Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Stéphane Brizé a confié à Vincent Lindon le rôle de Laurent Amédéo, syndicaliste engagé qui va tout faire pour tenter de sauver les 1100 salariés du site d'Agen de l'entreprise Perrin que le groupe allemand propriétaire décide de fermer pour rentabilité insuffisante...

Et pourtant le site dégage des bénéfices

Et pourtant les salariés ont signé un accord qui engageait l'entreprise pour 5 ans... Les salariés ont respecté l'accord, les patrons n'en ont cure...

Vincent Lindon est époustouflant de vérité et de colère dans cette fiction "documentaire"

Alternant manifestations, communiqués de presse, réunions syndicales et quelques scènes plus intimistes, le scénario nous entraîne au rythme des échanges musclés au coeur même du conflit...

Laurent Amédéo a décidé d'aller jusqu'au bout de la guerre qu'il a déclarée et les dernières images du film nous laissent le souffle coupé face à l'impuissance de ces femmes et de ces hommes confrontés au capitalisme financier...

Merci à Stéphane Brizé de prendre encore la parole après La loi du marché pour continuer à nous parler de la réalité sociale d'aujourd'hui !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Sorti au Japon sous la forme d'un film de plus de 5 heures, Senses est resté à l'affiche pendant près de 2 ans...

Le film du réalisateur Ryûsuke Hamaguchi est diffusé en France sous un format "série" avec 4 épisodes...

A Kobe, 4 femmes Akari (infirmière), Sakurako (mère au foyer d'un adolescent), Fumi (assistante dans un atelier sur la connaissance de soi) et Jun (en instance de divorce) partagent une amitié qu'elles jugent sans faille ni mensonge...

Quand Jun disparaît du jour au lendemain, les 3 amies cherchent à comprendre le pourquoi du comment et s'interrogent sur leur propre vie...

Hamaguchi a choisi ses 4 interprètes qui n'avaient jamais joué auparavant, dans le fameux atelier où travaille Fumi dans le film...

Si chaque femme est fascinante dans sa singularité et dans la place qu'elle occupe dans le quatuor, le parti pris bavard à l'excès de la mise en scène casse complètement, de mon point de vue, la portée du témoignage sur la société japonaise d'aujourd'hui ! Qui ne fait guère envie, tant la place des femmes semble codifiée et tant les hommes semblent lâches...

N'est pas Rohmer qui veut et en l’occurrence, le spectateur s'ennuie ferme dans le dédale des échanges entre les 4 héroïnes et entre ces dernières et les personnes qui font partie de leur vie ou les côtoient professionnellement...

Dommage, dommage car l'idée était bonne !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Nous sommes en 1990, dans les années Sida...

Le réalisateur nous raconte l'histoire d'amour entre Jacques  (Pierre Deladonchamps), un écrivain parisien père d'un petit Louis et Arthur (Vincent Lacoste), un jeune étudiant rennais qui décide de monter à Paris pour rejoindre Jacques...

Autant le film de Robin Campillo célébrait la passion et s'inscrivait dans un courant politique de dénonciation de la passivité des pouvoirs publics face à la contagion de la maladie, autant celui de Christophe Honoré conjuguerait plutôt le débridement impudique des rapports homosexuels masculins avec le marivaudage rohmérien...

Le film inutilement long, hésite entre deux tons : le roman d'apprentissage primesautier si l'on se place du côté d'Arthur,  la désillusion dramatique si l'on se place du côté de Jacques... 

Les deux acteurs et leurs amants respectifs jouent bien mais n'arrivent pas vraiment à nous intéresser à leurs aller-retour amoureux...

Denis Podalydès qui incarne Thierry un ami de Jacques, est formidable de finesse dans son interprétation de la fidélité complice... et le dénouement est grâce à lui magnifique !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Lars Kraume, le réalisateur de Fritz Bauer, un héros allemand, revient à nouveau sur les années qui ont suivi la chute du IIIe Reich, en adaptant le livre autobiographique de Dietrich Garstka

Nous sommes en 1956 à Stalinstadt (Berlin Est), le mur n'a pas encore été construit mais il est déjà difficile pour les allemands de l'Est de traverser la frontière...

19 élèves d'une classe de Terminale qui ont entendu parler sur une radio pirate de la répression par les soviétiques du soulèvement hongrois, décident d'observer en classe d'histoire une minute de silence...

Idéalistes mais pas réellement politisés au départ, les quatre héros de l'histoire Theo, Kurt, Lena et Erik vont bientôt être totalement dépassés par leur initiative car le système de délation et de manipulation est-allemand se met en marche menaçant les jeunes gens et leurs familles...

