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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #expos

Une très belle exposition au musée des années 30 à Boulogne nous présente le destin d'un géant des mers : l'Ile de France construit entre 1924 et 1927 à Saint Nazaire...

Inauguré le 16 juin 1927, l'Ile de France est l'ambassadeur de l'Art Déco !

Grand salon, salons de thé, de jeux et de lecture, cafés, fumoir et salles à manger de 1ère classe sont aménagés par les artistes les plus réputés de l'époque : Jacques Emile Ruhlmann, Louis Süe et André Mare, Pierre Patout...

Avec 261 cabines pour 1550 passagers dont 9 appartements de luxe, 800 hommes et femmes sous le commandement du capitaine, la Transat acquiert une solide réputation de qualité au service du client...

La Compagnie s'affirme grâce à la gastronomie : les grandes manufactures françaises fournissent vaisselle et verrerie, des artistes illustrent les menus... les enfants de première classe ont leur propre salle à manger !

Mobilisé pour le transport des troupes, l'Ile de France survit à la seconde guerre mondiale et reprend son service le 21 juillet 1949...

"Saint Bernard des mers", l'Ile de France accomplit plusieurs sauvetages dont celui du cargo libérien Greenville en 1953 et celui du paquebot italien Andrea Doria en 1956 ; le paquebot reçoit la croix du Chevalier du Mérite maritime et se voit décerner le Merchant Marine Gallant Ship Arward, jusque là uniquement attribué à des navires américains durant la seconde guerre mondiale...

Vendu aux japonais en 1959, le navire est loué à la Metro Goldwin Mayer pour le tournage d'un film catastrophe The last Voyage avant d'être démantelé !

Vous trouverez ci-dessous quelques photos de l'exposition et des photos des magnifiques meubles Art Déco de la collection permanente du musée des années 30...

L'exposition se termine le 15 octobre !

Affiches, bavoir, motif velours, chaise enfant et sièges de la SAM de l'Ile de France
Affiches, bavoir, motif velours, chaise enfant et sièges de la SAM de l'Ile de France
Affiches, bavoir, motif velours, chaise enfant et sièges de la SAM de l'Ile de France
Affiches, bavoir, motif velours, chaise enfant et sièges de la SAM de l'Ile de France
Affiches, bavoir, motif velours, chaise enfant et sièges de la SAM de l'Ile de France
Affiches, bavoir, motif velours, chaise enfant et sièges de la SAM de l'Ile de France
Affiches, bavoir, motif velours, chaise enfant et sièges de la SAM de l'Ile de France

Affiches, bavoir, motif velours, chaise enfant et sièges de la SAM de l'Ile de France

Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30
Meubles des salles permanentes du musée des années 30

Meubles des salles permanentes du musée des années 30

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le réalisateur allemand Jan-Ole Gerster filme la journée d'anniversaire des 60 ans de son héroïne Lara Jenkins !

Cette dernière est interprétée par Corinna Harfouch, la "Isabelle Huppert allemande", une belle actrice cadenassée sur elle-même à l'instar du personnage de femme et de mère frustrée qu'elle incarne...

Quand elle se réveille seule dans son appartement de Berlin, Lara boit son café et fume sa première cigarette devant la fenêtre dont elle enjambe l'encadrement...

Distraite par un coup de fil intempestif, Lara est contrainte de vivre sa journée d'anniversaire alors qu'elle n'a plus de nouvelles de son fils Viktor, pianiste virtuose dont elle a été le professeur intraitable et qui donne ce soir un concert auquel elle craint de ne pas être conviée...

Nous comprendrons au fil des scènes que Lara Jenkins a pour sa part abandonné sa carrière de pianiste, découragée par un éminent professeur castrateur pour faire "carrière" à la mairie de Berlin où elle s'est révélée une excellente manager, respectée mais détestée par ses collaborateurs...

Nous comprendrons aussi le lien mortifère entre cette femme et son fils qui peine à exister sans le regard de sa mère, malgré ce que cela lui en coûte !

Un film formidable sur la transmission qui aurait gagné à être plus musical et un peu moins bergmanien !

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Todd Haynes nous raconte l'histoire vraie de Robert Bilott (Mark Ruffalo formidable), un avocat d'affaires que rien ne prédestinait à la fin des années 90 à combattre les dérives d'un géant de l'industrie américaine : DuPont qui fabrique entre autres du Téflon...

Robert Bilott est alerté par un fermier voisin de sa grand-mère dont les vaches meurent une à une : ses terres sont voisines de l'usine mais personne ne l'écoute...

A partir de cet instant, et malgré les réticences initiales de son patron dont le cabinet Taft défend les intérêts des industries chimiques, l'avocat va se consacrer corps et âme et ce durant une quinzaine d'années à la défense de ce fermier, au risque d'y perdre sa famille, son job et sa santé !

Malgré quelques longueurs, le réalisateur réussit à nous captiver et à nous faire adhérer aux multiples dimensions scientifique, juridique, économique, médicale et politique de ce combat titanesque de David contre Goliath...

