hebdomas (semaine) horribilis dans le quotidien de Julie s'apparente plus au documentaire qu'à la fiction !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans son second long métrage, le réalisateur Diastème a voulu nous parler de la montée de l'extrême droite en France - en référence avec la montée du national socialisme dénoncée par Stefan Zweig dans son livre éponyme...

Nous sommes à l'Elysée (en réalité dans un château à Rambouillet et à la mairie de Rennes), aux côtés d'Elisabeth de Raincy (formidable Léa Drucker) qui termine un premier mandat et ne souhaite pas se représenter au grand dam de Franck, son secrétaire général (tout aussi formidable Denis Podalydès)...

Quand "Madame la Présidente" comprend que tout est perdu pour son camp politique : Gaucher son successeur désigné (Jacques Weber) est promis à un scandale sans précédent (il aurait touché de l'argent russe pour alimenter sa campagne) et les sondages secrets annoncent la victoire probable du candidat d'extrême droite Willem (Thierry Godard), elle ne sait plus qui écouter...

Son bras droit qui lui recommande un crime d'Etat pour éliminer la menace fasciste ou Didier, son premier ministre (Benjamin Biolay) qui lui suggère une manœuvre politique hasardeuse...

Ecrit avec l'aide des journalistes du Monde Fabrice Lhomme et Gérard Davet et de Christophe Honoré, le scénario hésite en permanence entre thriller politique et drame romanesque autour de la maladie de la présidente, des cauchemars de sa fille, de l'impossible amour de Franck à son égard, du dévouement de son garde du corps (Alban Lenoir)...

Dommage que l'action ne soit pas uniquement resserrée autour du suspens politique des trois derniers jours avant le scrutin , quand le destin de la France se joue dans ce palais crépusculaire où le téléphone ne cesse de sonner pour annoncer des catastrophes !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

En corps, je dirais plus volontiers en vie, en mouvement, en communion...

Cédric Klapisch nous raconte l'histoire d'Elise 26 ans, danseuse étoile qui se blesse et doit se réparer pour continuer à vivre selon son désir...

Elise est interprétée par une danseuse professionnelle Marion Barbeau qui crève l'écran : fraiche, vraie, elle est la révélation du film...

Autour d'elle, les autres danseuses classiques, sa famille composée de son père (interprété par Denis Podalydès) et ses sœurs, son masseur kinésithérapeute (François Civil un peu benêt dans ce rôle), et surtout la nouvelle troupe de danse contemporaine qu'elle rencontre lors d'un séjour en Bretagne dans une résidence pour artistes tenue par Muriel Robin, où elle aide une de ses amies qui tient un food truck avec son compagnon...

Cédric Klapisch filme avec talent le corps de ces danseurs classiques de l'Opéra de Paris et contemporains de la compagnie d'Hofesh Shechter qui occupent l'espace scénique qui  leur est offert ou qu'ils s'approprient...

Contrairement à Black Swan qui nous montrait les souffrances d'une danseuse, le réalisateur nous fait ici partager l'enthousiasme, la beauté, la force et la joie de ces jeunes danseurs qui trouvent leur raison d'être dans la pratique de leur art...

Un beau film sur la jeunesse, un peu long (2 heures), avec certains personnages un peu caricaturaux mais de très belles scènes de dialogue et de partage qui donnent une furieuse envie d'oser aller de l'avant !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Qui est Lizzy ? Une aventurière, une femme enfant, une garce, une jeune fille sans défense, une menteuse, une délicieuse et ravissante créature, un Janus au féminin ???

C'est la question que se pose tout le long du film Jakob (Gus Naber), capitaine de cargos au long cours, en imaginant naïvement qu'un homme qui savait maîtriser les éléments marins, saurait "gérer" sa femme...

C'est sur le conseil de son fidèle cuisinier que Jakob décide de se marier et se met au défi d'épouser la première femme qui entre dans le restaurant où il partage un repas avec un de ses amis...

Et c'est ce qu'il fait ! A son grand étonnement la ravissante Française accepte sa demande et lui en tombe éperdument amoureux !

C'est sur cet improbable postulat que le film démarre et se poursuit durant 3 heures !

La réalisatrice hongroise Ildiko Enyedi  adapte le roman de Milan Füst paru en 1958 et situe le film dans la très photogénique Hambourg, ville portuaire par excellence...

Durant 7 chapitres, Jakob, loin de se résigner et de renoncer à la chimère d'un amour partagé, tente par tous les moyens de (re)conquérir Lizzy dont il découvre peu à peu l'indifférence et l'imperméabilité à l'égard de ses sentiments, sa passion se nourrissant de tous les obstacles qu'il rencontre et suscite. Ni les ententes momentanées ou la domination passagère, ni les ruses pas plus que les tromperies de sa femme, ne parviennent à éteindre, affaiblir ou seulement altérer cet amour qui survivra à la rupture du couple...

Une réflexion passionnante sur le rapport homme / femme...

L'histoire d'un homme qui ne comprend pas sa femme pas plus qu'il ne perçoit les non dits, les enjeux des relations humaines en dehors de sa sphère professionnelle...

Une belle histoire dans des décors classieux qui aurait gagné à être resserrée pour être complètement  séduisante !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Une forte pression sociale s'exerce encore aujourd'hui au Japon, sur les jeunes filles qui ne sont pas mariées avant leurs 27-30 ans...

Yukiko Sode (36 ans), une des très rares réalisatrices japonaises, s'empare du sujet et nous fait partager l'"errance" d'Hanako (Mugi Kadowaki), toujours célibataire à 37 ans au grand dam de sa riche famille tokyoïte...

Après la rupture de ses fiançailles, elle se soumet à la tradition et accepte de se rendre à des rendez-vous arrangés...

Quand elle croit avoir enfin trouvé l'homme de sa vie en la personne de Koichiro (Kengo Kora), un avocat aristocrate promis à un bel avenir politique, elle réalise qu'il entretient une relation ambigüe avec Miki (Kiko Mizuhara), une ravissante jeune femme récemment installée à Tokyo pour tenter de gagner son indépendance...

Autour de ce trio, deux personnages "secondaires" de femmes "fortes" : la seule amie célibataire d'Hanako, violoniste de talent et l'amie de Miki qui vient de créer une petite entreprise,  rebattent les cartes du déterminisme social auquel sont confrontés riches et moins riches dans le Japon du XXIe siècle...

Un film un peu trop long (2h05), mais élégant et délicat qui fait l'éloge de la sororité comme source de réalisation de soi !

 

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