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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

cinema

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Arnaud Desplechin revient dans son dernier film sur ses thèmes favoris : la famille, le deuil et Roubaix sa ville natale...

Fiévreux, défaits, en colère... les deux héros : Alice (Marion Cotillard toujours sur le fil) et Louis (Melvil Poupaud inquiétant de violence à fleur de peau), fâchés depuis 20 ans sont contraints de se revoir au chevet de leurs parents qui ont été victimes d'un terrible accident de voiture...

Le film démarre sur le décès du jeune fils de Louis puis se cristallise sur cette famille toxique : mère autoritaire, père absent... dans laquelle les trois enfants (le petit dernier est homosexuel) ont tenté de se faire une place et de se construire tant bien que visiblement mal...

On ne saura pas pourquoi ces deux-là : elle comédienne à succès, lui poète hanté par sa soeur... se haïssent... les dernières scènes laissant entrevoir toutefois une hypothèse...

De rares moments de tendresse durant tout le film qui est tendu, âpre comme ses protagonistes et curieusement assez linéaire tant il n'est question que de relations conflictuelles...

On ressort du film un peu essorés, séduits par le jeu des acteurs mais bizarrement mal à l'aise devant un tel mal de vivre qui touche toutes les générations...

Un film qui devrait ravir les tenants de la psychanalyse transgénérationnelle !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

D'abord série à succès en 10 épisodes, les deux films du réalisateur japonais  Kôji Fukada sont une adaptation du manga The Real Thing de Mochiru Hoshisato.

Le long métrage monté en dyptique tente de cerner le personnage de Ukiyo (Kaho Tsuchimura), qui se dérobe à tous les hommes qui en tombent éperdument et désespérément amoureux...

Le premier film démarre sur la rencontre dans les rayons d'une supérette entre Ukiyo et Tsuji (charmant Shosei Uno), employé dans une entreprise qui commercialise des jeux et des feux d'artifice...

Intrigué par la jeune femme qui lui a demandé son chemin, Tsuji va suivre sa voiture du regard et lorsque Ukiyo n'arrive pas à faire redémarrer sa voiture coincée sur un passage à niveau, il va se précipiter à son secours...

Mais ce n'est pas la seule fois où Tsuji va devoir jouer les chevaliers servants car Ukiyo, apparemment désarmante de naïveté, a le don pour s'attirer petits et gros problèmes...

Tiraillé entre sa supérieure Mme Hosokawa avec laquelle il a une liaison et une de ses jeunes collègues Minako qui de tente de lui mettre le grappin dessus, le jeune homme aux allures de gendre idéal va "craquer" pour cette intrigante et douce jeune femme dont le destin ne cesse de croiser le sien entre deux disparitions...

Le deuxième film inverse le récit et s'attache aux pas de Ukiyo qui tente de retrouver la trace de Tsuji qui, licencié de son poste, a disparu à son tour...

Le scénario enrichi de nombreux personnages secondaires, nous fait tour à tour sourire, nous agacer tout en nous faisant adopter le parti de l'un puis de l'autre...

Un portrait tout en finesse de la société japonaise où les employés tentent de trouver leur place tant sur le plan social que sur le plan sentimental, entraînés malgré eux dans le jeu capitaliste où patrons et yakuzas sont liés dans la recherche du profit !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le film du réalisateur allemand Marco Kreuzpaintner est adapté du roman éponyme de Ferdinand von Schirach publié en 2011.

L'auteur du livre, lui-même avocat, est le petit-fils de Baldur von Schirach, dirigeant nazi condamné au tribunal de Nuremberg.

Le film démarre sur l'assassinat à Berlin en 2001 de Jean-Baptiste Meyer, un grand industriel allemand, par un homme massif et taiseux dont on découvre très vite l'identité : Fabrizio Collini (Franco Nero)...

Commis d'office pour sa défense, le jeune avocat Caspar Leinen (excellent Elyas M'Barek) découvre avec stupeur que la victime est en réalité Hans Meyer, le père de substitution qui l'a accueilli et qui lui a permis de faire ses études de droit...

