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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Ryûsuke Hamaguchi le réalisateur de Senses, adapte un roman de l'écrivaine Tomoka Shibasaki pour nous conter l'histoire d'une  ravissante japonaise Asako (Erika Karata) amoureuse de Baku (Masahiro Higashide), un jeune homme fantasque qui soudain disparaît de sa vie...

Complètement désemparée Asako quitte Osaka pour Tokyo où elle fait la connaissance de Ryohei (également interprété par Masahiro Higashide), un homme au tempérament différent de Baku mais qui lui ressemble trait pour trait physiquement...

Fascinée Asako va se laisser séduire mais à l'inverse de James Stewart dans Vertigo, elle va tenter d'oublier Baku pour mieux aimer Ryohei !

Quand Baku refait surface dans sa vie, Asako semble flotter entre deux rives, n'arrivant plus à faire la différence entre le rêve et la réalité...

Le film fascine pour ses personnages mais également pour la description de la société japonaise d'aujourd'hui qui, sous couvert d'une politesse intemporelle cache une violence distanciée des rapports humains !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

La critique est unanime pour saluer le second long métrage de Louis Garrel !

Très narcissique, le réalisateur incarne Abel un jeune trentenaire dont le cœur balance entre deux femmes... 

Marianne (Laetitia Casta), avec laquelle il vit depuis 3 ans,  lui annonce un beau matin qu'elle est enceinte... de Paul un ami d'Abel... qu'elle va épouser dans 10 jours... 

Au lieu de questionner, de se rebeller, Abel quitte quasiment sur le champ l'appartement de Marianne ?!

Dix ans passent, Abel retrouve Marianne à l'enterrement de Paul : il rencontre son fils Joseph qui accuse sa mère d'avoir tué son père et Eve (Lily-Rose Depp) la jeune sœur de Paul, secrètement amoureuse d'Abel depuis son enfance...

Tout ce petit monde marivaude à l'envie, joue avec les sentiments de l'autre, lance de fausses pistes mais tout est feutré et aucun rebondissement n'a de véritable importance...

Le film a le mérite de ne durer qu'une heure 15 !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Pour sa première réalisation, le comédien Paul Dano adapte le roman Une saison ardente de Richard Ford qui se déroule dans le Montana durant l'été 60...

Nous suivons peu à peu le naufrage d'un couple à travers le regard de Joe leur fils de 14 ans (formidable Ed Oxenbould) !

Paul Dano reconstitue à merveille le contexte de l'époque et nous plonge dans les immensités du Montana alors menacé par d'immenses feus de forêt (déjà !)

Il confie les deux principaux rôles à deux grands acteurs : Carey Mulligan est touchante de fragilité dans le rôle de Jeanette qui a abandonné ses rêves de reine de beauté et son métier d'enseignante pour s'occuper de son mari et de son fils - quant à Jake Gyllenhaal (Jerry), il incarne en tout point le mâle américain de cette époque, macho, primaire et incapable de trouver sa place dans la société après ses premières gloires footballistiques...

Quand Jerry se fait renvoyer par le président du golf parce qu'il est trop proche de ses clients, il refuse tout d'abord d'envisager tout job alimentaire et finit par s'engager sur un coup de tête comme pompier volontaire à un dollar l'heure...

Dès cet instant, Joe assiste impuissant à la dérive post-adolescente de ses parents qui n'arrivent plus à communiquer et s'éloignent l'un de l'autre irrémédiablement...

Le film est à la fois fascinant mais trop "mou" et trop lent pour pleinement nous convaincre et nous faire adhérer à ce drame familial qui parait très daté !

Dommage !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après Tel père tel fils qui avait eu le prix du jury à Cannes en 2013, Hirokazu Kore-Eda a reçu la palme d'or en mai dernier pour Une affaire de famille...

Le réalisateur japonais poursuit avec bonheur son questionnement sur la famille et les liens du sang,  en y ajoutant une dimension socio-économique qui semble agacer le gouvernement japonais qui ne s'est pas réjoui de cette récompense...

La famille Shibata (la grand mère, la mère, le père, la tante et le fils) vivent de petits délits qui viennent compléter les maigres revenus de la famille qui profite surtout de la retraite de la grand mère !

Devenus des experts du vol à l'étalage, le père et le fils croisent un soir Juri, une petite fille de 5 ans que ses parents maltraitent...

N'écoutant que leur cœur, Osamu (formidable Lily Franky) et son fils Shota recueillent l'enfant qui se laisse peu à peu apprivoiser par cette étrange famille...

Le scénario habile et réaliste nous fait partager le quotidien de cette tribu qui cohabite dans une petite maison perdue au milieu d'une banale cité moderne : des repas chaleureux pris en commun, des discussions animées, le plaisir d'entendre un feu d'artifice lointain, une virée exceptionnelle à la mer...