Tourné dans la région du drame et dans les locaux mêmes du cabinet d'avocats, le film sonne juste jusque dans l'atmosphère fin du monde de la nature polluée par les rejets chimiques du PFOA, une substance de synthèse responsable de pathologies cancéreuses avérées...

A voir !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Le premier long métrage de Mounia Meddour sorti sur les écrans en octobre 2019 a été récompensé par 2 césars : celui du meilleur espoir féminin pour l'interprète principale Lyna Khoudri et celui de la meilleure première oeuvre...

La réalisatrice franco-algérienne nous replonge dans les années 90 au sein de la guerre civile algérienne qui opposa le gouvernement à divers groupes islamistes et se solda par 150000 morts !

Nedjma (délicieuse Lyna Khoudri)  est la figure même des Papicha algéroises : jolie, drôle, libérée et styliste amateur, elle essaie de vivre ses 18 ans malgré le corset de l'obscurantisme islamiste...

Etudiante en français, elle vit dans la cité universitaire d'où elle s'échappe la nuit tombée avec ses amies pour vendre ses créations dans les toilettes des boîtes de nuit...

Nedjma aime faire la fête, danser, s'habiller comme les européennes, se maquiller et refuse de répondre aux injonctions de la morale islamiste qui commande aux femmes de cacher leur corps...

Lorsque la soeur de Nedjma est tuée devant ses yeux, elle décide après un moment d'abattement et grâce au soutien de ses amies, d'organiser un défilé de ses créations taillées dans des haïks !

Le film incarne avec maestria la pulsion de vie de ces jeunes femmes qui parlent un françarabe inventif et osent entrevoir leur vie en dehors des codes patriarcaux de leur époque...

Je n'avais pas vu le film à sa sortie et je me réjouis de vous le recommander chaudement ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Je vous recommande vivement ce festival qui se déroule pour sa 6ème édition du 2 au 9 mars au Balzac, au Christine, au Max Linder, au studio 28 et au centre spirituel et culturel orthodoxe russe !

L'ouverture du festival a eu lieu lundi au Balzac en présence de la marraine Macha Méril...

Après un accueil avec des bulles et un concert piano et violon, nous avons eu la chance de voir en avant première le film de Larissa Sadilova intitulé Il était une fois dans l'Est !

Présenté au festival de Cannes 2019 dans la section Un certain regard, le film sortira le 29 avril sur les écrans...

La réalisatrice, également présente au Balzac, y raconte une "banale" histoire d'amour entre deux voisins d'un petit village non loin de Moscou...

Ils sont tous les deux mariés et plutôt heureux en ménage mais la passion les réunit au gré des déplacements de l'un et de l'autre... Elle va régulièrement à Moscou pour vendre ses tricots et lui est routier...

L'histoire se révélera pas si banale que cela et nous suivons avec amusement les péripéties gentiment cocasses de leur idylle jusqu'à la chute que je ne vous raconterai pas !

Aujourd'hui mercredi j'ai vu Salle n°6 réalisée en 2010 par Karen Chakhnazarov, l'adaptation d'une nouvelle de Tchekhov transposée à notre époque : une réflexion sensible et journalistique sur les pensionnaires d'un asile de fous dont le médecin chef se laisse séduire par l'esprit philosophique d'un de ses patients au point de le rejoindre dans la salle n°6 !

J'ai enchaîné avec Katia Ismaïlova réalisé en 1994 par Valery Todororovski : une femme écrivain très autoritaire "utilise" Katia sa belle fille comme dactylo et l'emmène dans sa datcha pour finir de taper son dernier roman...  Un très séduisant menuisier / majordome vient semer le trouble amoureux entre les deux femmes... Des personnages secondaires savoureux et une fin digne d'Anna Karénine..

Le festival se poursuit entre longs métrages en compétition (jeudi et vendredi au Balzac), films de Sokourov et de Bodrov, courts métrages...

La soirée de clôture aura lieu au Max Linder lundi 9 mars à 18h en présence d'Alexandre Sokourov...

44 séances à déguster sans modération !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Anthony Chen, le réalisateur de Ilo Ilo (caméra d'or à Cannes en 2013) reprend ses deux interprètes pour nous raconter l'histoire d'une jeune femme Ling en pleine crise de la quarantaine...

Dans le contexte pluvieux de la mousson singapourienne, Ling (Yeo Yann Yann) fait bonne figure malgré la dérive de sa vie personnelle et le peu d'intérêt de sa vie professionnelle...

Ling est une femme courage qui s'occupe de son beau-père mourant et supporte la froideur de son mari avec lequel elle tente depuis des années d'avoir un enfant...

Ling est professeur de chinois dans un lycée où elle peine à intéresser ses étudiants puisque sa matière est facultative...

C'est pourtant au contact de Wei Lun (Koh Jla Ler), un de ses élèves délaissé par ses parents que Ling va retrouver le goût de se rendre utile...

Wet season sonne d'autant plus vrai que le réalisateur essaie également d'avoir un enfant avec son épouse...

Le film lent et beau nous attache à ce visage de femme qui subit puis tente de reprendre le fil de sa vie mais le scénario, noyé  par les torrents d'eau qui n'en finissent plus de ruisseler sur les vitres des appartements et des voitures, nous laisse étonnamment sur le côté !

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