Écueil supplémentaire, le présumé coupable qui ne s'est pas défendu du crime, refuse obstinément de parler...

Caspar Leinen est stupéfait d’apprendre au cours du procès que l’arme du crime est un modèle rare utilisé par la Whermacht durant la guerre : le même qu’il se rappelle avoir vu caché chez Hans Meyer lorsqu’il était enfant. Il sollicite une suspension du procès, au cours de laquelle il demande à son père biologique de dépouiller les archives militaires sur Hans Meyer pendant que lui-même va enquêter à Montecatini, le village de Collini, dans la province de Pise... où il va trouver la raison qui a poussé le vieil italien à commettre le meurtre...

De rebondissements historiques en éclaircissements législatifs, le procès est passionnant tant sur le plan psychologique que dans l'analyse des rapports de force entre les différents personnages : Caspar Leinen, Richard Mattinger (Heiner Lauterbach), avocat de la partie civile et ténor du barreau, la présidente de la cour d'assises, la petite-fille de Hans Meyer (le premier amour de Caspar) et les témoins de dernière minute...

Le scénario mêle habilement trois temporalités : Berlin 2001, lors du procès, Montecatini 1944, village martyrisé par les Waffen SS et les années 80 qui ont vu grandir Caspar dans la belle maison des Meyer... et dénonce le cynisme de l'establishment allemand de la fin de la guerre aux années 2000...

Réalisé dans la même veine de repentance mémorielle que le Labyrinthe du silence réalisé en 2014 par Giulio Ricciarelli, le film s'inscrit dans l'actualité brûlante de la guerre contre l'Ukraine !

 

 

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Michel Hazanavicius souhaitait depuis longtemps réaliser une comédie se déroulant sur un tournage de film : dans "Coupez", remake du film japonais Ne coupez pas ! (sorti en France en 2019), sa bande de copains acteurs s'en donnent à cœur joie !

Présenté hors compétition au 75e festival de Cannes dont il a fait l'ouverture, le film réunit Romain Duris (réalisateur du film), Bérénice Béjo (la femme du réalisateur, maquilleuse qui viendra au secours de la distribution défaillante), Grégory Gadebois (acteur alcoolique), Finnegan Oldfield (acteur rôle principal et empêcheur de tourner en rond), Lyes Salem (co-producteur du film), Jean Pascal Zadi (compositeur), Simone Hazanavicius (fille de et fille de Bérénice et Romain)...

Le réalisateur souhaitait rendre hommage aux réalisations cinématographiques à petit budget et nous montrer le making of d'un film en train de se faire, en l'occurrence un film de zombies où l'hémoglobine coule à flots et où tous les coups de hache sont permis...

A l'arrivée une belle énergie, quelques moments franchement drôles, des longueurs et surtout une accumulation de gags douteux, scatos et gore qui plombent le scénario par ailleurs très inventif !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

"The Duke" est le premier long-métrage à revenir sur cette histoire hors du commun : le vol en 1961 du portrait du duc de Wellington peint par Goya et exposé à la National Gallery de Londres, par Kempton Bunton, un chauffeur de taxi sexagénaire. C’est la seule œuvre qui n’ait jamais été dérobée de la galerie depuis sa fondation en 1824.

Roger Michell s'est emparé joyeusement de cette histoire improbable et a fait appel pour les rôles du héros et de son épouse à deux grands comédiens : Jim Broadbent  et Helen Mirren...

Tous les deux campent avec talent l'archétype du couple anglais : lui pince sans rire et pourfendeur des excès d'autoritarisme étatique, elle épouse discrète et parfaite qui fait vivre la maisonnée et tente de conserver son flegme malgré la décès de sa fille, les pitreries de son mari, la petite délinquance de son fils aîné et les rêves de son fils cadet...

Nous sommes à Newcastle, dans un environnement sociétal où chaque penny compte : Kempton qui s'est lancé dans une croisade pour faire exonérer de redevance télévisuelle les personnes âgées, décide d'emprunter le tableau et de ne le restituer que si le gouvernement accepte de rendre l’accès à la télévision gratuit pour la population qu'il représente...

