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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après le succès de son dernier opus Kingsman Secret Service, Matthew Vaughn nous plonge à nouveau dans l'univers so délicieusement british de ces supers agents secrets...

Après un début un peu poussif malgré une amusante poursuite en taxi londonien, le film prend son rythme quand le trio Eggsy (Taron Egerton), Galahad (Colin Firth) et Merlin (Mark Strong) se reforme pour aller combattre le cartel de la drogue dirigé par la méchante Poppy Adams (Julianne Moore qui visiblement s'amuse beaucoup)...

Aidés par des confrères américains so american avec chapeau et lasso, les trois compères jouent aux quilles avec leurs méchants adversaires...

Tout finit bien dans cette histoire pour rire mais le réalisateur nous livre tout de même une réflexion douce amère sur la lâcheté des dirigeants occidentaux...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Bouleversé alors qu'il arpente les allées d'un carré enfant d'un cimetière suisse, Eric Caravaca décide d'enquêter sur sa soeur morte à 3 ans et dont ses parents ont effacé toute trace...

Il interroge tour à tour les familiers de la famille, ses oncles et tantes, son cousin, son père et finalement sa mère... et apprend que Christine est enterrée dans le Carré 35, la partie française du cimetière de Casablanca...

Le réalisateur filme la mise à jour d'un secret de famille avec beaucoup de pudeur et de respect pour les différents protagonistes...

L'histoire de ce secret s'inscrit dans la fin de l'ère colonialiste française au Maroc et en Algérie et fait écho aux traitements que réservaient les nazis aux enfants anormaux...

Alternant images d'archives, documents et films de famille, Eric Caravaca ne cache rien et nous plonge au plus profond de la douleur intime d'une mère ! 

Un documentaire bouleversant, véritable catharsis pour Eric Caravaca, tout jeune papa d'un petit garçon ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

D'après une histoire vraie, d'après le best seller éponyme de Delphine de Vigan, sur le scénario d'Olivier Assayas... Roman Polanki serait-il en panne d'idées ?

En tout cas son film ne décolle jamais...

Après un début intéressant quoique déjà largement dévoilé par la bande annonce, l'histoire s'enlise dans un faux suspens aux effets téléphonés...

Emmanuelle Seigner joue Delphine, une romancière à succès, en panne d'écriture après son dernier roman en grande partie autobiographique...

Fatiguée, esseulée, Emmanuelle / Delphine est séduite par une de ses lectrices qui se fait appeler Elle (Eva Green pas très subtile dans ce rôle de méchante !)

Peu à peu Elle s'introduit dans la vie de Delphine jusqu'à la phagocyter...

Vincent Perez joue le compagnon lointain et on comprend que Delphine s'en détache tellement son manque de personnalité saute aux yeux... 

Je n'ai pas lu le livre de Delphine de Vigan et je ne suis pas du tout entrée dans le film...

J'attends donc avec confiance le prochain Polanski  !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Olivier Marchal s'est inspiré de la fraude à la taxe carbone qui entre 2008 et 2009 a coûté selon Europol 5 à 10 milliards d'euros à l'ensemble des pays européens concernés dont 1.6 milliards pour la France... pour écrire son film...

Il a resserré son scénario autour d'un jeune patron de PME, Antoine Roca (interprété avec justesse par Benoit Magimel), au bord du dépôt de bilan...

Désireux de s'en sortir  pour arnaquer l'Etat qui écrase sa PME sous les impôts et les taxes, Antoine, aidé par son directeur comptable, invente cette brillante escroquerie et fait appel pour la réaliser à deux frères compagnons de poker et à un truand du grand banditisme qui causera sa perte...

L'histoire se déroule en grande partie la nuit où les milieux et les races se mélangent autour d'un cocktail mortifère alliant le jeu, la drogue, le fric facile et les filles...

Si le réalisateur excelle dans ce décor, il est nettement moins à l'aise dans la description des liens familiaux d'Antoine qui ne trouve pas sa place dans sa riche belle famille juive et notamment auprès du pater familias interprété par un Gérard Depardieu, pour une fois totalement caricatural et peu crédible...

Dommage qu'Olivier Marchal n'ait pas pris le temps de fouiller davantage ses personnages dont le destin semble écrit dès les premières images...

