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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

L'actrice australienne Frances O'Connor s'essaie à la réalisation avec une biographie romancée d'Emily Jane Brontë...

Le film nous raconte la vie de la famille Brontë lorsque celle-ci se trouve réduite au père Patrick, au frère Branwell et aux soeurs Charlotte, Emily et Anne, après le décès de leur mère et de leurs deux sœurs ainées...

Élevés par un père pasteur qui a poussé ses études classiques jusqu'à l'université de Cambridge, les enfants bénéficient de sa culture et d'une grande liberté qui leur permet de laisser libre cours  à leur fertile imagination : parcourant la lande sauvage du Yorkshire, Branwell et ses soeurs se créent des mondes imaginaires, qu'ils mettent en scène dans des récits, des poèmes et des pièces de théâtre...

De ce formidable creuset sortiront deux chefs d'oeuvre : Les Hauts de Hurlevent écrit par Emily et Jane Eyre publié par Charlotte...

Le scénario, très classique de facture, s'attache aux pas d'Emily, la plus fantasque des sœurs, interprétée avec brio par l'actrice franco-britannique Emma Mackey.

Pour pimenter la trame, la réalisatrice "invente" une histoire d'amour entre Emily et un jeune pasteur frais émoulu de l'université et nous fait partager sa fièvre créatrice jusqu'à sa mort de tuberculose à 30 ans, alors qu'elle vient de mettre le point final à son manuscrit.

Le film que j'ai vu en avant-première, puisque sa sortie est programmée le 15 mars, m'a laissée dubitative quant à l'intérêt de faire un long (2 heures 10) portrait convenu de cette femme hors du commun dont le roman a bénéficié d'un grand nombre d'adaptations...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Freddie 25 ans, se retrouve à Séoul sur un coup de tête (un vol pour Tokyo annulé), dans son pays d'origine...

Conseillée par une amie qu'elle vient de rencontrer, la jeune femme accepte de se rendre au centre Hammond pour demander à rencontrer ses parents biologiques...

Freddie avait toujours promis à sa mère adoptive qu'elles iraient ensemble en Corée mais elle a deux semaines devant elle et décide de faire la démarche, presque malgré elle...

Adoptée bébé comme 220 000 enfants coréens par un couple de français, Freddie n'a de coréen que ses parents et son physique ; elle est française et ne parle pas la langue...

En constant porte à faux, Freddie dont le visage est typiquement coréen, étonne ses nouveaux amis par sa liberté et son originalité...

La jeune femme, au sourire rare, agit comme un aimant auprès de tous ceux qu'elle rencontre : amis, amants et bientôt son père et sa famille paternelle...

Égocentrée, insensible au remords de son géniteur et à l'inquiétude de ses parents français, elle poursuit sa quête au gré de ses changements d'humeurs...

Pour réaliser son film,  Davy Chou, s'est inspiré du parcours d'une amie Laure Badufle (née en Corée du Sud, adoptée en France à l’âge d’un an et retournée dans son pays de naissance pour la première fois à vingt-trois ans), tout en s'interrogeant sur sa légitimité à raconter cette histoire, en tant qu'homme, qui n'est pas coréen et qui n'a pas été adopté (il est né en France de parents cambodgiens).

Séduit toutefois par le sujet, il a fait appel à Park Ji-min, une plasticienne coréenne dont c'est le premier rôle au cinéma pour interpréter le personnage de Freddie...

Malgré un tempo lent et surtout quelques longueurs (le film dure 2 heures), Retour à Séoul nous offre une étude subtile et pas banale de la jeunesse d'aujourd'hui, qu'elle soit française, coréenne ou binationale !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans la famille Asada, je demande la mère : un petit chignon sévère, des yeux rieurs derrière des lunettes, Junko (Jun Fubuki qui a joué notamment dans Tel père, tel fils), est infirmière en chef.

Je demande le fils aîné : Yukihiro (Satoshi Tsumabuki qui a joué entre autres dans The Housewife), est un garçon sérieux qui veille sur son petit frère et le tire d'affaires chaque fois qu'il fait un faux pas.

Je demande le père : lunaire mais d'une profonde gentillesse, Akira est un homme au foyer qui a fait ce choix pour privilégier la carrière de sa femme.

Quant au fils cadet, le héros du film, Masashi (sensible Kazunari Ninomiya), il est le préféré de ses parents qui lui passent toutes ses fantaisies et lui offrent des études de photographie.