Film d'époque autant que film de procès, "The Duke" se révèle malgré le talent des comédiens assez inégal, avec du coté positif les trésors humoristiques que constituent les discours de Kempton à la barre (qui sont d'authentiques retranscriptions), mais du côté négatif des scènes un peu interminables pour décrire la vie familiale de la famille Bunton...

A voir pour le plaisir d'écouter de l'humour anglais !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le titre original : "Lunana : a yak in the classroom" nous dépayse immédiatement en nous faisant entrer dans cette école primaire du bout du monde meublée de quelques bancs et tables poussiéreux...

Quand Ugyen (Sherab Dorji), jeune instituteur de la ville capitale de Thimphu, arrive à Lunana après un long voyage en car et huit jours de marche à pied dans un majestueux décor de montagnes escarpées, il n'a qu'une envie c'est de repartir...

Formidablement accueilli comme "maître" par tout le village et réveillé dès le premier matin par la délicieuse Pem Zam, 9 ans et déléguée de classe, le jeune homme habitué au confort de la ville et à être chouchouté par sa grand mère, n'en revient pas de devoir recharger son IPod à l'énergie solaire...

Car dans le village de Lunana (56 habitants, 4800m d'altitude), il n'y a ni eau courante ni électricité et encore moins de wifi, et on se chauffe aux bouses de yack !

Le réalisateur Pawo Choyning Dorji nous fait partager le parcours personnel d'Ugyen qui abandonne peu à peu ses réflexes de citadin pour adopter les gestes de la vie quotidienne et s'ouvrir à la spiritualité de ces habitants aux traditions ancestrales qui parlent de BNB (bonheur national brut) et non de PNB !

Je ne vous raconterai pas la fin qui est très jolie...

Un film dont le rythme, l'atmosphère et la musique nous initient à la sagesse de ce peuple authentique jusque dans son écoute de l'autre !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Claude Zidi Jr. a trouvé la bonne distance pour nous parler de diversité sans tomber dans les clichés habituels...

Dans la même veine que dans Au bout des doigts (voir ma critique en 2019), le film nous raconte l'histoire d'Antoine (Mohamed Belkhir alias MB14), un talentueux rappeur de banlieue qui fait des études de comptabilité et gagne sa vie en livrant des sushis...

Quand le hasard le mène à l'Opéra de Paris, quand Madame Loyseau (formidable Michèle Laroque dans un rôle de professeur de chant intuitive et exigeante) entend la tessiture de sa voix dans une joute verbale avec un élève de l'institution et lui propose des prendre des cours de chant, le destin d'Antoine bascule...

Écartelé entre son milieu d'origine, son frère, ses copains, son amie d'enfance et l'appel de la vocation qu'il sent naître en lui, le jeune homme va progresser dans l'affirmation de son talent de ténor...

Tourné dans les magnifiques décors de L'Opéra de Paris, le film trouve très vite son rythme et sa densité dans la description des relations entre les différents élèves et surtout dans le personnage Madame Loyseau où  Michèle Laroque se révèle bouleversante de simplicité...

Par contre le jeune réalisateur insiste trop, de mon point de vue, sur la violence des scènes de "banlieue", et plus particulièrement sur la brutalité des combats de boxe illégaux qu'Antoine organise pour son frère, pour mieux dissocier les deux univers ?

A voir pour les acteurs mais pas que...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Charlotte Gainsbourg est exceptionnelle et délicieuse dans ce rôle de maman poule / grande sœur de ses deux enfants désormais adolescents qui lui échappent...

Pour son quatrième long métrage, le réalisateur Mickaël Hers nous fait partager ses années 80 dans le Paris de Beaugrenelle...

Le film démarre sur les images de liesse du 10 mai 1981 qui font sourire Elisabeth (Charlotte Gainsbourg), malgré le désarroi qui l'habite...

