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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

"De nos frères blessés" est d'abord un livre qui, en 2016, a reçu le prix Goncourt du premier roman que son auteur Joseph Andras a refusé !

C'est la compagne du réalisateur Hélier Cisterne, Katell Quillévéré, à qui l'on doit "Suzanne" et "Réparer les vivants", qui lui a parlé du livre en 2016...

Le film, co-produit avec l'Algérie,  a été tourné avant le Hirak de 2019 (manifestations anti-Bouteflika)...

Fernand Iveton, 30 ans, ouvrier et communiste comme son père, anticolonialiste, a été guillotiné à Alger le 11 février 1957 ; le garde des Sceaux François Mitterrand suivi par René Coty ont refusé de le gracier !

Comme a dit Jean-Paul Sartre : "Cet homme a déclaré et prouvé qu'il ne voulait la mort de personne, mais nous nous avons voulu la sienne et nous l'avons obtenue sans défaillance"...

Le film démarre sur les décapitations de deux militants nationalistes algériens Zabana et Ferradj en 1956... puis nous fait partager la rencontre de Fernand (Vincent Lacoste) et d'Hélène (Vicky Krieps) qui accepte de quitter sa famille en France, pour le suivre à Alger...

De très jolis moments d'intimité très vite occultés par la montée des tensions entre le FLN et les ultras de l'Algérie française...

Fernand, pied noir mais anticolonialiste convaincu, veut montrer sa solidarité avec les Algériens indépendantistes, mais il ne veut pas tuer ; il propose donc de déposer une bombe dans le vestiaire de son usine pour provoquer une panne d'électricité...  Repéré par son contremaître, il est arrêté et emprisonné et la bombe qui ne devait éclater qu'après le départ des ouvriers, est désamorcée...

Le scénario, tendu comme celui d'un polar, nous fait vivre les heures sombres de Fernand : torturé pendant 3 jours, lâché par le Parti Communiste, il sera jugé devant un tribunal militaire qui le condamnera à mort, pour l'exemple ? "Pour prouver à l'opinion arabe que la guillotine était aussi faite pour les Français ?" s'interroge Camus...

Pierre Vidal-Vaquet a lui aussi résumé ce destin tragique : "Fernand Iveton ne fut pas, à beaucoup près, le seul guillotiné de la guerre d'Algérie. Ils furent 222. Mais il fut le seul européen à mourir du fait d'une décision de justice, rendue au nom du peuple français" !

Un film remarquable de bout en bout, servi par deux acteurs magnifiques qui forment un couple soudé par l'amour face aux événements tragiques dont ils seront les héros presque malgré eux !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

"Pourquoi les femmes de l'île de Lewis portent-elles un chapeau pour aller à la messe le dimanche, alors qu'il y a du vent ?" demande Phil (Bouli Lanners) à son employeur, tout en enfonçant le pieu d'une clôture dans l'immensité de la lande écossaise...

Le ton est donné dès les premières images...

Le spectateur est immergé dans une communauté presbytérienne où les hommes travaillent dur et se délassent au pub le soir...

Quand Phil victime d'un accident cérébral rentre chez lui, il est pris en charge par Millie (Michelle Fairley), la fille de son employeur, célibataire endurcie, qui lui avoue très vite qu'ils étaient amants avant son AVC...

Pour son cinquième long métrage, l'acteur réalisateur Bouli Lanners s'est autorisé à filmer sa première histoire d'amour...

Et pas n'importe quelle histoire : une romance improbable entre un homme tatoué venu d'ailleurs et cette femme au visage dur, qui saisit sa chance pour échapper à l'austère pression sociale qui régit la vie de ces familles...

Un film lent battu par les vents, où le sourire de l'actrice se dessine au gré des rares éclaircies de la météo marine...

De l'éloge du mensonge comme catalyseur d'une histoire d'amour...

Pour les amoureux des landes écossaises et des personnages taiseux !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour son troisième long métrage, Frédéric Tellier s'attaque au genre "thriller environnemental" où les réalisateurs américains excellent...

Il s'est entouré d'un casting impeccable : Pierre Niney, lobbyiste d'un géant de l'agrochimie, Gilles Lellouche avocat spécialisé en droit environnemental, Emmanuelle Bercot, activiste écologique... pour dénoncer l'effet cancérigène des pesticides et la collusion entre les lobbies et les décideurs politiques...