Une mention spéciale toutefois pour Dani qui interprète avec beaucoup de sensibilité la mère des deux frères !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Albert Dupontel s'est mis en tête d'adapter le livre éponyme de Pierre Lemaître et il y réussit brillamment !

Le réalisateur a fait le pari de concentrer en moins de deux heures les 576 pages de cette incroyable saga de deux rescapés de la grande guerre...

Après l'armistice, Albert Maillard (excellent Albert Dupontel), modeste comptable au chômage, organise une arnaque juteuse avec Edouard Péricourt (formidable Nahuel Perez Biscayart dans un rôle de quasi muet), fils rebelle de la grande bourgeoisie défiguré alors qu'il prêtait main forte à son ami enseveli

Edouard dessine avec maestria des monuments aux morts qu'Albert fait payer très cher aux communes, monuments qui ne seront jamais construits...

Quelques scènes d'anthologie soulignées par une bande son impeccable campent fidèlement le contexte de l'époque : les combats dans les tranchées et le retour des poilus dans une gare bondée...

Quant aux acteurs, outre les deux cités plus haut, ils sont tous parfaits : Niels Arestrup dans le rôle du père d'Edouard, Laurent Lafitte dans celui du lieutenant Pradelle (responsable d'une offensive inutile à l'origine du destin des deux héros), Emilie Dequenne dans le rôle de Madeleine, soeur d'Edouard et femme du lieutenant Pradelle, Mélanie Thierry dans le rôle de la bonne de la famille Péricourt, Héloïse Balster dans le rôle de la fille de la logeuse des deux amis...

Le film court à la vitesse d'un polar mais sait pourtant nous enchanter dans sa description du Paris des années folles, nous convaincre dans les scènes entre le père et le fils Péricourt - et surtout nous envoûter dans la ronde des merveilleux masques qu'Edouard réalise pour cacher sa gueule cassée et porte au gré de ses humeurs...

Un grand moment de cinéma à voir même si vous n'avez pas lu le livre ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Steven Soderbergh a changé sa caméra d'épaule depuis la trilogie Ocean's Eleven avec Georges Clooney...

Ici les héros ne sont pas des truands et ils ne portent pas le noeud pap...

Les frères Logan, Jimmy et Clyde (respectivement interprétés par Channing Tatum et Adam Driver) ne sont pas gâtés par la vie... Les Logan ne sont pas lucky...

Jimmy, qui vient de se faire virer de son boulot, convainc son frère Clyde, qui a perdu une main en se battant au Moyen Orient, de tenter de s'emparer des recettes d'une course automobile par les tubes pneumatiques souterrains qui véhiculent les billets verts...

Pour réussir leur casse, ils ont besoin de Joe Bang (Daniel Craig excellent dans ce rôle de composition), le meilleur perceur de coffres forts de l'Etat mais celui-ci est en prison...

Le scénario est un mélange de débrouille et de virtuosité qui fait toute l'originalité du film...

Le réalisateur filme avec tendresse ses personnages et s'attarde sur Sadie, la fille de Jimmy qui ressemble un peu à l'héroïne de Little Miss Sunshine...

Il donne le beau rôle aux femmes en jouant habilement de leur complexité :  Katie Holmes (l'ex femme de Jimmy) et Hilary Swank (agent du FBI chargée de l'enquête, ex rôle principal de Million Dollar Baby)...

En fin de compte et sans trahir la fin du film, les Logan sont lucky !

Un moment plaisant pour les vacances de Toussaint !  

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Michael Haneke réunit de nouveau Isabelle Huppert et Jean Louis Trintignant pour nous enfermer dans ses obsessions morbides...

Obsession de la bourgeoisie, ici de Calais ville frontière, qui entend défendre son entre soi...

Obsession de la mort, suicide ou meurtre que pratiquent si bien le grand père et Eve sa petite fille  (intéressante Fantine Harduin)...

Obsession du sexe à travers les échanges grotesques entre Pierre Laurent (Mathieu Kassovitz, le fils de Jean Louis Trintignant dans le film) et sa maîtresse...

Obsession des nouveaux outils de communication qu'utilise Eve pour filmer sa mère avant son suicide, son cochon d'inde qu'elle vient d'empoisonner ou son grand père qui lui a demandé de l'aider à mourir...

