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Route 66

Route 66

Prenez vos bécanes pour aller au cinéma, voir des pièces de théâtre, admirer des expositions...

Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Gaël Morel a voulu dans ce film rendre hommage au monde ouvrier dont il est issu ainsi que Sandrine Bonnaire, principal personnage de Prendre le large...

L'histoire nous raconte le parcours d'Edith qui, à la surprise de tous, accepte un reclassement à Tanger où l'usine textile de Villefranche sur Saône où elle travaille, est délocalisée...

Edith nous est présentée comme une victime : du monde industriel qui l'exploite et lui a "pris" son mari décédé d'un cancer professionnel, du mouvement syndical qui n'a pas réussi à préserver son emploi et celui de ses camarades, mais également de l'indifférence de son fils qui est "monté" sur Paris pour vivre sa vie avec son compagnon...

Décidée à continuer à travailler coûte que coûte, Edith se heurte, dès son arrivée au Maroc, au racisme antifrançais et à la dure vie des ouvriers marocains...

Désireuse de faire table rase de son passé, elle tente de se construire une nouvelle vie auprès de Mina qui dirige la pension de famille où elle a atterri - et de son fils Ali qui lui rappelle  les jeunes années de son propre fils...

Tourné dans des lieux réels, le film est bien documenté sur la réalité de la vie ouvrière des deux côtés de la Méditerranée mais pêche par un scénario improbable qui nous empêche d'apprécier le talent de Sandrine Bonnaire, plus vraie que nature dans ce rôle...

Contrairement à l'affiche, Edith/Sandrine ne sait pas sourire à la vie et le spectateur ressort attristé par cette femme qui se fuit dans le malheur sans jamais se poser les bonnes questions...

 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Stéphane et David Foenkinos avaient envie de réaliser un autre portrait de femme après La Délicatesse...

Ils ont choisi Karin Viard pour interpréter le rôle de Nathalie, prof en Khâgne, la cinquantaine divorcée et mère de Mathilde, une délicieuse jeune fille dont elle organise la fête anniversaire surprise pour ses 18 ans...

Tout semble bien aller entre Nathalie et sa fille...  Mais Nathalie regarde avec envie et bientôt avec jalousie la vie de sa fille à qui tout réussit...

Mathilde, interprétée par une vraie danseuse Dara Tombroff, est ravissante, Mathilde danse divinement bien, Mathilde est amoureuse d'un jeune homme qui la couve des yeux...

Une jalousie maladive s'empare de Nathalie qui ne supporte plus non plus le bonheur de sa meilleure amie Sophie (Anne Dorval à contre emploi), l'épanouissement de son ex mari avec une nouvelle compagne qu'elle juge idiote, le succès de Mélanie (Anaïs Demoustier) une de ses jeunes collègues...

Nathalie devient aigrie, injuste, méchante, pète les plombs professionnellement et va jusqu'à manquer de tuer sa fille en l'empoisonnant...  

Dommage que le personnage magnifiquement interprété par Karin Viard soit si peu nuancé... Le portrait est tellement caricatural qu'on finit par ne plus y croire...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Peter Landesman nous raconte l'histoire de l'informateur des deux journalistes du Washington Post qui ont fait éclater le Watergate en 1972 - et dont le nom n'a été révélé qu'en 2008...

En effet qui connait Mark Felt dit Gorge profonde, numéro deux du FBI aux côtés de Hoover, qui écœuré par l'attitude de la Maison Blanche qui intime au FBI de boucler l'enquête en 48 heures, prend sur lui de contacter la presse...

Mark Felt qui a travaillé 30 ans au FBI est l'exemple même de l'agent intègre, loyal et courageux qui se met en danger pour faire respecter la vocation d'indépendance du FBI ...

Le réalisateur a décidé de rendre hommage à ce premier lanceur d'alerte et a confié le rôle à un Liam Neeson sobre et sévère...

Le film est bien fait mais n'atteint pas la portée historique des Hommes du président d'Alan Pakula en 1976... 

Sans doute parce que les personnages secondaires ne sont pas assez creusés et notamment les plus proches collaborateurs de Mark Felt ni ses correspondants au Washington Post et au Times... Sans doute aussi parce que Peter Landesman a voulu traiter en parallèle le drame intime de Mark Felt dont la disparition de sa fille s'inscrit dans les mouvements pacifiques qui s'opposaient alors à la guerre du Vietnam...