Quand Shota finit par se faire arrêter, la vie de la famille bascule révélant la construction et les moyens de subsistance de cette famille recomposée qui résiste à sa façon à l'uniformisation moderne...

Les acteurs adultes et enfants sont tous merveilleux de naturel et plus particulièrement la grand mère Hatsue incarnée par Kirin Kiki, une formidable actrice décédée peu après le tournage du film... 

Un film à la fois poignant et gai, un film à voir assurément !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Guillaume Nicloux nous transporte dans une époque méconnue de notre histoire : l'immédiat après-guerre dans l'Indochine française...

Le 9 mars 1945, les troupes japonaises attaquent par surprise l'administration coloniale française : trois mille français seront tués en 48 heures... 

Robert Tassen, un jeune militaire (Gaspard Ulliel)  voit son frère et sa belle soeur se faire massacrer sous ses yeux... Rescapé par miracle, il jure de se venger de Vo Binh, un lieutenant sanguinaire de Ho Chi Minh,  qu'il tient pour responsable de la tuerie...

Le réalisateur nous entraîne sur les pas de ce survivant qui poursuit la guerre face à des ennemis invisibles qui se terrent dans la jungle poisseuse et s'affirme peu à peu comme meneur d'une petite unité qui tente d'oublier l'absurdité de ce combat insensé en se perdant dans l'alcool, l'opium et le sexe...

La violence cède le pas de brefs instants pour raconter l'illusion d'une histoire d'amour avec Meï, une jeune prostituée ou celle aussi peu probable d'une amitié filiale entre Robert et Saintonge, un écrivain français (Gérard Depardieu) qui noie son chagrin d'avoir perdu son fils sur les champs de bataille français en buvant du cognac...

Un film étrange, à la fois hyperréaliste et fantasmagorique, au découpage un peu mal fichu, des personnages fous... une atmosphère unique ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Jeanne Herry (fille de Miou Miou et de Julien Clerc) a choisi de nous plonger dans les coulisses de l'adoption pour sa seconde réalisation après Elle l'adore...

La jeune réalisatrice s'est largement inspirée de l'expérience vécue par une de ses amies et a rencontré des travailleurs sociaux pour camper ses différents personnages...

Membres des services de l'aide sociale à l'enfance et de l'adoption, assistants familiaux, le film nous plonge dans la réalité du parcours vécu par Alice (formidable Elodie Bouchez), candidate à l'adoption depuis 10 ans... De courts flash backs nous permettent de bien comprendre le parcours préalable de cette femme lorsque enfin la possibilité d'adopter le petit Théo né sous X se présente...

Gilles Lellouche est bouleversant d'humanité dans le rôle de Jean un assistant familial qui craque pour le petit Théo alors qu'il était usé par ce métier...

Autour de lui, Sandrine Kiberlain est tout aussi magnifique dans le rôle de Karine éducatrice du service adoption, en pleine crise personnelle, Miou Miou fait son retour dans le rôle d'Irène une responsable chargée de trouver le meilleur environnement pour l'enfant sans oublier la tonique Olivia Côte qui accompagne les futurs parents ou Mathilde Collet qui écoute les jeunes parturientes qui souhaitent confier leurs enfants à l'adoption...

Sages femmes, aides soignants, assistants familiaux et personnels du service d'aide sociale à l'enfance parlent aux enfants comme à des personnes et toute cette chaîne humaine a le souci du bien être physique et psychologique des petits qui passent entre leurs mains... 

Des acteurs formidables, un montage astucieux, un bébé craquant... que demander de plus au cinéma en cette période troublée !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Jean-Paul Rouve fait appel à Ludivine Sagnier et José Garcia pour son 4ème long métrage qui nous parle des heurs et malheurs d'une fratrie...

La petite musique du film nous parle de relations familiales, d'amour au sein du(des) couple(s), de chômage, de deuil et de solitude...

Lola, Benoît et Pierre qui ont perdu leurs parents, se retrouvent tous les jeudis pour déjeuner après avoir fait un petit tour dans le cimetière où ces derniers reposent...

Lola tombe amoureuse de Zoher (Ramzy Bedia) qu'elle a défendu dans son divorce, Benoît opticien un peu lunaire de son état, se marie pour la troisième fois, Pierre se fait licencier parce que les tours qu'il a démolies ont entraîné des fissures dans un immeuble d'habitation... 

Lola veut un enfant mais ne peut pas en avoir, Benoît attend un enfant avec sa nouvelle femme alors qu'il n'est pas prêt, Pierre veut encore croire à l'amour de son ex compagne et tente de dialoguer avec son fils surdoué...

Autant de petites vignettes qui font tout le charme de ce film sans prétention, joué par un trio d'acteurs au jeu naturel...

