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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Victimes du syndrome du nid vide après le départ de leur fils unique, Marcos (merveilleux Ricardo Darin) et Ana (séduisante Mercedes Moran) s'interrogent sur leur couple et décident de se séparer alors qu'ils s'entendent encore merveilleusement bien...

Le réalisateur argentin Juan Vera nous parle avec humour de l'amour après 50 ans, des sirènes de la liberté amoureuse, de l'obsession actuelle de toujours vibrer au contact de l'autre...

Aucun suspense puisque le titre dévoile la fin mais le scénario est suffisamment inventif pour que le spectateur se pique au jeu des rencontres que vont vivre ces deux personnages au caractère bien trempé avec des partenaires plus ou moins exotiques...

 A voir pour le sourire enjôleur de Ricardo Darin mais surtout pour les échanges "à égalité" entre  les deux acteurs !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Gabriela Muskala, l'actrice principale de ce film qui mêle le film noir, le thriller psychologique, et le film fantastique, s'est inspirée d'une émission de télévision consacrée aux avis de recherche pour écrire le scénario de Fugue...

La réalisatrice polonaise Agnieszka Smoczinska a rajouté une dimension féministe pour dénoncer la place assignée aux femmes en Pologne qui n'existent que par la maternité...

Le film démarre sur une scène très forte où l'on voit une femme élégante arriver par les voies dans une gare de Varsovie où son apparence défaite laisse parfaitement indifférents les usagers qui s'écartent sur son passage...

On retrouve l'héroïne 2 ans après dans un hôpital où l'équipe de psychiatres qui n'arrive pas à la sortir de son trouble de fugue dissociative, décide de la faire participer à une émission de télévision...

Immédiatement reconnue par son père, Alicja que son entourage appelle Kinga, se retrouve malgré elle, fille, épouse et mère dans une famille et un environnement qu'elle a totalement oubliés... ou qu'elle feint de ?

L'idée était bonne et le scénario ambitieux, mais la lenteur du film, les paysages gris de cette fin d'hiver polonais et les personnages tous autant antipathiques  donnent envie de fuir ce glauque enfer quotidien...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La réalisatrice danoise Pernille Fischer Christensen nous raconte la vie d'Astrid Lindgren, 4ème auteur de livres pour enfants au monde après Enid Blyton (Club des cinq...), Andersen et les frères Grimm...

L'action démarre en 1920 dans une petite ville suédoise confite de dévotion...

Astrid est la fille aînée d'un couple de fermiers qui ont 4 enfants...

Espiègle, Astrid a du mal à se glisser dans le rôle qui lui est dévolu et c'est avec soulagement qu'elle accepte à 16 ans un poste de secrétaire stagiaire dans un journal local aux côtés d'un patron qui est en train de se séparer de son épouse...

La complicité intellectuelle va vite se transformer en complicité physique mais quand Astrid tombe enceinte, ses parents lui battent froid et son amant lui promet de l'épouser quand il sera divorcé...

Eternelle histoire de la jeune femme qui se retrouve piégée dans une société corsetée mais à la différence des autres tragédies, Astrid va prendre son destin en mains et sublimer son drame personnel en écrivant des livres pour enfants et en militant inlassablement pour le droit des enfants !

Décédée à 94 ans et universellement connue, elle a publié 165 millions de livres traduits dans des centaines de langues dont Fifi Brindacier en France et recevra le Right Livelihood Award en 1994... 

Dommage que le film soit trop long (2 heures), trop sage et pas assez anticonformiste pour nous emballer ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur chilien Sebastian Lelio a fait le remake US de son propre film Gloria (2013) avec Paulina Garcia qui avait remporté l'Ours d'argent de la meilleure actrice à Berlin !

Quelle drôle d'idée ???

Julianne Moore est sa nouvelle héroïne : comme Paulina, elle est seule, divorcée et rencontre un homme lâche qu'elle finit par quitter !

Rien à redire de Julianne Moore qui est parfaite comme à son habitude... Rien à redire non plus de John Turturro parfait dans ce rôle d'homme dévoré de culpabilité...

