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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes !

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Hill of freedom" : un film délicat sur la naissance de l'amour

Le cinéaste coréen Hong sang Soo nous emmène à Séoul où un jeune japonais Mori ((délicat Ryo Kase) est venu attendre Kwon (intense Seo Young-hwa), rencontrée il y a deux ans et dont il est tombé éperdument amoureux...

Le film commence lorsque Kwon découvre les lettres de Mori à son retour de vacances et les laisse tomber dans l'escalier sous le coup de l'émotion...

Pour raconter l'attente de Mori, le cinéaste prend le parti de bâtir son film à partir du désordre des lettres non datées et nous perd dans la chronologie de ces instantanés de vie entre rencontres amicales, dialogues un peu naïfs lors de rencontres fortuites, cures de sommeil et romances d'un soir...

Le propos est minimaliste mais le charme est là, tout en délicatesse et nous interroge sur la naissance des liens entre les êtres...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Amy" : à voir par tous les amoureux de Amy Winehouse

Asik Kapadia nous raconte la vie de cette artiste comète, récompensée par 6 Grammy Awards et décédée à 27 ans au cœur de l'été 2011...

La diva anglaise du soul à la voix jazzy fut filmée toute sa vie par son entourage...

Le film est la compilation de ces bouts de films inédits plus ou moins amateurs qui nous plongent dans l'univers si particulier de ce diamant brut...

La bande son nous fait entrer dans l'histoire et la composition de ses grands tubes et plus particulièrement de Back to Black (rupture d'avec Blake,son grand amour), et Rehab (dépendance à la cocaïne et l'héroïne auxquelles l'avait initiée Blake)... et c'est magique...

Quêtant désespérément l'amour de son père qui a quitté sa mère lorsqu'elle avait 5 ans, la jeune femme enfant se damne pour les beaux yeux du toxique Blake et perd définitivement pied lorsqu'il est emprisonné...

Traquée par la presse tabloïd qui relate avec complaisance toutes ses faiblesses et ses excentricités, Amy n'arrive plus à composer...

Elle est riche à millions mais l'ogre commercial (en la personne de son père) ne la lâche plus.. et quand son cœur lâche, nous avons envie de pleurer sur ce destin fracassé...

Un très beau documentaire qui nous éclaire sur le star system... et nous donne envie d'écouter et de réécouter cette voix à nulle autre pareille...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Daddy cool" : un film sans prétention mais attachant

Maya Forbes signe un premier film où elle nous raconte de façon romancée son enfance à Boston à la fin des années 1970...

Maggie et Cameron, le couple de ses parents, s'inscrivent dans la légèreté de ces années là où tout semblait encore possible...

Qu'une jeune femme de couleur (sa mère) trouve du travail sans diplôme...

Qu'un homme de bonne famille bipolaire (son père) s'insère dans la société malgré son incapacité à travailler longtemps dans le même environnement...

Le couple tire le diable par la queue et Maggie (ravissante Zoe Saldan) décide de reprendre des études...

Elle s'installe à New York et se voit dans l'obligation de laisser ses deux filles Amelia et Faith à la garde de leur fantasque de père (craquant Mark Ruffalo)...

La cinéaste nous raconte les tribulations de la tribu entre moments de grâce et catastrophes évitées de peu...

A voir pour l'étude sociologique sous jacente de la fin d'une époque quand les années libertaires ont laissé la place à l'individualisme...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Love & Mercy" : un biopic à la gloire de Brian Wilson, cerveau des Beach Boys

Bill Pohlad nous raconte la vie de Brian Wilson, génial compositeur des Beach Boys...

Bercé par la musique planante des Beach Boys, le spectateur assiste émerveillé à la naissance de la mélodie et à la mise en place façon puzzle de l'orchestration de chacun des standards du groupe mythique des années 60...

A l'instar de Brian Wilson qui oublie temporairement ses tourments quand il a trouvé l'accord parfait qui fait le tube, l'émotion doublée de nostalgie enveloppe l'amoureux de ces plages intemporelles...

Le réalisateur alterne en finesse deux périodes de la vie du compositeur / chanteur : Paul Dano interprète brillamment Brian jeune prodige, qui chante avec ses frères et ses cousins pour oublier la violence de son père... John Cusack interprète tout aussi brillamment le Brian vieilli prématurément qui vit sous la coupe du Docteur Eugène Landy (excellent Paul Giamatti), médecin marron qui le maintient dans une camisole chimique...

