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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Monia Chokri est partie de son histoire personnelle pour réaliser son premier long métrage... 

Comme son héroïne Sophia, elle a une relation privilégiée avec son frère et a des origines tunisiennes...

La réalisatrice a fait appel à une de ses meilleures amies Anne Elisabeth Bossé, actrice très en vogue au Québec, pour incarner cette doctorante de 35 ans qui n'arrive pas à trouver sa place dans la société et partage l'appartement et la vie de son frère Karim (très séduisant Patrick Hivon)...

Sophia et Karim s'entendent comme larrons en foire tout comme Lucie et Hichem leurs parents divorcés mais visiblement toujours amoureux...

Quand Karim tombe à son tour amoureux d'Eloïse (délicieuse Evelyne Brochu), la belle gynécologue de Sophia qui a procédé à son avortement, Sophia assiste avec étonnement à la transformation de son frère et déménage chez ses parents...

Le pitch du film ainsi posé, le scénario nous invite à partager les repas, les engueulades et les danses échevelées des 5 personnages auxquels se rajoute Jasmin, un amant  improbable dont Sophia s'entiche sans nous convaincre...

Interviewée sur France Inter, Monia Chokri a révélé que son film était très maîtrisé et ne laissait aucune improvisation possible à ses comédiens :  malgré cela le film paraît sympathiquement brouillon et de ce fait un peu vain mais je ne suis pas certaine de bien comprendre l'humour québécois ! 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Avant Asako I et II et Senses (1 à 5), le réalisateur Ruysuke Hamaguchi nous parle de son sujet fétiche : les amours compliqués des trentenaires japonais...

Un jeune couple annonce à leurs amis qu'ils vont se marier : elle est très amoureuse, lui moins...

Un de leurs amis est amoureux de la jeune femme et le jeune homme est attirée par une femme un peu plus mûre que le quatuor...

Irracontable comme les autres films du réalisateur,  le film joue sa petite musique du marivaudage et nous fait sourire aux propos échangés ou nous alarmer devant le cynisme du jeune homme...

Sans trahir la fin, le film finit bien mais nous laisse clairement entendre que le pire est à venir !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur coréen Bong Joon-Ho emporte la palme d'or avec ce film burlesque qui dénonce l'écart social grandissant entre riches et pauvres en  Corée du Sud...

Voici d'abord la famille Ki-taek : les parents, la fille et le fils s'entassent dans un sous-sol insalubre miné par l'humidité et vivent de petites combines...

A l'opposé de l'échelle sociale, voilà la famille Park qui vit dans une somptueuse villa d'architecte...

Le fils Ki-taek a été recommandé par un ami pour donner des cours particuliers d'anglais à la fille des Park...

Aussitôt embauché, le jeune homme fait venir sa sœur, puis son père et sa mère...

Les riches sont plutôt gentils et les pauvres ne sont pas si méchants que cela...

De rebondissements en rebondissements, le scénario nous entraîne habilement au cœur des deux familles dont il dévoile peu à peu les dysfonctionnements et les fêlures...

Le sujet est intéressant, les acteurs sont tous excellents mais le ton de la farce adopté dès le milieu du film affadit le propos d'une fable qui se termine en grand guignol...

Dans le même registre Chabrol va, de mon point de vue, beaucoup plus loin dans La cérémonie de même que Kore-Eda dans Une affaire de famille !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après Victoria, Justine Triet donne à nouveau à Virginie Efira l'occasion de nous dévoiler les nombreuses facettes de son talent d'actrice !

Sibyl déjeune avec son éditeur pour lui annoncer qu'elle se remet à l'écriture après l'avoir abandonnée pour devenir psychanalyste...

Malgré la réaction décourageante de son interlocuteur, Sibyl quitte un à un ses patients mais accepte de rencontrer une nouvelle patiente qui la supplie de la recevoir...

Margot, une jeune actrice en détresse incarnée par Adèle Exarchopoulos, lui confie qu'elle attend un enfant de Gaspard Ulliel qui interprète un acteur marié à Sandra Hüller, la réalisatrice du film qu'elle est en train de tourner - et qu'elle hésite à le garder...

