
Nous sommes en 1990, dans les années Sida...
Le réalisateur nous raconte l'histoire d'amour entre Jacques (Pierre Deladonchamps), un écrivain parisien père d'un petit Louis et Arthur (Vincent Lacoste), un jeune étudiant rennais qui décide de monter à Paris pour rejoindre Jacques...
Autant le film de Robin Campillo célébrait la passion et s'inscrivait dans un courant politique de dénonciation de la passivité des pouvoirs publics face à la contagion de la maladie, autant celui de Christophe Honoré conjuguerait plutôt le débridement impudique des rapports homosexuels masculins avec le marivaudage rohmérien...
Le film inutilement long, hésite entre deux tons : le roman d'apprentissage primesautier si l'on se place du côté d'Arthur, la désillusion dramatique si l'on se place du côté de Jacques...
Les deux acteurs et leurs amants respectifs jouent bien mais n'arrivent pas vraiment à nous intéresser à leurs aller-retour amoureux...
Denis Podalydès qui incarne Thierry un ami de Jacques, est formidable de finesse dans son interprétation de la fidélité complice... et le dénouement est grâce à lui magnifique !








