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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Eran Riklis adapte une nouvelle de la romancière Shulamith Hareven The Link

L'action se passe en Allemagne à Hambourg dans une planque où le Mossad a décidé de mettre à l'abri Lina (volcanique Golshifteh Farahani), une libanaise soupçonnée  par le Hezbollah d'être un agent des services secrets israéliens...

Naomi (magnifique et introvertie Neta Riskin), autre agent du Mossad se voit confier le babysitting de Lina rebaptisée Mona, durant les quinze jours où elle doit cicatriser de l'opération de chirurgie esthétique dont son visage a fait l'objet...

En apparence tout sépare les deux femmes amenées à cohabiter contre leur gré et pourtant, au fil des jours qui passent, le spectateur se rend compte qu'en dehors de leurs grandes qualités professionnelles, ces deux combattantes sont mues par de profonds ressorts personnels...

Un huis clos fascinant entrecoupé de quelques scènes "extérieures" un peu faibles par rapport à ce qui se joue entre les différents services secrets !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Mike Newell adapte ici avec un grand souci de reconstitution, le best seller de Mary Ann Shiffer et Annie Barrows : Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de pommes de terre !

Le roman épistolaire retraçait avec beaucoup de pittoresque l'histoire de ce cercle littéraire de résistance so british, né en 1940 dans l'île de Guernesey alors occupée par les allemands !

Juliet (Lily James), écrivain en mal d'inspiration  reçoit en 1946 une intrigante missive de Dawsey (Michiel Huisman), éleveur de porcs à Guernesey, qui va l'amener à se rendre sur place et à découvrir peu à peu les circonstances historiques de la création du cercle littéraire de Guernesey...

Des paysages magnifiques, une jolie romance, un beau personnage de femme, des personnages secondaires hauts en couleurs... que demander de plus à un film divertissant !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Alexandra Dean a choisi de rendre hommage à Hedy Lamarr, de son vrai nom Hedwig Eva Maria Kiesler, une autrichienne devenue star à Hollywood...

Hedy dont le ravissant visage a inspiré Walt Disney pour Blanche Neige, a connu à 19 ans un succès fulgurant dans le film Extase (1933) où elle apparaît entièrement nue et mime, le visage renversé, les vertiges de l'orgasme...

Hedy est belle, très belle mais Hedy est également féministe avant l'heure et surtout Hedy est une inventrice dont le génie ne fut reconnu que très tardivement (1997)...

En effet elle conçut en 1941 avec Georges Monteil compositeur d'avant-garde, un système de codage capable de guider les torpilles que la Marine américaine ignora superbement malgré le brevet attaché à l'invention de l'étalement de spectre par sauts de fréquence !

Ce système de codage à la base du GPS et du wifi (entre autres), n'a été utilisé par l'Armée américaine que durant la guerre du Vietnam mais son inventrice n'a jamais été rétribuée !

La réalisatrice mêle habilement les images d'archives, les témoignages de ceux qui l'ont connue (amis, collègues et petits enfants) ainsi qu'un interview téléphonique de l'actrice disparue en 2000 pour nous faire partager l'itinéraire flamboyant et pathétique de cette jeune bourgeoise juive cultivée qui s'est réfugiée à Londres puis à Hollywood pour fuir un premier mari très/trop proche des nazis, collectionna les maris (six) et les amants illustres (de Charlie Chaplin à John F. Kennedy), connut quelques succès cinématographiques mais dont la carrière ne fut pas à la hauteur de son talent  -  et surtout n'arriva pas à être prise au sérieux sur le plan scientifique...

Un documentaire passionnant pour rencontrer une femme complexe dont la beauté crève l'écran !

 

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sebastiàn Lelio, réalisateur chilien d'Une femme fantastique, a adapté le livre éponyme de Naomi Alderman dont l'intrigue se déroule dans le milieu juif orthodoxe du nord de Londres...

Ronit, Esti et Dovid sont amis d'enfance...

Ronit (fascinante Rachel Weisz) a fui la rigidité dogmatique de son rabbin de père pour vivre librement sa vie à New York...

Quand Ronit revient à Londres suite au décès de son père, elle découvre qu'Esti (excellente Rachel McAdams) et Dovid (formidable Alessandro Nivola) se sont mariés et que ce dernier est pressenti pour prendre la succession de son père...