Quelque soit le talent des grands comédiens qui incarnent les personnages de Happy End, le film est plat, long et désespérant !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après The Queen en 2006, Stephen Frears nous emmène à nouveau à la cour d'Angleterre mais cette fois-ci sous le règne d'une Victoria vieillissante !

Inspiré de frais réels, le film nous raconte l'improbable amitié entre la souveraine et un serviteur indien venu tout exprès de Calcutta pour le jubilé de la Reine ! 

Judi Dench crève une fois de plus l'écran dans le rôle d'une femme acariâtre, malade,et déprimée qui retrouve peu à peu goût à la vie en faisant d'Abdul Karim (formidable Ali Fazal), son confident et son professeur de culture indienne musulmane !

Le jeu des deux héros du film et leur complicité croissante sont très plaisants !

Dommage que Stephen Frears se soit livré à une charge aussi lourde contre les dignitaires de la cour qu'il ridiculise en permanence...

Dommage également qu'il ait introduit les marqueurs du racisme anti-musulman actuel en cette fin de XIXe siècle...

Enfin dommage que le film soit un peu long (1h47) !

A voir toutefois pour la malice dans le regard de Judi Dench et la douceur typiquement indienne de son munshi !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Eric Toledano et Olivier Nakache renouvellent le genre du film de mariage...

Dans le Sens de la fête, ce sont les mariés Pierre et Héléna et la mère de Pierre qui sont ridicules, alors que la caméra explore avec humour les coulisses de l'événement...

Max (excellent et très juste Jean Pierre Bacri), est le patron d'une petite entreprise qui organise des mariages avec une équipe black/blanc/beur, constituée de bras plus ou moins cassés...

Car Max, sous ses dehors bourrus, a un grand coeur tout comme son adjointe Adèle (formidable Eve Haidara)...

Ils font bosser des copains pas très doués pour le job de serveurs tel Julien (Vincent Macaigne très bon pour une fois), ancien prof de lycée en "reconversion" ou Samy (Alban Ivanov) qui ne sait pas ce qu'est un turbot ni une flûte, ou encore Guy (Jean Paul Rouve au jeu parfois appuyé), photographe que plus personne ne fait travailler et pour cause !!!

Des cuisiniers payés au noir et des plongeurs tamouls sans papier complètent la fine équipe  qui doit faire face à une série de gags : électricité défaillante dans le château du XVIIe siècle, musiciens intoxiqués par le plat principal qui doit être servi aux invités...

Le charme du film tient à ses personnages et au regard bienveillant que portent sur eux les réalisateurs qui semblent s'amuser tout autant que les spectateurs...

Quand à la faveur d'une panne d'électricité, l'équipe doit improviser pour que la fête continue, le film atteint un moment de grâce pure qui mérite à lui seul que l'on se déplace !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après le succès de Snow Therapy, le réalisateur suédois Ruben Ostlund a remporté la Palme d'or l'été dernier avec "The square"qui sort cette semaine sur les écrans français...

Je n'ai pas du tout aimé ce film mais ce qui est intéressant c'est de se poser la question de la raison du vote du jury cannois en faveur de ce film face à 120 battements par minute par exemple...

Christian (intéressant Claes Bang), le héros de "The square" , père divorcé et conservateur d'un musée d'art contemporain réputé, est l'archétype du bobo : très aisé, il prête néanmoins attention aux mendiants dans la foule et aux appels de détresse d'une inconnue... il roule en voiture électrique et organise une exposition The square qui incite les visiteurs à l'altruisme et leur rappelle leurs devoirs à l'égard de leurs prochains...

Mais les circonstances - le vol dont il est la victime et la campagne de promotion scandaleuse de la future exposition, qu'il a omis d'étudier sérieusement avant de donner son accord, vont rapidement révéler la lâcheté ordinaire du personnage...

A vouloir décortiquer pour mieux dénoncer les travers de la société occidentale actuelle : les ghettos de riches, la peur du "pauvre", l'irresponsabilité des media, la vacuité du sexe facile, l'admiration ridicule pour les "performances" de certains artistes contemporains... Ruben Ostlund n'arrive pas à réellement nous interpeller en étirant son film sur 2h30 et en le chargeant exagérément...

Vous me direz ce que vous en pensez !

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