Mais la mayonnaise ne prend pas...

Les deux actrices crèvent toutes les deux l'écran, mais Julianne est de passage dans ce rôle alors que Paulina l'incarnait...

On vivait avec elle, on était heureux ou triste avec elle... Quant à Julianne, on la regarde, on admire la maîtrise de son jeu mais l'émotion n'est pas là -d'autant que le scénario ne présente aucun suspens puisqu'il est la fidèle copie de celui de Gloria !

Dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

J'ai attendu longtemps pour faire la critique de ce film car il m'avait beaucoup déçue mais j'ai décidé de m'y mettre puisqu'il est toujours à l'affiche...

Michel Leclerc et sa co-scénariste Baya Kasmi se sont inspirés de leur propre expérience pour écrire cette comédie dans l'air du temps...

Sofia (excellente Leïla Bekhti) et Paul (Edouard Baer visiblement pas à l'aise dans le rôle), ont décidé de quitter Paris pour s'installer dans une petite maison avec jardin à Bagnolet...

En bons bobos gauchistes (lui est un anar batteur rappeur, elle une avocate "beurette" qui a réussi), le couple inscrit leur jeune fils dans une école primaire publique dirigée de main de maître par Bensallah (formidable Ramzy Bedia)...

Patatras, cela se passe mal pour leur fils mais Sofia et Paul résistent et refusent de mettre leur fils dans une école privée comme les autres parents d'enfants blancs...

S'ensuivent scènes tragi-comiques, quiproquos, vraies et fausses engueulades entre les parents, alignements de poncifs (notamment sur les enseignants) et une fin loufoque qui ridiculisent la réflexion sur un vrai sujet qui aujourd'hui n'a pas de solution !

Dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

C'est le 42ème documentaire que réalise Frederick Wiseman avec le parti pris de ne pas faire d'interviews, de ne pas mettre de voix off et de ne pas rajouter de musique...

Il filme les personnes qui veulent bien être filmées dans leur environnement professionnel et/ou personnel et passe généralement un an pour monter son documentaire...

Il a trouvé intéressant de nous donner à voir Monrovia, une petite ville agricole du Midwest américain qui compte 1400 habitants, dont 76 % ont voté Trump aux dernières élections américaines...

Des salles de classe aux réunions du conseil municipal, du funérarium aux foires agricoles régionales, des salons de coiffure/de tatouage au quotidien des agriculteurs/éleveurs de porcs, des rites des églises locales aux réunions du Lyons ou des francs maçons locaux, Frederick Wiseman nous livre en 9 semaines de tournage une vision à la fois brute et complexe du quotidien de cette Amérique des oubliés, qui d'ailleurs ne s'intéressent pas du tout à ce qui passe en dehors de leur comté...

Je dois avouer que je suis partie au bout d'une heure et demi car si le propos est obligatoirement intéressant, l'absence de parti pris et la répétition des scènes et des situations rend le tout un peu indigeste...

Dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Fasciné par l'univers de la quincaillerie ouverte par son père Jean (ex militant maoïste de la gauche prolétarienne), Samuel Bigiaoui a commencé à filmer Bricomonge en 2006 et ce jusqu'en 2012, date à laquelle son père lui a confié son désir de vendre le magasin...

Le réalisateur a filmé de façon sporadique et anarchique pour lui, pour les employés, les clients, les amis de passage, pour les souvenirs, pour garder une trace de son terrain de jeu d'enfant puis de façon acharnée quand s'est profilée la fermeture...

Pour comprendre comment son père ex soixante-huitard engagé en est venu à ouvrir cette quincaillerie en plein cœur du quartier latin à l'âge de 40 ans,  pour témoigner aussi de la fin du petit commerce de proximité face aux grandes enseignes !

Architecte et enseignant en mathématiques, Samuel nous livre un petit bijou d'intelligence filmant avec tendresse son père Jean au milieu de son capharnaüm,  les employés tels José le portugais et Zohra l'algérienne qui ont travaillé pendant 30 ans dans le magasin ou encore Mangala, sri-lankais qui a eu ses papiers grâce à Bricomonge, sans oublier les clients hauts en couleur !