Le réalisateur japonais Ryôta Nakano a choisi l'humour et et la tendresse pour nous raconter l'histoire vraie du photographe Masashi Asada qui s'est fait connaître pour ses portraits de famille touchants et son action de collecte et de nettoyage des milliers de clichés de famille retrouvés après le tsunami de Tôkohu en 2011.

Si la première partie du film nous fait sourire par son côté onirique et joyeusement loufoque, la seconde relative à l'après-tsunami nous fait réfléchir au poids émotionnel que représentent les albums de famille dans la conscience de soi !

Des acteurs principaux et secondaires formidables de vérité, un très joli film, à la fois intimiste et universel, qui aurait gagné en puissance en étant moins long (2h07)...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur Todd Field a écrit le film spécialement pour Cate Blanchett qui, de son côté s'est investie à fond dans son interprétation de Lydia Tár, une cheffe d'orchestre avant-gardiste d’un grand orchestre symphonique allemand : l'actrice a appris l'allemand, a joué du piano (elle joue chaque note dans le film) et a entrepris un travail de recherches colossal.

Qui plus est, pour avoir été co-directrice artistique et co-présidente de la Sydney Theater Company avec son mari Andrew Upton, pendant presque 10 ans, la comédienne australienne savait ce que cela impliquait de diriger une grande institution culturelle.

Le film démarre sur les images d'un écran de téléphone portable où défilent les messages véhiculés sur les réseaux sociaux : le ton est donné !

Puis se poursuit par une longue masterclass savante durant laquelle Lydia Tár,  interviewée par un (vrai) journaliste du New Yorker déroule son CV d'exception et éblouit son auditoire par son érudition artistique !

Si tout le début du film nous montre une maestro au sommet de sa gloire, régnant sans partage sur son orchestre et son cercle personnel composé de son épouse (formidable Nina Hoss), premier violon et de son assistante Francesca (Noémie Merlant très convaincante), l'habile scénario distille les failles de la diva qui s'est construite à la force du poignet...

Accusée de harcèlement sexuel après le suicide d'une ancienne protégée, Lydia Tár voit l’establishment lui tourner le dos et la lâcher à la vitesse d'un tweet...

Tourné dans le prestigieux décor naturel de l'Orchestre Philharmonique de Dresde, habité par la musique de la 5e symphonie de Mahler, le récit nous envoûte et nous transporte dans l'univers mental de l'artiste qui se perd dans de longs couloirs, court la nuit pour fuir ses insomnies et tente de ne pas perdre l'amour de sa fille...

Un grand, foisonnant et long moment de cinéma (2h38), gâché au départ par un générique qui n'en finit plus et nous empêche d'entrer dans le film !

A voir pour son actualité, pour son audace et surtout pour les trois principales actrices - sans oublier la jeune violoncelliste prodige Olga Metkina interprétée avec maestria par Sophie Kauer dont c'est le premier rôle !

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur italien Emanuele Crialese a choisi cette immense actrice pour incarner la "mère" dans cette œuvre autobiographique - et il ne pouvait trouver meilleure interprète...

Dès les premières images, nous plongeons dans la bulle maternelle que cette resplendissante femme crée autour de ses enfants : pour les protéger,  pour éloigner la douloureuse réalité d'une vie en apparence bourgeoise et banale, pour exister dans le système patriarcal des années 70 ?

Clara, mère de trois enfants, a tout pour être heureuse : un mari, un bel appartement à Rome, une chaleureuse tribu qui se réunit lors de parenthèses ensoleillées...

Sa fille aînée Adri (pour Adriana) interprétée par Luana Giuliani  une lumineuse jeune actrice, se livre à d'étranges rituels en attendant un signe... et ne quitte pas sa mère des yeux, prête à s'interposer pour lui apporter son soutien dès que Felice le père passe le pas de la porte...

Dans une ambiance de violence sourde et souterraine, la jeune fille androgyne qui se fait appeler Andrea cherche sa place et son identité dans un monde où les femmes sont oisives, où les mères doivent être adultes, où les garçons sont nécessairement virils et où l'amour homosexuel et interracial est interdit...