Les acteurs sont tous excellents avec une mention TB pour Gilles Lellouche et Pierre Niney mais le scénario démonstratif, manichéen et brouillon nuit à la force de persuasion du film...

Trop de scènes qui ne servent à rien, trop de discours creux, trop de personnages annexes, trop de scènes "sentimentales"... cassent le rythme du film (2 heures), qui ne réussit pas à s'inscrire dans la tension d'un véritable thriller à charge...

Mon conseil : voir ou revoir Dark Waters de Todd Haynes (2020) avec Mark Ruffalo et/ou Erin Brockovich, seule contre tous de Steven Soderbergh (2000) avec Julia Roberts !

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Publié le par Jean-Louis
Publié dans : #cinéma

Emmanuel Marre et Julie Lecoustre ont co-réalisé ce film sur la vie de Cassandre, hôtesse de l’air dans une compagnie à bas coût, incarnée avec réalisme par Adèle Exarchopoulos, qui exprime dans ce rôle sa spontanéité, sa joie de vivre, sa jeunesse sans retenue, mais aussi une mélancolie dans la fuite en avant d’une vie « en transit » permanent. 

J’ai souhaité voir ce film, je crois, pour découvrir un monde dont, comme voyageur, on ne peut percevoir que des aspects limités à des apparences et aux avantages supposés d’un métier de liberté permettant de passer d’un endroit paradisiaque à un autre.

Tout cela existe bien, mais l’envers du décor est moins reluisant : colocation où l’on partage ses rêves, fréquentation des boîtes de nuit où l’on boit beaucoup et, surtout, description de conditions de travail pénibles en raison de la pression exercée sur la nécessité de facturer en cabine un maximum de consommations, parfums et autres articles, destinée à compenser le tarif « low cost ».

Ce film ne prétend pas être un documentaire, en se limitant à suivre Cassandre, mais il est une bonne introduction à la connaissance de l’envers de cet univers, présenté sans en rajouter, constituant une plongée dans une certaine réalité qui pourrait modifier notre regard d’utilisateur.

Pour ce qui me concerne, je suis sorti de la salle avec le sentiment que la liberté débridée ne suffit pas à remplir une vie et se traduit au final par une solitude, où l’on se retrouve face à un véritable vide existentiel et une difficulté à assumer les problèmes personnels, ici un deuil familial.

A voir pour ceux qui prennent souvent l'avion mais pas que !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

En 1967, l’Irlande du Nord connaît d’importants troubles politiques et civils motivés par un désir d’égalité des droits pour la minorité catholique qui subit encore des discriminations, notamment en termes d’emploi et de logement.

En août 1969, la violence s’empare de Belfast divisant  protestants et catholiques qui, jusqu'ici, vivaient en harmonie...

Kenneth Branagh a 9 ans lorsque son monde "s'écroule" :  chacun est sommé de choisir son camp, ce que refuse de faire son père protestant, qui est employé comme menuisier en Grande- Bretagne...

La famille de Buddy (double de Kenneth Branagh jeune, interprété par un espiègle Jude Hill), est bouleversée par le dilemme de nombreux habitants de Belfast : quitter la ville en abandonnant amis et grands parents ou rester...

Le réalisateur anglais qui vient de fêter ses 60 ans, a choisi le noir et blanc pour son film car il a connu enfant des images en noir et blanc et en couleurs, mais dit-il : "j’ai appris plus tard qu’il existait un "noir & blanc hollywoodien", avec une patine plus soyeuse, plus veloutée qui rendait tout plus glamour. C’est ce que j’ai voulu utiliser parce que, dans le regard d’un enfant de 9 ans, ses parents sont des stars de cinéma et tout est plus grand, plus beau que nature"

Idéalisant son passé, le réalisateur a choisi deux anciens mannequins, Jamie Dornan et Caitriona Balfe pour interpréter le couple de ses parents... ce qui rend la distribution un peu artificielle dans ce quartier populaire... Judi Dench est, par contre, très crédible dans le rôle d'une délicieuse grand mère...

Le décor de la rue où habitait Kenneth Branagh et sa famille a été entièrement reconstitué pour les besoins du film dans un terrain vague à l’aéroport de Farnborough en Angleterre !

Pour toutes ces raisons et parce que le film démarre et se termine par des images spectaculaires du Belfast d'aujourd'hui prises par un drone,  je trouve que "Belfast" est une création très "auto-satisfaite", construite autour du héros central et omniprésent Buddy, au détriment d'autres personnages tel que son frère aîné...