A vouloir trop ancrer le film dans les années 70, la dénonciation du système perd de sa force et surtout de son actualité !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Après le succès de son dernier opus Kingsman Secret Service, Matthew Vaughn nous plonge à nouveau dans l'univers so délicieusement british de ces supers agents secrets...

Après un début un peu poussif malgré une amusante poursuite en taxi londonien, le film prend son rythme quand le trio Eggsy (Taron Egerton), Galahad (Colin Firth) et Merlin (Mark Strong) se reforme pour aller combattre le cartel de la drogue dirigé par la méchante Poppy Adams (Julianne Moore qui visiblement s'amuse beaucoup)...

Aidés par des confrères américains so american avec chapeau et lasso, les trois compères jouent aux quilles avec leurs méchants adversaires...

Tout finit bien dans cette histoire pour rire mais le réalisateur nous livre tout de même une réflexion douce amère sur la lâcheté des dirigeants occidentaux...

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Bouleversé alors qu'il arpente les allées d'un carré enfant d'un cimetière suisse, Eric Caravaca décide d'enquêter sur sa soeur morte à 3 ans et dont ses parents ont effacé toute trace...

Il interroge tour à tour les familiers de la famille, ses oncles et tantes, son cousin, son père et finalement sa mère... et apprend que Christine est enterrée dans le Carré 35, la partie française du cimetière de Casablanca...

Le réalisateur filme la mise à jour d'un secret de famille avec beaucoup de pudeur et de respect pour les différents protagonistes...

L'histoire de ce secret s'inscrit dans la fin de l'ère colonialiste française au Maroc et en Algérie et fait écho aux traitements que réservaient les nazis aux enfants anormaux...

Alternant images d'archives, documents et films de famille, Eric Caravaca ne cache rien et nous plonge au plus profond de la douleur intime d'une mère ! 

Un documentaire bouleversant, véritable catharsis pour Eric Caravaca, tout jeune papa d'un petit garçon ! 

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

D'après une histoire vraie, d'après le best seller éponyme de Delphine de Vigan, sur le scénario d'Olivier Assayas... Roman Polanki serait-il en panne d'idées ?

En tout cas son film ne décolle jamais...

Après un début intéressant quoique déjà largement dévoilé par la bande annonce, l'histoire s'enlise dans un faux suspens aux effets téléphonés...

Emmanuelle Seigner joue Delphine, une romancière à succès, en panne d'écriture après son dernier roman en grande partie autobiographique...

Fatiguée, esseulée, Emmanuelle / Delphine est séduite par une de ses lectrices qui se fait appeler Elle (Eva Green pas très subtile dans ce rôle de méchante !)

Peu à peu Elle s'introduit dans la vie de Delphine jusqu'à la phagocyter...

Vincent Perez joue le compagnon lointain et on comprend que Delphine s'en détache tellement son manque de personnalité saute aux yeux... 

Je n'ai pas lu le livre de Delphine de Vigan et je ne suis pas du tout entrée dans le film...

J'attends donc avec confiance le prochain Polanski  !

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Publié le par Hélène
Publié dans : #cinéma

Olivier Marchal s'est inspiré de la fraude à la taxe carbone qui entre 2008 et 2009 a coûté selon Europol 5 à 10 milliards d'euros à l'ensemble des pays européens concernés dont 1.6 milliards pour la France... pour écrire son film...

Il a resserré son scénario autour d'un jeune patron de PME, Antoine Roca (interprété avec justesse par Benoit Magimel), au bord du dépôt de bilan...

Désireux de s'en sortir  pour arnaquer l'Etat qui écrase sa PME sous les impôts et les taxes, Antoine, aidé par son directeur comptable, invente cette brillante escroquerie et fait appel pour la réaliser à deux frères compagnons de poker et à un truand du grand banditisme qui causera sa perte...

L'histoire se déroule en grande partie la nuit où les milieux et les races se mélangent autour d'un cocktail mortifère alliant le jeu, la drogue, le fric facile et les filles...

Si le réalisateur excelle dans ce décor, il est nettement moins à l'aise dans la description des liens familiaux d'Antoine qui ne trouve pas sa place dans sa riche belle famille juive et notamment auprès du pater familias interprété par un Gérard Depardieu, pour une fois totalement caricatural et peu crédible...

Dommage qu'Olivier Marchal n'ait pas pris le temps de fouiller davantage ses personnages dont le destin semble écrit dès les premières images...

Une mention spéciale toutefois pour Dani qui interprète avec beaucoup de sensibilité la mère des deux frères !

 

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