Rattrapée par son douloureux passé d'alcoolique et par ses souvenirs d'amante passionnée, Sibyl va peu à peu perdre pied et outrepasser toutes les règles déontologiques de sa profession... allant jusqu'à enregistrer sa patiente pour nourrir le livre qu'elle n'arrive pas à écrire !

Se livrant à une critique acerbe du monde du cinéma dans la seconde partie du film tournée dans le décor naturel sublime de Stromboli, la réalisatrice multiplie les sujets dans un scénario dédaléen mêlant passé et présent : relations mère/fille,  relations entre sœurs (Laure Calamy excellente dans un rôle ambigu), relations de couple... au risque de se disperser...

Virginie Efira aurait largement mérité le prix de meilleure interprète féminine au festival de Cannes ! 

 

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur retrouve son acteur fétiche Antonio Banderas pour lui confier son propre rôle !

Mêlant autobiographie et auto fiction, Pedro Almodovar se raconte de façon troublante : c'est dans un savant désordre qu'il nous parle à travers le personnage de Salvador enfant puis d'homme vieillissant, de ses premières années auprès d'une mère lumineuse interprétée magistralement par Penelope Cruz, de son passé de soliste scolarisé chez les religieux, de sa découverte de la sexualité face à un maçon venu aider la famille pour transformer la caverne où ils habitent en foyer, de ses premières amours madrilènes avec Federico (Leonardo Sbaraglia), de ses premiers succès de cinéma et ses premiers échecs comme directeur d'acteurs auprès d'Alberto (Asier Etxeandia), de son amour pour sa mère âgée (formidable Julieta Serrano) et enfin et surtout de ses années récentes de réalisateur en panne, reclus dans la pénombre de son splendide appartement madrilène et relié au monde par son agent Mercedes (Nora Novas)...

Le film est lent et envoûtant à l'image de la dépression traversée par un Pedro Almodovar terrassé par les souffrances physiques (migraines, arthrose, asthme et acouphènes)...

Ouvrant des fenêtres sur son passé, le réalisateur tente de renouer avec l'innocence et la lumière de son enfance et de ses premiers émois...

Traversé de moments forts : les retrouvailles avec son amour de jeunesse, les derniers moments de sa mère, le film dévoile une personnalité fragile et secrète qu'interprète avec maestria Antonio Banderas, véritable alter ego d'Almodovar puisqu'il porte ses vêtements, se coiffe comme lui et habite son appartement reconstitué jusque dans les détails...

Un très beau film que l'on a envie de revoir dès le générique de fin tant la trame en est subtile et nostalgique !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Victimes du syndrome du nid vide après le départ de leur fils unique, Marcos (merveilleux Ricardo Darin) et Ana (séduisante Mercedes Moran) s'interrogent sur leur couple et décident de se séparer alors qu'ils s'entendent encore merveilleusement bien...

Le réalisateur argentin Juan Vera nous parle avec humour de l'amour après 50 ans, des sirènes de la liberté amoureuse, de l'obsession actuelle de toujours vibrer au contact de l'autre...

Aucun suspense puisque le titre dévoile la fin mais le scénario est suffisamment inventif pour que le spectateur se pique au jeu des rencontres que vont vivre ces deux personnages au caractère bien trempé avec des partenaires plus ou moins exotiques...

 A voir pour le sourire enjôleur de Ricardo Darin mais surtout pour les échanges "à égalité" entre  les deux acteurs !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Gabriela Muskala, l'actrice principale de ce film qui mêle le film noir, le thriller psychologique, et le film fantastique, s'est inspirée d'une émission de télévision consacrée aux avis de recherche pour écrire le scénario de Fugue...

La réalisatrice polonaise Agnieszka Smoczinska a rajouté une dimension féministe pour dénoncer la place assignée aux femmes en Pologne qui n'existent que par la maternité...

Le film démarre sur une scène très forte où l'on voit une femme élégante arriver par les voies dans une gare de Varsovie où son apparence défaite laisse parfaitement indifférents les usagers qui s'écartent sur son passage...

On retrouve l'héroïne 2 ans après dans un hôpital où l'équipe de psychiatres qui n'arrive pas à la sortir de son trouble de fugue dissociative, décide de la faire participer à une émission de télévision...