Il faut aller voir ce film peu aimé par la critique pour son originalité et sa poésie et surtout pour les portraits poignants de cette mère fragile et de ses enfants pleins de vie, abîmés par la relation toxique qui lie leurs parents !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sorti en salles le 2 novembre dernier, Le serment de Pamfir du réalisateur ukrainien Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk a été encensé par la critique...

Ne l'ayant pas vu à l'époque, j'ai profité du festival Télérama pour rattraper mon retard (j'avais vu tous les autres !)

Je suis sortie perplexe... ne sachant pas si je devais me joindre au concert de louanges ou exprimer mon embarras face à ce film à nul autre semblable, tourné avant la guerre dans la région natale du réalisateur : le Tchernivsti, au carrefour des cultures roumaine, moldave et arménienne...

Leonid dit Pamfir (formidable Oleksandr Yatsentyuk), véritable force de la nature, retrouve avec bonheur sa femme Olena et son fils Nazar après de longs mois d’absence en Pologne pour tenter d'échapper au climat de corruption qui gangrène l'ouest de l'Ukraine.

Dès les premières images, nous sommes projetés dans l'étrangeté de La Malanka, une fête traditionnelle ukrainienne qui a lieu dans la nuit du 13 au 14 janvier mais qui demande une longue préparation, carnaval où les hommes se masquent et se costument en bêtes (boucs, ours, loups...)

Lorsque Nazar incendie l'église pour que son père ne reparte pas travailler au loin, Pamfir se retrouve piégé dans un conflit de loyauté : ayant fait le serment d'être un bon mari et un bon père, il se voit contraint de replonger une dernière fois dans la contrebande pour dédommager le parrain du village...

Le scénario nous raconte une histoire de transmission aux accents tragiques en nous immergeant de force dans un bain de violence bestiale et de masculinité exacerbées par l'usage de drogues, dans un milieu rural où Dieu et ses prêtres cohabitent avec les rites païens et où les vaches doivent vêler dans l'obscurité...

Comment ne pas admirer ce premier long métrage pour sa maîtrise, son authenticité et son originalité ?

J'ai vu le film mais je suis restée en dehors : trop éloigné de la culture occidentale, pas aimable ?

Je ne sais toujours pas ?

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

L'affiche était tentante !

Un film réalisé par Marc Fitoussi (auteur de la série 10%), un trio d'actrices épatantes : Laure Calamy, Olivia Côte et Kristin Scott Thomas, un décor de rêve : les Cyclades...

Hélas, trois fois hélas, la comédie promue par l'ensemble de la critique est à la fois poussive et boursouflée !

Les tempéraments des deux amies d'enfance (Laure Calamy et Olivia Côte), sont caricaturaux : la première est ultra extravertie et en fait des tonnes (alors qu'elle est capable d'un jeu très subtil comme dans Annie Colère, la seconde est super déprimée au point de plomber toute l'ambiance du film...

Heureusement que le personnage plus subtil de Kristin Scott Thomas sauve la dernière partie du film...

Seuls les paysages sont sublimes et donnent envie de lever l'ancre...

Vous me direz si vous avez aimé !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après Eva en août que je n'ai pas vu, le réalisateur madrilène Jonas Trueba continue à nous parler des questionnements des trentenaires...

Le film démarre sur une longue scène le temps d'un concert de jazz : la caméra suit les émotions sur les visages de deux couples qui écoutent religieusement la dernière création d'un pianiste de jazz, composée durant le confinement...

Elena (Itsaso Arana) et Guillermo (Vito Sanz) renouent avec Susana (irene Escolar) et Dani (Francesco Carril) qui leur parlent avec enthousiasme de leur récente installation à  la campagne... et surtout de la naissance attendue de leur enfant...

Le couple citadin rentre dans son appartement, visiblement chamboulé par les décisions de leurs amis... et lorsqu'ils décident 6 mois après de leur rendre visite dans leur jolie maison, ils confrontent leurs expériences respectives à la lumière d'un livre philosophique dont Elena et Guillermo se partagent la lecture...

Fait de petits riens, le film minimaliste (1h04) interroge, sans s'appesantir, les choix de vie de cette génération qui doit composer avec la distanciation sociale de la pandémie et les craintes liées aux risques climatiques...

Un étrange objet traversé par la luminosité estivale !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Dans ce film adapté du roman éponyme de Ermanno Rea, le réalisateur napolitain Mario Martone nous plonge dans le dédale des rues du quartier populaire de la Sanita, où règne sans partage la Camorra...

