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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes !

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Duo d'escrocs " un autre film sympa pour l'été

Changement d'ambiance avec le film de Joel Hopkins qui a fait appel à une brochette de bons acteurs natifs des deux côtés de la Manche !

Richard Jones (Pierce Brosnan) se réjouit de prendre bientôt sa retraite même s'il est vaguement inquiet sur l'occupation à venir de son temps libre... D'autant qu'il vient de se faire plaquer par sa énième copine partie avec un jeunot !

Quand il apprend qu'un trader français a mis sa société en faillite, il décide de ne pas se laisser faire et convainc son ex femme (Emma Thompson) de partir avec lui sur les traces du malveillant (Laurent Lafitte) pour voler le gros diamant que sa ravissante fiancée (Lise Bourgoin) doit porter le jour de son mariage !

Nous suivons tout ce petit monde à Paris puis sur la côté méditerranéenne... Où sans trahir le suspens, je peux vous dire que tout finit bien !

Le style est enlevé, le scénario inventif et cette comédie nous fait passer un bon moment... Comme un bon polar sans prétention !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Les vacances du petit Nicolas" un film sympa pour l'été

Pour ceux qui sont en vacances et qui regardent tomber la pluie et pour les autres !

Laurent Tirard signe un joli film pour toute la famille avec Valérie Lemercier, la maman - Kad Merad, le papa et Dominique Lavanant, la mémé !

Ce qui fait le charme de ce film c'est bien sûr la nostalgie des années 60 mais aussi les références cinématographiques qui nous font sourire !

En effet le scénario est un fervent hommage à Tati avec "Les vacances de Monsieur Hulot" mais on retrouve également un épisode ouvertement inspiré de "Shining" et la scène des ronflements est copiée sur "La grande vadrouille".

Quant à Nathalie, l'amour de vacances de Nicolas, elle semble s'être évadée d'un film de Tim Burton !

C'est le début des vacances, papa et maman se disputent pour savoir s'ils iront à la mer ou à la montagne comme chaque année !

Papa gagne en décidant que ce sera la mer et maman se venge en imposant mémé !

Les voilà tous partis en Dauphine sur la nationale... Embouteillée comme il se doit !

Le film trouve vraiment son rythme quand la petite famille arrive à l'hôtel Beau Rivage à Noirmoutier !

Ambiance pension de famille, buvette sur la plage, nymphette allemande, retrouvailles avec un vieux copain perdu de vue, bande de galopins et fille à la vanille...

De chouettes vacances qui se terminent avec la chanson de Bardot "sur la plage abandonnée..."

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Du goudron et des plumes" pour les nostalgiques d'Intervilles

Pascal Rabaté nous conte une histoire de tous les jours dans une banlieue pavillonnaire où chacun essaie de vivre entre familles recomposées, petits boulots et RSA !

Heureusement que le complexe sportif de Montauban organise une sorte de triathlon contre Montlucon et Châteauroux !

Il y aura des majorettes, des rameurs et des grimpeurs aux mâts ! Tout un programme !

Je vous explique, je suis allée voir le film pour Isabelle Carré... Qui interprète une fois de plus un personnage de paumée au grand cœur ?!

La fille de Christine participe au spectacle... Comme majorette en costume bleu et or... De même que la fille de Christian joué par Sami Bouajila, commercial magouilleur dans une boîte de lutte contre les termites... Comme l'atteste son véhicule de fonction !

Christian accepte de participer à la fête comme rameur pour le sourire de sa fille et s'entraîne chaque qu'il est libre... Pour rencontrer Christine enceinte de père inconnu !

Le réalisateur a casé quelques personnages de plus : Daniel Prévôt le père de Christian qui se désole du distinct raté de ses fils et Zinedine Soualem le frère, vendeur de farces et attrapes dépressif !

Voilà tout est dit ou presque ! Les filles vont devenir très copines, Christian et Christine vont s'aimer... Avec des hauts et des bas !

Même Isabelle Carré d'habitude lumineuse semble éteinte dans ce film !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
Avec "Jimmy's Hall" Ken Loach nous enchante ! Une dernière fois ?

Irlande 1932, après 10 ans d'exil aux Etats Unis, Jimmy Gralton (charismatique Barry Ward) revient auprès de sa mère (beau personnage de femme douce et forte) pour reprendre la ferme familiale...

Décidé à se tenir au carreau dans ce jeune pays encore verrouillé par l'église catholique et les propriétaires terriens, Jimmy se laisse pourtant très vite convaincre par les jeunes du comté de Leitrim de rouvrir le Hall, lieu mythique qu'il avait créé et à cause duquel il avait du quitter son pays..

Le Hall, lieu de liberté, permet à la jeunesse locale de prendre des cours de dessin, de chant et de poésie et de se retrouver pour danser... et en ceci le Hall est un insupportable défi pour les pouvoirs locaux, les notables et la toute jeune IRA...

Y voyant un foyer de communistes, ils vont multiplier les menaces en chaire et sur le terrain pour faire cesser cette rébellion progressiste...

Le père Sheridan (excellent Jim Norton), ne sait quelle attitude adopter face à ce "diable" de Jimmy qui ayant rapporté un phonographe, entreprend d'introduire le rythme du jazz et d'enseigner les rudiments du rock, cette danse de "noirs" aux jeunes et à leurs aînés ! Jimmy est si modeste, si "partageur" et si courageux qu'il force le respect de son adversaire en soutane - qui pourtant ne cesse de le combattre !

Ce qui fait le charme et l'attrait de ce film c'est la joie de vivre qui transfigure les visages et les corps au son de la musique ou à l'écoute des poèmes : impossible de rester de bois, le spectateur n'a qu'une envie c'est de rejoindre les danseurs sur scène...

Enfin tous les personnages, aussi bien les principaux que les secondaires sont formidablement campés ; une mention spéciale pour les femmes du film : la mère déjà citée, l'ex fiancée engagée Oonagh (troublante Simone Kirby) et le fille du principal propriétaire terrien Marie (pétillante Aisling Franciosi) qui refuse les codes de sa caste pour rejoindre ceux qui luttent !

Ken Loach qui a annoncé que ce serait sa dernière réalisation, signe ici un film jeune et engagé - à l'opposé d'un certain individualisme contemporain !

En tout cas et même si les grincheux soulignent le côté légèrement didactique du scénario, on en ressort le sourire aux lèvres avec une envie de se battre pour que la culture au sens large du terme puisse faire reculer la bêtise !

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