J'aurais aimé aimer ce film mais il ne m'a pas complètement convaincue !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

"Onoda" a reçu le prix du meilleur scénario original lors de la dernière cérémonie des Césars !

Fin 1944, alors que le Japon est en train de perdre la guerre, Hirō Onoda est formé à la guérilla à la section secrète de Futamata de l’école militaire de Nakano avant d’être envoyé sur l’île de Lubang aux Philippines. Lorsque l’armée américaine débarque fin février 1945, il se replie avec d’autres soldats dans la jungle. Bien longtemps après la capitulation signée début septembre 1945 et malgré les différents appels lancés, ils ne se rendent pas.

Onoda ne va finalement accepter de déposer les armes qu’en mars 1974. Il est l’avant-dernier straggler ("traînard") confirmé, surnom donné aux soldats japonais restants qui ont continué à se battre après la capitulation du Japon d'août 1945.

Le réalisateur français Arthur Harari s’est documenté pour les besoins de son film et a notamment rencontré au Japon Bernard Cendron auteur en 1974, avec Gérard Chenu, du livre, Onoda, seul en guerre dans la jungle. Il n’a cependant pas lu Ma guerre de 30 ans sur l'île de Lubang, ouvrage publié par Onoda lui-même, avant d'écrire son ambitieux scénario...

Je n'avais pas vu le film à sa sortie car en règle générale je n'apprécie pas les films de guerre et qui plus est les films de guerre longs (2h47), mais j'ai été happée par cette histoire incroyable dont le tournage réalisé au Cambodge en décors naturels a constitué un véritable défi pour les équipes !

"Annette" a reçu les prix du meilleur montage, meilleur son, meilleurs effets visuels, meilleure musique originale lors de la dernière cérémonie des Césars ! Il avait obtenu le prix de la mise en scène à Cannes !

"Annette" est la première comédie musicale de Leos Carax...

Le réalisateur a fait appel à Adam Driver et Marion Cotillard pour interpréter les deux héros du couple de son film...

Lui, Henry, est un comédien de stand-up à l’humour féroce ? dixit AlloCiné

Elle, Ann, est une soprano de renommée internationale.

Ensemble, sous le feu des projecteurs, ils forment un couple épanoui et glamour. La naissance de leur premier enfant, Annette, va bouleverser leur vie...

Je n'étais pas non plus allée voir le film à sa sortie car, en règle générale, je ne suis pas fan de comédies musicales...

Je dois reconnaître que même si l'histoire ne m'a pas emballée et même si les deux personnages ne m'ont pas intéressée, le film est très original et la bande son d'ouverture chantée par les Sparks est assez géniale !

Il ne me reste plus que "La fracture" à voir en replay !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Premier long métrage sorti en France de la jeune réalisatrice russe Kira Kovalenko, disciple du cinéaste Alexandre Sokourov, le film nous fait partager le quotidien d'Ada, une jeune caucasienne de Mirouz, (une ancienne ville minière de l'Ossétie du Nord)...

L’idée initiale du film est venue à Kira Kovalenko en lisant le roman L’Intrus de William Faulkner dans lequel se trouve cette phrase : "La plupart des gens ne peuvent supporter l’esclavage, mais aucun homme ne peut manifestement assumer la liberté".

Littéralement coincée dans cette ville sans avenir du bout du monde, Ada (formidable Milana Aguzarova) attend le retour d'Akim, son frère aîné parti travailler à Rostov, pour échapper à l'"amour" de son père et de son petit frère qui la tiennent "prisonnière" pour répondre à leur besoin non exprimé d'une présence "maternante"...

On apprend en effet que la mère est décédée les "abandonnant" tous les quatre : le père et les 3 enfants,  dans cette ville où les jeunes n'ont comme amusement que les rodéos de voiture dans la poussière des friches au bas des immeubles sans âme...

Happée par les tâches ménagères qu'elle doit assumer dès qu'elle quitte son travail de vendeuse, poursuivie par les avances de son petit ami, Ada, qui a été victime d'un attentat à la bombe qui lui a laissé des cicatrices et une infirmité qu'elle voudrait réparer, se cogne à tous les obstacles qu'elle rencontre sur sa route vers une (im)possible liberté...

Le scénario est fort, le propos est beau mais que le film est sombre en ces temps où la Russie fait les gros titres de l'actualité !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Patrice Leconte adapte "Maigret et la jeune morte" paru en 1954...

