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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Armando Iannucci a adapté le roman graphique éponyme de Fabien Nury et Thierry Robin pour mettre en images la lutte de pouvoir qui a opposé les principaux dignitaires russes après la mort de Staline...

Le film apparaît  comme une grosse farce auprès des occidentaux contemporains que nous sommes mais il est largement inspiré de faits réels qui se sont déroulés autour du 2 mars 1953 lorsque Staline est victime d'une attaque cérébrale...

Le faussement débonnaire ministre de l'Agriculture Nikita Khrouchtchev s'empare du pouvoir en s'appuyant sur le falot Malenkov pour éliminer le "boucher" Lavrenti Beria...

Le réalisateur s'en donne à coeur joie pour nous conter cette époque où chaque russe connaissait quelqu'un qui avait été envoyé au goulag ou avait été exécuté... 

La critique est drôle et féroce mais la répétition de la charge finit par user l'effet comique !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Ritesh Batra, le réalisateur de Lunchbox, a adapté le livre de Julian Barnes La fille qui danse pour nous raconter l'histoire de Tony Webster (Jim Broadbent), un sexagénaire londonien replongé bien malgré lui dans ses souvenirs de jeunesse...

Le film démarre sur un flashback : Tony Webster collégien rencontre Adrian qui deviendra son meilleur ami et son rival et Veronica qui sera son premier amour...

Retour au présent quand Tony reçoit une lettre qui l'informe que la mère de Veronica lui a légué le journal intime d'Adrian... que Veronica refuse de lui remettre...

Le réalisateur alterne scènes contemporaines et souvenirs d'hier pour nous démontrer un peu laborieusement que la mémoire joue à cache cache avec la réalité...

Le personnage de Tony n'étant pas particulièrement sympathique ni très intéressant, j'avoue m'être un peu ennuyée en essayant de me plonger dans le récit des amours passées de ce jeune homme falot ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Star de one man show, le réalisateur autrichien Josef Hader interprète ici Georg, un critique musical brutalement remercié par le journal dont il pensait être une plume incontournable... 

Totalement déstabilisé, Georg cache son licenciement à sa femme Johanna et se consacre totalement à son projet de vengeance contre son ancien patron...

A travers ce portrait caricatural, Josef Hader nous décrit une classe moyenne enfermée dans son statut social, incapable de trouver un ressort autre qu'absurde pour dépasser une mise à l'écart injustifiée si ce n'est pour raison économique...

Un film "réjouissant" qui offre une réflexion décalée du drame "ordinaire" des quinquas !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Luca Guadagnino a adapté le roman éponyme d'André Aciman pour nous raconter l'idylle entre deux jeunes gens au coeur de l'été italien dans la région des lacs...

Elio 17 ans (interprété par la nouvelle coqueluche franco-américaine Timothée Chalamet), passe un été paresseux dans la belle villa XVIIe de ses parents : il lit, compose de la musique et flirte avec Marzia...

Oliver (Armie Hammer), un jeune et séduisant doctorant américain vient s'installer à la villa pour travailler aux côtés de son père (professeur spécialiste de la culture gréco-romaine)

D'abord irrité par l'assurance d'Oliver, Elio tombe peu à peu sous le charme de cet homme déjà mûr et pourtant encore libre...

Discrètement encouragé par ses parents, intellectuels aux idées larges, le jeune homme s'initie au mystère de l'attirance sexuelle et à la souffrance d'une passion inégalement partagée...

Un très joli film dans un décor magique, deux acteurs inspirés pour une romance à la Rhomer (en un peu moins bavarde et beaucoup plus moderne !)

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sophie Fillières a eu une idée de scénario originale : faire se rencontrer Margaux 25 ans (interprétée par Agathe Bonitzer) et Margaux 45 ans (Sandrine Kiberlain)

Les deux jeunes femmes, qui ne se ressemblent pas tant que cela, sont en réalité une même et seule personne à deux âges de sa vie...

Le troisième personnage, Marc (Melvil Poupaud), l'amour de jeunesse de Margaux, croise la juvénile Margaux...

Les trois acteurs jouent avec beaucoup de sensibilité mais l'histoire est trop décousue et les scènes trop mineures pour véritablement susciter l'intérêt du spectateur...

Dans un genre comparable, le film Camille redouble de Noémie Lvovsky était beaucoup plus profond et plus féroce dans sa tentative de réponse à cette question impossible : si nous avions la possibilité de revivre notre vie, ferions-nous de meilleurs choix ?

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Nabil Ayouch nous donne à voir le Maroc à travers 2 lieux et 2 époques : dans les montagnes de l'Atlas au début des années 80 lorsque les autorités ont imposé l'arabe classique comme langue de l'enseignement  et à Casablanca en 2015, période post printemps arabe qui se caractérise par une certaine désinhibition des deux camps conservateurs et progressistes...

La caméra suit avec tendresse des personnages d'hommes et de femmes qui parlent des langues différentes (berbère, arabe classique, arabe dialectal, français), et dont les destins se croisent sans vraiment se rencontrer...