A voir pour Ludivine Sagnier qui se fait rare au cinéma !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Steve McQueen a adapté une série TV britannique écrite par Lynda La Plante en transposant le récit du Londres des années 80 au Chicago d'aujourd'hui...

Quatre veuves d'origine ethnique et sociale différente, se voient dans l'obligation de poursuivre "l'oeuvre" de leurs bandits de maris puisqu'ils viennent de  perdre la vie dans un braquage...

Ayant hérité de leurs dettes, confrontées aux magouilles politiques dans lesquelles ils ont trempé, Veronica la black "riche"  (Viola Davis), Linda la latino (Michelle Rodriguez), Alice la "blonde"  (Elisabeth Debicki) et Belle la black "pauvre" (Cynthia Erivo) décident de monter à leur tour un casse pour "se refaire"...

Le début du film brillant nous fait pénétrer dans la vie de ces femmes avant le drame, lorsque Veronica était heureuse dans les bras de Liam Neeson (braqueur en chef) et que les trois autres se débattaient pour garder la tête haute malgré la violence ou l'addiction au jeu de leur compagnon...

Le scénario se fait ensuite plus confus en mêlant les tractations politiques entre les gangs et les partis politiques et en donnant la part belle aux hommes...

Les veuves est bien le premier thriller 100% "féminin" mais les quatre femmes apparaissent plus comme des victimes qui se rebiffent que de véritables combattantes... sauf à la toute fin du film lorsqu'après de nombreuses péripéties toutes plus invraisemblables les unes que les autres, elles finissent par gagner...

Un peu trop long, le film aurait mérité d'être plus resserré sur l'intrigue principale et surtout sur les quatre héroïnes !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans son 3ème long métrage après Memory Lane et Ce sentiment de l'été, Mickhaël Hers nous parle du deuil...

Amanda (formidable Isaure Multrier), une délicieuse petite fille de 7 ans vit seule avec Sandrine (Ophelia Kolb excellente dans ce rôle), sa maman...

David (Vincent Lacoste), son oncle de 24 ans, vit de petits boulots et va de temps en temps chercher sa nièce à l'école... quand il arrive à l'heure...

Dans l'est parisien, le temps s'écoule avec ses joies et ses difficultés mais le cours ordinaire de la vie se fracasse lorsque Sandrine se fait tuer lors d'un attentat terroriste au bois de Vincennes...

Désormais quasiment seul responsable de sa nièce, David doit choisir entre rester adulescent ou devenir prématurément adulte et tuteur...

Le réalisateur filme avec une extrême sensibilité la vie d'avant, l'attentat et la lente reconstruction après le deuil...

David et Amanda sont merveilleux de justesse de ton et les personnages secondaires (la petite amie de David, la tante de David, les amis de David et même la mère de David qu'il n'a pas vue depuis 20 ans) donnent toute sa profondeur à cette histoire d'aujourd'hui vécue par des héros ordinaires qui pourraient être nos proches...

Une très jolie réussite saluée unanimement par toute la critique !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Catherine Corsini adapte le roman autobiographique de Christine Angot et confie le rôle de la mère à Virginie Efira que le spectateur voit vieillir au fil des années...

Autant le première partie du film qui raconte l'enfance de Chantal (Christine Angot) est réussie, autant la deuxième partie du film est laborieusement explicative...

Nous sommes à la fin des années 50 à Châteauroux...

Rachel, une jeune employée de bureau d'ascendance juive rencontre Philippe un jeune intellectuel bourgeois... De cette passion naîtra Chantal que Philippe refuse de reconnaître...

Virginie Efira est lumineuse dans le rôle de cette jeune femme amoureuse et naïve puis dans le rôle de mère courage dont la vie tourne désormais autour de Chantal...

Niels Schneider est glaçant dans le rôle d'un dandy pervers narcissique qui ne pense qu'à son propre plaisir...

Rachel n'aura de cesse que Philippe reconnaisse Chantal et multipliera les occasions de revoir le père de sa fille... jusqu'à ce qu'il accepte de guerre lasse... pour la plus grande joie de Chantal qui rejette sa mère qui l'a privée de ce père brillant, puis pour son plus grand malheur car pendant des années ce père admiré se rendra coupable d'inceste...

Catherine Corsini choisit de traiter ce sujet hypersensible avec finesse et met l'accent sur les relations mère-fille d'abord tendres et complices puis rageuses lorsque Chantal adolescente (interprétée par Estelle Lescure) refusera de continuer à voir son père et accablera sa mère...

Dans un décor d'époque parfaitement reconstitué, le film séduit puis lasse par ses longueurs jusqu'à la réconciliation tardive finale entre la mère et la fille devenue adulte (interprétée par Jehnny Beth)

 

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