L'habile scénario nous fait partager la triangulation amoureuse des trois personnages qui tentent d'exister par eux-mêmes alors que la communauté voudrait qu'ils adoptent les mœurs ancestrales  des juifs orthodoxes...

Quand Esti rejoint Ronit dans la "désobéissance", Dovid révèle toute sa dimension d'ouverture face à l'adversité qui le rattrape tant sur le plan personnel que professionnel..

Un personnage d'homme extrêmement subtil et deux beaux portraits de femmes constituent le charme original de ce film à la dimension universelle...

le film aurait encore gagné en puissance en étant un peu plus court !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

C'est le dernier film qu'auront réalisé ensemble les  frères Taviani car Vittorio est mort le 15 avril dernier à l'âge de 88 ans...

Ils ont adapté le roman de Beppe Fenoglio pour nous replonger dans l'Italie de l'été 43 quand partisans et fascistes combattaient pied à pied dans les montagnes... 

Milton (excellent Luca Marinelli) est amoureux de Fulvia (ravissante Valentina Bellè) qui aime parler avec lui et lire les lettres qu'il lui adresse...

Lorsque Milton comprend par une indiscrétion que Fulvia lui aurait préféré son ami Giorgio (intéressant Lorenzo Richelmy), il s'évade en pensée des combats qu'il soutenait jusque là hardiment ...

Et quand il apprend que Giorgio, engagé lui aussi comme partisan, vient d'être arrêté par les "cafards", il quitte son unité pour le sauver et... lui demander des comptes..

Mêlant la petite et la grande histoire, les flash backs du bonheur passé et les horreurs du présent de la guerre, le scénario nous attache aux pas de Milton dans le brouillard du paysage et de ses pensées... 

Un film intemporel, idéaliste et profondément humaniste malgré quelques scènes très démonstratives et une happy end légèrement cocasse !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Jafar Panahi continue à tourner des films malgré l'interdiction du gouvernement iranien qui l'assigne à résidence à Téhéran...

Cannes a salué le courage du réalisateur en lui donnant le prix du scénario et on ne peut que s'en réjouir...

Après Taxi Téhéran, Trois visages tente de traduire le mal être qui règne en Iran et ici plus particulièrement dans les villages turcophones où les protagonistes du film se rendent pour tenter de retrouver une jeune fille qui a envoyé une vidéo de son présumé suicide à une actrice renommée Behnaz Jafari (qui joue son propre rôle)...

Bouleversée cette dernière prend la route accompagnée par Jafar Panahi qui tient à ses côtés le double rôle de chauffeur et de confident... 

La jeune inconnue dit s'être suicidée car sa famille l'empêchait de poursuivre son rêve de devenir actrice...

J'aurais tant aimé apprécier ce film mais j'avoue m'être un peu ennuyée face à cette lente démonstration anecdotique de la réalité iranienne : Jafar Panahi est effectivement régulièrement sollicité par des jeunes gens qui lui demandent de l'aide pour se lancer dans le cinéma et une étudiante s'est réellement suicidée parce que ses parents ne voulaient pas qu'elle devienne actrice...

Le film n'en reste pas moins un beau plaidoyer pour la création artistique !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans son second long métrage, Hélène Fillières a choisi de nous montrer la réussite d'une frêle jeune femme dans un univers très codé où le pouvoir appartient traditionnellement aux hommes : la Marine Nationale

Pour le tournage de son film, la réalisatrice a bénéficié de l'accompagnement de la Mission cinéma de la Défense Nationale créée en 2017 qui lui a ouvert les portes de l'Ecole des Fusiliers marins de Lorient et de l'Ecole Navale de Brest...

C'est dans ce superbe cadre breton que Diane Rouxel interprète avec sérieux et espièglerie l'aspirant Laure Baer, une surdiplômée qui se cherche un cadre et pourquoi pas dans l'Armée... sans doute pour faire enrager sa comédienne de mère Josiane Balasko...

Les comédiens sont tous bons : de Lambert Wilson, son supérieur hiérarchique dont elle va tomber amoureuse, à Gautier Fila, un enseigne de vaisseau gay qui va lui donner les codes de la réussite jusqu'à Hélène Fillières elle-même qui interprète le commandant adjoint de l'équipage...