Grand lecteur de Simenon dont il a déjà mis en scène "Monsieur Hire" en 1989, le réalisateur a choisi d'être fidèle au roman même s'il a éliminé un certain nombre de personnages secondaires...

Ici l'action est resserrée autour du fameux commissaire sempiternellement habillé de son manteau et coiffé de son chapeau mais il ne fume pas la pipe car son médecin lui a déconseillé l'usage du tabac 😉, de Madame Maigret, de Janvier, de la jeune morte et d'une jeune fille "montée" à la capitale que Maigret va prendre sous son aile pour faire avancer son enquête mais surtout la protéger d'elle même et d'un avenir compromis...

Tourné dans un Paris des années 50 glauque à souhait, le film s'attache aux allées et venues du commissaire qui réalise tous les interrogatoires pour découvrir qui est cette jeune fille et surtout qui l'a tuée et pourquoi...

Quelques jolies scènes autour de la filiation et de la perte mais une réalisation aussi poussive que son commissaire qui se dit au bout de sa vie et de ses envies...

Après Jean Gabin, Jean Richard, Bruno Cremer etc,  j'attendais un autre Maigret, fidèle certes mais plus habité de démesure comme sait si bien l'incarner Depardieu ou savait ???

A voir pour les amoureux de Maigret !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
 
Claire Simon a décidé de mettre en scène les entretiens de Yann Andréa avec la journaliste Michèle Manceaux, en confiant le micro à deux grands acteurs : Swann Arlaud et Emmanuelle Devos...
Dans un décor minimaliste mais chaleureux : un salon meublé principalement de sièges, le dernier compagnon et amant de Marguerite Duras se confie...
Échappant pour quelques instants à l'emprise de cette dernière, il parle de lui, d'elle, de leur relation... et soudain le lecteur de Duras comprend mieux ce qui lie ces deux-là au-delà de l’œuvre ou dans la construction de l’ouvrage littéraire...
Car dans l'amour intransigeant, vampirique de l'auteur Duras, se révèle la femme,  puissante, possessive, castratrice, qui désire cet homme homosexuel pour mieux le "décréer" et le recréer afin de nourrir le "personnage" dont elle partage la vie...

Swann Arlaud est magnifique de faiblesse masculine et Emmanuelle Devos se révèle excellente dans l'écoute attentive de cette confession résiliente...

Alternant dialogues, images d'archives de Duras et dessins illustrant les rapports physiques entre les deux amants, la réalisatrice réussit un film exigeant tant sur le plan littéraire que cinématographique, servi par des éclairages magnifiques qui magnifient les deux interlocuteurs dans leur environnement !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Je ne voulais pas voir ce film car je suis mal à l'aise avec la violence mais j'ai fini par le regarder sur petit écran...

Bac Nord est inspiré d'une véritable affaire de corruption au sein des forces de l'ordre à Marseille. En 2012, dix-huit membres de la brigade anti-criminalité de la ville ont été déférés en correctionnelle pour trafic de drogue et racket.

Le réalisateur Cédric Jimenez  qui connaît bien les quartiers nord de la ville puisqu'il y a grandi, a fait appel à Gilles Lellouche, François Civil et Karim Leklou pour interpréter les flics ripoux...

La première partie du film montre les rapports de force hyper violents entre les forces de l'ordre et les caïds de banlieue : la testostérone coule à flots et seuls les gilets pare balles distinguent les "bons" des "méchants"...

C'est certainement très proche de la vérité mais la masculinité toxique des personnages finit par lasser par son côté répétitif et prévisible...

Seul le personnage d'une fliquette en la personne d'Adèle Exarchopoulos introduit un peu de normalité !

Saturé par la violence de la première partie, le spectateur accueille avec plaisir le relatif calme qui suit l'arrestation des policiers, calme tout relatif puisque Gilles Lellouche qui ne supporte pas l'enfermement, pète régulièrement les plombs...

Si le réalisateur voulait nous convaincre que dans la police "ils sont tous pourris", l'exercice est plutôt réussi...

Par contre je ne suis pas certaine qu'il rende réellement compte de la complexité de la réalité du terrain puisque tous les autres acteurs politiques et économiques sont totalement absents...

Je suis étonnée que ce film figure parmi les meilleurs films des César à venir (25 février sur Canal +) ?

A suivre...

 

 

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