Melinda (poignante Elisabeth Banks), partagée entre sa passion pour cet homme hors du commun et son impuissance face aux démons qui habitent l'éternel enfant dans un corps d'adulte... saura-t-elle trouver les mots et la bonne distance pour sauver Brian...?

Le film est splendide, la bande son est fabuleuse et les acteurs sont bouleversants...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Un moment d'égarement" : un film beauf malgré deux jeunes actrices prometteuses

Jean François Richet se prend pour Claude Berri à qui il rend "hommage" en tournant le remake d'une comédie tournée en 1977 avec Victor Lanoux et Jean Pierre Marielle !

Antoine (François Cluzet une fois de plus décevant) et Laurent (nonchalant Vincent Cassel) ont décidé de passer leurs vacances en Corse avec leurs filles respectives : Louna (Lola Le Lann) et Marie (Alice Isaaz)...

L'arrivée du quatuor dans une ancienne bergerie de la Corse intérieure restée "dans son jus" est assez savoureuse !

Les deux demoiselles qui s'ennuient ferme, retrouvent grâce à Facebook des copains dans la région... mais Louna est mineure et il incombe donc aux pères de surveiller ses fréquentations...

Laurent se dévoue... et se laisse séduire lors d'une soirée arrosée par la fille de son ami...

Louna se croit amoureuse, Marie déteste son père.. Quant à Antoine, il promet de tuer celui qui a déshonoré sa fille... tout en flirtant de son côté avec la crêpière (sic) en profitant de l'absence de sa femme partie se changer les idées à Ibiza...

Le propos est mince, le scénario délibérément misogyne et les personnages masculins parfaitement caricaturaux et de ce fait ridicules...
Un bon point pour les actrices qui sont fraîches et agréables à regarder...

Et heureusement que les paysages corses sont splendides !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Une seconde mère" ; un hommage à la maternité !

Anna Muylaert confie à Regina Casé un rôle à son image : douce, tendre, modeste et pourtant si forte !

La réalisatrice nous entraîne au Brésil dans une famille aisée où Val s'occupe de Fahbino (Michel Joelsas), fils d'un couple qui parait mal assorti... mais n'a plus aucun contact avec Jessica, sa fille unique, qu'elle a confiée à son ex mari...

Quand Jessica (intense Camila Mardila) s'invite à Sao Paulo pour faire des études d'architecture et s'installe dans la riche demeure avec piscine, les cartes sociales et affectives sont rebattues...

Après un accueil bienveillant, Barbara, la mère de Fahbino (formidable Karine Teles), prend peur devant la jeune femme qui lui tient tête alors que sa mère est si docile, réussit son examen alors que son fils n'est que dolence, séduit intellectuellement son mari qu'elle tenait sous sa coupe de superwoman depuis des années...

Quant à Val, si elle s'insurge au départ, elle va, au contact de cette étrange fille qui est la sienne, petit à petit s'interroger sur elle même, sur son investissement exclusif dans cette famille tout en gardant bien ancrée cette formidable bienveillance qui la fait aimer de tous !

A voir pour cette actrice qui est une star en son pays et parce que l'histoire du film est universelle !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma
"Les mille et une nuits, volume 1 : l'inquiet" : nous sommes tous portugais !

Miguel Gomes propose dans un film fleuve en 3 volumes, dont l'un vient de sortir, un objet volant non identifié sur le Portugal en crise !

Mêlant adroitement fiction, reportages et fable, le réalisateur nous émeut et nous fait nous interroger avec le sourire sur la réalité économique de la zone euro !

Quand le dernier bateau sort des chantiers navals qui vont fermer, nous sommes dans la foule des badauds ébahis par le gigantisme du vaisseau et attristés parce que décidément rien ne va plus au XXIe siècle : le monstre des mers n'a pas été baptisé, l'équipage qui salue le peuple bâtisseur a le regard inquiet ?!

Quand les chômeurs viennent de leur voix douce et désabusée nous raconter leur vécu de prolétaires du RSA, nous aimerions les réconforter et leur dire que cela ira mieux demain...

Difficile de raconter ce film plein de poésie, de cocasserie dans l'analyse du monde de la finance, de tendresse à l'égard des communautés créées autour du travail...

Si vous avez le temps, allez voir ce premier volume pour son ton à nul autre pareil en attendant Le désolé (29 juillet) et L'enchanté (26 août) !

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