Mais le film pâtit d'un scénario extrêmement mince qui se limite à quelques scènes plutôt convenues sur la formation militaire et sur les rapports hommes/femmes dans l'Armée...

La seule idée originale est l'attirance réciproque qui se noue entre Laure et le commandant Rivière surnommé Le Moine... mais son traitement manque de subtilité !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le producteur Saïd Hamich signe avec ce film une première réalisation très personnelle

Né en 1986 à Fès (Maroc), le cinéaste a en effet vécu à Bollène durant 3 ans et, comme son héros Nassim, il a fui la ville... et sa famille

Nassim 30 ans (intéressant Anas El Baz) vit à Abu Dhabi avec sa fiancée américaine

Après plusieurs années d'absence, il décide de revenir à Bollène pour le mariage de sa soeur

Nassim doit faire face à son passé, à la ville sinistrée désormais gouvernée par la Ligue du Sud, à sa famille qu'il ne comprend plus, à son père à qui il n'adresse plus la parole...

Le scénario nous attache aux pas de Nassim dont l'assurance affichée cède rapidement le pas à la colère, à la honte, au désarroi qui l'habitent tour à tour...

Le propos du film est ambitieux, mais à trop promettre Saïd Hamich finit par survoler tous les sujets en laissant le spectateur impuissant face au constat du gâchis de la non intégration de ces migrants de deuxième génération qui, même diplômés doivent quitter la France pour trouver un emploi !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Stéphane Brizé a confié à Vincent Lindon le rôle de Laurent Amédéo, syndicaliste engagé qui va tout faire pour tenter de sauver les 1100 salariés du site d'Agen de l'entreprise Perrin que le groupe allemand propriétaire décide de fermer pour rentabilité insuffisante...

Et pourtant le site dégage des bénéfices

Et pourtant les salariés ont signé un accord qui engageait l'entreprise pour 5 ans... Les salariés ont respecté l'accord, les patrons n'en ont cure...

Vincent Lindon est époustouflant de vérité et de colère dans cette fiction "documentaire"

Alternant manifestations, communiqués de presse, réunions syndicales et quelques scènes plus intimistes, le scénario nous entraîne au rythme des échanges musclés au coeur même du conflit...

Laurent Amédéo a décidé d'aller jusqu'au bout de la guerre qu'il a déclarée et les dernières images du film nous laissent le souffle coupé face à l'impuissance de ces femmes et de ces hommes confrontés au capitalisme financier...

Merci à Stéphane Brizé de prendre encore la parole après La loi du marché pour continuer à nous parler de la réalité sociale d'aujourd'hui !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sorti au Japon sous la forme d'un film de plus de 5 heures, Senses est resté à l'affiche pendant près de 2 ans...

Le film du réalisateur Ryûsuke Hamaguchi est diffusé en France sous un format "série" avec 4 épisodes...

A Kobe, 4 femmes Akari (infirmière), Sakurako (mère au foyer d'un adolescent), Fumi (assistante dans un atelier sur la connaissance de soi) et Jun (en instance de divorce) partagent une amitié qu'elles jugent sans faille ni mensonge...

Quand Jun disparaît du jour au lendemain, les 3 amies cherchent à comprendre le pourquoi du comment et s'interrogent sur leur propre vie...

Hamaguchi a choisi ses 4 interprètes qui n'avaient jamais joué auparavant, dans le fameux atelier où travaille Fumi dans le film...

Si chaque femme est fascinante dans sa singularité et dans la place qu'elle occupe dans le quatuor, le parti pris bavard à l'excès de la mise en scène casse complètement, de mon point de vue, la portée du témoignage sur la société japonaise d'aujourd'hui ! Qui ne fait guère envie, tant la place des femmes semble codifiée et tant les hommes semblent lâches...

N'est pas Rohmer qui veut et en l’occurrence, le spectateur s'ennuie ferme dans le dédale des échanges entre les 4 héroïnes et entre ces dernières et les personnes qui font partie de leur vie ou les côtoient professionnellement...

Dommage, dommage car l'idée était bonne !

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