Enfin pas tout à fait car Don Luigi (formidable Francesco Di Leva), un prêtre héroïque (inspiré d'une figure bien réelle), ose encore défier l'organisation en fédérant par des activités récréatives une partie de la population dont la jeunesse désœuvrée...

Le héros du film Felice Lasco (Pierfrancesco Favino excellent) revient à Naples, ville qu'il a quitté mystérieusement à l'âge de 15 ans... pour une raison que l'on découvre au fur et à mesure du déroulement de l'histoire...

Felice qui a refait sa vie dans son pays adoptif l'Egypte, où l'attendent son épouse et son entreprise florissante, revient dans sa ville natale et dans son quartier pour retrouver sa mère, une ancienne couturière,  qu'il n'a pas vue depuis quarante ans...

On se doute que cette raison "filiale" n'est pas la seule car dès les mots échanges avec sa mère, l'ombre de son ami d'enfance Oreste (Tommaso Ragno) plombe leur dialogue...

Felice, qui découvre très vite que celui avec qui il a partagé ses jeunes années est devenu un puissant chef mafieux,  ne pense plus qu'à une chose : le retrouver pour lui parler...

Hanté par son passé, le quinquagénaire qui a brillamment "réussi" sa vie, n'écoute pas les mises en garde et reconstruit son tissu relationnel, grâce à l'aide de Don Luigi, pour mieux pénétrer la mafia locale...

Qu'attend Felice de ses retrouvailles avec Oreste : une aspiration au pardon, un fantasme d'amitié retrouvée, une envie de revivre la fièvre de l'adolescence, un attrait délétère pour les causes perdues ? c'est le questionnement sans réponse évidente que nous propose le film !

Construit autour de ces trois hommes : l'exilé, le prêtre et le ragazzo, enrichi par des personnages secondaires bien campés, le scénario nous tient en haleine jusqu'à la fin, malheureusement un peu téléphonée...

Une belle réflexion autour de la force du passé, du poids de l'amitié et du sentiment d'appartenance !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le premier bataillon de tirailleurs a été créé par décret impérial en juillet 1857. Ce corps de militaires a été constitué au sein de l’Empire colonial français et composé de soldats africains, du Maghreb à l’Afrique subsaharienne. Ils ont participé à des moments de gloire – la défense de Reims en 1918 ou la bataille de Bir Hakeim en 1940 – comme à des tragédies telles que les terribles massacres commis par la Wehrmacht à leur encontre lors de la campagne de France.
Quant aux tirailleurs dits « sénégalais » (venus du Sénégal mais aussi de toute l’Afrique), ils sont montés au front, aux côtés des poilus de métropole. Ils étaient près de 200 000 à combattre, 30 000 sont morts sur les champs de bataille de la Grande Guerre, beaucoup sont revenus blessés ou invalides. Près de 150 000 ont été mobilisés durant la Seconde Guerre mondiale (les chiffres varient selon les sources). Ce corps militaire a été dissous en 1960.
L'histoire des tirailleurs reste encore méconnue et souvent oubliée des manuels scolaires.

L’idée du film est née en 1998 chez le réalisateur Mathieu Vadepied, lors de la mort du dernier tirailleur sénégalais Abdoulaye Ndiaye, à l’âge de 104 ans : enrôlé de force en 1914, il est mort la veille du jour où il devait recevoir la légion d’honneur promise par le président de la République, Jacques Chirac.

Le comédien Omar Sy, qui a rencontré en 2011 Vadepied, alors directeur de la photographie sur le tournage d'Intouchables, n'a eu de cesse d'accompagner l'écriture de Tirailleurs tout au long de ses dix années de développement.

Si l'idée de dénoncer les "rafles" opérées par l'Armée française en Afrique en 1917 est belle et généreuse, on ne peut que regretter que le film ne soit pas à la hauteur : trop simplificateur et surtout trop long...

Les rôles des différents protagonistes sont caricaturaux : le général est  veule et vieillissant, le lieutenant (son fils) est exalté et "trompe la mort" pour impressionner son père, les tirailleurs sont soit "tire au flanc" soit très volontaristes à l'instar du fils d'Omar Sy, que ce dernier a volontairement suivi dans les tranchées pour le "protéger"...

Quant à Omar Sy, que je me réjouissais de revoir, il est tout simplement mauvais dans un jeu répétitif et prévisible...

Une recommandation négative !

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