Immédiatement reconnue par son père, Alicja que son entourage appelle Kinga, se retrouve malgré elle, fille, épouse et mère dans une famille et un environnement qu'elle a totalement oubliés... ou qu'elle feint de ?

L'idée était bonne et le scénario ambitieux, mais la lenteur du film, les paysages gris de cette fin d'hiver polonais et les personnages tous autant antipathiques  donnent envie de fuir ce glauque enfer quotidien...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La réalisatrice danoise Pernille Fischer Christensen nous raconte la vie d'Astrid Lindgren, 4ème auteur de livres pour enfants au monde après Enid Blyton (Club des cinq...), Andersen et les frères Grimm...

L'action démarre en 1920 dans une petite ville suédoise confite de dévotion...

Astrid est la fille aînée d'un couple de fermiers qui ont 4 enfants...

Espiègle, Astrid a du mal à se glisser dans le rôle qui lui est dévolu et c'est avec soulagement qu'elle accepte à 16 ans un poste de secrétaire stagiaire dans un journal local aux côtés d'un patron qui est en train de se séparer de son épouse...

La complicité intellectuelle va vite se transformer en complicité physique mais quand Astrid tombe enceinte, ses parents lui battent froid et son amant lui promet de l'épouser quand il sera divorcé...

Eternelle histoire de la jeune femme qui se retrouve piégée dans une société corsetée mais à la différence des autres tragédies, Astrid va prendre son destin en mains et sublimer son drame personnel en écrivant des livres pour enfants et en militant inlassablement pour le droit des enfants !

Décédée à 94 ans et universellement connue, elle a publié 165 millions de livres traduits dans des centaines de langues dont Fifi Brindacier en France et recevra le Right Livelihood Award en 1994... 

Dommage que le film soit trop long (2 heures), trop sage et pas assez anticonformiste pour nous emballer ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur chilien Sebastian Lelio a fait le remake US de son propre film Gloria (2013) avec Paulina Garcia qui avait remporté l'Ours d'argent de la meilleure actrice à Berlin !

Quelle drôle d'idée ???

Julianne Moore est sa nouvelle héroïne : comme Paulina, elle est seule, divorcée et rencontre un homme lâche qu'elle finit par quitter !

Rien à redire de Julianne Moore qui est parfaite comme à son habitude... Rien à redire non plus de John Turturro parfait dans ce rôle d'homme dévoré de culpabilité...

Mais la mayonnaise ne prend pas...

Les deux actrices crèvent toutes les deux l'écran, mais Julianne est de passage dans ce rôle alors que Paulina l'incarnait...

On vivait avec elle, on était heureux ou triste avec elle... Quant à Julianne, on la regarde, on admire la maîtrise de son jeu mais l'émotion n'est pas là -d'autant que le scénario ne présente aucun suspens puisqu'il est la fidèle copie de celui de Gloria !

Dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

J'ai attendu longtemps pour faire la critique de ce film car il m'avait beaucoup déçue mais j'ai décidé de m'y mettre puisqu'il est toujours à l'affiche...

Michel Leclerc et sa co-scénariste Baya Kasmi se sont inspirés de leur propre expérience pour écrire cette comédie dans l'air du temps...

Sofia (excellente Leïla Bekhti) et Paul (Edouard Baer visiblement pas à l'aise dans le rôle), ont décidé de quitter Paris pour s'installer dans une petite maison avec jardin à Bagnolet...

En bons bobos gauchistes (lui est un anar batteur rappeur, elle une avocate "beurette" qui a réussi), le couple inscrit leur jeune fils dans une école primaire publique dirigée de main de maître par Bensallah (formidable Ramzy Bedia)...

Patatras, cela se passe mal pour leur fils mais Sofia et Paul résistent et refusent de mettre leur fils dans une école privée comme les autres parents d'enfants blancs...

S'ensuivent scènes tragi-comiques, quiproquos, vraies et fausses engueulades entre les parents, alignements de poncifs (notamment sur les enseignants) et une fin loufoque qui ridiculisent la réflexion sur un vrai sujet qui aujourd'hui n'a pas de solution !

Dommage !

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