La co-scénariste Maryam Touzani incarne majestueusement Salima, une jeune femme qui veut choisir sa vie et tient tête à son compagnon qui voudrait régenter sa vie...

Emprisonnés par la violence des émeutes mais bercés par la musique et le souvenir des scènes du film Casablanca, Hakim, Joe, Inès, Yto, Ilyas et Abdellah tentent de dépasser les tensions de leur pays pour trouver leur propre chemin...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Premier long métrage réalisé par un jeune réalisateur né en 1991 à Naltchick, capitale de la république autonome  de Kabardino-Balkarie (Caucase Nord), Tesnota a été présenté dans la sélection Un certain regard à Cannes en 2017...

Téléréma crie au chef d'oeuvre !?!

Pour ma part, je dirais que ce film a des atouts par son côté "documentaire exotique" : il nous raconte en effet la vie d'une famille juive qui vit dans quelques mètres carrés, confrontée à une demande de rançon de la mafia russe pour l'enlèvement du fils de la famille et de sa fiancée ; la famille se tourne vers la communauté juive pour récolter la somme !

Les personnages sont bien campés : le père strict et taiseux, la mère "très mère juive", Ilana (intéressante Darya Zhovner), la fille "garçon manqué de 24 ans" qui va devoir épouser un riche voisin qu'elle n'aime pas pour sauver son frère, Nazim le chéri d'Ilana, un pompiste kabarde et musulman fasciné par les images de propagande islamiste où  des soldats russes sont torturés et égorgés...

Mais les images sont sombres, presque sales, les scènes sont détaillées à l'excès, la projection des insupportables images de propagande dure plus de 5 minutes (le film est interdit aux moins de 12 ans ???), le scénario n'est pas toujours très clair, le parti pris de cadrer chaque image dans un carré pour illustrer la vie à l'étroit est lassant...

Bref je n'ai pas vraiment réussi à entrer dans le film et je me suis beaucoup ennuyée !

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Publié le par Régis
Publié dans : #cinéma

 

Critique de Régis

Après Une merveilleuse histoire du temps, James Marsh signe ici une profonde épopée, celle d'un homme vertueux qui précipite sa famille dans le déshonneur.

Colin Firth glisse comme de l'eau dans ce rôle de navigateur solitaire, à la recherche d'un rêve et d'une postérité dont il ne sondera la futilité qu'après avoir récolté les fruits de son périple du bout du monde, au plus près des éléments et de mère nature.

Marc Aurèle avait donc raison, peu importent les victoires, peu importent les défaites et la mort, seule compte la vertu.

Avec un Colin Firth en pleine crise de la quarantaine, sans le savoir, son épouse, la savoureuse Rachel Weisz, risque tout ; elle clouera au pilori la société toute entière, cette machine qui nous enchaîne et nous enterre dans les illusions de nos sombres vanités.

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Benoit Jacquot s'empare après Joseph Losey en 1962, du roman éponyme de James Hadley Chase...

Le réalisateur a transposé l'action du film à Annecy et a confié les deux rôles principaux d'Eva et de Bertrand à Isabelle Huppert et à Gaspard Ulliel...

Bertrand, ex gigolo et voleur de manuscrit, fiancée à Caroline, une jeune et riche éditrice (délicieuse Julia Roy) entame une liaison avec Eva, prostituée de luxe, pour alimenter l'écriture de la seconde pièce de théâtre que son agent Régis (Richard Berry) lui réclame depuis de nombreux mois...

Filmé en gros plan, le beau, vide et pleutre Bertrand passe sa vie entre Paris et Annecy, Caroline et Eva... le plus souvent dans le train...

Quant à Eva, perruquée, passive et indifférente, elle passe d'un client à un autre entre deux séances de casino...

On s'ennuie beaucoup durant le film dont l'inutile lenteur finit par nous lasser... et on regrette le jeu subtilement sexy de Jeanne Moreau !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Lauréat du Lion d'Or de Venise en 2017, le dernier film de Guillermo del Toro a remporté 2 Golden Globes et 13 nominations aux Oscars !

Le réalisateur mexicain a mis plus de 3 ans pour faire réaliser les décors et les costumes de ce conte pour adultes !

Il nous raconte la rencontre improbable entre Elisa (formidable Sally Hawkins), une femme de ménage muette qui travaille dans un laboratoire gouvernemental ultra secret et un homme amphibien (Doug Jones), sujet d'étude pour Richard Strickland (Michael Shannon sous tension) le responsable du centre et pour le Dr Robert Hoffstetter (Michael Stuhlbarg plein d'humanité), un éminent biologiste marin...

Un somptueux décor aux couleurs d'ambre, une bande son magnifique, des effets spéciaux spectaculaires, une vraie intrigue, des espions plus vrais que nature, des personnages secondaires exceptionnels (Octavia Spencer et Richard Jenkins incarnent avec sensibilité Zelda et Giles, les amis d'Elisa), des références cinématographiques émouvantes font de ce film un moment d'exception !

Je regretterais juste la violence présente dans le film qui, de mon point de vue, aurait pu être stylisée et une fin style "règlement de comptes" qui rompt un peu le charme !

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