Invités au 28 minutes d'Arte, le père taiseux et le fils malicieux m'ont donné envie de voir ce documentaire familial et sociétal...

A mon tour, je vous incite à pousser la porte de la quincaillerie d'autant que le film n'est diffusé que dans deux salles à Paris (5e et 11e arrondissements) 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Audrey Diwan, journaliste et romancière, s'est inspirée d'un fait divers pour écrire son premier film...

Elle nous raconte l'histoire d'un couple heureux qui s'occupe avec amour de leurs deux enfants, dont le destin bascule lorsque l'addiction à la cocaïne du mari est révélé au grand jour à l'occasion de l'hospitalisation d'une de leurs filles...

Roman (formidable Pio Marmaï) est "tombé" dans la drogue en s'y adonnant au départ lors de soirées...

Désormais et depuis des années, il ne peut plus vivre sans mais a réussi à cacher sa dépendance à tout le monde et plus particulièrement à sa femme Camille (Céline Sallette est excellente dans ce rôle de femme amoureuse)... 

Quand la justice prouve que Roman a également contaminé sa femme et ses enfants, Camille refuse de le condamner alors que le faisant, elle pourrait récupérer ses enfants qui ont été confiés à ses parents...

Le scénario "touche" à peine à la drogue mais se concentre sur la relation du couple qui est dessinée par petites touches jusqu'à nous donner l'entièreté du tableau en dévoilant au fil des scènes les faiblesses des deux personnages...

Un film original et sensible à voir pour ses deux interprètes (même si quelques invraisemblances et / ou outrances de l'histoire gâchent un peu notre empathie) !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après Ma petite entreprise, Pierre Jolivet nous raconte l'histoire d'un duo de jeunes trentenaires de la banlieue lyonnaise dont l'ambition est de monter un salon de coiffure au bout de la rue...

Célia et Victor incarnent des gens "vrais", pas des start'uppers branchés ni des loosers trendy ... et le réalisateur les accompagne avec humour dans leurs difficultés quotidiennes pour trouver de l'argent, décrocher l'accord de la mairie, embaucher leur personnel et convaincre la voisine du dessus de lever son recours...

Incarnés par deux comédiens au talent communicatif : Arthur Dupont et Alice Bélaïdi (qui a crevé l'écran dans la série Hippocrate), nos entrepreneurs amateurs ajoutent une touche de romance à leur parcours de futurs patrons et le scénario fonctionne à merveille !

A leurs côtés les personnages secondaires dont Bruno Bénabar dans le rôle de leur comptable, sont tous excellents...

Pour passer un bon moment de cinéma !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Jonah Hill, dont c'est la première réalisation, nous fait partager le quotidien de jeunes skateurs dans le L.A. des années 90...

S'inspirant de ce qu'il a lui même vécu, même s'il nous affirme que son film n'est pas autobiographique, le scénariste  semble avoir de nombreux points communs  avec le jeune Stevie (incroyable Sunny Suljic dont c'est déjà le quatrième film à 13 ans)...

Stevie a du mal à trouver sa place entre une mère souvent absente et un frère caractériel dont il est le souffre douleur...

Encore enfant mais déjà mature sur beaucoup de points, Stevie va faire "la" rencontre de sa vie lorsqu'une bande de skateurs ados mais nettement plus âgés que lui, le prennent sous leur aile...

A leur contact, et malgré le caractère déjanté de ces 4 pieds nickelés plus ou moins déjà désocialisés, Stevie prend peu à peu confiance en lui mais les rites de passage qu'il adopte ou qu'il s'inflige vont le faire flirter avec la mort...

Tous les personnages du film sont plus complexes qu'ils n'en ont l'air et la palme revient à Ray (formidable Na-kel Smith) qui endosse le rôle de grand frère !

Un film d'initiation passionnant mais  violent, dont on ne sort pas indemne ! 

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