Son mari qu'on ne verra jamais, l'a quittée et la jeune femme se retrouve seule à gérer le quotidien de la famille et ce, sans ressources puisqu'elle n'a pas travaillé pour élever ses enfants...

Aidée par son père, elle va tenter de faire face à la recherche d'emploi, à la dérive scolaire de son fils et à la prise d'indépendance de sa fille...

Douce, réservée, ultrasensible, gentiment décalée... Elisabeth va avoir le culot des timides pour entrer en contact avec l'idole de ses nuits, la fameuse animatrice radio Vanda Dorval (Emmanuelle Béart de plus en plus méconnaissable) qui anime les nuits des auditeurs en mal de confidence...

Recrutée comme standardiste, elle va peu à peu imposer son style et se laisser séduire par Talulah (adorable Noée Abita), une jeune fille paumée descendue de sa province pour tenter de trouver sa place dans la jungle parisienne, qui est venue témoigner dans l'émission...

L'arrivée de cette dernière dans la famille d'Elisabeth va transformer la vie des habitants de cet appartement suspendu dans la lumière des tours de Beaugrenelle...

Tout est doux et fluide dans ce film plein d'espoir où les personnages secondaires ont toute leur place !

A voir absolument et pas seulement pour Charlotte Gainsbourg qui, comme le dit si bien Télérama, est en état de grâce avec sa double performance dans la seconde saison de En thérapie et dans ce film qui lui va si bien !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Premier long métrage de Mathieu Gérault, le film nous raconte le retour d'Afghanistan de Christian Lafayette (Niels Schneider habité par le rôle), un jeune soldat qui peine à retrouver sa place dans la société...

Plongé dès les premières images dans la violence des corps qui se déchainent sous les décibels et les stroboscopes, nous retrouvons Christian en garde à vue pour s'être battu, pour on ne saura pas exactement quelle raison...

Christian veut se réintégrer : il accepte un travail de manutentionnaire, habite un studio dans lequel il campe mais il ne veut pas lâcher son passé : Mounir (Sofian Khammes intense), le fils de sa nourrice et son ami d'enfance qui est revenu de la guerre handicapé, son commandant (Denis Lavant) qu'il appelle le Père et vénère d'autant qu'il vient le sauver de multiples mauvais pas...

Christian comprend peu à peu que la mission dont ils sont revenus n'était sans doute pas celle qu'il croyait et que Mounir est mêlé à une sombre histoire de drogue au même titre qu'Henri (Thomas Daloz), son autre camarade interné depuis sa démobilisation...

Alternant scènes de série noire et chroniques sociales, le scénario ne choisit pas vraiment son camp, surfe sur la violence pour dénoncer l'absence de suivi des jeunes gens déboussolés par la guerre tout en s'autorisant une histoire d'amour improbable entre Christian et Lucie (délicieuse India Hair),l'assistante sociale qui s'occupe d'Henri...

Les acteurs sont tous excellents mais le film est sans doute trop démonstratif et surtout trop noir pour vraiment nous convaincre !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

John Madden adapte le livre de Ben Macintyre Opération Mincemeat - L'histoire d'espionnage qui changea le cours de la Seconde Guerre Mondiale et nous raconte l'élaboration d'un incroyable et formidable leurre monté par les services secrets anglais avec le plein accord de Churchill...

Entrevoyant l'idée d'un débarquement en Sicile, les Alliés décident en 1943 de faire croire aux Allemands que l'opération se déroulera en Grèce et non en Sicile ; le cadavre maquillé d'un pseudo officier britannique sera retrouvé dans la baie de Cadix, avec une sacoche contenant des documents secrets qui étayent la désinformation... Et la ruse sera gobée par les Allemands et permettra de sauver des milliers de vies !

Sur cette trame passionnante et avec des acteurs de talent tels Colin Firth, le réalisateur nous propose un film daté, mal fichu, dans lequel tout : scénario, personnages, décors, scènes... sonne terriblement faux ! Et c'est long : 2h07 !

Dommage...

 

 

 

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