Nous sommes au lendemain de la guerre, les cicatrices du nazisme sont encore béantes et les enfants veulent croire à l'héroïsme passé de leurs pères !

Un film poignant, des acteurs au naturel époustouflant, une histoire véridique qui résonne par son inquiétante actualité, une émotion qui nous saisit à l'évocation de cette jeunesse engagée pour la liberté d'expression !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur iranien a réuni le gratin des cinémas espagnol  et argentin jusque dans les seconds rôles : Penelope Cruz (Laura), Javier Bardem (Paco, l'ami de jeunesse de Laura), Ricardo Darin (Alejandro, mari de Laura), Eduard Fernandez (Fernando, mari de la soeur aînée de Laura) - pour son second film européen (après Le passé réalisé en France)...

Asghar Farhadi nous raconte l'histoire de Laura qui revient en Espagne dans les environs viticoles de Madrid pour le mariage de sa sœur Rocio - Laura est venue sans son mari (resté à Buenos Aires), mais avec ses deux enfants : Irene (16 ans) et son fils de 8 ans

Après les premières images qui évoquent clairement Hitchcock (un clocher envahi par la poussière qui ressemble à celui de Vertigo puis des mains gantées qui manipulent des articles relatifs à l'enlèvement d'une enfant), le film nous plonge dans l'atmosphère d'un mariage à la Almodovar : les visages rayonnent, les corps exultent... mais un étrange drone tournoie au dessus de la fête comme un vautour...

Quand Laura prend conscience que sa fille a été enlevée, le scénario bascule dans le pathos : sanglots de la mère qui hurle sa douleur, chagrin muet du père qui met son espoir dans son Dieu, sidération de Paco dont on ne comprend pas tout de suite la raison, consternation de la famille...

Trop étirées ou elliptiques, les scènes pour trouver l'argent de la rançon d'Irene se succèdent, révélant de sombres histoires de famille mal digérées...

Si Javier Bardem est excellent dans la sobriété, Penelope Cruz est desservie par un rôle caricatural, quant à Ricardo Darin je l'ai nettement préféré dans El Presidente...

A vouloir brosser trop de personnages, traiter trop de sujets sans les approfondir, le film perd en crédibilité et c'est bien dommage car l'idée de départ était très séduisante !

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Daniel Auteuil adapte au cinéma la pièce de Florian Zeller : L'envers du décor qu'il avait mis en scène et interprété en 2016 aux côtés de  Valérie Bonneton, François-Eric Gendron et Pauline Lefèvre...

Le réalisateur a réuni un casting de stars : Sandrine Kiberlain, Gérard Depardieu et Adriana Ugarte (comédienne espagnole découverte dans Julieta de Pedro Almodovar) pour nous raconter les fantasmes de Daniel, le héros de l'histoire qu'il interprète à nouveau...

Marié à Isabelle (toujours aussi délicieuse Sandrine), il tombe sous le charme d'Emma, la nouvelle compagne de Patrick lors d'un dîner organisé entre les 2 couples...

Quelques jolies trouvailles, de belles images de Venise mais un scénario paresseux et terriblement classique dans la représentation des rapports hommes / femmes 

A voir lorsqu'il repassera à la TV, n'est-ce pas Adeline !?

Voir les commentaires

Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Le plus grand centre d'art numérique mondial a ouvert ses portes le 13 avril dernier dans les 3 300 m2 d'une ancienne fonderie du XIe arrondissement !

140 vidéo projecteurs habillent les murs et le sol de l'atelier pour plonger le visiteur dans l'oeuvre de 2 grands artistes de la Sécession Viennoise : Gustav Klimt et Friedensreich Hundertwasser

Au son d'une musique enveloppante, trois expositions numériques immersives sont diffusées en continu : 35 minutes pour redécouvrir les figures iconiques de l'oeuvre de Klimt et quelques tableaux d'Egon Schiele, 15 minutes pour s'inviter dans l'univers coloré d'Hundertwasser et 15 minutes pour voyager dans une création contemporaine qui fait appel à l'Intelligence Artificielle

Une expérience unique qui réunit petits et grands !

A voir absolument, réservation conseillée tant le bouche à oreilles semble avoir déjà fonctionné !

La fonderie et quelques instantanés
La fonderie et quelques instantanés
La fonderie et quelques instantanés
La fonderie et quelques instantanés
La fonderie et quelques instantanés

La fonderie et quelques instantanés

Voir les commentaires